Le ratio Or/Argent (mise à jour 12 mai 2014) et le débat inflation /déflation

Une petite piqûre de rappel

 

ratio or argent 12 mai 2014

 

 

En règle générale, en cas d’inflation, l’argent sur-performe l’or et le ratio affiche de ce fait un nombre plus faible.

Le graphique semble montrer que nous ne sommes pas en vue d’inflation. Le grand débat inflation / déflation continue

Je reste toujours partisan d’une stagflation (ou déflation/récession) comme je vous le dis depuis des années (depuis 2010: Bienvenue à Stagflation), mais cela peut changer vite.

Inflation vs déflation : le débat est loin d’avoir trouvé une réponse

http://www.contrepoints.org/2014/02/07/155911-apres-la-recession-inflation-ou-deflation

Un peu long mais intéressant

http://blog.turgot.org/index.php?post/Guido-D%C3%A9flation

La zone euro au bord du gouffre déflationniste http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20140331trib000822801/la-zone-euro-au-bord-du-gouffre-deflationniste.html

On aura probablement les deux  et probablement dans cet ordre: Monetary_Tectonics_Inflation_vs_Deflation_Incrementum_Liechtenstein_Chartbook

 

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Allo BNS Tango Charlie répondez, nous vous cherchons

Ce matin une musique me trotte dans la tête. Mort Shuman chantait Allo Papa Tango Charlie

 

La Bravo November Sierra (BNS) semble vouloir se perdre dans le triangle des monnaies.

Pour mémoire mes articles sur la BNS et les risques “AHURISSANTS” que cette banque centrale prend avec son bilan démesuré: http://blog.crottaz-finance.ch/?tag=bns

Je me heurte souvent à: ” c’est génial ce que la BNS a fait, elle a sauvé les entreprises exportatrices car sans ce taux plancher floor (qui n’est pas un PEG, je le rappelle) elle a permis de sauver des emplois, etc. Oui je veux bien admettre qu’il fallait endiguer la chuter de l’euro, mais ce mettre à accumuler des euros en quantité totalement hors norme semble un pari très très risqué. Pari qu’elle continue de jouer lorsque que le cours de change se retrouve à un taux de 1.25 CHF pour 1 EUR,  et que la BNS ne vend pas un seul euro !

Comme je l’ai souvent rédigé, le bilan de la BNS dépasse (en terme de PIB) toutes les autres banques centrales (la grenouille et le bœuf vous connaissez je pense).

Il y a peu la BNS a pleuré en début d’année car la perte (comptable) 2013 était de 9 milliards, perte surtout imputable à la baisse de l’or:

Enregistrant 9 milliards de pertes, la BNS ne versera pas de dividendes

Je résume les chiffres de l’article:

– moins value de 15 milliards sur l’or

– Bénéfice de 3 milliards sur les devises étrangères et 3 milliards sur la vente du fonds de stabilisation Stabfund

– Malgré la perte de 9 milliards de CHF, la BNS a attribué 3 milliards au fonds de réserve (ah bon ! quel superbe comptable) pour arriver à un résultat (perte) 2013 de – (moins) 12 milliards de CHF.

Je vous laisse donc lire le magnifique article de Liliane Held-Khawan: Le mécanisme qui a permis la suppression des dividendes de la Banque Nationale Suisse qui démontre comment on peut avoir un compte de réserve de dividendes qui passe à -(moins) 5 milliards.

Mais mon propos du jour concerne les DEVISES !

Si je résume,

1) Le vilain métal précieux qui a passé de CHF 48’763 le kilo au 31.12.2012 à CHF 34’107 le kilo au 31.12.2013. Cette baisse a pesé pour 15 milliards de pertes sur l’année 2013 (source: BNS http://www.snb.ch/ext/stats/statmon/xls/fr/statmon_O3_M1.xls)

2) Les gentilles devises (bilan de la BNS)

  • Le Dur dollar (passé de 0.9153 au 31.12.2012 à 0.8908 au 31.12.2013 soit 2.45% de baisse sur la contre valeur de 115 milliards de CHF placé USD, soit un peu plus de 2.8 milliards de CHF de perte comptable)
  • Le Doux Euro (passé de 1.2072 au 31.12.2012 à 1.2264 au 31.12.2013 soit 1.59% de hausse sur 218 mias de CHF en Euro équivalent à 3.5 milliards de CHF de profit))
  • Le Dingue Yen (passé de 1.0631 au 31.12.2012 à 0.8482  au 31.12.2013 soit 20.2% de chute sur 35 milliards au bilan soit 7 milliards de perte)

Pouvez-vous m’expliquer comment la BNS arrive à 3 milliards de profit sachant que ces trois devises représentent 83% du total de 442 milliards de devises. Les intérêts sont à ajouter (6 mias en 2013 on peut estimer de même et 1 milliards sur les dividendes et les taux bas ont octroyé des gains de cours 2 mias (estimations basés sur 2012 puisque le rapport détaillé va paraître le 7 mars prochain).

Ainsi ce que la BNS appelle  les devises ont rapporté -2.8+3.5-7+7+1+2= environ 3 milliards de CHF on y arrive ! (je voulais comprendre).

Le cadre est posé, parlons de 2014

  1. Le vilain métal jaune de 2013 se transforme aujourd’hui en gentil car depuis le début de l’année on assiste à une remontée qui rapporte (à aujourd’hui 4-3-2014) un gain de 3.9 milliards (34’107 CHF le kilo au 31.12.13 à aujourd’hui 37’905 pour un total de 1’040 tonnes d’or)
  2. Les gentilles devises
  • Le USD passe de 0.8908 à 0.8843 soit 0.7% de baisse
  • L’Euro de 1.2264 à 1.2173 soit 0.7% de baisse
  • Le yen de 0.8482 à .8680 soit 2.3% de hausse

Cet immense article pour dire qu’on peut faire dire presque ce qu’on veut aux chiffres et surtout au moment où c’est le plus arrangeant. La BNS a fait peur aux gens en parlant de la chute de l’or (en occultant totalement le fait que les années précédente l’or avant rapporté beaucoup d’argent).

Le BNS craint la prochaine votation populaire sur l’or de la BNS (http://www.admin.ch/ch/f/pore/vi/vis415.html) car devoir posséder 20% des actifs en or signifierait que la BNS doit soit vendre des actifs, soit acheter de l’or (actuellement l’or ne représente que 40 milliards sur 443 du bilan. La BNS devrait normalement acheter 1’000 tonnes d’or)

SNB-Reserves-vs_-EURCHF

MAIS MA QUESTION PRINCIPALE RESTE:

QUE VA FAIRE LA BNS SI LE COURS DE CHANGE DE L’EURO RECHUTE A 1.20 ? En acheter encore et encore….

eur chf une année 4-3-2014 eurchf depuis debut 2014 au 4-3-14

 

Si les devises baissent de 5%, la BNS va essuyer une perte de 20 milliards ! Mais cela n’arrivera pas (qu’on dit) car elle va se gaver d’euro à 1.20…..

