History of world currencies vs gold

From 1900 to the end of 2019, all currencies lost their value relative to gold.

The British Pound lost 99.63% and the US dollar 98.64%. Even worse, for the Japanese Yen and the French Franc.

The German currency lost its value completely twice and is about to go for a third time !

The German Mark called the Goldmark (backed by gold) was introduced in 1873. With the outbreak of World War I, the Mark was taken off the gold standard and became the Papiermark and briefly the Rentenmark in 1923.

The German currency lost all of its value.

From 1924, a new currency appeared, the Reichsmark. The German currency also lost all of its value and disappeared in 1945.

In 1948, a new currency appeared, the Deutsche Mark. In 1999, this currency became the Euro (at a rate of 1.95583 DM for one €). The German currency will probably lose all of its value for the third time. So far, it has lost 94.9% of its value relative to gold.

What about the Swiss Franc, the strongest currency in the world? 

The mighty Swiss Franc has lost 92.69% of its value relative to gold during the period 1900-2019.

So, gold, the “barbarous relic” has proven to be really useful to keep the purchasing power over the years.

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Hyperinflation in Venezuela

In case of hyperinflation, which is a loss of confidence in the currency, nothing will protect your purchasing power better than precious metals.

Thanks to my friend H., we can just have a look at Venezuela. The country went from one Bolivar to another one : The Bolivar, to the Bolivar fuerte in 2008 (at the rate of 1 for 1,000) and to the Bolivar soberano in August 2018 (at the rate of 1 for 100,000).

The purchasing power of the currency is plunging, collapsing

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La BNS a encore acheté des actions américaines dans la baisse.

Quelle découverte ! Je ne suis pas le seul depuis des années à me demander si la BNS agit de manière juste (le futur du franc suisse en dépend). Je vous avait prédit l’abandon du taux plancher intenable lorsqu’il a été mis en place. Il a fallu attendre 3 ans et demi pour qu’il cède sous les coups de boutoir du marché. Ah ce sacré marché qui a toujours raison !

Le site Zerohedge a remarqué que la BNS avait une exposition stable aux actions américaines alors que les bourses chutaient. ZH a donc creusé un peu et démontré que la BNS avait fait des emplettes dans la baisse (il paraît assez logique et simple de se rendre compte que si le marché chute et que l’exposition action est identique après la baisse, c’est que la BNS a acheté des actions).

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Gold Supply and Demand : Analysis for the 1st quarter 2020

Central Banks (China, Russia and some other small) have been buying gold. The net balance started to be positive from 2010

Unfortunately for the European and North American “tax payers”, their Central banks did not purchase any gold ounces

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Injections monétaires et fermetures de raffineries

Mise à jour en bas d’article : mercredi 25 mars

Les Etats injectent des dizaines (centaines de milliards) pour soutenir les économies à l’arrêt à cause du coronavirus.

Une très grande partie des raffineries se trouve en Suisse (Metalor, Argor -Heraeus) et notamment au Tessin. Elles sont à l’arrêt !

Je vous joins deux articles anciens : La Suisse, carrefour de l’or (2012) et Cinq des plus grandes raffineries d’or sont en Suisse (2013)

Sur le site Orobel (Belgique) on peut désormais lire:

Pour info : Valcambi est en main indienne : https://www.agefi.com/home/suisse-economie-politique/detail/edition/online/article/le-raffineur-de-metaux-precieux-tessinois-devient-la-propriete-de-rajesh-exports-rel-rel-est-le-premier-fabricant-et-exportateur-de-bijoux-en-or-du-marche-indien-403732.html

En conclusion simpliste de ma part, l’offre sur les métaux précieux va baisser fortement alors que la demande est en hausse !

Lire le document de Cannacord à ce sujet :

  • Total Gold ETF holdings increased by 80.88 tonnes to 2,747.5 tonnes (from 2,666.7

L’or n’a baissé dans la correction actuelle des marchés, que de 6% (de 1’700 à 1’595 aujourd’hui). Il a été un petit peu chahuté au début de la chute à cause de divers margin calls et ventes forcées. Désormais, il est prêt pour une continuation de la hausse

Pour mémoire mes trois recommandations (aujourd’hui 1’595 USD):

MAJ : Les raffineries ferment : https://goldswitzerland.com/swiss-gold-refiners-cease-production-end-of-paper-market/

https://www.courrierinternational.com/article/penurie-les-lingots-dor-sarrachent-comme-du-papier-toilette

et problème de livraison au COMEX : https://www.zerohedge.com/commodities/gold-market-breaking-down-gold-spreads-explode-lbma-warns-liquidity-problems

Et surtout cet article du blick qui montre que les revendeurs n’arrivent plus à s’approvisionner : en Allemand (traductions ci-après) https://www.blick.ch/news/wirtschaft/alle-wollen-das-edelmetall-das-gold-wird-knapp-id15813033.html

Tout le monde veut du métal précieux L’or s’épuise

L’or est un investissement recherché en temps de crise. Il y a maintenant des goulots d’étranglement chez les négociants en or et les banques.

L’or est un métal précieux convoité. Surtout en période de crise où les marchés deviennent fous. C’est exactement à ce moment que les investisseurs recherchent à nouveau un refuge. En plus du franc suisse, c’est presque toujours de l’or.

