Vaccin trouvé ! Le monde est sauvé !

Ce jour les marchés sont à la fête, le vilain Covid19 va trépasser grace au vaccin de la multinationale Pfizer.

Juste après cette annonce – qui fait littéralement bondir les indices – le Dr Fauci s’empresse de dire que Moderna va aussi avoir son vaccin (normal Fauci est actionnaire de Moderna).

Et les matières premières défensives chutent fortement. L’or et l’argent sont tabassés.

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Les titres de valeurs n’ont jamais été si bas…(#growth vs #value)

Les titres de croissance (growth) qui offrent des P/E élevé et des rendements faibles – voire inexistants – sont toujours au firmament alors que les titres de valeurs (value) sont au plus bas !

En divisant l’indice MSCI des titres de valeurs par le MSCI des titres dits de croissance, on constate que c’est effectivement le cas.

Par rapport au SP500 c’est aussi remarquable de dé-corrélation.

Historiquement, quand les titres “values” sont au plus bas contre ceux de croissance, on arrive dans un très haut de marché !

En conclusion et au risque de me tromper, je privilégie les titres avec de la VALEUR au détriment de ceux affichant de la CROISSANCE.

Happy Investing

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La BNS a encore acheté des actions américaines dans la baisse.

Quelle découverte ! Je ne suis pas le seul depuis des années à me demander si la BNS agit de manière juste (le futur du franc suisse en dépend). Je vous avait prédit l’abandon du taux plancher intenable lorsqu’il a été mis en place. Il a fallu attendre 3 ans et demi pour qu’il cède sous les coups de boutoir du marché. Ah ce sacré marché qui a toujours raison !

Le site Zerohedge a remarqué que la BNS avait une exposition stable aux actions américaines alors que les bourses chutaient. ZH a donc creusé un peu et démontré que la BNS avait fait des emplettes dans la baisse (il paraît assez logique et simple de se rendre compte que si le marché chute et que l’exposition action est identique après la baisse, c’est que la BNS a acheté des actions).

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Les robots dirigent le trading

Et si la récente hausse des marchés n’était que le fait de programmes d’achats ? Quand j’écris programmes, je parle de programmation, de robots ou d’ordinateurs.

Lors d’un échange ce matin, mon ami Pascal a soulevé un point très intéressant. Et si les robots traders achetaient simplement parce qu’ils se trompent en analysant les données reçues ?

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PIB et évolution(s) des marchés

Comme vous l’avez certainement lu, les PIBs des pays sont en fortes contractions au premier trimestre 2020 (janvier- mars). Les mois d’avril, mai ne figurent pas (encore) dans ces statistiques.

Le PIB de la France

Celui de l’Espagne

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Interview de Felix Zulauf

Interview de Felix Zulauf

Voici ci-après la traduction de l’interview de Felix Zulauf dans la NZZ de vendredi (original en allemand : https://themarket.ch/interview/felix-zulauf-wir-haben-die-groessten-exzesse-in-generationen-geschaffen-ld.1792)

INTERVIEW

Felix Zulauf: “Nous avons créé les plus grands excès de générations”

L’investisseur et observateur du marché, Felix W. Zulauf, critique le fait que les banques centrales ont mené une politique monétaire beaucoup trop souple au cours de l’expansion et ont donc favorisé une dette excessive.Mark Dittli04/02/2020, 14h15ÉcoutezN’oubliez pasImpressionPartagez

Lorsque les choses deviennent turbulentes sur les marchés financiers, l’expérience est requise. Felix Zulauf a connu de nombreuses phases de boom et d’accident au cours de ses presque cinquante ans de carrière.

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Le CDAX et le SMI ont perdu 20 ans

Le CDAX et le SMI ont perdu 20 ans

Comme à mon (humble) habitude, j’aime regarder les évolutions sur de longues périodes. Les graphiques à long terme sont souvent révélateurs.

Voici le SMI et le CDAX sur de longues périodes. On se retrouve au même niveau que 1999.

Je ne connais pas encore les dégâts sur les caisses de pensions, ni sur notre Banque Nationale Suisse, je m’y attèlerai dès avril.