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Notre ministre des finances ne sait pas qui est actionnaire de la BNS

Je vous laisse vous poser la question sur les connaissances de ceux qui nous dirigent.

A une minute et 30 secondes, Monsieur Broulis avance que les cantons sont propriétaires de la BNS à 2/3 et la confédération à hauteur  1/3.

Ah bon j’apprends quelque chose….sachant que la BNS est cotée en Bourse et qu’1/3 est détenu en mains privées, 1/3 par les banques cantonales et 1/3 par les cantons, je ne comprends pas d’où il tient cela (et par la même occasion, les journalistes ne savent rien non plus (ils auraient pu se préparer non ??))

En tant que ministres des finances cantonales, recevant de l’argent de la BNS, la moindre des choses c’est de savoir qui nous versent de l’argent gratuit.

Par contre, il souligne un point important et très juste..1 centimes de variations de l’EURO c’est ENORME !!! Je ne me réjouis pas de voir l’EURO ou le USD s’écrouler.

En 2011, ils craignait déjà qu’on coupe cette manne qui tombe du ciel.

Les cantons ont besoin des dividendes de la Banque nationale suisse

Il s’inquiétait aussi du soutien de la BNS à l’euro à hauteur de 30 milliards (aujourd’hui 200 !)

 

Only time will tell

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Inside Paradeplatz: BNS: un pas de plus vers la faillite

Je ne pouvais passer sous silence l’article de ce site (http://insideparadeplatz.ch/) concernant la BNS

http://insideparadeplatz.ch/2014/01/07/snb-ist-insolvenz-einen-schritt-naeher/

L’analyse est pertinente.

On nous fait croire que c’est l’or qui a fortement baissé et qui a généré les pertes de la BNS en 2013. Oui c’est vrai, mais les autres années ? Quand l’or valait 250 USD l’once ?

La hausse – durant des lustres – de l’or a compensé quoi ??? LES PERTES DES CHANGE ! (et la suisse a vendu 1400 tonnes d’or vers 450 USD)

Aujourd’hui avec 480 milliards  au bilan dont près de 200 milliards d’euros, des USD, des YEN et 70 milliards en actions, le BNS présente le flanc à toute attaque!

Comme le relève Inside Paradeplatz (Marc Meyer), il est possible (comme votre serviteur l’a déjà évoqué) que la stratégie cachée est une adhésion à l’euro.

L’avenir nous le dira, mais je confirme mon article : la BNS devra rendre des comptes (au peuple !)

Voici la traduction depuis l’allemand avec un traducteur online

SNB est un pas de plus vers la faillite

Mega perte de la banque centrale rend la concentration des risques pour l’ensemble du pays de manière significative, écrit Marc Meyer.

Notre Banque Nationale a annoncé hier pour l’année 2013: «Une perte de valeur sur les avoirs en or de l’ordre de 15 milliards de francs compensée par un gain de l’ordre de 3 milliards de francs dans les positions en devises et un gain de plus de 3 milliards de francs provenant de la vente de StabFund.  »

Non seulement la perte complètement inutile est ennuyeux – ennuyeux, c’est que la BNS continue de dissimuler sa situation financière désastreuse. Quant à la perte qu’elle parle par euphémisme de «perte de valeur» – souvent appelée « perte comptable ».

En ce qui concerne le bénéfice qu’elle parle mais en aucun cas un «gain d’évaluation» ou «bénéfice comptable», mais bien sûr d’un réel «gagner». Notre Banque nationale joue contre le peuple suisses continuer « avec les cartes marquées ».

La BNS tordu les messages clés – il trompe le peuple suisse. Katastrophalstes Exemple: Les dettes de la BNS sont présentés comme des actifs de la BNS.

Encore et encore, dit-on, notre Banque nationale ne pouvait pas être comparée à une banque commerciale – ils doivent gagner aucun profit.

En outre, la Banque nationale pourrait même ne jamais être insolvable ou illiquide – la BNS ne pouvait tout simplement « imprimer de l’argent» et de cette manière toutes les obligations de paiement à tout moment, pour répondre (chef BNS Jordanie).

Ce serait une « multiplication miraculeuse de l’argent » à la BNS. Une affirmation absurde peut être placé dans le monde des affaires à peine.

Quelle est la différence entre la Banque nationale et les banques commerciales?

Corriger: Le résultat n’est pas au centre d’une banque centrale. Sa mission est de mener sa politique monétaire dans l’intérêt du pays. Il veut donc la Constitution fédérale.

Mais peut-il être dans l’intérêt général du pays si notre Banque nationale de l’actif total d’environ 500 milliards de francs seulement 3,5 milliards de dollars, ce qui signifie moins de 1 pour cent, investir en Suisse?

La principale différence entre la Banque nationale et une banque commerciale est que, à un commercial actionnaires des banques assument le risque financier – aux contribuables de la Banque Nationale. Et des impôts plus élevés.

Le fait que la BNS « peut imprimer des billets de banque » dans le cas d’une dette tout simplement à augmenter le capital social négatif, en tant que chef BNS Jordan affirme est absurde.

Récemment, notre Banque nationale est ainsi remarqué qu’ils ont appelé « Too Big To Fail » a classé les grandes banques et ZKB par «disponible». Ces banques ont maintenant à chercher un ratio de fonds propres de jusqu’à 19 pour cent.

Qui est d’importance systémique? La BNS ou les grandes banques ou la Banque cantonale de Zurich?

Il y a un an, le ratio de fonds propres de la BNS était un peu plus de 11 pour cent. Avec la perte, la BNS identifie pour la dernière année, le ratio de fonds propres de la BNS pourrait s’attendre à avoir chuté en dessous de 10 pour cent. Ainsi, la BNS est à l’égard de (non pondérées) des fonds propres nettement moins bons que les grandes banques et ZKB.

La BNS fonctionne maintenant avec un effet de levier spéculatif de plus de 10 fois. C’est hautement spéculatif. La BNS est donc extrêmement vulnérable, elle a le souffle court.

Venez, ajoutant que la Banque nationale soit responsable de la BCZ et les grandes banques. Et il est absurde quand un débiteur à ses créanciers a imposé des exigences de fonds propres.

Un proverbe dit: « il faut balayer devant sa porte». Cela est également vrai pour notre BNS.

