Si la Banque Nationale Suisse (BNS) m’était «comptée»

Pour mes lecteurs, voici l’article paru sur les Econoclastes il y a deux jours.

Pour commencer voici l’article qui régit les attributions de la BNS :

Article 99 de la constitution fédérale

Art. 99 Politique monétaire

1. La monnaie relève de la compétence de la Confédération; le droit de battre monnaie et celui d’émettre des billets de banque appartiennent exclusivement à la Confédération.

2. En sa qualité de banque centrale indépendante, la Banque nationale suisse mène une politique monétaire servant les intérêts généraux du pays; elle est administrée avec le concours et sous la surveillance de la Confédération.

3. La Banque nationale constitue, à partir de ses revenus, des réserves monétaires suffisantes, dont une part doit consister en or.

4. Elle verse au moins deux tiers de son bénéfice net aux cantons.

Il faut ajouter que le Banque nationale est une société anonyme fondée en 1907, cotée en bourse, mais régie par une loi spéciale depuis 2002. Les détenteurs du capital sont :

La Confédération suisse ne possède aucune action.

La surveillance de la Banque nationale suisse est explicitement exclue du mandat du Contrôle fédéral des finances.

La fixation d’un taux « plancher » (floor)

Suite à la hausse vertigineuse du Franc suisse (CHF) depuis des années et de manière beaucoup plus prononcée entre 2008 et 2011, il a fallu que la BNS intervienne de manière drastique pour freiner cette hausse en appliquant un taux de change plancher contre la monnaie du principal partenaire économique (l’UE), ceci afin de stopper la force de la monnaie qui commençait à engendrer des problèmes importants pour les exportations suisses.

En conséquence en date du 6 septembre 2011 un taux de change de 1 EUR = 1.20 CHF a été fixé. La BNS a annoncé qu’elle défendrait ce seuil contre vents et marées.

Pour l’instant cette stratégie a fonctionné et s’est révélée globalement assez payante puisque ce plancher de 1.20 n’a (pour le moment) pas été attaqué.

CHF euro 1998 - 2014

La conséquence, un bilan démesuré

Suite à ce combat engagé par la BNS, le bilan de cette dernière a littéralement explosé depuis cette intervention pour se retrouver à un niveau jamais atteint. (ndlr : La BNS avait déjà acheté des euros à 1.43 plusieurs fois avant 2011 afin de tenter de freiner la hausse du CHF)

bilan BNS 1996 -2014

 

Un ratio Bilan de la BNS /PIB hallucinant 

Cette augmentation du bilan doit être remise en perspective du PIB pour se rendre compte de l’énormité du bilan de la BNS.

Ce dernier est à mettre en perspective avec les bilans des autres grandes banques centrales (toujours en rapport avec le PIB de chacun des Etats).

On constate bien évidemment la gigantesque hausse du bilan de la « Bank of Japan » suite aux injections massives de Yens

Total central bank assets as percentage of GDP 14

Si cela vous paraît déjà démesuré, cela ne m’étonne qu’à moitié. Et bien sachez (pour ceux que ne lisent pas mon blog) que la BNS fait encore plus fort !

La BNS a un bilan de 517.329 milliards de CHF (juillet 2014) et que le PIB suisse est de 151.900 milliards de CHF au 2ème trimestre 2014 (en stagnation).

En conclusion, le ratio Bilan /PIB (estimation PIB 2014) = 517.329 / 607.600 =

85.14%

Le bilan de la BNS c’est quoi ?

De quoi se constitue le bilan de la BNS aujourd’hui pour être devenu si énorme ?

Principalement de devises européennes (46%), américaines (27%) et japonaises (9%)

Et comment sont investies ces devises ? Pour 84% en obligations (73% en obligations d’Etats) et tenez vous bien, en actions et ceci pour un pourcentage de 16% représentant la modique somme de 82 milliards de CHF, soit plus de 10’000 CHF par habitant.

reserves de devises et titres en CHF BNS Q2 14


Et l’or dans tout cela ?

On se doute bien que dans toute cette histoire de devises, il y a un acteur qui a été largement laissé de côté et pour cause…l’or.

Rappel : La BNS a comme mission de conserver de l’or (mais le mandat n’est pas clairement défini puisque ce dernier ne mentionne pas la quantité et pour mémoire la BNS a vendu environ 1’300 tonnes d’or entre 2000 et 2005 (mon article de 2012 à ce sujet :http://blog.crottaz-finance.ch/?p=10238)) et il lui en reste 1040 tonnes aujourd’hui.