Le portail financier Finews a rapporté il y a une semaine que de longues files de personnes se formaient devant l’entreprise Degussa Goldhandel sur Bleicherweg à Zurich. Ils étaient des acheteurs potentiels d’or physique. Le lendemain, l’entreprise a dû fermer ses locaux en raison de la «situation extraordinaire» en Suisse décrétée par le Conseil fédéral.Mais le trading continue sur des plateformes virtuelles.

La demande a augmenté massivement

Selon le rapport, les acheteurs d’or intéressés peuvent toujours commander le métal précieux en ligne auprès de Degussa, a déclaré à Finews son patron, Andreas Hablützel. Sauf si la demande a été multipliée par 30 au cours des derniers jours.

Hablützel a même confirmé que l’approvisionnement en or était désormais complètement arrêté, puisque les quatre raffineries en Suisse – deux au Tessin, deux en Suisse romande – qui servaient auparavant de fournisseurs, ont depuis fermé.

La fourniture de pièces précieuses de l’étranger a également été interrompue car les sociétés de frappe concernées, principalement des sociétés d’État aux États-Unis, au Canada ou en Afrique du Sud, ne fonctionnent pas actuellement, comme le rapporte Finews.

Deux semaines de métaux précieux seulement

Selon Hablützel, Degussa dispose de réserves physiques d’or en Suisse, qui resteraient suffisantes pendant deux semaines si les ventes restaient inchangées. Après cela, cette entreprise devra également cesser de vendre – car les stocks sont vides. “Nous serons certainement les derniers sur le marché à arrêter de vendre”, a déclaré Hablützel.

Le rapport de la Zürcher Kantonalbank (ZKB) montre à quel point la situation est dramatique. L’institution financière a annoncé mardi avoir “complètement fermé son commerce de métaux”. L’emplacement de leur fournisseur est au Tessin et ils ne peuvent plus produire en raison de la fermeture.

En conséquence, achetez du physique ou des fonds qui possèdent le physique (avec livraison possible), audités ou alors des mines d’or cotées en bourses qui ont de l’or dans le sol, un permis et dans une juridiction saine.

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Ohé Ohé capitaine abandonné !

Ohé Ohé capitaine abandonné  !

Mon dernier billet annonçait la poursuite de la baisse des marchés : Il y a encore beaucoup de place pour la baisse des marchés

Désormais c’est la Berezina.

Je pourrais prendre tous les indices, mais j’en ai choisi un : Le DAX

Mais juste entre nous….il y’a en encore de la place pour la baisse

Comme souvent, j’ai été trop en avance sur ce qui se déroule et mes visions (basées sur le fondamental) ont tiré la sonnette d’alarme sur les marchés depuis longtemps déjà. Je me suis rendu compte en janvier que les signaux étaient tous au rouge et que la correction arrivait. Non pas uniquement due à un virus, mais aux valorisations, à la dette et aux achats sur marges d’actions américaines.

Dernièrement, les personnes que j’ai croisées m’ont tenu des théories qui m’ont alerté. Ma gentillesse habituelle (et rien ne sert de vouloir convaincre des croyants endoctrinés à la drogue monétaire) m’a fait me mettre en retrait de ces grands théoriciens qui ne veulent et ne peuvent voir que la hausse.

Voici quelques exemples qui m’ont alerté:

  • Une vidéo/ interview internet du 14 janvier : “Les pessimistes vont encore se faire laminer en 2020” (je vous laisse la chercher)
  • Un email reçu le 20 janvier : Les marchés vont monter à l’infini, les banques centrales ont tous les pouvoirs…
  • Une rencontre dans la rue fin janvier : Ce coronavirus c’est juste une grippette, les marchés ne baisseront jamais (normal du point de vue de mon interlocuteur qui est dans la finance depuis maximum 7-8 ans et qui n’a jamais vu de krach ( je peux en citer quelques uns – liste non exhaustive – 1987, 1998, 2000, 2008 etc..))
  • Un reportage du TJ suisse sur les milliers d’ouvertures de comptes chez un courtier en ligne et une dame qui n’y connaît rien et qui a suivi un cours pour faire des investissements….J’ai juste passé des années à en suivre (je ne suis pas le meilleur loin de là et suis peut-être dans la finance depuis très (trop) longtemps).

Un article du 25 février (qu’on peut retrouver sur internet je vous fais grâce de l’entier, mais un passage m’a interpelé), je cite:

” Alors autant vous dire que ce matin ce n’est que du bonheur à lire la presse. Rien qu’avec tous ces abrutis qui font des comparaisons avec « les autres fois où le Dow Jones a perdu 1’000 points » et que ce n’est QUE la seconde fois dans l’histoire que le Dow Jones perd 1’000 points et c’est donc forcément HORRIBLE. Ce que ces imbéciles oublient de préciser c’est que PLUS LE DOW JONES MONTE, PLUS LE NOMBRE DE POINTS DEVIENT INSIGNIFIANT PROPORTIONNELLMENT PARLANT !!! – espèce de débiles – le jour où le Dow Jones sera à 100’000 points – parce que ça arrivera, faites-moi confiance – 1’000 points ça sera 1% – ils ne vont donc pas nous faire une théorie sur la fin du monde à chaque fois !!!”