Certains vont me dire que je ne tiens pas compte des dividendes. Pour mémoire il y a des frottements tels que les frais, les impôts etc. (et l’inflation)

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Ohé Ohé capitaine abandonné !

Ohé Ohé capitaine abandonné  !

Mon dernier billet annonçait la poursuite de la baisse des marchés : Il y a encore beaucoup de place pour la baisse des marchés

Désormais c’est la Berezina.

Je pourrais prendre tous les indices, mais j’en ai choisi un : Le DAX

Mais juste entre nous….il y’a en encore de la place pour la baisse

Comme souvent, j’ai été trop en avance sur ce qui se déroule et mes visions (basées sur le fondamental) ont tiré la sonnette d’alarme sur les marchés depuis longtemps déjà. Je me suis rendu compte en janvier que les signaux étaient tous au rouge et que la correction arrivait. Non pas uniquement due à un virus, mais aux valorisations, à la dette et aux achats sur marges d’actions américaines.

Dernièrement, les personnes que j’ai croisées m’ont tenu des théories qui m’ont alerté. Ma gentillesse habituelle (et rien ne sert de vouloir convaincre des croyants endoctrinés à la drogue monétaire) m’a fait me mettre en retrait de ces grands théoriciens qui ne veulent et ne peuvent voir que la hausse.

Voici quelques exemples qui m’ont alerté:

  • Une vidéo/ interview internet du 14 janvier : “Les pessimistes vont encore se faire laminer en 2020” (je vous laisse la chercher)
  • Un email reçu le 20 janvier : Les marchés vont monter à l’infini, les banques centrales ont tous les pouvoirs…
  • Une rencontre dans la rue fin janvier : Ce coronavirus c’est juste une grippette, les marchés ne baisseront jamais (normal du point de vue de mon interlocuteur qui est dans la finance depuis maximum 7-8 ans et qui n’a jamais vu de krach ( je peux en citer quelques uns – liste non exhaustive – 1987, 1998, 2000, 2008 etc..))
  • Un reportage du TJ suisse sur les milliers d’ouvertures de comptes chez un courtier en ligne et une dame qui n’y connaît rien et qui a suivi un cours pour faire des investissements….J’ai juste passé des années à en suivre (je ne suis pas le meilleur loin de là et suis peut-être dans la finance depuis très (trop) longtemps).

Un article du 25 février (qu’on peut retrouver sur internet je vous fais grâce de l’entier, mais un passage m’a interpelé), je cite:

” Alors autant vous dire que ce matin ce n’est que du bonheur à lire la presse. Rien qu’avec tous ces abrutis qui font des comparaisons avec « les autres fois où le Dow Jones a perdu 1’000 points » et que ce n’est QUE la seconde fois dans l’histoire que le Dow Jones perd 1’000 points et c’est donc forcément HORRIBLE. Ce que ces imbéciles oublient de préciser c’est que PLUS LE DOW JONES MONTE, PLUS LE NOMBRE DE POINTS DEVIENT INSIGNIFIANT PROPORTIONNELLMENT PARLANT !!! – espèce de débiles – le jour où le Dow Jones sera à 100’000 points – parce que ça arrivera, faites-moi confiance – 1’000 points ça sera 1% – ils ne vont donc pas nous faire une théorie sur la fin du monde à chaque fois !!!”

“Imbéciles, débiles..” jamais je ne pourrais écrire cela, j’ai bien trop de respecte et d’humilité par rapport au marché.. J’ajoute gentiment que si le DOW passe à 10’000, hé bien 1’000 points ce sera 10%. Il est possible que le dow monte à 100’000, mais il faudrait tenir compte de l’inflation et de la monnaie pour connaître sa hausse réelle à la fin. Le Venezuela est au plus haut en bolivar…. J’ajoute que les achats des actions américaines sont faits sur MARGE !

En conclusion de ce qui précède, tous les ingrédients étaient en place pour une immense déwagonnée (la purge magistrale ?). La question à laquelle je n’ai pas la réponse est : “quand est-ce que cela va se terminer”. Certains ont essayé d’acheter il y a une semaine en pensant faire une bonne affaire : “Never try to catch a falling knife”. Je pense qu’il faut attendre de voir comment cela se déroule dans les prochains temps et attendre de trouver un fond.