Le pire, c’est aussi le retour de la BNS. Dans son communiqué, la banque centrale souligne: qu’ils avaient fait sur leurs devises positionne un «gain» de 3 milliards.

Mais considérer le risque: Les réserves de change ont atteint déjà 450 milliards de francs incroyables. Ensuite, la BNS a donc généré un rendement de 0,7 pour cent. Et avec un risque élevé inacceptable (voir aussi http://insideparadeplatz.ch/2013/12/12/hedgefund-snb-wer-stoppt-den-wahnsinn/ ).

Avec garanti par la limite inférieure BNS à l’euro et l’annonce, « par tous les moyens » pour défendre cette « illimité » et que les gestionnaires de subventions les investisseurs en euros ou moins une option de vente de durée illimitée.

Le risque de cette option de vente portent les contribuables et les contribuables fiscales suisses. Ainsi, la BNS devrait gagner sur les investissements à risque suit une prime d’environ 10 à 20 pour cent par an ou plus.

Nous parlons donc d’un retour d’au moins 50 à 100000000000, qui générerait à ce risque, la BNS – pas 3 milliards.

Si vous ajoutez que la BNS avec leur démesurée, à haut risque et les investissements étrangers inutiles, les économies étrangères augmente au détriment de la Suisse.

En raison de leur monopole des billets de banque, la Banque nationale a l’avantage qu’il peut refinancer sans intérêt. Techniquement, ce n’est pas possible, chaque propriétaire d’un projet de loi un intérêt à payer pour le temps où il avait le projet de loi.

Pendant des décennies, payé la BNS seulement 80 cents pour les cantons pour ce soi-disant «seigneuriage». Dans une circulation des billets de l’époque environ 50 milliards qui étaient avec une population de moins de 7 millions de personnes, environ 5 millions de francs.

Alors je me suis assis à l’Assemblée générale de la BNS à Berne en 1996 pour veiller à ce que la banque centrale de leur de l’argent avec le taux de marché et les distributions du montant à la Confédération et aux cantons. Cela s’est passé alors.

Si la BNS a annoncé aujourd’hui qu’ils feront pas de distribution à la Confédération et les cantons pour cette année, il comprend les gens de ce qui appartient au peuple.

Dans une démocratie, le «seigneuriage» n’appartient plus à tout les “Seignieurs”, c’est à dire la Banque nationale, mais les gens. La BNS a ainsi violé les principes démocratiques les plus simples.

Au cours des dernières années, le ratio de fonds propres de la BNS a diminué de façon constante. De autrefois plus de 60 pour cent à moins de 10 pour cent. Au cours des dernières années, il a été la hausse du prix de l’or, qui passé sous silence le résultat de la BNS.

De une forte baisse de l’euro, la BNS a jusqu’ici été épargnée, heureusement, depuis l’introduction de la limite inférieure. Mais cet effondrement forte viendra tôt ou tard – qui est aussi sûr “que de l’Amen à l’église.”

Toutes les devises, qui sont résumées dans la zone euro ont eu tendance au cours des décennies les plus faibles par rapport au franc suisse. Et l’industrie d’exportation forte en Suisse conduit à une forte demande de francs. Ainsi, les Francs doit augmenter.

Le dollar est tombé d’environ 4,30 à taux de change flottants maintenant 90 cents – si depuis, il a perdu environ 80 pour cent.

Imaginez, la BNS aurait osé dans ces décennies d’introduire une limite inférieure au dollar. Personne ne peut sérieusement croire qu’ils auraient les cours minimum à défendre avec succès.

Tout comme personne ne peut croire sérieusement que, dans le long terme, il est le taux de change minimum de euros à défendre. Et ce qui se passe si le prix minimum est cassé? La perte de la BNS sera si élevé que les fonds propres de la BNS va tomber rapidement dans la zone négative.

Notre BNS veut dans ce cas simplement «imprimer de l’argent” – notre Banque nationale a clairement pris congé de ses sens.

Chef BNS professeur Jordan, selon la presse estime que le «cerveau» de notre Banque nationale, a déclaré ce qui suit à ce sujet:

“Parce que, avec” l’argent d’impression “équité peut se dis-je, insoutenable augmenté. La création de monnaie ne permet conformer pleinement aux obligations de paiement. La Banque nationale a clairement basé sur la structure du bilan actuel aucun problème de solde structurel. »(« Est-ce que l’équité de la Banque nationale suisse? “Thomas Jordan, conférence à la statistique-économique Société, Bâle, p 13).

Jordan veut dire dans le cas de l’équité négative “imprimer de l’argent”. Il nous donne à comprendre qu’il considérait billets et “dépôts à vue des banques auprès de la BNS” (base monétaire) dans les capitaux propres de la BNS.

Base monétaire est mais au contraire la dette BNS, pas l’équité. Il pense également que la BNS pourrait par soi-disant honneur “création monétaire” les obligations de paiement dans leur intégralité.

Que puis il y a les “obligations de paiement” de la BNS, dont la Jordanie parle? La grande majorité de ces paiements sont les «dépôts» des banques à vue “déjà mentionnés. Il s’agit de prêts des banques à la BNS.

Les dépôts à vue de ces banques appartiennent à la base monétaire de la BNS. Cette base monétaire créée par ce qu’on appelle “la création de monnaie”.

Ainsi, vous pouvez dire: Les dépôts à vue de la BNS causés par «la création de l’argent”. Ils font partie de la base monétaire. Il s’agit de prêts par les banques à la BNS ou en empruntant la BNS.

Ou vous pouvez appeler les dépôts à vue que les obligations de paiement de la BNS. La dette et les obligations de paiement sont les mêmes.

Donc, la Jordanie affirme:

a) par “la création de monnaie” conduit à des obligations de paiement de la BNS (les Les dépôts à vue des banques, l’argent de la banque centrale), et il affirme également,

cette dépôts à vue (obligations de paiement) sont dégradées b) que par la création monétaire.

Et maintenant? Augmenter ou diminuer les dépôts à vue des banques à la création de l’argent?

Définitions:

Les dépôts à vue des banques = obligation de paiement de la BNS = base monétaire = Passif de la BNS.

Tous ces termes signifient la même chose.

Il ne peut donc prétendre que par “la création de monnaie” lieu d’une part, la base monétaire ou les soldes des comptes courants de la BNS et ainsi que d’autre part, les obligations de paiement de la BNS sont également dégradées par la BNS.

Les obligations de paiement des dépôts de la BNS et de la vue des banques sont les mêmes. Par conséquent, la création de monnaie ne peut pas représenter simultanément une alimentation et à une diminution de la même.

