Marché des actions USA des indicateurs inquiétants

Comme je vous l’ai mentionné déjà plusieurs fois, les valorisations sont élevées sur le marché US.

Ces P/E élevés sont certainement le fait d’avoir en face des taux extrêmement bas, voire négatifs.

Cet environnement biaise totalement la valeur des actifs.

Autre conséquence, les investisseurs prennent de plus en plus de risques alors que les titres continuent de monter dans un environnement de baisse des bénéfices.

Ils achètent les titres au plus haut (les technos en exemple ci-après) alors que le momentum global annonce la baisse (advance / decline line). En résumé, ils achètent les grandes capitalisations technos (FOMO = Fear Of Missing Opportunity)

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#Arte : La face cachée des énergies vertes

Sans entrer dans une polémique, j’abonde avec un des commentaires dans ce reportage. Il y a une espèce d’hystérie sur le vert écolo sans aucune réflexion.

Si quelqu’un a le malheur de remettre un tant soit peu en question ce qui est avancé par les pro énergies vertes, il se fait assez rapidement traiter de tous les noms d’oiseaux.

Un exemple quand on produit une étude démontrant que les véhicules électriques ne sont pas verts et polluent, la réponse obtenue par les fans (de Tesla par exemple) est que l’étude a été diligentée (dili-jantées) par BMW et qu’elle est bien évidemment fausse. Juste entre nous BMW produit aussi des voitures électriques, comme bientôt tous les constructeurs.

Ce reportage d’Arte montre les limites de notre planète (notamment les terres rares) et ô combien le soi-disant ZERO carbone est impossible a atteindre. Une voiture électrique ne sera jamais zéro carbone car il faut la construire et la détruire !

Par exemple, aborder ce sujet avec des constructeurs de voitures électriques (comme dans le reportage) relève de la gageure.

La réalité est que c’est tout simplement du BUSINESS et qu’on vend (à nouveau) du rêve.

Quant aux politiques, Jean-Marc Jancovici le dit très bien. Du moment qu’ils sont élus, ils n’ont plus le temps de lire les dossiers. Moralité, ils prennent des décisions sans connaissance de cause !

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Vaccin trouvé ! Le monde est sauvé !

Ce jour les marchés sont à la fête, le vilain Covid19 va trépasser grace au vaccin de la multinationale Pfizer.

Juste après cette annonce – qui fait littéralement bondir les indices – le Dr Fauci s’empresse de dire que Moderna va aussi avoir son vaccin (normal Fauci est actionnaire de Moderna).

Et les matières premières défensives chutent fortement. L’or et l’argent sont tabassés.

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La #BNS spécule avec l’argent des #banques (donc le vôtre)

Comme vous le savez peut-être, la banque nationale suisse (BNS) possède un bilan en constante augmentation. Comme le PIB recule – à cause de la crise du Covid19 – l’impact sur le ratio est donc plus important.

Pour l’instant, dans la course de la banque centrale avec le plus grand bilan, la BNS et la banque du Japon (BOJ) mènent (et de loin) le bal.

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La croissance contre la valeur

Pour faire suite à mon article précédent parlant de la valeur par rapport au prix, voici un état des lieux comparatifs sur les marchés boursiers entre les titres de croissances et les titres de valeur.

De mon côté, j’ai toujours préféré (à tort ?) la valeur à la croissance. Cela m’a évité de prendre des bouillons, mais j’ai aussi raté de fortes hausses. Sur le long terme, cela m’a permis de réaliser des gains intéressants, même si ceux-ci ont pris ou prennent (encore aujourd’hui) plus de temps qu’escompté.

Il existe des périodes où les titres de valeurs battent les titres de croissance et vice-versa. Sur le graphique suivant, il est assez facile de constater que la croissance l’a largement emporté durant les années 1990-2000, puis à l’éclatement de la bulle techno ce sont les titres de valeurs qui ont mieux performé. Depuis fin 2008, les titres dit de croissance sont en constante sur-performances par rapport aux titres de valeur. La dernière hausse me semble extrêmement forte et j’y vois peut-être une opportunité de vendre la croissance pour acheter la valeur (enfin ! car depuis 11 ans c’est long !)

D’après le graphique suivant, nous nous trouvons à des écarts jamais vus pour les titres de croissances par rapport aux titres de valeurs.

Malgré la grande correction boursière de COVID-mars, l’écart a continué en 2020.

Mais pour la première fois depuis 20 ans la corrélation entre la valeur et la croissance est proche de zéro.

Il semble que les flux de fonds sortent de la croissance et se dirigent vers la valeur.