“Imbéciles, débiles..” jamais je ne pourrais écrire cela, j’ai bien trop de respecte et d’humilité par rapport au marché.. J’ajoute gentiment que si le DOW passe à 10’000, hé bien 1’000 points ce sera 10%. Il est possible que le dow monte à 100’000, mais il faudrait tenir compte de l’inflation et de la monnaie pour connaître sa hausse réelle à la fin. Le Venezuela est au plus haut en bolivar…. J’ajoute que les achats des actions américaines sont faits sur MARGE !

En conclusion de ce qui précède, tous les ingrédients étaient en place pour une immense déwagonnée (la purge magistrale ?). La question à laquelle je n’ai pas la réponse est : “quand est-ce que cela va se terminer”. Certains ont essayé d’acheter il y a une semaine en pensant faire une bonne affaire : “Never try to catch a falling knife”. Je pense qu’il faut attendre de voir comment cela se déroule dans les prochains temps et attendre de trouver un fond.

J’avais écrit un article en 2015 : Le krach de 1929 a laissé des traces durant des décennies avec quelques graphiques dont celui-ci :

Ceux qui étaient investi juste avant le krach ont mis jusqu’en 1958 pour se refaire (en termes réels en tenant compte de l’inflation). Ce que je peux vous dire c’est qu’au plus bas en 1932, on trouvait des titres avec des P/E de 2-3 et personne n’en voulait. Ce genre de correction offre de magnifiques opportunités.

Le seul actif qui pour l’instant tient c’est l’or, car même les mines (qui sont des actions et dont j’ai écrit qu’elle pouvaient subir des ventes à cause des margin calls) subissent une pression vendeuse. Je continue de penser que quand ce sera un peu plus calme, les titres avec de la valeur reviendront à des cotations raisonnables en premier. Aujourd’hui tout est déraisonnable. Je n’exclu pas une intervention énorme des banques centrales, des baisses de taux directeur etc. La BNS doit être dans une sacrée panade actuellement.

Il est urgent d’attendre, mais soyez prêt à faire quelques achats prochainement, notamment sur des titres avec de la valeur (actifs), mais surtout prenez soin de vous et des vôtres.

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Le #REPO n’est pas de tout repos

Le #REPO n’est pas de tout repos

J’ose imaginer que vous avez entendu parler du “REPO Rate” et des ses implications. Il y a quelques mois, les journaux / médias en avaient parlé

Si tel n’est pas le cas voici le point du jour.

Repo rate

Repo rate est l’abréviation de repossession rate (taux de saisie) et correspond à un taux de rachat. Le repo rate qualifie l’un des taux d’intérêt d’une banque centrale, taux auquel elle prête aux banques commerciales en quête de liquidités, ou pour maîtriser l’inflation.

Le repo rate désigne aussi le taux d’escompte pratiqué par une banque centrale, pour racheter des bons du Trésor ou des obligations d’État sur les marchés financiers.

Pour contracter la masse monétaire, le repo rate est augmenté (pour inciter les détenteurs de titres à les vendre à la banque centrale). Pour la fluidifier, ce taux est abaissé.

En résumé, c’est le tampon qu’utilise la banque centrale américaine pour fluidifier le marché des capitaux, quand les banques ne se font plus confiance entre elles pour se financer par exemple.

On a eu une belle alerte en septembre 2019, le taux s’était envolé à la hausse

Tout s’est normalisé suite à l’injection MASSIVE de liquidités dans le marché par la banque centrale américaine. On parle de plusieurs centaines de milliards de dollars.

et la FED continue ses injections (70 milliards mercredi de la semaine passée : https://www.wsj.com/articles/fed-pumps-70-1-billion-in-one-day-liquidity-into-financial-markets-11575474993?shareToken=sta1b200b885044061a981d59da8498c33

Mais il ne semble qu’injecter ne soit que de la rustine. https://www.marketwatch.com/story/the-repo-market-is-broken-and-fed-injections-are-not-a-lasting-solution-market-pros-warn-2019-12-04

Soudainement, la BIS (Banque des Règlements Internationaux, BRI) alerte :

Pour elle, c’est la faute des hedge funds……

En conclusion, ça sent le roussi, car si la BRI commence à se plaindre des hedge funds, c’est que le contrôle semble perdu.

Une anecdote est venue à mes oreilles ces derniers jours : Certaines banques (en Suisse…) viennent de demander à leurs clients de rembourser – pour le 31 décembre 2019 – les crédits accordés alors que la garantie des avoirs des clients semblent largement suffisants. Un exemple, un crédit de ne représentant que 10% des avoirs du client ! Il semble donc que les banques sentent que le marché des liquidités va leur être difficilement accessible, voire interdit !

Affaire à suivre…

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Un super investissement

Comme je vous l’ai déjà évoqué, la BNS est assez mal prise entre 1) essayer d’affaiblir le franc suisse et 2) son bilan démesuré.

