Qu’est-il arrivé à l’or ?

Je serai un peu plus absent ces temps pour des raisons familiales. Je suis quand même tombé sur un article intéressant

source : https://theirrelevantinvestor.com/2021/02/26/what-happened-to-gold/

Si vous alliez dans un laboratoire pour construire un optimiseur de prix de l’or, vous aurez besoin de d’une certain nombre de choses :

  • Un dollar en baisse
  • Perspectives d’inflation à la hausse
  • Impression d’argent
  • Des bilans de banques centrales en expansion
  • Des déficits budgétaires qui augmentent
  • De l’agitation politique

Toutes ces choses étaient en place au cours des derniers mois, et pourtant l’or a fait le contraire de ce que vous vous attendiez à ce qu’il fasse. Il est en baisse de 9 % au cours des 6 derniers mois, et il est inférieur de 15 % à ses sommets d’août.

L’or pourrait se rallier sur l’un des éléments que j’ai mentionnés. Les six étaient même en place en même temps. mais l’or n’a pas pu s’écarter de son chemin baissier.

Le dollar est proche de ses plus bas niveaux pluriannuels, et l’or ne peut pas se en tirer un bénéfice..

Les anticipations d’inflation sur 5 ans sont à leur plus haut niveau en 5 ans, et l’or ne peut pas se redresser.

L’impression d’argent se fait à un rythme sans précédent, et l’or ne peut pas faire de rally.

Le bilan de la banque centrale augmente également à un rythme sans précédent, et l’or ne peut pas se redresser.

Le déficit augmente…

…comme notre dette vis-à-dire le PIB…

…ainsi que l’écart entre nos dépenses et nos revenus. Et l’or ne peut toujours pas faire de rally.

On dit que l’or se porte bien lorsqu’il y a des troubles politiques. Eh bien, le jour de la profanation du Capitole, l’or a chuté de près de 2 %. Deux jours plus tard, il a chuté de plus de 3 %.

Les derniers mois ont été la tempête parfaite pour l’or. Mais même avec le vent à l’arrière, il a coulé au fond de l’océan.

Que s’est-il passé ?

J’ai quelques idées. Nous avons toujours dit que l’or marche au rythme de son propre tambour. Peut-être que les histoires que nous avons attribuées à ses mouvements de prix n’étaient que cela. Peut-être que l’or peut monter et descendre et évoluer latéralement dans n’importe quel environnement de marché. Ou peut-être que l’or, malgré sa hausse de météorite parallèlement à l’inflation dans les années 1970, ne protège-t-il pas vraiment contre l’inflation ?

Voici Peter Bernstein, de The Power of Gold :

Le coût de la vie a doublé de 1980 à 1999 – un taux d’inflation annuel d’environ 3,5 % – mais le prix de l’or a chuté d’environ 60 %. En janvier 1980, une once d’or pourrait acheter un panier de biens et de services d’une valeur de 850 $. En 1999, le même panier coûterait cinq onces d’or.

L’idée que l’or protège contre le déclin de la monnaie papier ou l’avilissement du dollar est une très bonne histoire, qui a intuitivement du sens pour tout le monde. Mais peut-être que ce n’est tout simplement pas vrai ?

Et si Bitcoin était vraiment le nouvel or ? Stanley Druckenmiller, l’un des meilleurs macro traders de tous les temps, pense que c’est une possibilité. Paul Tudor Jones, un autre macro-investisseur légendaire est dans le même bateau.

Le 6 janvier, le jour où le Capitole a été pris d’assaut, le Bitcoin a brillé, pas l’or. Le premier a gagné 9 % ce jour-là tandis que le second a chuté de 2 %.

Ou peut-être que je me fais des histoires. Peut-être que l’or recule juste avant sa prochaine étape plus hausse. C’est certainement une possibilité.

Je suppose que le temps dira si l’or est cassé, ou s’il ne fait que reprendre son souffle.

Quoi qu’il en soit, vous ne pouvez pas vous empêcher de remarquer à quel point ce récent déclin est inhabituel compte tenu du fait que l’or n’a pas évolué vers le haut alors que tout disait qu’il devrait le faire.

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Distribuer l’argent de la #BNS : Une fausse bonne idée !

Aujourd’hui un long article, prenez le temps !

On lit et entend de plus en plus souvent que la BNS devrait distribuer ses bénéfices (voire même plus) aux cantons et même peut-être aux citoyens directement. La BNS et son énorme bilan affutent et exacerbent toutes les convoitises.

Voici l’évolution du bilan

Son bilan par rapport au GDP en comparaison avec les autres banques centrales

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La BNS se bat comme une tigresse

Ce matin, la BNS vient de laisser son taux directeur inchangé à -0,75%.

Comme je l’ai écrit maintes fois, ce taux négatif est une catastrophe pour la réalité des prix. Tout est corrompu ! En forçant les investisseurs à se détourner de l’épargne, les risques que ces derniers prennent sont en augmentation. Il y a donc déplacement du cash sur d’autres actifs dont les prix montent sans aucune réalité avec leurs vraies valeurs.

