9 réflexions au sujet de « Brésil: La recette du miracle »

  • 23 janvier 2012 à 17 h 40 min
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    c’est comme les années 90 les tigres asiatiques indonesie, thaïlande et companie.:)

  • 23 janvier 2012 à 18 h 03 min
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    Apparemment ils suivent le même chemin que les “occidentaux”.
    Ils finiront, aussi, par des problèmes de dette.

  • 23 janvier 2012 à 19 h 17 min
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    Je ne crois pas au Brésil comme pays “émergent”. Tout est basé sur le crédit, donc sur les dettes, et les disparités sociales sont trop grandes. Graves problèmes sociaux à venir… Les chinois n’achètent que lorsqu’ils peuvent payer cash…

  • 24 janvier 2012 à 12 h 33 min
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    Voilà 10 ans que j’ habite au nord-est du brésil, je ne peux que constater que les prix de la nourriture de base explosent. Le salaire minimum augmente OK = surcharge pour les employeurs ( le chômage se dessine à l’horizon). Pour les cartes de crédit on vous les proposent sur la rue et ce n’ est pas rare de rencontrer dans les magasins des gens avec une douzaine de cartes.Pour l’ habitation je suis certain qu’ un jour la bulle de l’immobilier va exploser. Je ne crois pas que le brésil va si bien comme les politiciens désirent faire croire. Regardez l’ éducation et la santé publique, des millons de reais s’envolent on ne sais pas où.. … ce ne sera pas difficile de lire entre les lignes.

  • 24 janvier 2012 à 16 h 17 min
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    Vu avec une mentalité européenne, le Brésil peut paraître peu rassurant. Mais pendant que ce grand pays vit sa vie (qui ne peut se comparer à aucun autre), que se passe-t-il dans les pays dits développés ? Les Américains attendent que “the shit hit the fan” (les camps de la FEMA sont prêts à recevoir leurs pensionnaires), l´Europe se disloque lentement mais sûrement (voyez les services sociaux en Grèce, ce n´est que le début), le Japon exporte sa radioactivité jusqu´au Canada… Tout compte fait, le Brésil n´est pas moins bien loti que tout autre – et surtout, la qualité de la vie de ses habitants ne se mesure pas en chiffres !

  • 24 janvier 2012 à 16 h 54 min
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    La qualité de vie au brésil se mesure en chiffre – par exemple le nombre de décès par mort violente / année dans les grandes métropoles brésiliennes

    le déboisement de la foret amazonienne, ça se mesure aussi

    le brésil ne pourra fonctionner que tant qu’il pourra se permettre de tirer un max sur les ressources naturelles pour les exporter aux vrais pays locomotives sources de talents, comme la Chine (surtout) et l’Inde.

  • 26 janvier 2012 à 22 h 52 min
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    Wei, c’est juste, le déboisement se mesure, par contre le reboisement n’a aucun sens et ne se mesure pas de la même manière par une surface en m2, car la forêt créée par les hommes est stérile et ne joue plus le même rôle que la forêt vierge.

    Selon une étude publiée dans la revue Science, 42% de la forêt Amazonienne pourrait avoir quasiment disparu d’ici 2020. Or, on estime qu’il est vital qu’au moins 60% de l’Amazonie reste intacte si l’on veut espérer que son propre système climatique et hydrologique perdure. Au dessous de ce seuil, ce qu’il restera de la forêt se desséchera et mourra. Les chercheurs avertissent qu’en l’absence de mesures immédiates, en ce qui concerne la survie de la forêt Amazonienne, le point non-retour pourrait être dépassé dans 10 ans.

    La demande concernant tous les produits en provenance des forêts primaires doit être réduite.

    L’énergie renouvelable peut remplacer le pétrole, le gaz et l’hydroélectricité. Les cultures commerciales et les élevages de viande bovine peuvent devenir une exploitation écologiquement responsable ne poussant pas à la destruction des forêts. Une expansion de forêts secondaires plantés d’espèces indigènes dans des zones socialement appropriées est également possible, mais ne remplacera jamais la forêt primaire.

    Alors permettez-moi de douter quand vous proposez “le brésil ne pourra fonctionner que tant qu’il pourra se permettre de tirer un max sur les ressources naturelles pour les exporter aux vrais pays locomotives sources de talents, comme la Chine (surtout) et l’Inde.” Vous ne faites que continuer dans le raisonnement erroné de nos économistes et industriels qui croient à la croissance infinie. On ne tire pas un max des ressources naturelles, on utilise que ce qui est utile. Cela implique non plus une globalisation des marchés mais une localisation des marchés. Cela implique inévitablement des mesures protectionnistes. Et si vous croyez que la Chine et l’Inde sont des locomotives, vous vous trompez aussi: Certes pour les produits sous-évalués avec une main-d’oeuvre d’esclaves. En Chine l’Etat cache les révoltes sociales, en Inde, le gouvernement ne contrôle plus toute la partie est du territoire à cause des différents guerres cachées à l’opinion publique. Les multinationales sont une plaie pour le monde et l’économie.