J’avais écrit un article en 2015 : Le krach de 1929 a laissé des traces durant des décennies avec quelques graphiques dont celui-ci :

Ceux qui étaient investi juste avant le krach ont mis jusqu’en 1958 pour se refaire (en termes réels en tenant compte de l’inflation). Ce que je peux vous dire c’est qu’au plus bas en 1932, on trouvait des titres avec des P/E de 2-3 et personne n’en voulait. Ce genre de correction offre de magnifiques opportunités.

Le seul actif qui pour l’instant tient c’est l’or, car même les mines (qui sont des actions et dont j’ai écrit qu’elle pouvaient subir des ventes à cause des margin calls) subissent une pression vendeuse. Je continue de penser que quand ce sera un peu plus calme, les titres avec de la valeur reviendront à des cotations raisonnables en premier. Aujourd’hui tout est déraisonnable. Je n’exclu pas une intervention énorme des banques centrales, des baisses de taux directeur etc. La BNS doit être dans une sacrée panade actuellement.

Il est urgent d’attendre, mais soyez prêt à faire quelques achats prochainement, notamment sur des titres avec de la valeur (actifs), mais surtout prenez soin de vous et des vôtres.

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Un super investissement

Comme je vous l’ai déjà évoqué, la BNS est assez mal prise entre 1) essayer d’affaiblir le franc suisse et 2) son bilan démesuré.

Je vous propose un excellent investissement sûr et réputé sans risque : Acheter des obligations de la Confédération Suisse à 50 ans (pour vos très très vieux jours)

Ainsi pour votre généreuse contribution au financement de la Suisse, vous allez être récompensé par un magnifique, que dis-je, merveilleux rendement de – 0,38% annuel (oui moins zéro virgule trente-huit pour-cent)! Cela signifie tout simplement que les “investisseurs” sont d’accord de perdre pour mettre leur argent à l’abri (ou comme les caisse de pension sont, pour des raisons légales, obligées de le faire).

Toutes les échéances de la confédération sont à taux négatifs désormais

courbe des taux en CHF

La BNS a par ailleurs encore été active sur le marché des devises

3.77 milliards de plus pour la BNS la semaine dernière et 9.8 milliards depuis 4 semaines

Ces taux négatifs ont envahi le monde entier. Les prix des quelques obligations encore en territoire positif se sont littéralement envolés (on dirait une bulle !)

Cours de l’obligations 100 ans Autriche

La quantité d’obligations en territoire négatif est au plus haut historique.

On constate aussi que: Plus les taux sont négatifs, plus l’or monte. Pour mémoire, les banquiers ont toujours dit aux clients de vendre leur or, car ce dernier ne rapportait pas d’intérêt. Aujourd’hui situation inverse. Par contre, les banquiers ne recommandent pas encore d’acheter de l’or. Ils préfèrent recommander des actions (à cause des dividendes entre autres, mais aussi pour garder les clients et des mouvements sur les comptes)….vous voyez où je veux en venir. tout cela ne peut que mal finir.

Les taux négatifs ont aussi un impact sur les cours des banques, car ces dernières souffrent beaucoup des taux bas. L’évolution de l’indice des banques est affreux, nous sommes au plus bas.

En conclusion, et pour revenir, au super investissement… Cet investissement n’est profitable qu’à la BNS elle-même. Je vous invite et encourage grandement à lire l’article de Liliane Held-Khawam concernant la ponction des avoirs bancaires par la BNS :
https://lilianeheldkhawam.com/2019/08/19/la-bns-ponctionne-les-avoirs-bancaires-et-garde-largent-finews-com/

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Résultats 2018 de la BNS, les comptes d’apothicaire

La BNS a publié hier une estimation son résultat annuel 2018 et a annoncé une probable perte de 15 milliards de CHF.

voici l’article : https://www.20min.ch/ro/economie/news/story/Quinze-milliards-de-pertes-pour-la-BNS-31864819

Ce qui me marque, c’est le phrasé (formulation) dans l’article, car il est mentionné :

” Le stock d’or de la BNS, qui représente environ 5% du bilan de la banque centrale, a pour sa part accusé une moins-value de 300 millions de francs, ressort-il du communiqué diffusé mercredi par la banque centrale dans sa traditionnelle première estimation de résultat annuel. Quant aux positions en francs, elles ont dégagé un bénéfice de 2 milliards, à la faveur notamment des taux d’intérêts négatifs appliqués aux avoirs à vue des banques commerciales auprès de l’institut d’émission.”