Je vous propose un excellent investissement sûr et réputé sans risque : Acheter des obligations de la Confédération Suisse à 50 ans (pour vos très très vieux jours)

Ainsi pour votre généreuse contribution au financement de la Suisse, vous allez être récompensé par un magnifique, que dis-je, merveilleux rendement de – 0,38% annuel (oui moins zéro virgule trente-huit pour-cent)! Cela signifie tout simplement que les “investisseurs” sont d’accord de perdre pour mettre leur argent à l’abri (ou comme les caisse de pension sont, pour des raisons légales, obligées de le faire).

Toutes les échéances de la confédération sont à taux négatifs désormais

courbe des taux en CHF

La BNS a par ailleurs encore été active sur le marché des devises

3.77 milliards de plus pour la BNS la semaine dernière et 9.8 milliards depuis 4 semaines

Ces taux négatifs ont envahi le monde entier. Les prix des quelques obligations encore en territoire positif se sont littéralement envolés (on dirait une bulle !)

Cours de l’obligations 100 ans Autriche

La quantité d’obligations en territoire négatif est au plus haut historique.

On constate aussi que: Plus les taux sont négatifs, plus l’or monte. Pour mémoire, les banquiers ont toujours dit aux clients de vendre leur or, car ce dernier ne rapportait pas d’intérêt. Aujourd’hui situation inverse. Par contre, les banquiers ne recommandent pas encore d’acheter de l’or. Ils préfèrent recommander des actions (à cause des dividendes entre autres, mais aussi pour garder les clients et des mouvements sur les comptes)….vous voyez où je veux en venir. tout cela ne peut que mal finir.

Les taux négatifs ont aussi un impact sur les cours des banques, car ces dernières souffrent beaucoup des taux bas. L’évolution de l’indice des banques est affreux, nous sommes au plus bas.

En conclusion, et pour revenir, au super investissement… Cet investissement n’est profitable qu’à la BNS elle-même. Je vous invite et encourage grandement à lire l’article de Liliane Held-Khawam concernant la ponction des avoirs bancaires par la BNS :
https://lilianeheldkhawam.com/2019/08/19/la-bns-ponctionne-les-avoirs-bancaires-et-garde-largent-finews-com/

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Long term UK stocks vs #Gold

 

A very close friend sent me some graphs and comments and I think it is valuable to read it.

I would like to present you the longest chart I have on a stock market:  The British stock market.

The first chart is the stock market index in nominal terms.

Before the 20th century, stocks were a different investment. They were judge to be risky and had to offer big dividend yields to compensate for the risk. Dividend yields on stocks were higher than bond yields. But at the time, money was linked to gold (most of the time).

In the 20th century, everything changed.

During WWI, the gold standard was abandoned to finance the war.

Different attempts to link money to gold were tried at different times and at different prices.

Finally, in 1971, the gold standard was totally abandoned.

Money became totally fiat.

With no more restriction, money could be printed and printed which lead to the accelerating destruction of its purchasing power (see 2nd chart).

And log scale (awful view or the 99% loss, accelerating from around 1914)

If you take account of that, the performance of stocks over the long term (so in real terms) is quite different (see 3rd chart).

Now, in the last chart, I would like to show you how British stocks have performed against gold (see 4th chart). Here again, we have a totally different picture.

Some of you can say that I have to take in account the dividends received (if someone has the long datas with dividends, I would be glad to provide the information) but also we have to take in account some frictions like safe keeping feees, purchasing fees etc.)

There are times to own stocks, others to own gold…

Source : https://www.globalfinancialdata.com/

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Résultats 2018 de la BNS, les comptes d’apothicaire

La BNS a publié hier une estimation son résultat annuel 2018 et a annoncé une probable perte de 15 milliards de CHF.

voici l’article : https://www.20min.ch/ro/economie/news/story/Quinze-milliards-de-pertes-pour-la-BNS-31864819

Ce qui me marque, c’est le phrasé (formulation) dans l’article, car il est mentionné :

” Le stock d’or de la BNS, qui représente environ 5% du bilan de la banque centrale, a pour sa part accusé une moins-value de 300 millions de francs, ressort-il du communiqué diffusé mercredi par la banque centrale dans sa traditionnelle première estimation de résultat annuel. Quant aux positions en francs, elles ont dégagé un bénéfice de 2 milliards, à la faveur notamment des taux d’intérêts négatifs appliqués aux avoirs à vue des banques commerciales auprès de l’institut d’émission.”

Je me permets de faire quelques petits calculs:

  • 2 milliards de profit grâce à des taux d’intérêts négatifs (rappel : on paie pour mettre son argent à la BNS (en sécurité paraît-il) et ceci impact aussi les caisses de pensions, donc nos retraites….
  • La perte attendue est de 15 milliards, mais il y a ces fameux 2 milliards de profit. On peut donc légitimement en déduire que la BNS a perdu environ 17 milliards sur les positions en devises, actions et or (0,3 milliard pour l’or)
  • Les 0,3 milliard de “perte non réalisée” sur l’or, ne représente que 1.75% du total des pertes (17 milliards) pour une exposition de 5% du bilan.
  • La perte totale de 15 milliards sur le bilan de 800 milliards donne une “performance” négative (méformance) de -1,875%, dont l’or est responsable de 0,0375%, le CHF (taux négatifs) responsable de +0,25% et le reste (devises, actions, obligations = -16,7 milliards) pour -2,087%

A trop vouloir décrédibiliser la position or, cela devient assez ridicule.