En conséquence, une initiative pour sauver l’or de la Suisse a été lancée et le peuple devra se prononcer le 30 novembre 2014: http://www.initiative-or.ch/initiative/index.html

Bien évidemment les milieux politiques demandent de rejeter cette initiative, car elle prive la BNS de liberté de création monétaire sans contrepartie

Depuis des années, la quantité d’or (en pourcent du bilan de la BNS) ne fait que chuter.

reserves monetaires BNS 2006-2013

Alors que son bilan explose de monnaies diverses et variées.

bilan BNS gold devises reserves

Un plancher en papier et un risque monétaire

Ces derniers temps, l’euro s’est passablement affaibli et le plancher de 1.20 se rapproche dangereusement (une intervention supplémentaire de la BNS ne peut désormais plus être exclue).

change euro chf une année

La valeur du franc suisse est indéniable car la dette publique suisse n’est que 35,2% du PIB environ (confédération et cantons) et c’est pour cela que le marché va en acheter (pour probablement se protéger de la chute des autres monnaies. En conséquence, la BNS va devoir se mettre en face des acheteurs en vendant le CHF. Pour combien de temps ? Avec quelle puissance ? Que va-t-elle faire de tous ces euros ? Achetez de la dette des pays ? Acheter des actions ?La BNS se transforme gentiment en hedge funds.

Pourquoi la BNS n’a-t-elle pas allégé son énorme position lorsque l’euro flirtait avec 1.25 CHF ?

Pourrait-on imaginer un scénario de lente intégration (rampante) de la Suisse dans l’euro (ce que veulent les dirigeants mais pas le peuple (souverain je le rappelle !)) ?

Imaginez que soudainement la BNS possède des milliers de milliards d’euros et que son message soit : « Adhérons à l’euro sinon nous sommes ruinés ! »

Et si de toute façon cette création monétaire ex-nihilo ne nous ruinait pas finalement en tuant notre pouvoir d’achat ?

Les prochains temps seront déterminants pour la Suisse, la BNS et sa politique monétaire.

Tous mes articles sur la BNS ici : http://blog.crottaz-finance.ch/?tag=bns

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La BNS devra – un jour – se séparer de toutes les monnaies étrangères

La Question c’est quand et surtout …comment ??

Entrer dans une guerre des devises, c’est un jeu dangereux, surtout s’il on a affaire ou à faire à de gros poissons (certainement plus gros que soi).

Entrer dans une guerre monétaire avec les USA, le Japon qui sont des pays qui ont – durant des décennies – pratiqué ce jeu est un combat qui relève de la gageure.

Lier son destin à une zone euro qui tente aussi de faire de même semble suicidaire, surtout en finançant des déficits !

L’Euro va ainsi décider pour le franc suisse.

Un jour, si la BNS ne veut plus jouer ce jeu, alors il va falloir qu’elle se sorte du pétrin dans lequel elle s’est, elle-même, plongé.

Oui je suis un peu (un tout petit peu) d’accord que sans intervention sur le taux de change, l’économie suisse aurait plongé (quoique ce n’est que supposition puisque cela n’a pas eu lieu et que le taux de chômage est au plus bas depuis 10 ans), mais on aurait pu agir sur d’autre levier (comme les taux négatifs par exemple)

Aujourd’hui la BNS est remplie – à ne plus savoir qu’en faire – de devises étrangères, surtout d’euros. (source zero hedge. J’avais dressé le même constat ici: Les bilans des banques centrales en % du PIB et JP Chevallier à fin décembre: http://chevallier.biz/2013/01/bns-bilan-fin-decembre/)

SNB20Balance20Sheet

Je vous ai déjà indiqué que posséder des euros est un moyen de pression, mais c’est aussi une pression.

D’un côté la BNS tient un peu le couteau par le manche vis à vis de la zone euro (en cas de vente massive des euros), mais la zone euro tient aussi la Suisse par la barbichette, leurs destins se lient de plus en plus.

En cas de vente agressive d’euros détenus par la BNS, la zone euro va voir l’euro chuter (intéressant pour les exportations) mais la BNS va certainement essuyer une grosse perte, comme il arrive certains hedge funds peuvent perdre des milliards avec l’effet levier FX (l’effet kiss cool): One Of The Biggest ‘Hedge Funds’ In The World Is Getting Destroyed By The Yen ( la BNS est mentionnée en fin d’article)

La Suisse et l’Angleterre sont donc aussi entrés dans une guerre des devises : Switzerland and Britain are now at currency war

CHF20vs20sdfsSNB

source: WSJ

Je continue de soutenir que cette guerre des devises entraîne la BNS sur une mauvaise pente.

 

 

 

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Si la Stagflation s’invitait à Dîner ?

Par Laurence Crottaz

Définition de la stagflation : C’est la combinaison entre la stagnation de l’activité économique et une forte inflation (hausse des prix à la consommation, sans hausse des salaires).

Aujourd’hui, il semble que ce soit c’est le plus grand danger qui menace la zone Euro.