Voici un comparatif de rendement annuel historique entre croissance et valeur. Le dernier bâton montre que la croissance a fait une poussée historique cette année 2020.

La valeur – quant à elle – a effectué le pire mouvement depuis les années 30

En 3 ans, la valeur a rendu 20 ans de gains !

Happy Value Investing

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Le prix et/ou la valeur

Quand on se rend sur un marché aux légumes, poissons, fromages, les denrées présentées sur les étales sont analysées par notre cerveau. Le pourquoi de nos achats, les envies, besoins et le prix sont autant de données dont notre cerveau doit tenir compte afin de déterminer nos achats.

La bourse c’est un peu la même chose sauf qu’il y a plus d’irrationnel à mon humble avis. Pourquoi ?

Parce que probablement on y investit de l’argent (dont on a pas besoin, quoique…) et surtout notre cerveau ne fait pas la même analyse qu’au marché aux légumes.

Lorsqu’un acheteur voit une pomme, le prix et la valeur sont rapidement déterminés par des critères objectifs (poids, genre, offre/demande sur les étales, etc.) et convergent.

Il en est autrement pour la bourse, car l’investisseur possède peu ou pas de points de repères tangibles et historiques. Il doit creuser plus loin pour se faire une idée.

Un article dont la traduction ci-après résume tout : https://www.forbes.com/sites/forbesfinancecouncil/2018/01/04/the-important-differences-between-price-and-value/#1b07e6384237

L’une des citations les plus célèbres de Warren Buffett (via Benjamin Graham) est: “Le prix est ce que vous payez; la valeur est ce que vous obtenez.” C’est une idée qui guide largement ses décisions d’investissement et une idée qu’il a utilisée pour atteindre un niveau de succès inégalé. Mais que signifie exactement cette citation et comment pouvons-nous l’utiliser pour guider nos propres décisions d’investissement? Pour y répondre, examinons les différences importantes entre le prix et la valeur.

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Prix ​​par rapport à la valeur

La distinction la plus importante entre le prix et la valeur est le fait que le prix est arbitraire et que la valeur est fondamentale. Par exemple, considérons une personne qui vend des lingots d’or pour 5 $ la pièce. Le prix de ces lingots d’or est, dans ce cas, de 5 $. C’est un montant arbitraire choisi par le vendeur pour des raisons connues de lui seul. Pourtant, malgré le fait que ces lingots d’or sont au prix de 5 $, leur valeur est bien plus élevée.

Cela se produit souvent en bourse. Les exemples peuvent ne pas être aussi immédiatement perceptibles que des lingots d’or de 5 $, mais ils sont souvent assez extrêmes en eux-mêmes. Vous voyez, le prix d’une action est déterminé par une liste de facteurs qu’il faudrait des années pour même lire. Beaucoup de ces facteurs sont motivés par des caractéristiques et des émotions humaines, telles que la peur et la cupidité, les tendances du marché et des événements si lointains que tenter de démêler la corrélation entre ces événements et le cours de l’action vous ferait tourner la tête. Toutes ces choses peuvent affecter et affectent effectivement le prix d’une action, parfois dans une large mesure, mais elles affectent rarement sa valeur .

La bonne nouvelle pour les investisseurs est qu’à un moment ou à un autre, le cours d’une action revient presque toujours à sa valeur. Cette vérité est celle que des investisseurs tels que Warren Buffet ont utilisé pour gagner des milliards.

Tirer parti des différences entre le prix et la valeur

Trouver des différences entre le prix et la valeur est de loin la stratégie d’investissement la plus efficace. Ne pas reconnaître les différences entre le prix et la valeur est également ce qui fait que de nombreux investisseurs perdent leurs chemises, car les entreprises sont tout aussi souvent surévaluées que sous-évaluées.

Alors, comment trouvez-vous des entreprises qui sont en vente pour moins que leur valeur réelle? La réponse est de les évaluer à l’aide d’un ensemble de normes qui vont au-delà du prix actuel de l’entreprise. J’appelle ces normes les quatre Mme, et elles représentent le sens, le fossé, la gestion et la marge de sécurité.

La première étape consiste à vous assurer que l’entreprise dans laquelle vous investissez a du sens pour vous. Si c’est le cas, vous le comprendrez mieux, serez plus susceptible de le rechercher et serez plus passionné par l’investissement.

La deuxième étape consiste à choisir une entreprise qui dispose d’un fossé. Cela signifie qu’il y a quelque chose d’inhérent à l’entreprise qui fait qu’il est difficile pour les concurrents d’intervenir et de se tailler une partie de leur part de marché. Par exemple, le fossé de Coca-Cola est leur marque. Tout le monde peut faire une boisson gazeuse, mais il n’y a qu’un seul Coca-Cola.