Voici quelques graphiques intéressants tirés de zerohedge

La taille de la position en actions

Les positions détaillées en actions US

Les bénéfices / pertes historiques (depuis que le bilan a augmenté on remarque bien évidemment de plus grandes fluctuations (en milliards))

et l’évolution du cours de l’action de la BNS

 

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Avertissement concernant la “roulette suisse” de la Banque Nationale

Le très sérieux journal TagesAnzeiger sort un article ce matin sur les risques pris par la Banque Nationale Suisse (BNS) : Warnung vor demSchweizer Roulettetschaft Konjunktur tagesanzeiger

Ci-après la traduction française de l’article en Allemand

Deux économistes allemands déconseillent d’investir en Suisse. La politique de la BNS pourrait mettre le pays en faillite.

“Nous déconseillons de placer de l’argent en Suisse et d’acheter des francs suisses.” Cet avertissement a été publié ce week-end par les deux économistes allemands Matthias Weik et Marc Friedrich (voir leur société : https://www.fw-fonds.de/ ) sur la plateforme d’information suisse Infosperber. La raison de leur mise en garde est la politique de la Banque nationale suisse (BNS).

Soit le président de la BNS, Thomas Jordan, est un génie, soit il joue à un nouveau jeu:  “la roulette suisse”. Les deux compères font ainsi allusion à la roulette russe potentiellement mortelle dans laquelle un joueur tient un revolver sur sa tempe avec une seule balle dans le barillet et espère que la balle ne sera pas pour lui. “Si la politique de la BNS en matière de banque centrale tourne mal, la Suisse sera de facto en faillite du jour au lendemain”, justifient les économistes.

Ils justifient leurs avertissements avec les deux points les plus importants de la politique monétaire suisse confirmés par la BNS jeudi dernier : Les taux d’intérêt négatifs et les achats de devises par des francs nouvellement créés pour éviter une appréciation excessive du franc. Au vu de cette politique, la Banque nationale est «en charge de la manipulation des devises».

Les deux économistes jugent durement l’achat des devises étrangères ( ce que la BNS n’a pas fait depuis l’été 2017) mais la BNS continue de rester ouverte. Avec 778 milliards de francs suisses, les réserves accumulées représentent environ 94% du bilan de la BNS, qui a atteint 830 milliards de francs suisses. Même avant la crise financière, ils étaient relativement stables dans la fourchette de 50 milliards de francs. Le bilan de la BNS dépasse donc le produit intérieur brut de la Suisse (124%). Comme les auteurs le déclarent, aucune autre banque centrale au monde n’a un bilan aussi gonflé.

Plus d’actions Facebook que Zuckerberg

Les deux économistes ont également du mal à comprendre le poids de la Banque nationale sur les marchés boursiers, où elle a investi environ un cinquième de ses investissements en devises. Par exemple, elle possède plus d’actions Facebook que son fondateur, Mark Zuckerberg. Les réserves de change lui permettent même avec de petits changements d’évaluation des profits très élevés, mais ils risquent aussi des pertes gigantesques.

“La Suisse est sous l’emprise de la BCE, de l’euro et des marchés boursiers”, ont résumé Weik et Friedrich. Pour la désintégration de l’Europe et l’effondrement de l’euro, les Suisses avaient même fait des préparatifs militaires. Ils font référence aux exercices de l’armée suisse “Stabilo Due” de 2012 et “Conex 15” de 2015.

Matthias Weik et Marc Friedrich sont surtout connus en Allemagne pour des livres tels que “Le plus grand raid de l’histoire ( Der grösste Raubzug der Geschichte) “, “Le crash est la solution ( der Crash ist die Lösung )”, “Erreur capitale ( Kapitalfehler) ” et “Sinon, ça va taper! ( Sonst knallt’s! )”. Tous les travaux sont un avertissement, une alarme. Les deux auteurs se considèrent comme des francs-tireurs.

Mais ils ne sont pas les seuls à critiquer la BNS. Des voix commencent à se faire entendre et vont dans le même sens que celui des deux économistes allemands. La BNS est également soupçonnée de manipulation monétaire par le gouvernement américain, par exemple. Par conséquent, elle est sous surveillance au Trésor américain depuis un certain temps et pas seulement depuis que Donald Trump est entré en fonction.

La critique de l’ex-économiste en chef de la BNS

Sur le plan intérieur, le ministre des Finances, Ueli Maurer, a déjà fait la une des journaux en mettant en garde contre un bilan trop volumineux. Les critiques les plus sévères, cependant, sont les taux d’intérêt négatifs.

Des commentaires critiques émanent même des propres rangs de la BNS. Ainsi, l’ex-économiste en chef très respecté de la banque centrale, Kurt Schiltknecht, ne cache pas son rejet de cette mesure. Dans un commentaire et une contribution vidéo de la Neue Zürcher Zeitung, il a déclaré que le coût des taux d’intérêt négatifs – des taux extrêmement bas, de gros problèmes pour les fonds de pension, les épargnants et les banques – ne serait pas comparable. Les mesures d’urgence en cours prises par la BNS sont d’autant moins bien comprises que l’économie suisse se porte toujours très bien.