Avons-nous la BNS simplement croire quoi que ce soit – juste parce que c’est la BNS? Il s’agit déjà plus de 450 milliards de francs de la dette souveraine, qui a déclaré à tort la BNS à l’actif de la BNS.

Le courant, carte misérable ans avec la perte de 9 milliards est seulement “un coup de semonce”.

Si le chef BNS Jordan affirme que la BNS serait “manifestement pas un problème de solde structurel», de sorte que c’est naïf.

Bien pire peut se produire, si l’euro de nouveau tendance à être faible et la BNS maintient sa limite inférieure:

1 Les capitaux propres de la BNS sera négatif.

2 Le contribuable et le contribuable devront recapitaliser la Banque nationale par le biais des impôts plus élevés, et le plus rapidement possible.

3 A défaut, la BNS est insolvable.

4 Parce que du plafond de la dette, l’État ne peut pas donner une garantie de l’Etat pour la BNS et ce financement par l’emprunt.

5 Note de la Suisse est détériorée massivement.

6 Les banques vont retirer leurs dépôts à vue à la BNS.

7 La BNS devra refinancer leurs euros sur les obligations à haut rendement.

8 Les taux d’intérêt augmenteront donc massivement.

9 La BNS résout le krach immobilier de lui-même.

10 Les banques prêteuses vont faire faillite à la fin car ils doivent écrire leurs soldes à la BNS en conformité avec des capitaux propres négatifs. Des fonds propres négatifs de la BNS est ensuite transféré un par un pour les banques prêteuses.

11 Pour éviter cela, la Suisse cherche à adopter l’euro ou à adhérer à l’UE (au taux de 1,20 de change).

12 Sinon, il s’agit de la réforme de la monnaie.

Où sont les autorités de contrôle de la Banque nationale? BNS Conseil de banque? Fédérale? Parlement? FINMA?

La BNS devrait cesser de parler de la politique monétaire “macro-prudentielle”.

Vous devriez préférer enfin réaliser et admettre qu’ils financés tout euro de la dette souveraine et que leurs avoirs en devises complaisants représentent un plus grand risque pour notre pays que le prix de l’or sur laquelle la BNS se lamente maintenant.

Avec le retour annuel actuel, la BNS a revenir à leur propre faillite un pas de plus. Il contrôle l’attention sur l’incapacité de payer l’ensemble de la Suisse, si elle maintient son taux de change minimum et comment menacé “illimités” acheter Euros et finance la dette veut.

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Audio RTS:Le wishfull thinking est monnaie courante et il faut y croire

Ce matin sur la Radio Suisse Romande Jean-Pierre Beguelin ancien chef économiste de la BNS et de Pictet qui nous raconte sa jolie vision des choses (sans contradicteur bien sûr). Le pays des bisounours.

Tout va bien, les banques sont super capitalisées et les banques centrales ont tout pouvoir.

Je me marre… (jaune) et heureusement que sur son site un autre Jean-Pierre (Chevallier) nous explique la BCE en folie: http://www.jpchevallier.com/article-les-marioles-de-la-bce-en-folie-120229607.html

et du besoin de 4 banques françaises: http://www.jpchevallier.com/article-leverage-reel-des-banques-francaises-2-trimestre-2013-119425554.html. D’après M. Chevallier il faut déjà 4x plus d’argent que ce qu’annonce M. Beguelin.

Certains intervenants comme les analystes, économistes proches du pouvoir ou des banques n’ont pas vu la crise 2008 arriver.

Rien n’a changé depuis (voire c’est pire en ce qui concerne les dettes et le chômage), mais pour eux tout va bien. Retour à la normalité paraît-il.

Il m’est toujours impossible de comprendre comment il est possible de ne pas voir, ni admettre les évidences.

MUNDUS VULT DECIPI ERGO DECIPIATUR

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300 milliards d’épargne pour sauver UBS et Credit Suisse ?

La FINMA vient de publier un article sur le “too-big-to-fail” potentiel de l’UBS et du Credit Suisse

Ces deux grandes banques (comme je l’ai souvent soulevé) ont un poids tel en Suisse qu’un défaut serait un véritable Tsunami.

Inside Paradeplatz en parle dans son édito (en Allemand) (utilisez un traducteur internet ça rend assez bien): http://insideparadeplatz.ch/2013/08/08/300-milliarden-spargelder-fuer-ubs-cs-rettung/

Le Financial time en parle aussi

article original: Swiss bank creditors face bail-in risk

traduit: les creanciers des banques face à un risque de bail-in

 

En lisant entre les lignes, on y voit bien que les dépôts de plus CHF 100’000.- auprès des banques concernées dans le scénario catastrophe, vont passer à la caisse.

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Par ailleurs, je me permets de vous remettre une partie d’un billet que j’avais écrit en avril 2013 sur une loi votée en 2012 (et dont personne ne parle et n’a parlé) qui permet de faire aussi un bail-in en Suisse.

Je me cite:

 

“MORT AU CASH

En conséquence, Il ne faut pas avoir de cash sur les comptes.

Pour l’instant (je dis bien pour l’instant), les titres ne sont pas dans les bilans des banques (je parle pour la Suisse et le Canada) et ne sont pas sujets à saisie. Jusqu’à quand ?

Savez-vous que la Suisse s’y est aussi mise en catimini ?

Les politiciens et les organes de contrôles (FINMA, etc.) ont laissé les banques grossir, faire n’importe quoi pendant des années et maintenant ils proposent cette solution.  Pathétique !

Quelques liens :

http://www.swlegal.ch/Publications/Newsletter/2013-02-Loss-Absorption-and-Bail-in-for-Swiss-Bank.aspx en PDF français SW_Newsletter_Feb13_French

http://www.economist.com/node/15392186 en PDF: from bail out to bail in

http://business.time.com/2013/03/28/with-cyprus-bail-in-europe-bids-adieu-to-too-big-to-fail/ en PDF: With Cyprus Bail-In, Europe Bids Adieu to ‘Too Big to Fail’

 

 

Source: Le billet en question: Le Bail-in devient à la mode dans le monde entier ! (le cash est roi, mais pas sur les comptes bancaires)

 

 

 

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Le graphique qu’aucun banquier central n’osera vous montrer !

Le pouvoir d’achat des monnaies fiduciaires sur plus de 120 ans.

PATHETIQUE !!

pouvoir d'achat du CHF et de l'or depuis 1890

 

Avec l’or le pouvoir d’achat a été maintenu.

On remarque – en 1936 – lors de l’abandon de l’étalon or que l’or s’écarte grandement de la monnaie fiduciaire suisse:

27.09.1936
Arrêté du Conseil fédéral instituant des mesures monétaires; le franc suisse est dévalué de 30% en moyenne (RO 52, 765).

http://www.snb.ch/fr/iabout/snb/hist/id/hist_wpc/7

J’ajoute à mon grand désespoir, que le CHF a été la meilleure monnaie.