Il faut aussi savoir que l’épargne est ainsi taxée comme, par exemple, le cash (et obligations puisque celles-ci offrent aussi un rendement à l’échéance négatif) dans les caisses de pensions.

On vous vole tout simplement votre épargne.

A l’époque la caisse de la confédération avait essayé d’obtenir un passe droit pour ne pas avoir d’intérêt négatif….honteux…mais cela avait été corrigé rapidement sous la pression et la colère générale.

Pour mémoire, voici les taux d’intérêts dans le monde avec le leader suisse du taux négatif.

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Hyperinflation in Venezuela

In case of hyperinflation, which is a loss of confidence in the currency, nothing will protect your purchasing power better than precious metals.

Thanks to my friend H., we can just have a look at Venezuela. The country went from one Bolivar to another one : The Bolivar, to the Bolivar fuerte in 2008 (at the rate of 1 for 1,000) and to the Bolivar soberano in August 2018 (at the rate of 1 for 100,000).

The purchasing power of the currency is plunging, collapsing

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Les marchés des actions en dé-corrélation

Les marchés des actions sont (à mon humble avis) complètement dé-corrélés de la réalité économique.

Les dernières nouvelles sur le front économique sont affreuses.

La production industrielle allemande s’écroule à un niveau historique en mars. La production totale (manufacturing , Energy and Construction) s’est effondrée de 9.2% par rapport à février et de 11,6% en comparaison annuelle.

Les Commandes d’usines allemande ont – elles aussi – chuté.

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PIB et évolution(s) des marchés

Comme vous l’avez certainement lu, les PIBs des pays sont en fortes contractions au premier trimestre 2020 (janvier- mars). Les mois d’avril, mai ne figurent pas (encore) dans ces statistiques.

Le PIB de la France

Celui de l’Espagne

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La BNS en position de faiblesse.

Voilà bien longtemps que je n’ai écrit sur la BNS et son bilan démesuré.

La publication, ce jour, des résultats de la BNS pour le premier trimestre 2020 m’a fait l’ effet d’une piqure de rappel.

LA BNS perd 38,2 milliards (UBS avait anticipé 30 milliards)

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Le marché des actions plus sur-évalué que jamais ?

Le SP500 continue de remonter. Les injections monétaires gigantesques et les soutiens économiques jouent momentanément un effet. La récente chute des marchés a aussi mis les indicateurs techniques à un niveau de survente important.

La question qui se pose est : “Sommes-nous dans un rebond du chat mort” (en anglais “dead cat bounce”) ?

Pour mémoire, lorsque le 3 mars 2000 le Nasdaq (500) a entamé sa chute, l’indice a passé du sommet de 5’132 points à 3’042 point (le 24.05.2000) soit 40.7% de baisse. A ce niveau de correction, l’indice a commencé une “remontada” qui l’a amené à 4’289 point le 17.07.2000, soit un rebond de +40.99%. La suite ? On la connait avec un indice qui à chuté de 78% depuis le sommet de 2000 pour taper les 1’108 points en 2002.

En 2020, Le coronavirus (Covid19) passe par là et l’activité économique s’arrête de manière brutale (certains parle de crise plus grave que 1929 et j’y reviendrai). La question reste donc : Est-ce que le rebond du SP500 est justifié en terme de valorisation ?

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Interview de Felix Zulauf

Interview de Felix Zulauf

Voici ci-après la traduction de l’interview de Felix Zulauf dans la NZZ de vendredi (original en allemand : https://themarket.ch/interview/felix-zulauf-wir-haben-die-groessten-exzesse-in-generationen-geschaffen-ld.1792)

INTERVIEW

Felix Zulauf: “Nous avons créé les plus grands excès de générations”

L’investisseur et observateur du marché, Felix W. Zulauf, critique le fait que les banques centrales ont mené une politique monétaire beaucoup trop souple au cours de l’expansion et ont donc favorisé une dette excessive.Mark Dittli04/02/2020, 14h15ÉcoutezN’oubliez pasImpressionPartagez

Lorsque les choses deviennent turbulentes sur les marchés financiers, l’expérience est requise. Felix Zulauf a connu de nombreuses phases de boom et d’accident au cours de ses presque cinquante ans de carrière.

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Volatile Markets, prices out of the Braket

Volatile Markets, prices out of the Braket

Last week, the US market (DOW JONES) ended with a loss of around 10% (minus 10%) on the week despite a Friday rebound of +10%.

When panic takes over the market and the investors, things you have never be able to imagine can happen. Unexpected events can also be a huge pricing surprise for unprepared products managers.

Today, I would like to mention the mining sector, which despite the”good” behavior of gold (only lost 10% from the top) went totally crazy.

Crazy pricing and moves occured

Incidentally (or not), $GDX is trading at over 7% below NAV, biggest discount on record.