Néanmoins, la politique de la Banque nationale ne devrait pas changer avant un certain temps. Personne ne s’attend à ce que les taux d’intérêt augmentent avant la fin de l’année prochaine et les taux d’intérêt négatifs ne devraient pas prendre fin avant 2020. Cela est principalement dû au fait qu’ils ne veulent pas risquer une nouvelle appréciation du franc s’ils devaient avancer avec une hausse des taux avant même la Banque centrale européenne (BCE). Deplus que la BCE ne prévoit pas de hausse de taux avant le second semestre de 2019.

Les dernières données de l’économie réelle font même craindre que la normalisation de la politique monétaire ne s’éternise. En ce qui concerne la zone euro, les indicateurs avancés tels que les indices PMI (Purchasing Managers ‘Indices’ Managers) affichent une image plus mauvaise qu’elle ne l’était depuis longtemps, et l’économie suisse s’est également affaiblie de manière surprenante au troisième trimestre, le produit intérieur brut ayant même légèrement reculé par rapport au trimestre précédent. (Editeurs Tamedia)

Créé: 17.12.2018, 20:54 heures

 

Je me sens désormais moins seul….

pour mémoire tous mes articles sur la BNS : https://www.crottaz-finance.ch/blog/tag/bns/

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FTSE all Shares et la livre Sterling (GBP)

 

Avant le week-end, voici quelques graphiques qui montrent l’évolution du marché anglais depuis 1693.

L’indice FTSE All-Share, initialement connu sous le nom d’indice FTSE Actuaries All Share, est un indice pondéré en fonction de la capitalisation, composé d’environ 600 sociétés sur plus de 2 000 négociées à la Bourse de Londres. Au 29 décembre 2017, les composantes de cet indice totalisaient 641 sociétés. Wikipédia (anglais)

Mais en l’adaptant avec l’inflation, le résultat n’est pas le même.

et par rapport à l’or ce n’est pas folichon

Pour terminer, le pouvoir d’achat de la livre sterling

Aujourd’hui la pièce de monnaie anglaise est un mélange de cuivre, nickel et zinc.

EN 1489 (la naissance de la livre sous Henry VII), le pièce d’une livre contenait une demi once d’or.

La valeur de l’once aujourd’hui est d’environ £950 . Ainsi une demi once vaut £475…

Que pouvez-vous faire aujourd’hui avec une livre ?

 

“Une monnaie papier, basée sur la seule confiance … finit toujours par retourner à sa valeur intrinsèque, c’est à dire zéro” Voltaire

“Plus vous savez regarder loin dans le passé, plus vous verrez loin dans le futur”. Churchill

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Le SMI dans tous ses états

Le SMI existe depuis 1980 : https://fr.wikipedia.org/wiki/Swiss_Market_Index

Voici plusieurs graphiques sur le long terme sur l’indice phare suisse.

L’inflation (IPC) et le cours de l’or permettent de mettre tout cela en perspective.

Le premier graphique est le celui long du SMI en terme nominal.

Le second est l’Inflation (IPC Indice des prix à la consommation : https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home/statistiques/prix/indice-prix-consommation.html

Le 3ème graphique représente le prix réel du SMI (SMI divisé par l’inflation). On peut ainsi remarquer la grande différence entre les graphiques nominaux (le cours qu’on observe) et le cours réel (moins l’inflation).

Le 4ème graphique est un zoom sur les 40 dernières années environ en termes nominaux.

Pas beaucoup d’évolution depuis 20 ans pour le SMI.

Le 5ème graphique représente le prix de l’or en Francs Suisses

et le 6ème et dernier représente le ratio SMI divisé par le cours de l’or.

Quand le ratio monte, les titres surperforment l’or.

On peut observer qu’il y a des cycles longs durant lesquels les titres (l’indice) fait mieux et d’autres où les titres performent faiblement contre l’or.

Le sommet du ratio est à la fin des années 90. depuis, l’or a largement battu l’indice SMI

NB : Pour les données antérieure au SMI, l’indice Credit Suisse General Index a été utilisé.

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Despite hellish swings, gold kept its value

Before talking about currencies, we must have a quick look at some important dates :

-1850, replacement of provincial currencies by the Swiss Franc (https://en.wikipedia.org/wiki/Swiss_franc)

-1907, Creation of the Swiss National Bank  (SNB).

-1926, End of the latine monetary union. Only CHF has an legal price in Switzerland (https://en.wikipedia.org/wiki/Latin_Monetary_Union)

-1931, Bimetallism is abandoned, and the Swiss Franc is only defined using the gold price (https://en.wikipedia.org/wiki/Bimetallism)

-1936, 30% Swiss Franc devaluation compared to gold (https://snb.ch/en/mmr/reference/festschrift_summ/source/festschrift_summ.en.pdf)

-1971, end of convertibility of USD in gold

-1973, end of fixed currencies exchange rate system

On the following graph, we can notice that the purchasing power of currencies faced a huge decrease over time.

However Swiss Franc was (is) worldwide considered as a very strong currency !

It is easy to imagine how much purchasing power the other currencies have lost in the mean time  (my old articles : 200 years of Sterling Pound VS French Franc et 200 years of French Franc vs Swiss Franc )

 

And the evolution of the USD against CHF on a 200 years period and the gold price in CHF on the same long time frame

After reading this article, only a Central Banker can tell you that paper money is what you must hold.