La troisième étape consiste à examiner la gestion de l’entreprise. Les entreprises vivent et meurent par les personnes qui les gèrent, et si vous envisagez d’investir dans une entreprise, vous devez vous assurer que leur direction est talentueuse et digne de confiance.

Si l’entreprise dans laquelle vous envisagez d’investir répond à toutes ces conditions, calculez sa marge de sécurité . C’est le prix auquel vous pouvez acheter des actions, étant presque sûr de ne pas perdre d’argent et confiant que vous ferez un bon rendement. Il existe une variété de formules et de calculatrices que vous pouvez utiliser pour calculer la marge de sécurité d’une entreprise. Si, cependant, le prix de l’entreprise est égal ou inférieur au nombre que vous proposez, ils sont sous-évalués et constituent une excellente opportunité d’investissement. Tirer parti des différences entre le prix et la valeur est aussi simple que cela. Trouvez une entreprise en laquelle vous croyez, qui a des fondamentaux solides, puis attendez que son prix tombe en dessous de sa valeur. Si vous faites cela, vous pouvez acheter des entreprises en vente, les vendre pour leur vraie valeur et gagner beaucoup d’argent dans le processus.

Il est parfois difficile de se faire une idée, car les investissements prévus peuvent se faire dans des sociétés qui ne font pas (encore) de bénéfices. Il faut alors anticiper les bénéfices futurs et aussi la valeur d’inventaire nette (Net Asset value) entre autres..

Un exemple parlant dans le secteur minier :

Un société australienne qui cote 1,5 milliard de AUD (1’500 millions) et une société identique en tout point au Canada qui cote 150 millions de CAD. A votre avis que faut-il faire ?

Si vous faîtes correctement l’analyse de la société moins chère en terme de prix et que sa valeur est effectivement basse, c’est donc le moment. Même si l’investissement prend du temps à se valoriser, la valeur finit toujours par apparaître.

PS: pour les spéculateurs, il est aussi possible de trouver des sociétés sur-évaluées….à shorter.

Happy Investing

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Vidéo : “Princes of the Yen” : Central Bank Truth Documentary

Film Intéressant (sous-titré en français) au sujet des banques centrales qui ont probablement leurs propres agendas ! (Merci à Pascal pour cet envoi)

Le film de Michael Oswald «Les princes du yen: les banques centrales et la transformation de l'économie» révèle comment la société japonaise a été transformée pour répondre à l'agenda et au désir de puissants groupes d'intérêts, et comment les citoyens ont été tenus complètement dans l'ignorance à propos de ça. D'après le livre du même titre du professeur Richard Werner, chercheur invité à la Banque du Japon lors du krach des années 90, au cours duquel la bourse a chuté de 80% et les prix des logements de 84%. Le film révèle la véritable cause de cette période extraordinaire de l'histoire récente du Japon.
Le livre de Richard Werner : https://www.amazon.com/Princes-Yen-Central-Bankers-Transformation/dp/0765610493

PRINCES DU YEN – Synopsis du livre

Les banquiers centraux du Japon et leur bataille pour transformer la nation


Avec la fin de la guerre froide, il est devenu clair que la puissance militaire est remplacée par la puissance économique. Principalement, les gouvernements ne peuvent influencer l’économie, et donc les moyens de subsistance des personnes, que par des politiques réglementaires, monétaires et fiscales. Cependant, les politiciens et leurs gouvernements ont perdu le contrôle des trois outils politiques: la déréglementation, le resserrement budgétaire et les banques centrales indépendantes signifient que le pouvoir économique et politique passe de plus en plus des mains de gouvernements démocratiquement élus aux mains de banquiers centraux non élus. Puisqu’ils ne sont que de simples humains, ils sont également sujets aux erreurs et aux actes d’égoïsme. Dans son livre Princes of the Yen (Armonk, New York: ME Sharpe, 27,95 $) Werner fournit de nouvelles preuves sur l’étendue du pouvoir entre les mains des banquiers centraux et sur la mesure dans laquelle ils peuvent être disposés à utiliser et abuser de ce pouvoir à leurs propres fins. Les preuves viennent du Japon.

Princes of the Yen jette un regard neuf sur l’économie japonaise d’après-guerre et les principaux facteurs qui l’ont façonnée. L’auteur révèle le rôle inexploré de la banque centrale et de ses contrôles informels du crédit dans la création de la grande bulle d’actifs et de la longue récession des années 1990. Il évoque également en détail le rôle de Toshihiko Fukui, le nouveau gouverneur de la Banque du Japon.