If you are wondering what happened to GDX, GDXJ, NUGT, and JNUG last week. Look no further than an epic panic that it caused a breakdown in the arbitrage mechanism that is meant to price the ETFs relative to the underlying equities, which then led to a incredible mispricing in NUGT and JNUG.

What is NUGT and how it works ? https://www.investopedia.com/articles/investing/042315/how-gold-miners-bull-3x-nugt-etf-works.asp

3x leverage can cause huge damage. Look Friday – 46% (but as said above there was a mispricing !)

After hours it looks like the market is trying to re-price it correctly

Same story for the JNUG (also 3x leverage bull)

Also trying to balance the ETF price after hours….

The major point I would like to mention is the difference between the paper gold price and the physical gold price !

It looks like if you want a physical delivery it is becoming more and more difficult and also with a huge premium ! Premiums for the purchase of physical gold and silver 10-30% over spot futures prices. The physical market may be breaking free of the paper market, finally!

Next week will be really interesting, especially with all bad news from the closure of borders in Europe and a lot or restrictions due to the spread of COVID19.

The massive injections by the FED, ECB etc. can continue to lead to market craziness but do not forget. Money creation will bring a huge support to gold on the long run.

Physical gold is the only direct way to own gold. Eventually mining shares (direct holding as shareholder and final owner) is an indirect way to hold physical gold. This is not the case for mining ETF’s or gold ETF without physical gold behind and no physical delivery options.

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Ohé Ohé capitaine abandonné !

Ohé Ohé capitaine abandonné  !

Mon dernier billet annonçait la poursuite de la baisse des marchés : Il y a encore beaucoup de place pour la baisse des marchés

Désormais c’est la Berezina.

Je pourrais prendre tous les indices, mais j’en ai choisi un : Le DAX

Mais juste entre nous….il y’a en encore de la place pour la baisse

Comme souvent, j’ai été trop en avance sur ce qui se déroule et mes visions (basées sur le fondamental) ont tiré la sonnette d’alarme sur les marchés depuis longtemps déjà. Je me suis rendu compte en janvier que les signaux étaient tous au rouge et que la correction arrivait. Non pas uniquement due à un virus, mais aux valorisations, à la dette et aux achats sur marges d’actions américaines.

Dernièrement, les personnes que j’ai croisées m’ont tenu des théories qui m’ont alerté. Ma gentillesse habituelle (et rien ne sert de vouloir convaincre des croyants endoctrinés à la drogue monétaire) m’a fait me mettre en retrait de ces grands théoriciens qui ne veulent et ne peuvent voir que la hausse.

Voici quelques exemples qui m’ont alerté:

  • Une vidéo/ interview internet du 14 janvier : “Les pessimistes vont encore se faire laminer en 2020” (je vous laisse la chercher)
  • Un email reçu le 20 janvier : Les marchés vont monter à l’infini, les banques centrales ont tous les pouvoirs…
  • Une rencontre dans la rue fin janvier : Ce coronavirus c’est juste une grippette, les marchés ne baisseront jamais (normal du point de vue de mon interlocuteur qui est dans la finance depuis maximum 7-8 ans et qui n’a jamais vu de krach ( je peux en citer quelques uns – liste non exhaustive – 1987, 1998, 2000, 2008 etc..))
  • Un reportage du TJ suisse sur les milliers d’ouvertures de comptes chez un courtier en ligne et une dame qui n’y connaît rien et qui a suivi un cours pour faire des investissements….J’ai juste passé des années à en suivre (je ne suis pas le meilleur loin de là et suis peut-être dans la finance depuis très (trop) longtemps).

Un article du 25 février (qu’on peut retrouver sur internet je vous fais grâce de l’entier, mais un passage m’a interpelé), je cite:

” Alors autant vous dire que ce matin ce n’est que du bonheur à lire la presse. Rien qu’avec tous ces abrutis qui font des comparaisons avec « les autres fois où le Dow Jones a perdu 1’000 points » et que ce n’est QUE la seconde fois dans l’histoire que le Dow Jones perd 1’000 points et c’est donc forcément HORRIBLE. Ce que ces imbéciles oublient de préciser c’est que PLUS LE DOW JONES MONTE, PLUS LE NOMBRE DE POINTS DEVIENT INSIGNIFIANT PROPORTIONNELLMENT PARLANT !!! – espèce de débiles – le jour où le Dow Jones sera à 100’000 points – parce que ça arrivera, faites-moi confiance – 1’000 points ça sera 1% – ils ne vont donc pas nous faire une théorie sur la fin du monde à chaque fois !!!”

“Imbéciles, débiles..” jamais je ne pourrais écrire cela, j’ai bien trop de respecte et d’humilité par rapport au marché.. J’ajoute gentiment que si le DOW passe à 10’000, hé bien 1’000 points ce sera 10%. Il est possible que le dow monte à 100’000, mais il faudrait tenir compte de l’inflation et de la monnaie pour connaître sa hausse réelle à la fin. Le Venezuela est au plus haut en bolivar…. J’ajoute que les achats des actions américaines sont faits sur MARGE !