J’avais déjà produit des graphiques comparatifs des monnaies fiduciaires FRF et GBP contre CHF:

200 ans de Francs Français contre le Franc Suisse

200 ans de livre sterling contre franc suisse

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LA BNS fait un bénéfice de 11 milliards (mais n’a pas vendu un seul EURO)

Ce matin la BNS annonce avoir réalisé un bénéfice de 11 milliards de CHF !

mazette, génial !

regardons de plus près

http://www.rts.ch/info/economie/4863329-la-bns-a-degage-un-benefice-de-11-2-milliards-au-1er-trimestre.html

Je cite RTS info

“Appréciation du dollar et de l’euro

Les positions en monnaies étrangères ont pour leur part dégagé un gain de 11,16 milliards de francs, à comparer à une perte de 2,59 milliards un an plus tôt. Le résultat des positions en monnaies étrangères a été généré principalement par des gains de change à hauteur de 5,2 milliards et des plus-values sur les actions de 4,9 milliards, précise la BNS.”

Le cours de l’euro était au 31.12.2012 de 1.2074 contre 1.2166 fin mars 2013. soit une appréciation de 0.76% (je n’ai pas les cours qu’utilise la BNS mais cette dernière parle de gain de 0.9%).

Etant donné l’énorme position en devise euro (175 milliards d’euros soit 175’000 mios d’euros ou 175’000’000’000’000 CHF) cela revient à un gain de 1.575 milliards (gain non réalisé je précise)

On voit donc qu’une variation de 0.9% sur la position euros engendre 1.575 milliards de CHF de gain.

Pour mémoire les divers mouvements de l’EUR/CHF

euro chf bns 30.04.2013

Ce que je constate c’est que la BNS n’a pas l’intention de vendre ses euros (elle aurait pu le faire bien plus haut que le cours d’aujourd’hui et réduire sa position au cas où soudainement, dans un accès de faiblesse, l’euro chute à nouveau et qu’il faille en accumuler pour défendre le plancher de 1.20.

 

POURQUOI LA BNS NE VEND-ELLE PAS LES EUROS QUAND ELLE GAGNE ? Au risque de passer pour un adepte de la théorie du complot (je rappelle que le rôle de la BNS est de maintenir la stabilité des prix), je pense que – derrière cette détention complètement folle d’euros – se cache une volonté autre (adhésion future à l’UE ?)

On peut ainsi constater que la position euro n’a pas varié (ou si peu) sur le dernier trimestre

bns devises fin marrs 2013

On constate aussi que la part des actons en pourcent a passé de 9% à 15% !

reserves devises bns au 30-3-2013

 

 

En tous les cas, si la BNS se trouve mal prise parce prochainement l’euro s’effondre ou que les actions s’effondrent, il faudra qu’elle rende des comptes au peuple.

D’ailleurs l’initiative “sauver l’or de la Suisse” (si elle passe), va museler la BNS dans son champ d’actions démesuré.

C’est pour cela que la BNS demande (bien évidemment) de rejeter cette initiative. Le peuple décidera.

 

 

 

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Chypre/UE: Le mal est fait, la suite au prochain épisode

Oui le mal est fait. La simple stupide idée de vouloir taxer les épargnants dégénère et déchaine les passions !

Le vote du parlement

vote chypre

et la position de Nigel Farage (Retirez votre argent pendant qu’il est encore temps)

 

Gazprom aurait proposé de sauver Chypre contre l’exclusivité sur son gaz: http://www.contrepoints.org/2013/03/19/118685-gazprom-aurait-propose-de-sauver-chypre-contre-lexclusivite-sur-son-gaz

Certains pense désormais que de toute manière (et ils n’ont certainement pas tort) que l’argent qui est déposé à Chypre va de toute manière partir vers d’autres cieux.

Parce qu’en Belgique aussi ça sent le soufre : Taxer le livret d’épargne, on y pense ! et http://www.contrepoints.org/2013/03/19/118657-epargne-des-belges-chronique-dun-pillage-annonce

On parle de pays stables politiquement comme la Suisse, le Luxembourg (zone euro !) etc.

Si c’est de l’argent non déclaré, il ne viendra pas en Suisse c’est quasiment une certitude, écoutez le journal (RTS) de ce matin: le-journal-du-matin_20130320_standard_le-journal-de-7h_6cf32080-dca0-49d2-9578-45fac3f8b59f-128k

Par contre l’argent déclaré pourrait bien venir en Suisse

En tant que gestionnaire de fortune indépendant, j’attends les téléphones  avec impatience ! ici: http://www.crottaz-finance.ch/fr/index.php?page=contact)

 

 

 

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Chypre: Le bal des vampires

Ce week-end j’étais à la montagne, mais j’ai pu suivre les événements qui surviennent actuellement à Chypre et l’invitation au bal des vampires.

Même si les règles changent prochainement et que le gouvernement chypriote renonce (taux de prélèvement etc. ou voire même retrait de cette taxe) le mal est fait !

banking people banks

bankraub

 

Je ne vais pas m’étendre sur tout ce qui a été déjà écrit, je me permets pour débuter de remettre quelques liens que je trouve importants

Charles Gave: http://institutdeslibertes.org/chypre-plus-quun-crime-une-faute/

Mike Sheldock qui dit aux espagnols etc. de retirer leurs billes des banques par peur de contagion :http://globaleconomicanalysis.blogspot.ch/2013/03/contagion-begging-actions-expect-bank.html?m=1

Standard and Poor’s qui s’inquiète d’une explosion sociale en Europe: http://www.reuters.com/article/2013/03/18/us-eurozone-sp-idUSBRE92H03320130318

Simone Walper a déjà emis l’idée en janvier 2013 de la sasie des assurance-vie par l’Etat français, je cite:

“En face de nos 1 800Mds€ de stock de dette il y a 1 230Mds€ d’assurance-vie et 571Mds€ de livrets, soit 1 811Mds€. Nos créanciers le savent et ils savent que les 120 000 fonctionnaires de Bercy sauront réquisitionner cette épargne.

Assurance-vie et dépôts sur livrets = de l’argent directement mobilisable pour calmer nos créanciers. Tout l’arsenal juridique est prêt. Techniquement, un pays ne fait défaut que s’il floue des débiteurs étrangers. S’il se contente de vous confisquer votre argent, il ne fait pas défaut. C’est le principe de non ingérence. Téléchargez donc le très instructif projet de loi de finance pour 2013: ici

Un de mes jeunes (mais avisé) collègue a attiré mon oeil sur l’article 43 que vous trouverez en page 123.