    Il n’y a pas que le Brésil qui soit touché. Cela concerne aussi l’Equateur, la Colombie et le Venezuela par les extractions d’or, de pétrole et de gaz… 😉

    Le bois ne sert en fait que pour des meubles exotiques, bois de chauffage, matériaux comme le contre-plaqués et la fabrication de papier (glacé, photo, imprimantes …).

    La déforestation représente également la disparition de nombreuses plantes et aliments essentiels. Depuis toujours les plantes sylvicoles nous ont apporté nourriture et nous ont grandement aidé dans la recherche médicale dont nous nous servons aujourd’hui. En plus 70% des plantes qui sont utiles au traitement pour le cancer par le National Cancer Institute se trouvent uniquement dans les forêts humides. On utilise aussi les plantes des forêts humides pour soigner les maladies cardiaques, l’arthrite et la contraception à l’aide de médicaments. Mais aussi certains aliments comme des fruits (citron, banane), des légumes (haricots, okra), des noix (cajou, cacahuète), des condiments (vanille, sucre), des boissons (café, thé), des huiles (palme, noix de coco) et d’autres aliments comme les céréales sont originaires des forêts tropicales. Pour finir sachant que nous connaissons moins de 1% des espèces vivantes, leur perte est aussi la nôtre. Et qui dit déforestation dit aussi désertification et disparition d’eau douce…

    Sur 9 millions d’autochtones peuplant l’Amazonie brésilienne en 1500, il en reste aujourd’hui moins de 350’000. Au cours du XXe siècle, 90 tribus ont été éliminés. La condition des peuples au Brésil est très parlante. Ils ont été dépossédés de la quasi-totalité de leur forêt, en grande partie par des industriels des papeteries surtout. Cette dépossession, pour les peuples, est vécue non seulement comme une agression contre leurs modes de vie, mais aussi comme une insulte à leurs religions selon lesquelles la terre est à l’origine de la vie. Ces peuples survivent aujourd’hui sur des minuscules parcelles de terre insuffisantes pour les faire vivre de leur chasse et de leur pêche. Ils ont envahis les élevages et les plantations qui emploient un grand nombre d’entre eux comme main-d’oeuvre bon marché. Beaucoup de ces gens deviennent dépressifs, en 14 ans, 320 indiens se sont suicidés, les tribus brésiliennes ont considérablement souffert de l’invasion de leur forêt par des chercheurs d’or, qui ont dévasté leurs villages, les ont exposés à des maladies immunitaires contres lesquelles ils n’étaient pas immunisés, ou même assassinés.

    En principe le territoire est protégé par la loi, mais il est très difficile de contrôler les bûcherons, les chercheurs d’or et les fermiers blancs qui ne respectent pas la loi.

    Mais pour nous en Occident lorsqu’on fait nos courses dans les supermarchés on achète tout ce qui hors saison sans aucun état d’âme. Nous sommes de grands responsables de cette déforestation.

  • 29 janvier 2012 à 8 h 57 min
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    Merci pour ce commentaire très intéressant. En revanche pour le cancer, dire que les ‘remèdes’ se cachent dans les forêts humides me parait un peu tiré par les cheveux. Surtout sachant la très forte responsabilité environnementale du cancer, c’est un peu le poisson qui se mort la queue (on dit cela en France, right ?)

    Je ne crois pas à la croissance infinie mais je crois très largement au cynisme des autorités d’un pays comme la Chine, qui en même temps qu’il propose des mesures pour sauvegarder son propre patrimoine écologique et pousse au maximum la génération d’une industrie ” verte’ (dont certains composants comme les terres rares sont certes extrêmement polluants), et qui au contraire n’hésite pas à importer un maximum de ressources naturelles provenant de pays à législation peu complète concernant la gestion des polluants pour les industries extrêmement polluantes comme celles du bois/papier, extract minière, pétrole du venezuela, etc.

    Merci pour vos détails sur l’état de la foret amazonienne. Il semble donc que nous allons tout droit vers la catastrophe.

    En revanche votre dernier commentaire devient de plus en plus hors jeu vu la prise de conscience progressive des populations en europe concernant ces phénomènes et la désaffection croissante pour les supermarchés.