En conclusion de ce qui précède, tous les ingrédients étaient en place pour une immense déwagonnée (la purge magistrale ?). La question à laquelle je n’ai pas la réponse est : “quand est-ce que cela va se terminer”. Certains ont essayé d’acheter il y a une semaine en pensant faire une bonne affaire : “Never try to catch a falling knife”. Je pense qu’il faut attendre de voir comment cela se déroule dans les prochains temps et attendre de trouver un fond.

J’avais écrit un article en 2015 : Le krach de 1929 a laissé des traces durant des décennies avec quelques graphiques dont celui-ci :

Ceux qui étaient investi juste avant le krach ont mis jusqu’en 1958 pour se refaire (en termes réels en tenant compte de l’inflation). Ce que je peux vous dire c’est qu’au plus bas en 1932, on trouvait des titres avec des P/E de 2-3 et personne n’en voulait. Ce genre de correction offre de magnifiques opportunités.

Le seul actif qui pour l’instant tient c’est l’or, car même les mines (qui sont des actions et dont j’ai écrit qu’elle pouvaient subir des ventes à cause des margin calls) subissent une pression vendeuse. Je continue de penser que quand ce sera un peu plus calme, les titres avec de la valeur reviendront à des cotations raisonnables en premier. Aujourd’hui tout est déraisonnable. Je n’exclu pas une intervention énorme des banques centrales, des baisses de taux directeur etc. La BNS doit être dans une sacrée panade actuellement.

Il est urgent d’attendre, mais soyez prêt à faire quelques achats prochainement, notamment sur des titres avec de la valeur (actifs), mais surtout prenez soin de vous et des vôtres.

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Jancovici : CO2 ou PIB, il faut choisir

Cette intervention de Jean-Marc Jancovici à Sciences Po du 29/08/2019 est à écouter attentivement. La croissance infinie est totalement impossible. Démonstration énergétique sans faille.

Les politiques, rois des promesses, les journalistes ne disent pas la vérité.

Tout y est !

son site : https://jancovici.com

Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Marc_Jancovici

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BNS, les taux vont encore être baissés

Je vous ai parlé de long en large de la BNS : ici : https://www.crottaz-finance.ch/blog/tag/bns/

  1. De son bilan démesuré supérieur au PIB suisse
  2. De ne pas avoir vendu les euros achetés quand elle le pouvait
  3. D’avoir dû abandonner le taux plancher de 1.2 CHF pour 1 EUR sous la pression du marché (je l’avais prévu, mais la BNS a quand même tenu 3 ans et demi)
  4. Qu’avec les taux négatifs, les caisses de pensions (donc les retraites) subissent des ponctions anormales
  5. Que la BNS ne veux pas acheter d’or au risque de décrédibiliser les monnaies fiduciaires
  6. Que les taux négatifs sur le Franc Suisse mettent les banques dans la panade car si ces dernières les répercutent sur les grand clients, elles n’osent pas sur les petits de peur de voir un bank run

Désormais, je vous annonce que la BNS n’a pas d’autres choix que de baisser encore les taux.

Evolution de CHF contre EUR

Pourquoi ? Parce que les taux sont devenus négatifs sur les autres devises et pays (France jusqu’à 10 ans entre autres, voir plus bas) et que les taux aux USA sont en train de baisser. Malgré des taux négatifs sur le CHF jusqu’à l’échéance de 50 ans, il va falloir se résoudre à faire quelque chose !

Les taux à 50 ans sur le CHF
Les taux deviennent négatifs dans le monde entier, la Suisse perd son effet concurrentiel
Le bilan de la BNS est supérieur au PIB

En conclusion, préparez-vous à une baisse drastique prochaine des taux en Suisse.

Je me permets de vous mentionner un livre concernant la BNS

et l’impact des taux négatifs. Merci à Vincent Held :

Le crépuscule de la banque nationale suisse: http://www.heidiffusion.ch/Detail/Editions/livre/xenia-editions/held-vincent/le-crepuscule-de-la-banque-nationale-suisse/9782888922124

la BNS aspire l’épargne : https://www.illustre.ch/magazine/bns-aspire-lepargne-suisses

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Résultats 2018 de la BNS, les comptes d’apothicaire

La BNS a publié hier une estimation son résultat annuel 2018 et a annoncé une probable perte de 15 milliards de CHF.

voici l’article : https://www.20min.ch/ro/economie/news/story/Quinze-milliards-de-pertes-pour-la-BNS-31864819

Ce qui me marque, c’est le phrasé (formulation) dans l’article, car il est mentionné :

” Le stock d’or de la BNS, qui représente environ 5% du bilan de la banque centrale, a pour sa part accusé une moins-value de 300 millions de francs, ressort-il du communiqué diffusé mercredi par la banque centrale dans sa traditionnelle première estimation de résultat annuel. Quant aux positions en francs, elles ont dégagé un bénéfice de 2 milliards, à la faveur notamment des taux d’intérêts négatifs appliqués aux avoirs à vue des banques commerciales auprès de l’institut d’émission.”