Article 43 :

Instauration des clauses d’action collective dans les contrats d’émission de titres d’Etat.

Lisez bien les dispositions ainsi que ce commentaire :

L’objet de ces clauses est de faciliter la restructuration de la dette d’un Etat de la zone euro dans l’éventualité où il se révèlerait dans l’incapacité d’honorer les engagements financiers pris vis-à-vis des détenteurs obligataires selon le calendrier et les modalités initialement fixées. Par solidarité entre les Etats membres de la zone euro, l’ensemble de ces Etats s’est engagé à introduire de telles clauses. Compte tenu des excellentes conditions de financement dont bénéficie actuellement la France, leur activation au niveau national est très peu probable.

Et si les conditions deviennent moins excellentes ? Tout est prêt du côté de l’Etat. Et vous, êtes-vous prêt ?”

et Thibault Doidy de Kerguelen qui en parlait déjà en 2012: http://maviemonargent.info/2012/les-contrats-dassurance-vie-bientot-saisissables/

Je vous rappelle que l’Etat peut tout ! Taxer l’air, le levé de soleil, etc.

Pour mémoire une vidéo que j’avais posté il y a bien des années déjà (2009)

Pour revenir à ce qui arrive ce jour, on constate que les politiques feront tout pour maintenir la zone euro, tout ce qui est en leur pouvoir et ceci sans tenir compte de l’avis du peuple, allant même jusqu’à le spolier.

Les décisions politiques se prennent le week-end (banque fermée), on essaie de juguler la panique

cyprus colsed

colombe chypre

et un éventuel bank run:

bankrun5

 

Aujourd’hui l’UE et le FMI ont montré de quoi ils sont capables.

On peut considérer que Chypre est un laboratoire expérimental. On peut ainsi voir ce qui va se passer avant (peut-être) d’agir à plus grande échelle.

C’est un sacré coup de poker: http://www.zerohedge.com/news/2013-03-17/cyprus-world%E2%80%99s-biggest-poker-game

cyprus contagion

cyprus retail vs corp

Les marchés financiers ont accueilli la nouvelle avec froideur, puisque les marchés européens baissent et que surtout l’euro baisse. L’or, quant à lui, est en modeste hausse (USD 1604).

Petit message à la BNS: Avez-vous profité de la hausse de l’euro de ces dernières semaines pour en vendre (avec bénéfice) ou êtes-vous toujours lourdement chargé dans cette devise ? Car en cas de chute prononcée de l’euro, il va à nouveau falloir aller défendre le plancher de 1,20 !

 

 

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Les dessous des impôts (Vaud)

J’ai assisté à une présentation de la fiduciaire Ilex à Lausanne

Le volet concernant les impôts dans le canton de Vaud m’a confirmé ce que je savais déjà..

Les questions à l’assemblée présente (dont les réponses figurent dans le PDF attaché) étaient notamment:

  1. Sur 392’000 contribuables vaudois,combien ont un revenu imposable inférieur à CHF 20’000.- ? (pour mémoire le salaire moyen en Suisse est d’environ 74 520 francs suisses bruts annuels, soit 6210 par mois)
  2. Quel pourcentage des contribuables vaudois déclare CHF 100’000.- et plus de revenu (imposable) et quelle partie du total de l’impôt paie ces personnes ? (ndlr: merci à eux !!)
  3. 58% des contribuables ne paient pas d’impôt sur la fortune. Vrai Ou faux ?

etc..

 

Je vous laisse découvrir les réponses:  actualite_fiscale_7022013

Utilisation de l’impôt

les impots c est

 

 

 

 

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Le gold dans tous ces Etats et l’Allemagne veut le rapatrier

Quelques graphiques valent certainement plus que des mots

gold and oil price  1946 -2012Depuis l’abandon de l’étalon or, la divergence est flagrande

gold oil ratio 1946-2012

L’or et le pétrole restent dans un couloir

gold world reserve knopers

 

centralbank-balance-gold

centralbank-balance-gold2

 

Tax20Hike20In20PerspectiveOn rembourse quoi et comment ?

average dutch home prices in troy ounce gold 1970-2011

us gdp per capita in ounces of gold 1791- 2012

Les chinois le montre (mais est-il vrai?)

goldroad-china goldroad-china2 goldroad-china3 goldroad-china4

Et l’Allemagne veut rapatrier son or (dont une partie se trouve à Paris)

Bundesbank will deutsches Gold zurückholen

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La BNS devra – un jour – se séparer de toutes les monnaies étrangères

La Question c’est quand et surtout …comment ??

Entrer dans une guerre des devises, c’est un jeu dangereux, surtout s’il on a affaire ou à faire à de gros poissons (certainement plus gros que soi).

Entrer dans une guerre monétaire avec les USA, le Japon qui sont des pays qui ont – durant des décennies – pratiqué ce jeu est un combat qui relève de la gageure.

Lier son destin à une zone euro qui tente aussi de faire de même semble suicidaire, surtout en finançant des déficits !

L’Euro va ainsi décider pour le franc suisse.

Un jour, si la BNS ne veut plus jouer ce jeu, alors il va falloir qu’elle se sorte du pétrin dans lequel elle s’est, elle-même, plongé.

Oui je suis un peu (un tout petit peu) d’accord que sans intervention sur le taux de change, l’économie suisse aurait plongé (quoique ce n’est que supposition puisque cela n’a pas eu lieu et que le taux de chômage est au plus bas depuis 10 ans), mais on aurait pu agir sur d’autre levier (comme les taux négatifs par exemple)

Aujourd’hui la BNS est remplie – à ne plus savoir qu’en faire – de devises étrangères, surtout d’euros. (source zero hedge. J’avais dressé le même constat ici: Les bilans des banques centrales en % du PIB et JP Chevallier à fin décembre: http://chevallier.biz/2013/01/bns-bilan-fin-decembre/)

SNB20Balance20Sheet

Je vous ai déjà indiqué que posséder des euros est un moyen de pression, mais c’est aussi une pression.

D’un côté la BNS tient un peu le couteau par le manche vis à vis de la zone euro (en cas de vente massive des euros), mais la zone euro tient aussi la Suisse par la barbichette, leurs destins se lient de plus en plus.

En cas de vente agressive d’euros détenus par la BNS, la zone euro va voir l’euro chuter (intéressant pour les exportations) mais la BNS va certainement essuyer une grosse perte, comme il arrive certains hedge funds peuvent perdre des milliards avec l’effet levier FX (l’effet kiss cool): One Of The Biggest ‘Hedge Funds’ In The World Is Getting Destroyed By The Yen ( la BNS est mentionnée en fin d’article)

La Suisse et l’Angleterre sont donc aussi entrés dans une guerre des devises : Switzerland and Britain are now at currency war

CHF20vs20sdfsSNB

source: WSJ

Je continue de soutenir que cette guerre des devises entraîne la BNS sur une mauvaise pente.

