#silversqueeze 2 : Le retour de bâton

Comme mentionné dans mon article précédent (silversqueeze) nous avons assisté à des achats massifs de silver, notamment physique.

Les primes se sont littéralement envolées, tout comme le cours du silver papier.

Comme on peut le remarquer la hause de 25 à environ 30 a tété rapide, mais la chute derrière aussi.

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Le ratio put/call annonce une probable correction sur le SP500

Comme on peut le voir sur le graphique ci-après – et ceci comme en février 2020 – les intervenants sont peu protégés en puts et plutôt “bullish”. C’est souvent une très bonne indication de ce qui pourrait se produire à court terme (une forte baisse).

En plus, l’indice de la volatilité VIX est en phase d’atterrissage et en mouvement de calme.

Happy Investing

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Les robots dirigent le trading

Et si la récente hausse des marchés n’était que le fait de programmes d’achats ? Quand j’écris programmes, je parle de programmation, de robots ou d’ordinateurs.

Lors d’un échange ce matin, mon ami Pascal a soulevé un point très intéressant. Et si les robots traders achetaient simplement parce qu’ils se trompent en analysant les données reçues ?

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Le #REPO n’est pas de tout repos

Le #REPO n’est pas de tout repos

J’ose imaginer que vous avez entendu parler du “REPO Rate” et des ses implications. Il y a quelques mois, les journaux / médias en avaient parlé

Si tel n’est pas le cas voici le point du jour.

Repo rate

Repo rate est l’abréviation de repossession rate (taux de saisie) et correspond à un taux de rachat. Le repo rate qualifie l’un des taux d’intérêt d’une banque centrale, taux auquel elle prête aux banques commerciales en quête de liquidités, ou pour maîtriser l’inflation.

Le repo rate désigne aussi le taux d’escompte pratiqué par une banque centrale, pour racheter des bons du Trésor ou des obligations d’État sur les marchés financiers.

Pour contracter la masse monétaire, le repo rate est augmenté (pour inciter les détenteurs de titres à les vendre à la banque centrale). Pour la fluidifier, ce taux est abaissé.

En résumé, c’est le tampon qu’utilise la banque centrale américaine pour fluidifier le marché des capitaux, quand les banques ne se font plus confiance entre elles pour se financer par exemple.

On a eu une belle alerte en septembre 2019, le taux s’était envolé à la hausse

Tout s’est normalisé suite à l’injection MASSIVE de liquidités dans le marché par la banque centrale américaine. On parle de plusieurs centaines de milliards de dollars.

et la FED continue ses injections (70 milliards mercredi de la semaine passée : https://www.wsj.com/articles/fed-pumps-70-1-billion-in-one-day-liquidity-into-financial-markets-11575474993?shareToken=sta1b200b885044061a981d59da8498c33

Mais il ne semble qu’injecter ne soit que de la rustine. https://www.marketwatch.com/story/the-repo-market-is-broken-and-fed-injections-are-not-a-lasting-solution-market-pros-warn-2019-12-04

Soudainement, la BIS (Banque des Règlements Internationaux, BRI) alerte :

Pour elle, c’est la faute des hedge funds……

En conclusion, ça sent le roussi, car si la BRI commence à se plaindre des hedge funds, c’est que le contrôle semble perdu.

Une anecdote est venue à mes oreilles ces derniers jours : Certaines banques (en Suisse…) viennent de demander à leurs clients de rembourser – pour le 31 décembre 2019 – les crédits accordés alors que la garantie des avoirs des clients semblent largement suffisants. Un exemple, un crédit de ne représentant que 10% des avoirs du client ! Il semble donc que les banques sentent que le marché des liquidités va leur être difficilement accessible, voire interdit !

Affaire à suivre…

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Canada : Ventes à découvert, la fronde s’organise

Canada : Ventes à découvert, la fronde s’organise

Depuis des années le secteur minier voit le cours des actions d’exploration et de développement se faire plomber régulièrement alors que le cours du sous jacent (l’or) monte. Cette chute entraine inexorablement les titres vers leurs plus bas alors que les ressources s’améliorent. Ce phénomène (et je m’en doutais fortement) semble être expliqué par les algorithmes qui vendent à découvert les actions des sociétés.

Hier, je suis tombé sur un article des plus intéressants qui montre que désormais le secteur veut que les régulateurs remettent en place les règles qui avaient cours en 2012 : https://www.newsfilecorp.com/release/49806/Junior-Mining-Sector-Responds-to-Predatory-Short-Selling-Launches-Save-Canadian-Mining

Voici une traduction internet du site : https://savecanadianmining.com

En 2012, l’OCRCVM et les ACVM ont supprimé une règle de négociation connue sous le nom de «test de tick», qui limitait la vente à découvert à la neutralité ou la vente à des variations de prix positives au moment de la vente. Ces modifications ont été appliquées non seulement au lieu principal d’inscription à la cote de la Bourse de croissance TSX, mais également à toutes les plates-formes de négociation canadiennes, il y en a 14 aujourd’hui, ce qui réduit la capacité de la Bourse de croissance TSX d’effectuer tout changement. Depuis la suppression du test de tick, les marchés canadiens ont évolué et il existe maintenant une dynamique dans laquelle les activités de vente à découvert, de trading à haute fréquence et d’algorithmes exploitent l’absence de test de tick, au détriment des marchés émergents du Canada. Nous demandons aux ACVM et à l’OCRCVM d’évaluer la possibilité de réinstaurer le test des tiques. Save Canadian Mining est un mouvement visant à ramener les règles du marché à la norme juste et transparente qui a permis d’assurer la prospérité pendant plus de 142 ans. Ensemble, nous pouvons sauver le secteur minier canadien.