Je me permets de faire quelques petits calculs:

  • 2 milliards de profit grâce à des taux d’intérêts négatifs (rappel : on paie pour mettre son argent à la BNS (en sécurité paraît-il) et ceci impact aussi les caisses de pensions, donc nos retraites….
  • La perte attendue est de 15 milliards, mais il y a ces fameux 2 milliards de profit. On peut donc légitimement en déduire que la BNS a perdu environ 17 milliards sur les positions en devises, actions et or (0,3 milliard pour l’or)
  • Les 0,3 milliard de “perte non réalisée” sur l’or, ne représente que 1.75% du total des pertes (17 milliards) pour une exposition de 5% du bilan.
  • La perte totale de 15 milliards sur le bilan de 800 milliards donne une “performance” négative (méformance) de -1,875%, dont l’or est responsable de 0,0375%, le CHF (taux négatifs) responsable de +0,25% et le reste (devises, actions, obligations = -16,7 milliards) pour -2,087%

A trop vouloir décrédibiliser la position or, cela devient assez ridicule.

Voici quelques graphiques intéressants tirés de zerohedge

La taille de la position en actions

Les positions détaillées en actions US

Les bénéfices / pertes historiques (depuis que le bilan a augmenté on remarque bien évidemment de plus grandes fluctuations (en milliards))

et l’évolution du cours de l’action de la BNS

 

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Avertissement concernant la “roulette suisse” de la Banque Nationale

Le très sérieux journal TagesAnzeiger sort un article ce matin sur les risques pris par la Banque Nationale Suisse (BNS) : Warnung vor demSchweizer Roulettetschaft Konjunktur tagesanzeiger

Ci-après la traduction française de l’article en Allemand

Deux économistes allemands déconseillent d’investir en Suisse. La politique de la BNS pourrait mettre le pays en faillite.

“Nous déconseillons de placer de l’argent en Suisse et d’acheter des francs suisses.” Cet avertissement a été publié ce week-end par les deux économistes allemands Matthias Weik et Marc Friedrich (voir leur société : https://www.fw-fonds.de/ ) sur la plateforme d’information suisse Infosperber. La raison de leur mise en garde est la politique de la Banque nationale suisse (BNS).

Soit le président de la BNS, Thomas Jordan, est un génie, soit il joue à un nouveau jeu:  “la roulette suisse”. Les deux compères font ainsi allusion à la roulette russe potentiellement mortelle dans laquelle un joueur tient un revolver sur sa tempe avec une seule balle dans le barillet et espère que la balle ne sera pas pour lui. “Si la politique de la BNS en matière de banque centrale tourne mal, la Suisse sera de facto en faillite du jour au lendemain”, justifient les économistes.

Ils justifient leurs avertissements avec les deux points les plus importants de la politique monétaire suisse confirmés par la BNS jeudi dernier : Les taux d’intérêt négatifs et les achats de devises par des francs nouvellement créés pour éviter une appréciation excessive du franc. Au vu de cette politique, la Banque nationale est «en charge de la manipulation des devises».

Les deux économistes jugent durement l’achat des devises étrangères ( ce que la BNS n’a pas fait depuis l’été 2017) mais la BNS continue de rester ouverte. Avec 778 milliards de francs suisses, les réserves accumulées représentent environ 94% du bilan de la BNS, qui a atteint 830 milliards de francs suisses. Même avant la crise financière, ils étaient relativement stables dans la fourchette de 50 milliards de francs. Le bilan de la BNS dépasse donc le produit intérieur brut de la Suisse (124%). Comme les auteurs le déclarent, aucune autre banque centrale au monde n’a un bilan aussi gonflé.

Plus d’actions Facebook que Zuckerberg

Les deux économistes ont également du mal à comprendre le poids de la Banque nationale sur les marchés boursiers, où elle a investi environ un cinquième de ses investissements en devises. Par exemple, elle possède plus d’actions Facebook que son fondateur, Mark Zuckerberg. Les réserves de change lui permettent même avec de petits changements d’évaluation des profits très élevés, mais ils risquent aussi des pertes gigantesques.

“La Suisse est sous l’emprise de la BCE, de l’euro et des marchés boursiers”, ont résumé Weik et Friedrich. Pour la désintégration de l’Europe et l’effondrement de l’euro, les Suisses avaient même fait des préparatifs militaires. Ils font référence aux exercices de l’armée suisse “Stabilo Due” de 2012 et “Conex 15” de 2015.