 

 

 

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Vidéo: RTS: La pauvreté en Europe

Crise en Italie: le pouvoir d’achat diminue de manière drastique

 

France: la crise touche principalement les femmes qui tombent plus vite dans la précarité

 

L’Europe face à la crise: l’Allemagne recrute des jeunes “cerveaux” dans toute l’Europe

 

Grèce: l’extension de la pauvreté est un des symptômes de la crise qui frappe le pays

 

Le Portugal, plongé dans une crise profonde, connaît une vague d’émigration inédite depuis quarante ans

La crise conduit des milliers d’Espagnols au chômage à quitter les villes pour aller travailler dans les champs

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Humour: L’Europe fixe six mois à la Suisse pour un code de conduite fiscal !

http://www.rts.ch/info/suisse/4478519-l-europe-fixe-six-mois-a-la-suisse-pour-un-code-de-conduite-fiscal.html

En ce qui me concerne, c’est plutôt à me faire pleurer ! Car la vraie arnaque c’est en Europe même qu’elle se déroule !

La mère de Papandreou accusée d’exil fiscal…;: http://www.bfmtv.com/international/mere-papandreou-accusee-dexil-fiscal-395708.html

On parle de 550 millions d’euros (ah quand même !)

Je me marre ! L’Europe grande donneuse de leçon !

On voit la paille dans l’oeil du voisin….

J’avais trouvé un anagramme de Papandreou:

Mais il semble qu’au contraire, il en avait plus que prévu. (ou veut-on faire payer la tentative de Papandreou de mettre de l’ordre contre l’avis de Bruxelles ?)

HSBC dans la tourmente !

Je n’avais osé mettre une vidéo (un peu grossière), mais là je n’y résiste pas:

Ici: http://www.rnw.nl/english/article/papandreou-parody-becomes-internet-hit

basé sur “rock me Amadeus” du défunt Falco

 

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La BNS va-t-elle vendre les OATs français si leur rating descend à “single A”?

Telle est la question que me pose Olivier Delamarche.

Force est de constater que c’est une excellente question !

Les règles prudentielles stipulent que la BNS ne peut pas détenir plus de 10% de son portefeuille dans des obligations d’un seul et même Etat

A fin septembre sur un total de 429 milliards (de CHF) de devises

source: http://www.snb.ch/ext/stats/balsnb/pdf/defr/A3_2_Devisenanlagen_der_SNB.pdf

La BNS possède une exposition de 342 milliards (de CHF) en titres:

source: http://www.snb.ch/ext/stats/balsnb/pdf/defr/A3_1_Waehrungsreserven_der_CH.pdf

Comme je vous l’ai souligné début juin la BNS alimente la Bulle obligataire : “La Bulle des Emprunts d’Etats

Moody’s vient d’abaisser la note de la Fance à AA.

Qu’est-ce que cet abaissement signifie pour les détentions obligataires de la BNS, sachant que 88% des réserves sont placés dans ces véhicules d’investissement (cf page 6 de cette source: http://www.snb.ch/fr/mmr/speeches/id/ref_20121108_zur/source/ref_20121108_zur.fr.pdf du 8 novembre 2012) et 96% dans des emprunts AAA ou AA (page 7).

Le règlement autorise à la BNS de s’écarter de ces pourcentages pour des raisons tactiques.

Toujours est-il que la BNS possède probablement (supposition) une exposition à la dette souveraine française d’environ 10% (le maximum autorisé) soit un peu plus de 30 milliards de CHF.

En cas de vente, cela devrait mettre de la pression sur le cours des OAT et faire augmenter le rendement. Après avoir alimenté la Bulle, le BNS risque de faire exploser cette bulle.

Pour l’instant, rien de bien probant sur les taux à 10 ans français dernièrement

Mais voilà des mois que l’écart se creuse et Jean-Pierre Chevallier le mentionne: http://www.jpchevallier.com/article-ah-ah-ah-112637342.html, notamment l’écart avec les taux suisses

In Bubble we trust

 

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Les problèmes européens vont avoir un impact en Suisse

La crise 2008 n’a pas eu l’impact sociétal, immobilier aussi puissant en Suisse qu’en Europe.

La Suisse a été passablement épargnée.

Tout au juste la grande UBS a dû être sauvée par les contribuables-citoyens parce que cette banque était internationalement exposée.

Aujourd’hui, les choses semblent bien différentes.

Le Franc Suisse a joué son rôle de valeur refuge et cette force a obligé la BNS à intervenir pour ne pas voir les monnaies étrangères telles que l’Euro ou le Dollar s’effondrer. La BNS a artificiellement freiné la hausse inéluctable de la devise helvétique. Elle continue encore et toujours de manière illimitée.

Ce qui a attiré les investisseurs à l’époque étaient la stabilité politique, la démocratie et le faible endettement du pays comparativement aux voisins qui nous entourent.

Quatre ans plus tard, en 2012, nous sommes au début d’une contagion des problèmes européens à l’échelle suisse et ceci malgré la santé insolente de l’économie suisse (chômage 2.9% actuellement selon les derniers chiffres.

Tout d’abord les banques et le secret bancaire sont dans la tourmente, ensuite l’industrie (exportation) commence à avoir des difficultés supplémentaires autres qu’uniquement des problèmes de changes.

On assiste à des licenciements chez Swisscom, Lonza auxquels s’ajouteront ceux des banques (UBS, CS)

Un membre du directoire s’exprime à ce sujet: L’économie suisse s’affaiblit encore

Le cadre étant posé, cela me permet de rebondir sur des évolutions dont je vous parle depuis des années, celle de l’inflation et celle des taux d’intérêts.

Comment voulez vous voir de l’inflation (période de croissance) alors que tout semble vouloir aller de plus en plus mal d’un point de vue économique. La consommation va chuter (en Europe) et les prix ne monteront pas.

Au sujet des taux, on va aussi voir que ces derniers vont rester bas car il n’y aura pas de croissance.

Pour que les taux montent, il faut une surchauffe, une consommation et une circulation de la monnaie (vélocité). Sur ce dernier point, je vous produits le graphique de la vélocité de la monnaie aux USA.

source: http://research.stlouisfed.org/fred2/series/M2V?cid=32242

la monnaie ne circule pas !