I am hearing about purchasing power for ages (especially on French TV)  !

Happy paper investing

PS: here are all my english articles https://www.crottaz-finance.ch/blog/category/english/

PS 2: Thanks to the my friend who contributed to help me in writing this article

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Malgré des swings d’enfer, l’or a gardé sa valeur

Avant de parler des monnaies, passons en revue quelques dates importantes :

-1850, remplacement des monnaies cantonales par le franc suisse (https://fr.wikipedia.org/wiki/Franc_suisse)

-1907, création de la Banque Nationale Suisse (BNS).

-1926, fin de l’union monétaire latine, seul le franc suisse a cours légal en Suisse.

-1931, abandon du bimétallisme, le franc est défini uniquement par rapport à l’or (https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89talon-or)

-1936, dévaluation de 30% du franc suisse par rapport à l’or (http://www.hls-dhs-dss.ch/textes/f/F45078.php)

-1971, suspension de la convertibilité du dollar en or.

-1973, fin du système des cours de change fixes.

Sur le graphique suivant on se rend bien compte que le pouvoir d’achat des monnaies s’étiole avec le temps.

Pourtant le CHF est mondialement considéré comme une monnaie forte !

Imaginez donc ce que d’autres monnaies affichent comme perte de pouvoir d’achat  (voir mes anciens articles : 200 ans de GBP contre CHF et 200 ans  de FRF contre CHF )

 

et aussi l’évolution cours du USD contre CHF depuis 200 ans et le cours de l’or en CHF sur la même période

Après lecture de ce billet, il n’y a qu’un banquier central qui peut vous soutenir que la monnaie papier c’est ce qu’il faut détenir.

Cela fait combien de lustres que j’entends les discours (notamment à la TV française) au sujet du pouvoir d’achat !

Happy paper investing

 

PS: merci à celui qui se reconnaîtra pour sa contribution à cet article

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Suisse: L’immobilier devrait bientôt se planter (updated)

Il y a bien longtemps que je ne me suis penché sur l’immobilier.

En Suisse, comme vous le savez, la BNS a infligé des taux négatifs sur le franc suisse pour affaiblir la monnaie.

Ce combat dure depuis bien des années et les répercutions seront probablement douloureuses.

Ces taux négatifs ont été décidés pour tout le monde sans exception.

Je pense, humblement, qu’il aurait plutôt fallu mettre des taux négatifs sur le franc suisse, mais uniquement pour les avoirs étrangers (un bon 3% par exemple) et non sur les suisses. Pourquoi ?

  1. Parce que les suisses possèdent du franc suisse et ne peuvent que le vendre (ne spéculent pas)
  2. Parce que les caisses de pensions doivent payer 0.75% d’intérêts pour placer leurs francs suisses auprès des banques (une anecdote : une caisse de pension suisse paie même 0.95% car la banque lui prend encore 0,2% de marge)
  3. Parce que comme le cash est puni, l’épargne est investie dans des actifs plus risqués dont l’immobilier, sujet de ce billet.

Revenons à nos moutons (tondus).

Ce matin à la radio – au journal- on parle de l’augmentation du taux de vacance des logements (cela fait un petit moment que je guette ces signes et je les remarque avec le nombre élevé de bâtiments construits à même les bordures d’autoroutes).

Article du jour : Le taux de logements vacants en Suisse a atteint son plus haut niveau depuis 18 ans

Voici le graphique de l’évolution du taux de vacance en Suisse depuis 1980

Avant de commenter, il faut mettre en perspective avec les taux des intérêts hypothécaires (à mon humble avis) car l’immobilier (et sa bulle suisse) ont été largement soutenus par les taux extrêmement bas. Cette anomalie de taux a artificiellement augmenté la valeur des biens.

La pointe de taux vers 7% des années 1990 – 1992 à l’éclatement de la bulle.

Si le nombre de logements à louer sur le marché augmente, cela va engendrer une pression sur les prix de loyer. On observe déjà des exemples, comme à Sierre (Valais), où pour louer un appartement, on vous offre 6 mois de loyers gratuits. Depuis la vidéo (2017), on vous paie désormais le déménagement aussi.

Très bien expliqué à la fin de la vidéo : Les caisses de pension achètent ou développent à tout va, les rendements des immeubles fondent et comme ils ne sont pas loués, c’est la spirale.

La baisse des prix de biens loués va, par ricochet, se répercuter sur les prix de vente des biens.

Au surplus, il est à noter que les suisses – personnellement – sont les plus endettés au monde notamment pour l’immobilier : https://www.variantperception.com/2018/09/09/switzerland-facing-effects-of-consumer-debt-binge/

Les prix de l’immobilier en Suisse depuis 1970 à nos jours :

Voici le taux de vacances d’un dernier document UBS paru il y a peu : Immobilier suisse_fr_1385962

Ma question des plus naïve : Que va-t-il se passer le jour où – en plus d’avoir pléthore d’offres – les taux d’intérêts montent ?