Je me permets de faire quelques petits calculs:

  • 2 milliards de profit grâce à des taux d’intérêts négatifs (rappel : on paie pour mettre son argent à la BNS (en sécurité paraît-il) et ceci impact aussi les caisses de pensions, donc nos retraites….
  • La perte attendue est de 15 milliards, mais il y a ces fameux 2 milliards de profit. On peut donc légitimement en déduire que la BNS a perdu environ 17 milliards sur les positions en devises, actions et or (0,3 milliard pour l’or)
  • Les 0,3 milliard de “perte non réalisée” sur l’or, ne représente que 1.75% du total des pertes (17 milliards) pour une exposition de 5% du bilan.
  • La perte totale de 15 milliards sur le bilan de 800 milliards donne une “performance” négative (méformance) de -1,875%, dont l’or est responsable de 0,0375%, le CHF (taux négatifs) responsable de +0,25% et le reste (devises, actions, obligations = -16,7 milliards) pour -2,087%

A trop vouloir décrédibiliser la position or, cela devient assez ridicule.

Voici quelques graphiques intéressants tirés de zerohedge

La taille de la position en actions

Les positions détaillées en actions US

Les bénéfices / pertes historiques (depuis que le bilan a augmenté on remarque bien évidemment de plus grandes fluctuations (en milliards))

et l’évolution du cours de l’action de la BNS

 

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Gestion passive ! Gestion soumise ?

Depuis des lustres, les caisses de pension, les portfolios managers ne jurent que par la gestion passive.

L’idée (noble) est – qu’à la fin – les risques pris en se détachant des indices par une gestion active n’apportent pas le supplément de rendement escompté (appelé alpha).

En conséquence, on a assisté à des mouvements de capitaux ENORMES de la gestion active vers la gestion indicielle passive.

 

On économise aussi des frais de gestion et du personnel…sauf qu’à force de vouloir minimiser le risque on en prend de plus en plus. Pourquoi ?

Parce que même si vous détenez le plus beau des titres avec la meilleure gestion, le plus beau management, mais qu’il fait partie d’un indice, si la correction s’enclenche et que les “investisseurs” allègent les positions, ils vendront les indices !

Et par ricochet ou effet domino, tous les titres de l’indices (bon ou mauvais, bas ou haut).

Je pense donc qu’aujourd’hui, il faut fuir les indices et les modes et investir hors marchés standards.

 

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Le SMI dans tous ses états

Le SMI existe depuis 1980 : https://fr.wikipedia.org/wiki/Swiss_Market_Index

Voici plusieurs graphiques sur le long terme sur l’indice phare suisse.

L’inflation (IPC) et le cours de l’or permettent de mettre tout cela en perspective.

Le premier graphique est le celui long du SMI en terme nominal.

Le second est l’Inflation (IPC Indice des prix à la consommation : https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home/statistiques/prix/indice-prix-consommation.html

Le 3ème graphique représente le prix réel du SMI (SMI divisé par l’inflation). On peut ainsi remarquer la grande différence entre les graphiques nominaux (le cours qu’on observe) et le cours réel (moins l’inflation).

Le 4ème graphique est un zoom sur les 40 dernières années environ en termes nominaux.

Pas beaucoup d’évolution depuis 20 ans pour le SMI.

Le 5ème graphique représente le prix de l’or en Francs Suisses

et le 6ème et dernier représente le ratio SMI divisé par le cours de l’or.

Quand le ratio monte, les titres surperforment l’or.

On peut observer qu’il y a des cycles longs durant lesquels les titres (l’indice) fait mieux et d’autres où les titres performent faiblement contre l’or.

Le sommet du ratio est à la fin des années 90. depuis, l’or a largement battu l’indice SMI

NB : Pour les données antérieure au SMI, l’indice Credit Suisse General Index a été utilisé.

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