Les énigmes du Japon
L’économie japonaise d’après-guerre est restée une énigme pour de nombreux observateurs. Ayant mérité le titre d ‘«économie miracle», elle a sombré dans un marasme prolongé dans les années 1990. Les experts ont eu du mal à expliquer la bulle des années 80 et son effondrement dans les années 90. Ils ont trouvé encore plus difficile d’expliquer pourquoi toutes les tentatives du gouvernement pour stimuler l’économie ont échoué au cours des années 1990.

L’occupation américaine crée un juggernaut d’après-guerre
Montrant que le Japon d’avant-guerre ressemblait étroitement au capitalisme à la roue libre d’aujourd’hui, les princes du yenidentifie la vraie nature de la structure «unique» d’après-guerre du Japon. Son système a été introduit pendant la Seconde Guerre mondiale. Le miracle économique de l’après-guerre a été réalisé, car l’économie est restée pleinement mobilisée et sur le pied de guerre. Cela a été possible, car l’occupation américaine, sous la pression de l’avancée du communisme en Asie, a décidé de maintenir en place le système de guerre et son personnel. Alors que le leader économique allemand de la guerre languissait dans une prison militaire dans les années 1950 et 1960, son collègue japonais a été nommé Premier ministre. En effet, dans la période d’après-guerre, sous la supervision et avec le soutien de l’occupation américaine, les dirigeants bureaucratiques du temps de guerre pouvaient mettre en œuvre nombre de ces réformes fascistes qu’ils n’avaient pas pu mettre en œuvre pendant la guerre.

La Banque du Japon en position clé
La disparition de l’armée d’après-guerre a déclenché une lutte de pouvoir entre le ministère des Finances et la Banque du Japon pour le contrôle de l’économie. Alors que le ministère s’efforçait de maintenir le système économique contrôlé qui a créé le miracle économique d’après-guerre au Japon, la banque centrale a comploté pour se libérer du ministère en revenant aux marchés libres des années 1920.

Malgré le statut juridique dominant du ministère, la banque centrale avait les meilleures cartes: elle était en charge d’un mécanisme secret de contrôle monétaire – un autre héritage de la guerre. L’occupation américaine avait mis les initiés de la banque centrale dans leurs positions. Mais ils en ont abusé pour créer une petite élite au sein de la banque centrale qui avait le pouvoir sur la vie et la mort des entreprises, des industries entières et même de l’économie. Et ils n’avaient aucun scrupule à l’utiliser. Ils ont trié sur le volet et soigné leurs successeurs dès le début et les ont appelés “ Princes ” Se cachant derrière l’écran de fumée des politiques de taux d’intérêt traditionnelles, les cinq princes qui dirigeaient le Japon d’après-guerre n’avaient de comptes à rendre à personne – ni au Premier ministre, ni au ministère des Finances, ni leur propre gouverneur.

Les princes du yen ont prolongé la récession
Les princes ne voulaient rien de moins qu’une révolution. Ils ont estimé que le système économique du temps de guerre et les vastes pouvoirs juridiques du ministère des Finances ne pourraient être renversés qu’en cas de crise grave – une crise qui serait imputée au ministère. Alors que les observateurs ont supposé que tous les décideurs avaient fait de leur mieux pour relancer l’économie japonaise au cours de la dernière décennie, la vérité surprenante est qu’une institution clé n’a pas du tout essayé. Au contraire, la Banque du Japon a systématiquement saboté les tentatives du gouvernement de créer une reprise au cours des années 90. Les surprises continuent, car nous apprenons que ces banquiers centraux qui étaient en charge des politiques qui ont prolongé la récession étaient les mêmes personnes qui étaient responsables de la création de la bulle. Comme le révèlent les témoignages de témoins oculaires enregistrés, les princes de la Banque du Japon avaient ordonné aux banques d’augmenter leurs prêts de manière agressive pendant les années 80. La menace de sanctions sévères de la part de la banque centrale n’a laissé aux banques réticentes que le choix de se conformer. En 1989, les princes ont soudain resserré leurs contrôles de crédit, faisant ainsi tomber le château de cartes qu’ils avaient construit auparavant.

Le «prince» clé en charge des politiques de crédit serrées des années 1990 qui ont créé et prolongé la crise du Japon se révèle être nul autre que Toshihiko Fukui, le nouveau gouverneur nommé en 2003. Les «princes» en charge des contrôles clandestins du crédit et ainsi l’homme qui crée la bulle des années 80 se révèle être nul autre que le même Toshihiko Fukui. Nous apprenons également le fait étonnant que ses mentors au sein de la Banque du Japon ont déjà décidé il y a trente ans qu’il serait le gouverneur officiel aujourd’hui.