Matthias Weik et Marc Friedrich sont surtout connus en Allemagne pour des livres tels que “Le plus grand raid de l’histoire ( Der grösste Raubzug der Geschichte) “, “Le crash est la solution ( der Crash ist die Lösung )”, “Erreur capitale ( Kapitalfehler) ” et “Sinon, ça va taper! ( Sonst knallt’s! )”. Tous les travaux sont un avertissement, une alarme. Les deux auteurs se considèrent comme des francs-tireurs.

Mais ils ne sont pas les seuls à critiquer la BNS. Des voix commencent à se faire entendre et vont dans le même sens que celui des deux économistes allemands. La BNS est également soupçonnée de manipulation monétaire par le gouvernement américain, par exemple. Par conséquent, elle est sous surveillance au Trésor américain depuis un certain temps et pas seulement depuis que Donald Trump est entré en fonction.

La critique de l’ex-économiste en chef de la BNS

Sur le plan intérieur, le ministre des Finances, Ueli Maurer, a déjà fait la une des journaux en mettant en garde contre un bilan trop volumineux. Les critiques les plus sévères, cependant, sont les taux d’intérêt négatifs.

Des commentaires critiques émanent même des propres rangs de la BNS. Ainsi, l’ex-économiste en chef très respecté de la banque centrale, Kurt Schiltknecht, ne cache pas son rejet de cette mesure. Dans un commentaire et une contribution vidéo de la Neue Zürcher Zeitung, il a déclaré que le coût des taux d’intérêt négatifs – des taux extrêmement bas, de gros problèmes pour les fonds de pension, les épargnants et les banques – ne serait pas comparable. Les mesures d’urgence en cours prises par la BNS sont d’autant moins bien comprises que l’économie suisse se porte toujours très bien.

Néanmoins, la politique de la Banque nationale ne devrait pas changer avant un certain temps. Personne ne s’attend à ce que les taux d’intérêt augmentent avant la fin de l’année prochaine et les taux d’intérêt négatifs ne devraient pas prendre fin avant 2020. Cela est principalement dû au fait qu’ils ne veulent pas risquer une nouvelle appréciation du franc s’ils devaient avancer avec une hausse des taux avant même la Banque centrale européenne (BCE). Deplus que la BCE ne prévoit pas de hausse de taux avant le second semestre de 2019.

Les dernières données de l’économie réelle font même craindre que la normalisation de la politique monétaire ne s’éternise. En ce qui concerne la zone euro, les indicateurs avancés tels que les indices PMI (Purchasing Managers ‘Indices’ Managers) affichent une image plus mauvaise qu’elle ne l’était depuis longtemps, et l’économie suisse s’est également affaiblie de manière surprenante au troisième trimestre, le produit intérieur brut ayant même légèrement reculé par rapport au trimestre précédent. (Editeurs Tamedia)

Créé: 17.12.2018, 20:54 heures

 

Je me sens désormais moins seul….

pour mémoire tous mes articles sur la BNS : https://www.crottaz-finance.ch/blog/tag/bns/

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Les taux négatifs feront de gros dégats

Tout d’abord quelques chiffres

suisse infl tx 20-11-2015

Inflation suisse (ou plutôt déflation): -1.4%

Les taux:

tx suisse 20-11-2015

 

Ce qui produit la courbe des taux suivante:

courbe taux chf 20-11-2015

Et l’évolution du taux CHF à 2 ans:

suisse tx 2 ans 20-11-2015

La première réflexion qui me vient est que si les taux futurs sont le reflet des anticipations actuelles de taux courts dans deux ans, cela reviendrait à dire que les taux courts dans deux ans seront à -0.9%.

Voilà bientôt un an que la BNS agit en appliquant un taux négatif à court terme de -0.75% et l’impact désiré (à savoir un affaiblissement du CHF, notamment contre Euro) tarde à déployer ses effets.

La BNS pénalise même les retraites, car les caisses de pensions subissent aussi les effets du taux négatif.

C’est un impôt déguisé et comme je l’ai écrit depuis bientôt 5 ans, la BNS devra rendre des comptes.

Aujourd’hui un article qui fustige la politique de la BNS: Un vent de révolte contre la politique de la BNS

La BNS est à la solde des autres banques centrales ne favorisant que la finance et je le prouverai tout à l’heure.

La Banque Nationale Suisse est totalement coincée entre des taux négatifs qu’elle ne peut encore trop baisser au grand risque de voir toutes les banques les répercuter et un bilan démesuré dont elle ne peut liquider les positions sans subir un effet négatif et faire subir un impact au marché financier.

Je m’explique:

Au cas où la BNS baisserait encore le taux de référence (allez mettons -2%), les banques commerciales devront alors répercuter cette baisse à tous clients (ce qui est le cas déjà de beaucoup de banque privées qui n’octroient pas de prêts hypothécaires sur lesquels les banques commerciales peuvent encore se faire un marge compensatoire).

Lorsque les banques appliqueront le taux négatif de -2%, les clients retireront leurs avoirs et nous assisterons à un magnifique: BANK RUN

Ce serait la fin des banques car – pour mémoire-  les banques créent aussi de l’argent de rien (ex-nihilo) avec les dépôts des clients et ceci avec un levier de 20.