Ce terme de stagflation a été utilisé pour la première fois en novembre 1965 par Iain Macleod pour décrire la situation de l’économie britannique durant les 30 glorieuses ensuite généralisée aux autres pays en 1970

Les causes de la stagflation de 1970:

  • la chute des taux de rentabilité des sociétés américaines depuis le milieu des années 1960, puis en Europe et au Japon
  • la crise du Système Monétaire International (abandon de l’étalon or)
  • le premier choc pétrolier en 1973

Les conséquences furent un fort ralentissement de l’activité avec une forte poussée du taux de chômage et une lourde inflation.

La seule porte de sortie a été la libéralisation de la circulation des capitaux, la baisse de la part salariale dans la richesse produite et une politique monétaire de type Milton Friedman

Avec la récente crise (qui n’est pas terminée), les turbulences ont été nombreuses et souvent comparées à de précédentes crises. Il est dès lors peu étonnant que la crainte de stagflation surgisse et que le danger soit désormais présenté par certains comme réel ou imminent. Au Royaume-Uni, un sursaut d’inflation a déjà été constaté en décembre 2009, avec une hausse de 2,9%(sur base annuelle), la plus forte depuis 1997.

Stagflation Coming In 2010 How To Cash In On The Worst Inflation Since The ’70s

et quelques articles sur la stagfaltion:

Stagflation in 2010 May Look Like Reruns of the 1970s

Bah Humbug Stagflation is around the corner

MURPHY Setting the stage for stagflation

Le Crédit Suisse dans son communiqué d’avril (https://www.credit-suisse.com/news/fr/media_release.jsp?ns=41473) relève des risques d’inflation suite aux interventions des Etats.

Il est aussi a prendre en compte qu”une crise pétrolière ajouterait un élément de plus au risque de stagflation.

Comme vous le savez, mon mari pense que le peak oil est derrière nous et que nous allons peut-être assister à une hausse du pétrole. Il est aussi très inquiet concernant le système financier dans sa globalité ce qui pourrait faire monter l’or et d’autres métaux, mais il se questionne encore sur le sujet car n’a pas d’opinion tranchée.

Les pays émergents assistent à une croissance de population importante et les ressources nécessaires pour alimenter tous ces gens sont de plus en plus grandes, ce qui – à terme – devrait faire monter les “soft commodités”.

voici, par exemple, le graphique du pétrole

Si la stagflation s’invite prochainement dans l’économie, ce sera pire que tout, avec d’un côté des problèmes économiques (chômage, ralentissement, récession) et d’un autre côté une hausse des prix (même ceux des pizze si la farine augmente).

Actuellement il est déjà difficile pour certains de joindre les deux bouts et si la déflation persiste ce sera un grave problème pour ces gens là.

Une des solutions préconisées pour lutter contre la stagflation est la libéralisation de la circulation des capitaux. De nos jours, il ne semble pas que ce soit le chemin pris par nos économies, ce serait même plutôt le contraire.

Si l’histoire doit nous servir de guide….

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La BNS toujours impuissante ! et inconsciente ?

Il y a quelques temps j’avais écrit un article sur l’impuissance de la BNS à contrer la force du Franc Suisse: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=4182

Aujourd’hui il semble que la BNS se gave d’Euro (qui baisse régulièrement) afin de freiner la hausse du franc.

Voici un graphique sur lequel on voit bien les paliers d’intervention de la BNS:

Et l’Euro contre CHF depuis 5 ans

Cette hausse du Franc Suisse contre la devise européenne commence à poser des problèmes. Est-ce vraiment si grave ou est-ce que la BNS ne panique-t-elle pas en achetant à tour de bras des Euros ?

Il semblerait que désormais la BNS (les derniers chiffres ne sont pas encore communiqués) possède plus de 100 milliards d’Euros (Dans l’article de la tribune de Genève on parle d’une augmentation de 95 à 230 milliards des réserves de change: La Banque nationale suisse a décidé hier de maintenir 

Je suis quasiment certain que la majeure partie de ces réserves est en libellé Euros (ce n’est en fait qu’une simple écriture)

L’excellent journal “Le temps” mentionne le problème de Franc Suisse: La bataille du franc et L’évolution de l’Europe et le franc fort pèseront sur l’économie suisse

Il y a quelques années, les banque centrale des pays comme les Emirats, l’Arabie Saoudite, la Russie se plaignaient de la faiblesse du dollar américain et voulaient faire coter les matières premières – plus spécifiquement le pétrole – dans un panier de monnaies, voire en Euro. Ces mêmes banques centrales ont ainsi accumulé des Euros durant des années afin de diversifier leurs réserves.

Elles se retrouvent avec une grande quantité de devise européenne qui baisse tous les jours.

Les Banques Centrales, à mon humble avis, commencent à paniquer et faire n’importe quoi, partagée entre l’envie de soutenir une devise qu’elles possèdent en masse dans leurs “coffres” et l’envie de la vendre pour sortir de ce “traquenard”.