Happy Investing

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Plus de 200 ans de livre sterling contre franc suisse (mise à jour)

Voici un graphique des plus révélateurs concernant la livre sterling

La puissance de frappe de l’empire anglais s’est totalement effritée durant les deux siècles derniers. Sachant que le franc suisse lui même a perdu 90% de son pouvoir d’achat depuis l’abandon de l’étalon or en 1936, on peut raisonnablement se poser des questions au sujet de la monnaie fiduciaire et du pouvoir d’achat de la Livre Sterling

When Britain ruled the World, il fallait 25 francs suisses pour acheter une livre sterling. Aujourd’hui, moins de 1.5 !

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Il est l’or Monseignor

Qui ne connaît pas cette fameuse réplique ?

Et bien je me propose, avec l’aide d’un ami qui m’a produit ces graphiques, de vous montrer qu’à part la mort et les impôts, il existe une troisième certitude.

L’or est une monnaie (n’en déplaise à certains) et que cette monnaie écrase toutes les autres sur la durée !

Surtout quand c’est une monnaie faible (elles le sont toutes, je vais vous le démontrer)

Prenons l’exemple de la Livre Sterling £ depuis 1500 !

purchasing-power-of-the-pound-vs-gold-1500-2016

gold-price-pound-index-1500-2016

Ce n’est vraiment pas fameux comme évolution du pouvoir d’achat !

Et contre l’inflation US ?

gold-and-silver-prices-vs-us-cpi-index-1820-2016

Et en dollar constant ?

gold-and-silver-in-constant-dollar-1820-2016

Vous allez me dire, oui ce sont des monnaies faibles, la Livre était beaucoup plus haute, idem le dollar.

Alors voici l’exemple contre la monnaie la plus forte du monde le Franc Suisse

valeur-du-franc-suisse-par-rapport-a-lor-1900-2016

Happy Investing

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Les billets sont garantis par de l’or, mon œil (mise à jour 2016)

Le 15 mai 2015, je vous avais rédigé une mise à jour sur cette fameuse couverture or des billets.

Il est grand temps de faire une mise à jour suite à tous les développements 2015 dont l’abandon du taux plancher et ceux de 2016 dont le fameux BREXIT.

Je vais vous montrer la couverture or de nos billets de banques en vous produisant tout simplement les chiffres et tableaux de la BNS (Banque Nationale Suisse).

Tout d’abord le montant en or de la BNS (toutes les données se trouvent sur le site des données de la BNS: https://data.snb.ch/fr)

or bns fin juin 2016

Soit près de 1040 tonnes d’or qui représentent 43,064  milliards de CHF fin mars 2016 (contre 38 milliards fin mars 2015, le médias et la BNS ne le criant pas cette hausse de 5 milliards sur les toits)

Quelle est la quantité de billets en circulation ?

billets en circulation BNS juin 2016

En croissance ininterrompue

billets en circulation BNS juin 2016

Petite parenthèse, la BNS met l’accroissement du nombre de billets sur le compte du renchérissement, comprenez par-là l’inflation. La Suisse est en déflation et le nombre de billets augmente, mettons cela sur les taux plutôt, donc à cause de la BNS elle-même.

Si je sais bien lire 71.810 milliards en billets et 3.068 milliards en pièces pour 43 milliards d’or, soit une couverture en or de 57.51% des billets en circulation (pas de grands changements par rapport à mon article de 2015)

Mais le propos ne s’arrête pas là car il faut tenir compte des autres « billets » qui physiquement pourraient être réclamés. Les comptes à vue (crédit etc.) et des comptes épargnes qui ne figurent pas dans le tableau précédent.

Voici donc le total de ce qui est appelé masse monétaire M3….. et sa merveilleuse évolution

agg monetaire bns juin 2016

 

Si on prend l’extrême, soit 975.698 milliards (17 milliards de plus qu’en 2015) cela offre une couverture or de 4.41%……..je défaille ! (43.064 milliards en or pour une M3 de 975.698 milliards de CHF)

J’ajoute en plus que la BNS a augmenté son exposition en actions à 20 % des devises (635 milliards en devises) soit 127 milliards de CHF en actions, ce qui correspond à 14’941 CHF par habitant (pas par contribuable, je précise !)

placement de devises de la BNS categories fin juin 2016

bilan BNS juin 2016

 

On comprend pourquoi certains titres n’arrêtent pas de monter…

Zerohedge l’a bien mentionné, la BNS possède près de 1.5 milliards de USD dans Apple (entre autres)

Vous trouverez les détails ici: http://www.zerohedge.com/news/2016-08-04/mystery-buyer-revealed-swiss-national-banks-us-stock-holdings-rose-50-first-half-rec

SNB top holdings

 

C’est l’histoire d’un type qui se demande combien font 2+2.

Il demande à son médecin à l’occasion. Ce dernier répond: « Je pense connaître la réponse, mais il va falloir que je demande l’avis de mes confrères ».

Notre homme se tourne alors vers un mathématicien et lui pose la même question. Le savant lui répond 3,9 périodique.

La réponse ne le satisfait pas. En désespoir de cause, il contacte un économiste et un comptable. Combien font 2+2 ?

L’économiste: « D’après mes tables environ 4, mais je vous dirai dans quelques temps pourquoi la réponse que je vous fournis est fausse. »

Le comptable: « Dîtes moi combien vous voudriez que ça fasse ! »

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