Dans le conseil d’administration, siègent Terry le CEO de Chilean Metals et le très connu Eric Sprott : https://en.wikipedia.org/wiki/Eric_Sprott

Il semble que ce groupe a très prochainement rendez-vous avec les régulateurs et si ces derniers font correctement leur travail, il verra que leur décision en 2012 n’a pas aidé le secteur minier.

En conclusion, un “short squeeze” pourrait apparaître sur le marché des minières canadiennes

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L’or est manipulé et ce n’est pas moi qui le dis

Je vous le dis/écris depuis longtemps. les mouvements sont très étranges sur le métal précieux et j’ai avancé plusieurs fois les arguments (volumes sur les futures, quelques banques seulement qui possèdent des années de productions en dérivés etc.etc.)

On m’a souvent dit que je voyais trop de complots.

Hé bien la belle affaire ! Les banques tentent par tous les moyens de dominer les prix / cours des instruments financiers qu’elle négocient.

Les banques ont ramassé des milliards de dollars d’amendes (Libor, Shibor, Subprime, etc) suite à des manipulations et je ne suis donc pas du tout étonné de lire dans la presse sérieuse des articles parlant de manipulations, notamment:

bild_p_koenig_2

 

Elke Koenig dit que la manipulation des métaux est probablement pire que celle du LIBOR

http://www.bloomberg.com/news/2014-01-16/metals-currency-rigging-worse-than-libor-bafin-s-koenig-says.html

Je pense que si tous les “guignols2 qui sont shorts devaient tourner leurs vestes, le rallye sur l’or pourrait devenir un spike à la hausse.

On a vu ce qui peut arriver quand les “shorts sont squeezés”, pour mémoire Volkswagen:

http://blog.crottaz-finance.ch/?p=277

perfectshortsqueeze

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La BNS devra – un jour – se séparer de toutes les monnaies étrangères

La Question c’est quand et surtout …comment ??

Entrer dans une guerre des devises, c’est un jeu dangereux, surtout s’il on a affaire ou à faire à de gros poissons (certainement plus gros que soi).

Entrer dans une guerre monétaire avec les USA, le Japon qui sont des pays qui ont – durant des décennies – pratiqué ce jeu est un combat qui relève de la gageure.

Lier son destin à une zone euro qui tente aussi de faire de même semble suicidaire, surtout en finançant des déficits !

L’Euro va ainsi décider pour le franc suisse.

Un jour, si la BNS ne veut plus jouer ce jeu, alors il va falloir qu’elle se sorte du pétrin dans lequel elle s’est, elle-même, plongé.

Oui je suis un peu (un tout petit peu) d’accord que sans intervention sur le taux de change, l’économie suisse aurait plongé (quoique ce n’est que supposition puisque cela n’a pas eu lieu et que le taux de chômage est au plus bas depuis 10 ans), mais on aurait pu agir sur d’autre levier (comme les taux négatifs par exemple)

Aujourd’hui la BNS est remplie – à ne plus savoir qu’en faire – de devises étrangères, surtout d’euros. (source zero hedge. J’avais dressé le même constat ici: Les bilans des banques centrales en % du PIB et JP Chevallier à fin décembre: http://chevallier.biz/2013/01/bns-bilan-fin-decembre/)

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Je vous ai déjà indiqué que posséder des euros est un moyen de pression, mais c’est aussi une pression.

D’un côté la BNS tient un peu le couteau par le manche vis à vis de la zone euro (en cas de vente massive des euros), mais la zone euro tient aussi la Suisse par la barbichette, leurs destins se lient de plus en plus.

En cas de vente agressive d’euros détenus par la BNS, la zone euro va voir l’euro chuter (intéressant pour les exportations) mais la BNS va certainement essuyer une grosse perte, comme il arrive certains hedge funds peuvent perdre des milliards avec l’effet levier FX (l’effet kiss cool): One Of The Biggest ‘Hedge Funds’ In The World Is Getting Destroyed By The Yen ( la BNS est mentionnée en fin d’article)

La Suisse et l’Angleterre sont donc aussi entrés dans une guerre des devises : Switzerland and Britain are now at currency war

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source: WSJ

Je continue de soutenir que cette guerre des devises entraîne la BNS sur une mauvaise pente.

 

 

 

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