Plus les Banques Centrales attendent, plus elles sont mal prises et plus les décisions de ventes ou d’achats seront irréfléchies. Qui va perdre de l’argent à la fin ? Je vous le livre en mille: Le contribuable

J’espère que la BNS a prévu un plan de repli, car selon l’adage bien connu  “Never try to catch a falling knife”, elle pourrait bien se retrouver à devoir rendre des comptes.

LA BNS se doit aussi mettre la pression sur les banques suisses et contrôler leurs couvertures: La BNS insiste contre UBS et ceci malgré le fait que les banques suisses ont passé le cap de l’année 2009 Les banques suisses surmontent le choc de 2009 et le rapport de la BNS à ce sujet: BNS pre_20100617_2.fr

Cette dernière pression sur les banques suisses est bienvenue. Ce n’est pas parce qu’elles ont bien passé un cap d’une année que tout est réglé. Il subsiste encore bien des inquiétudes au sujet des banques en général.

Force est de constater que le Franc Suisse se renforce désormais contre toutes les monnaies du monde sur les dernières semaines, ce qui montre que les intervenants se réfugie sur cette monnaie. La BNS n’a absolument pas les reins assez solides pour contrer cette déferlante. Sa seule solution serait d’imposer des intérêts négatifs sur les comptes épargnes comme dans les années 70 pour empêcher un afflux de liquidités sur la monnaie nationale.

Ce qui risque d’arriver (et qui n’était pas arrivé à l’époque car les investisseurs était moins investis dans d’autres véhicules de placement que les comptes épargnes) c’est que les investisseurs ne placent plus sur les comptes, mais directement sur des actions suisses:

Ceci expliquant cela, on comprend ainsi mieux pourquoi les indices actions des divers pays évoluent en ordre dispersé, les investisseurs privilégiant l’Allemagne, la Suisse plutôt que l’Italie, l’Espagne ou même la France

En conclusion le BNS n’est-elle pas la grenouille qui veut se faire plus grosse que le boeuf ?

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Les billets sont garantis par de l’or…..mon oeil !

Je reviens sur une présentation à laquelle j’ai assisté.

Au cours de cette dernière, un des auditeurs a posé une question très simple: “Aux Etats-Unis les déficits sont catastrophiques, idem en Europe, qu’en est-il de la couverture or de notre monnaie en Suisse ?”

A cette question remarquable, l’économiste a répondu d’une manière convaincue et claire que la couverture des billets était quasiment de 1 pour 1, mais que ces chiffres dataient de quelques temps.

J’ai failli avoir un deuxième infarctus (le premier avait été provoqué par son avis sur la régulation, sujet déjà abordé dans un autre article de ce blog). Je me suis mis donc dans un coin de la tête de retrouver ces chiffres et de les produire au grand jour.

Je vais vous montrer la vérité en vous produisant tout simplement les chiffres et tableaux de la BNS (Banque Nationale Suisse).

Tout d’abord le montant en or de la BNS

or-et-bilan-bns-chiffre-08

Soit 928.5 tonnes d’or qui représente 27.5 milliards (au cours de 29’656 CHF le kilo qui représente presque le cours du marché, il ne faut donc pas espérer une quelconque réserve de ce côté là)

Quel est la quantité de billets en circulation ?

billets-en-circulation-bns

Si je sais bien lire (je prends le dernier chiffre, car il me semble que les réserves or n’ont pas bougé)  45.7 milliards soit une couverture or de 60.17 %. Mais le propos ne s’arrête pas là car il faut tenir compte des autres “billets” qui physiquement pourraient être réclamés. Les comptes à vue (crédit etc.) et des comptes épargne qui ne figurent pas dans le tableau précédent.

 Voici donc le total de ce qui est appelé masse monétaire M3…..

masse-monetaire-bns

et sa merveilleuse évolution

evolution-masse-monetaire-ch1

Toutes données peuvent être compulsées ici: 101eme-raport-de-gestion-de-la-bns

Si on prend l’extrême, soit 660,920 milliards cela offre une couverture or de 4.16%……..je défaille !

 

C’est l’histoire d’un type qui se demande combien font 2+2.

Il demande à son médecin à l’occasion. Ce dernier répond: “Je pense connaître la réponse, mais il va falloir que je demande l’avis de mes confrères”.

Notre homme se tourne alors vers un mathématicien et lui pose la même question. Le savant lui répond 3,9 périodique.

La réponse ne le satisfait pas. En désespoir de cause, il contacte un économiste et un comptable. Combien font 2+2 ?

L’économiste: “D’après mes tables environ 4, mais je vous dirai dans quelques temps pourquoi la réponse que je vous fournis est fausse.”

Le comptable: “Dîtes moi combien vous voudriez que ça fasse !”

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