    Il semblerait qu’il ne reste plus beaucoup d’endroits où l’on peut vivre sans se faire empoisonner sur cette terre. la suisse, singapour, nouvelle zélande peut être…

  • 29 janvier 2012 à 16 h 21 min
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    Non Wei, je ne dis pas que “pour le cancer les remèdes se cachent dans les forêts humides”, je dis que l’arsenal thérapeutique oncologique est à 70% tiré des plantes connues et inconnues des forêts humides. C’est bien différent!

    Il existe un nombre important de végétaux dans l’arsenal thérapeutique anti-cancéreux, certains ayant des propriétés préventives ou/et antimitotiques dûment éprouvées, d’autres – les plus nombreux – encore en cours d’expérimentation clinique sont porteurs d’espoir. Cette expérimentation est longue et l’isolement du principe actif demande de faire le tri sur de vraies cobayes cancéreux et il est souvent difficile de savoir si ces cobayes/malades ont des symptômes qui découlent du traitement ou de la maladie en progression. Idem pour la mort…

    Mais je suis d’accord avec vous sur l’importance de bien se nourir, d’avoir un environnement non pollué et une philosophie comportementale précise, ce qui est impossible même en Suisse! A Singapour, la population est très loin d’être si privilégiée. Quant à la Nouvelle-Zélande elle n’est pas mieux lotie que le reste de la planète avec, par exemple, une forte incidence du cancer de la peau supérieure à la Suisse ou l’Australie, alors que son inncidence pour le cancer du sein, elle, elle diminue à cause de l’hormonothérapie de substitution. Donc à chaque pays ses spécificités.

    Je ne pense pas que le cynisme des autorités chinoises ait quelque chose à envier à celui des Etats-Unis ou de la Russie ou de l’Inde ou d’un autre pays. Dans ce domaine il n’y a pas de bons élèves!

    Par contre, la Chine risque fort de nous surprendre tous, Etats-Unis en premiers, sur la prise de conscience d’une autre économie avec une croissance continuelle pour autant que le modèle de la consommation se tourne vers des produits recyclés qui finissent comme nutriments pour l’enrichissement de la géosphère et de la biosphère. C’est ça l’économie du futur, pas celle prônée actuellement où l’homme est l’unique espèce au monde qui produise des déchets non recyclables. Tout le reste des espèces vivantes produisent des déchets totalement recyclables et nourrisent la terre qui les nourrit. Autre exemple la firme “Nike” qui s’est mise à réfléchir après ses déboires médiatiques sur les délocalisations: enfin elle adhère au principe de produire des chaussures recyclables et la diminution programmée des eaux d’usines … justement en laissant faire la nature par la création de marais et de toits qui filtrent l’eau et la dépolluent tout en diminuant l’énergie consommée par les usines. Ford l’a aussi compris enr réhabilitant totalement ses sites de construction à Détroit. Et le prie, c’est rentable!! Donc le changement est en route et il faut arrêter de dire ou de penser qu’un comportement ECO-logique n’est pas rentable pour l’ECO-nomie; certes, les investisseurs ne peuvent plus faire de l’argent par voie informatique à la vitesse de la lumière, ils doivent intégrer les dépenses immédiates d’investissement qui sont faibles donc vites rentabilisées et bénéficaires sur le moyen et long terme.

    La Chine expérimente plusieurs projets de villes entières construites avec matériaux compostables car elle s’est rendue compte que la moitié de ses réserves de charbon disparaîtraient simplement pour produire les briques des maisons à construire tout en polluant leur atmosphère et de façon très coûteuse…. Voilà qui est un cynisme auquel j’adhère! 🙂

    Certes, la Chine s’approprie, par location, de terres arables à l’étranger; mais elle n’est pas la seule, l’Europe, les Etats-Unis, l’Inde, l’Arabie-Saoudite – qui elle a gaspillé son eau douce des nappes phréatiques pour produire intensivement du lait, des céréales et du bétail selon la méthode des années 50 – font pareil et dépouillent le continent africain. La France a bien fait son coup en Côte-d’Ivoire et met en place la destabilisation du Sénégal, pays qui a 45% de chômeurs et mal nourrie. C’est aussi le rôle délétère des franc-maçons au sein des gouvernements de tous les pays d’Afrique francophone et anglophone. Ceux-là sont les vrais gouvernants du continent.

    Quand je vais dans les supermarchés en France comme en Suisse ou en Italie, je n’ai franchement pas vu de désengagement des gens pour la consommation irréfléchie. Je vois un seul comportement: rechercher le produit le moins cher, car la majorité des gens est pauvre et n’arrive plus à payer les charges. On ne doit pas fréquenter les mêmes commerces!! 🙂

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