Les liens suivants vous renseignent sur les standards minimaux:

https://www.finma.ch/fr/news/2014/11/aktuell-geaenderte-mindeststandards-20141110

http://www.bis.org/publ/bcbs266.htm

Imaginez donc la panique bancaire en cas de taux encore plus négatifs !

En conséquence, on empêchera probablement les épargnants de retirer à cause du risque systémique. C’est la mort du cash.

Je rappelle l’initiative pour que seule la BNS désormais puisse créer de l’argent et non plus des sociétés privées comme les banques: http://www.rts.ch/info/suisse/7215951-le-monopole-de-la-creation-d-argent-par-la-bns-sera-soumis-au-peuple.html

L’autre problème c’est de savoir comment la BNS va se sortir du guêpier dans lequel elle s’est mise toute seule, à savoir diminuer son bilan en vendant les euros ou les actions etc. sans subir de pertes.

Pour terminer, je peux vous assurer que ce à quoi nous assistons aujourd’hui sur les marchés des prix des divers actifs (notamment des matières premières (au plus bas) et des actifs financiers (au plus hauts) et le fait de l’activité irréfléchie des banques centrales qui provoquent une distorsion des prix.

commo asset move

Monsieur Charles Dereeper nous écrit récemment qu’il a un souci de confiance envers les marchés: http://www.objectifeco.com/riche-rentier/argent/investir/j-ai-un-conseil-a-vous-donner-concernant-vos-placements-sur-les-marches-financiers.html

Je le rejoins, ça ne sent pas bon à cause des interventions de banques centrales.

Tout a une fin, reste à savoir quand.

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LA BNS se gave toujours

Voilà un petit moment que je n’avais parlé de notre noble institution qui fait ce qu’elle veut sans rendre de compte au peuple.

Les derniers chiffres du bilan de la BNS sont sorti et nous annoncent encore 9 milliards de plus dans des réserves de monnaies étrangères.

http://www.24heures.ch/economie/nouvelle-hausse-reserves-devises-etrangeres/story/16671451

Dans un article de l’hebdomadaire Bilan on parle aussi d’énorme perte sur les actions (pour mémoire la BNS possède 100 milliards de CFH en actions) dans le gaz se schiste

bilan bns monnaie sept 02015

Et une magnifique perte sur Valeant (Biotech) de 120 mios

http://www.fuw.ch/article/die-angst-der-snb-vor-dem-eigenen-reichtum-2/

La BNS persiste dans son erreur, mais cela nous le constaterons à la fin de l’aventure.

Quant à l’or métal toujours pas d’achat (c’est normal la BNS prône la monnaie fiduciaire à outrance)

Sur le site de la BNS,  il est possible de retravailler les chiffres:

https://data.snb.ch/fr

Et je ne vous mens pas depuis des années. Le bilan de la BNS gonfle comme la grenouille qui voulait se faire plus grosse que le boeuf.

BNS ev bilan sept 2015

 

Nous allons arriver à me prévisions d’un bilan d’une banque centrale égal au PIB du pays. AUCUN PAYS n’est aussi hautement engagé. Le Japon n’est qu’à 50% !

relisez ces deux articles SVP:

http://blog.crottaz-finance.ch/si-la-banque-nationale-suisse-bns-metait-comptee/

et celui-ci

http://blog.crottaz-finance.ch/les-billets-sont-garantis-par-de-lor-mon-oeil-mise-a-jour-2015/

 

Mundus Vult Decipi

 

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Les taux hypothécaires depuis 1850 (mise à jour 18 août 2015)

evol tx hypo depuis 1850 au 18.8.2015

Petite mise à jour des taux hypothécaires à taux variables

 

intérêt hypothécaire competiteurs CH

Et une petite liste des taux proposés par les banques en Suisse pour un bien en Suisse financé en CHF

Rappel: Les Suisses sont extrêmement endettés personnellement (privé)

Les suisses assis sur une montage de dettes

http://www.gbnews.ch/economie/economie-suisse/lendettement-2-les-suisses-de-plus-en-plus-endettes-une-realite

 

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Comment la BNS va-t-elle affaiblir le CHF ?

Je ne vais pas revenir sur la perte de la BNS de 50.1 milliards de CHF pour le premier semestre 2015 dans le détail, je crois que les journaux l’ont assez bien mentionnée.

Ce que je vous prédisais arrive.

Après avoir anticipé- il y a près de 4 ans – l’abandon du taux plancher, je m’aventure dans un pronostic qui peut sembler hasardeux, mais tout à fait plausible.