Les obligations suisses sont toujours le refuge

source : http://www.jpchevallier.com/article-crise-aggravation-obabamesque-112305984.html

Il semble donc que le franc suisse sot toujours très demandé ! En plus des problèmes économiques, la BNS va avoir un problème de change. Elle va devoir acheter de l’euro en masse !

On se situe entre le marteau et l’enclume (reste juste à savoir qui de l’Europe ou des USA joue le rôle l’enclume)

 

 

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Licenciements ? On applaudit bien fort

La presse et les quotidiens suisses relatent les annonces de licenciement:

UBS 10’000 dont 2500 en suisse et on parle de 20’000 emplois qui vont passer à la trappe dans le secteur bancaire

Lonza 500

Swisscom 400

etc.

Au sujet d’UBS, madame Evelyne Widmer-Schlumpf s’en réjouit, car la banque devait maigrir, mais que c’est triste pour les personne licenciées. Ainsi soit-il !

Applaudissements :

Madame la conseillière fédérale, avez-vous une vision ? Comment se réjouir de licenciements ? Facile ! C’est le contribuable qui va payer.

Je peux d’ores et déjà vous annoncer que les finances de l’assurance chômage ont du souci à se faire.

Je vous rappelle l’excellent article de Sébastien Roten à ce sujetL’assurance chômage suisse en futur danger

C’est comme dire que l’ouragan Sandy va relancer l’économie, théorie fumeuse à laquelle je n’adhère pas. Quand c’est cassé, c’est cassé point barre !

 

Certains devraient relire Frédéric Bastiat: La vitre cassé (ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas)

 

La Vitre cassée

Avez-vous jamais été témoin de la fureur du bon bourgeois Jacques Bonhomme, quand son fils terrible est parvenu à casser un carreau de vitre? Si vous avez assisté à ce spectacle, à coup sûr vous aurez aussi constaté que tous les assistants, fussent-ils trente, semblent s’être donné le mot pour offrir au propriétaire infortuné cette consolation uniforme:« À quelque chose malheur est bon. De tels accidents font aller l’industrie. Il faut que tout le monde vive. Que deviendraient les vitriers, si l’on ne cassait jamais de vitres? »

Or, il y a dans cette formule de condoléance toute une théorie, qu’il est bon de surprendre flagrante delicto, dans ce cas très-simple, attendu que c’est exactement la même que celle qui, par malheur, régit la plupart de nos institutions économiques.

À supposer qu’il faille dépenser six francs pour réparer le dommage, si l’on veut dire que l’accident fait arriver six francs à l’industrie vitrière, qu’il encourage dans la mesure de six francs la susdite industrie, je l’accorde, je ne conteste en aucune façon, on raisonne juste. Le vitrier va venir, il fera besogne, touchera six francs, se frottera les mains et bénira de son cœur l’enfant terrible.C’est ce qu’on voit.

Mais si, par voie de déduction, on arrive à conclure, comme on le fait trop souvent, qu’il est bon qu’on casse les vitres, que cela fait circuler l’argent, qu’il en résulte un encouragement pour l’industrie en général, je suis obligé de m’écrier: halte-là! Votre théorie s’arrête à ce qu’on voit, elle ne tient pas compte de ce qu’on ne voit pas.

On ne voit pas que, puisque notre bourgeois a dépensé six francs à une chose, il ne pourra plus les dépenser à une autre.On ne voit pas que s’il n’eût pas eu de vitre à remplacer, il eût remplacé, par exemple, ses souliers éculés ou mis un livre de plus dans sa bibliothèque. Bref, il aurait fait de ses six francs un emploi quelconque qu’il ne fera pas.

Faisons donc le compte de l’industrie en général.

La vitre étant cassée, l’industrie vitrière est encouragée dans la mesure de six francs;c’est ce qu’on voit.

Si la vitre n’eût pas été cassée, l’industrie cordonnière (ou toute autre) eût été encouragée dans la mesure de six francs;c’est ce qu’on ne voit pas.

Et si l’on prenait en considération ce qu’on ne voit pas, parce que c’est un fait négatif, aussi bien que ce que l’on voit, parce que c’est un fait positif, on comprendrait qu’il n’y a aucun intérêt pour l’industrie en général, ou pour l’ensemble du travail national, à ce que des vitres se cassent ou ne se cassent pas.

Faisons maintenant le compte de Jacques Bonhomme.

Dans la première hypothèse, celle de la vitre cassée, il dépense six francs, et a, ni plus ni moins que devant, la jouissance d’une vitre.

Dans la seconde, celle où l’accident ne fût pas arrivé, il aurait dépensé six francs en chaussure et aurait eu tout à la fois la jouissance d’une paire de souliers et celle d’une vitre.

Or, comme Jacques Bonhomme fait partie de la société, il faut conclure de là que, considérée dans son ensemble, et toute balance faite de ses travaux et de ses jouissances, elle a perdu la valeur de la vitre cassée.

Par où, en généralisant, nous arrivons à cette conclusion inattendue:« la société perd la valeur des objets inutilement détruits, »— et à cet aphorisme qui fera dresser les cheveux sur la tête des protectionnistes:« Casser, briser, dissiper, ce n’est pas encourager le travail national, »ou plus brièvement:« destruction n’est pas profit. »

Que direz-vous, Moniteur industriel, que direz-vous, adeptes de ce bon M. de Saint-Chamans, qui a calculé avec tant de précision ce que l’industrie gagnerait à l’incendie de Paris, à raison des maisons qu’il faudrait reconstruire?

Je suis fâché de déranger ses ingénieux calculs, d’autant qu’il en a fait passer l’esprit dans notre législation. Mais je le prie de les recommencer, en faisant entrer en ligne de compte ce qu’on ne voit pas à côté de ce qu’on voit.

Il faut que le lecteur s’attache à bien constater qu’il n’y a pas seulement deux personnages, mais trois dans le petit drame que j’ai soumis à son attention. L’un, Jacques Bonhomme, représente le Consommateur, réduit par la destruction à une jouissance au lieu de deux. L’autre, sous la figure du Vitrier, nous montre le Producteur dont l’accident encourage l’industrie. Le troisième est le Cordonnier (ou tout autre industriel) dont le travail est découragé d’autant par la même cause. C’est ce troisième personnage qu’on tient toujours dans l’ombre et qui, personnifiant ce qu’on ne voit pas, est un élément nécessaire du problème. C’est lui qui bientôt nous enseignera qu’il n’est pas moins absurde de voir un profit dans une restriction, laquelle n’est après tout qu’une destruction partielle.— Aussi, allez au fond de tous les arguments qu’on fait valoir en sa faveur, vous n’y trouverez que la paraphrase de ce dicton vulgaire:« Que deviendraient les vitriers, si l’on ne cassait jamais de vitres? »

 

 

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