Tout d’abord, je désire juste mentionner l’article du temps:

50 milliards de pertes pour la BNS dans lequel Monsieur Bakhtiari avance des arguments à tomber de la chaise: La BNS a les reins assez solides pour faire face à des réserves négatives

On doit savoir d’où viennent ces explications fumeuses: De la pensé unique de banquiers. Monsieur Laurent Bakhtiari est diplômé d’un Master en Finance d’Audencia Nantes et d’un Master en mathématiques quantitatives d’Imperial College London. en conclusion, un Français (dont le pays est plombé depuis 1974 sans aucun budget à l’équilibre)) avec une culture de banque anglo-saxonne vient nous dire que ce n’est pas grave de faire des pertes et que la BNS a les reins super solides !

Là je dis tout simplement BRAVO ! On est donc très loin de l’école autrichienne.

Plus sérieusement, comment peut-on être si convaincu que la banque centrale suisse est invincible. L’abandon du taux plancher (sous la pression d’une explosion du Bilan) n’a-t-il pas déjà démontré que la marché est bien plus puissant que toute banque centrale.

J’ajoute que Monsieur Bakhtiari se permet de faire de la politique puisqu’il avance qu’heureusement l’initiative 20% de réserve en or (qui a été balayée parce qu’incomprise par tout un chacun et surtout super attaqué par le lobby financier) était une aberration économique. Tout dépend du moment du vote. Je ne suis pas certains qu’après l’abandon du taux plancher cette initiative aurait été balayée aussi fortement. Tout cela n’est plus qu’histoire)

Pour revenir à notre bilan de la BNS et pour mémoire, car certains – dont Monsieur fait partie – semblent avoir la mémoire très courte.

A certaines périodes les réserves en or de la BNS étaient composées jusqu’à 50% d’or.

Monsieur Dominque Casai mentionne d’ailleurs: “La Banque centrale européenne  possède 27% d’or, les banques centrales des pays de la zone euro affichant des pourcentages très élevés d’or sur leur bilan, à l’instar de l’Allemagne (67%), de la France (65%), ou de l’Italie (66%). La BNS aurait donc une marge si elle devait suivre les allocations de ses voisines. «S’il est vrai que la forte concentration d’or qu’avait la BNS il y a vingt ans n’était pas judicieuse, il faut constater que les 8% actuels sont extrêmement bas”

Allez une piqure de rappel (source Bilan)

or bns bilan

Comme je l’ai mentionné rapidement dans un article, j’imagine (sans être comploteur) ce que nous mijote la BNS (involontairement ?) puisqu’elle garde les euros dans son bilan énorme (quasiment 90% du PIB, alors que les Japon en est à 50% et les autres pays encore plus bas)

Tout d’abord des chiffres:

PIB Suisse 640 milliards de CHF environ

Bilan de la BNS: 577 milliards de CHF (juste petite remarque: la BNS a perdu 50,1 milliards depuis le début de l’année 2015 et son bilan a passé de 561 à 577 (+16)…donc approximativement 66 milliards de CHF d’achats de devises (50+16)

bns bilan fin juin

Dettes de la Suisse (publique Canton et confédération) 34.5%

(source:http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/themen/21/02/ind32.indicator.71103.3208.html) soit environ 220 milliards.

Le monde entier nous envie cette dette basse (sauf les Russes qui en ont une encore plus basse) et c’est probablement le pourquoi de l’intérêt des investisseurs pour le CHF et ceci malgré les taux négatifs imposés sur les liquidités en CHF.

Vous me connaissez, vous me voyez donc venir.

Comment faire pour ne plus attirer les investisseurs ? Il suffit d’être super mauvais comme les autres. Pour cela, il faudrait endetter le pays de manière importante. La BNS nous y amène gentiment.

Il est possible dans un futur proche – sans que cela ne soit une utopie “débilissime” – que la BNS perde beaucoup, mais vraiment beaucoup d’argent, à savoir 100 ou même 200 milliards de CHF sur ses placement devises et aussi actions (pour mémoire la BNS possède une exposition de 100 milliards au marché des actions).

Comment ? hausse des taux, chute des marchés, chutes des devises etc.

Si la BNS perd 220 milliards, on pourrait imaginer qu’elle appelle au secours et demande a être recapitalisée. Par qui ? Par la Confédération (le peuple indirectement) qui lancerait une magnifique émission obligataire géante.

Par ce tour de passe-passe, la Suisse aurait un endettement immédiat de 69% et se rapprocherait des ses voisins.

Mais tout cela n’est que le fruit de mon imagination débordante qui m’avait vu annoncer, le jour de son instauration en 2011, l’abandon du taux plancher avec fracas: http://blog.crottaz-finance.ch/la-bns-devra-rendre-des-comptes/

Tout comme la pensée unique se trompe ou veut nous tromper (comme ici Bilan en 2012: Pourquoi la BNS va gagner son pari sur l’euro )

A relire sans modération:

http://blog.crottaz-finance.ch/si-la-banque-nationale-suisse-bns-metait-comptee/

http://blog.crottaz-finance.ch/si-la-bns-metait-comptee-episode-no-2/

 

La vidéo de la direction de la BNS

 

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