Récupération surprise à venir
Les banques étant paralysées par les créances douteuses, la banque centrale détenait la clé d’une reprise: elle seule pouvait intervenir et créer plus de crédit. Il ne l’a pas fait et la récession s’est donc poursuivie pendant des années. Grâce à la longue récession, le ministère des Finances a été démantelé et a perdu ses pouvoirs. La Banque du Japon est devenue indépendante et son pouvoir est désormais légalisé. Les réformes financières du Big Bang, y compris la modification des normes comptables, transforment désormais la structure économique du Japon. Enfin, la longue récession a également changé le paysage politique et inauguré un Premier ministre voué à une profonde réforme structurelle. Les jours de l’économie de guerre sont comptés. Des marchés libres sont en cours d’introduction. La récession a presque complètement atteint son objectif. La bonne nouvelle est que le Japon La récession n’est pas due à des problèmes structurels insolubles. Les Princes peuvent organiser une reprise en un temps record.

Implications pour le monde – Le pouvoir des banques centrales
Le livre de Werner met l’expérience japonaise dans le contexte de la conduite de la politique monétaire en Asie, en Europe et aux États-Unis. Il demande ensuite au lecteur de reconsidérer le rôle et la fonction des banques centrales dans une démocratie. Werner estime qu’il est nécessaire de renforcer les freins et contrepoids démocratiques sur leurs activités. Aucun homme politique ou gouvernement démocratiquement élu n’a jamais donné à la Banque du Japon le mandat de prolonger la récession ou de mettre en œuvre des changements structurels. Alors que l’article premier de la loi sur la Banque du Japon (valable jusqu’au 31 mars 1998) stipulait clairement que la banque centrale devait soutenir les politiques gouvernementales, la Banque du Japon a fait le contraire. Ses dirigeants ont décidé que des changements structurels devaient être imposés, même au prix de plus de cinq millions de chômeurs et d’un taux de suicide record. Au lieu d’un débat public ouvert sur les problèmes et sur la question de savoir si les coûts en valent la peine, les princes ont comploté dans l’obscurité. Une banque centrale devrait-elle pouvoir faire ce que la Banque du Japon a fait et s’en tirer?Les princes du yen demandent l’institution d’un comité gouvernemental chargé d’enquêter sur la mise en œuvre de la politique monétaire, afin que les responsables de ses politiques désastreuses rendent des comptes. De plus, il fait des suggestions détaillées sur la manière de mettre fin à la récession. La Banque du Japon doit accroître la création de crédit, ce qu’elle peut faire en achetant directement des actifs au secteur privé (tels que des obligations, des CP, des actions, des biens immobiliers, etc.). Pour rendre la banque centrale responsable et orientée vers les résultats, le livre appelle à l’imposition d’un objectif de croissance du PIB nominal que la banque centrale doit atteindre, au risque de perdre le tiers supérieur de son personnel. Pour ce faire, une révision de la loi sur la Banque du Japon est souhaitable.

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Le #SP500 : performance en trompe l’oeil.

Les vacances sont terminées et les enfants ont repris le chemin de l’école ce lundi dans la canton de Vaud. Après cette pause estivale me voilà aussi de retour.

Le marché américain des 500 valeurs (le fameux Standard and Poor’s 500) a continué son ascension initiée après la chute de mars.

Malheureusement, la majorité des médias ne parle que de l’indice et non pas des composants de celui-ci. Je vais donc me dévouer pour, comme d’habitude, démontrer que cette hausse de l’indice est très sélective.

En effet, 5 titres sont responsables de cette hausse, le reste des sociétés affichant des performances en moyenne de -6% depuis le début de l’année !

Voici l’article en anglais https://www.cnbc.com/2020/08/06/stocks-rise-after-better-than-expected-jobs-data-what-to-watch-now.html

Je cite dans l’article :

" Ainsi, les cinq premières entreprises dont nous parlons toujours autant et qui sont concentrées dans le S&P sont en hausse de 35% depuis le début de l'année. Si vous prenez les 495 dernières entreprises, en baisse de 6% depuis le début de l'année."

Ou un autre article qui nous informe que le SP500 est au plus haut et que 40 sociétés “value stocks” sont en baisse de 30%

https://247wallst.com/investing/2020/08/24/sp-500-all-time-highs-but-40-value-stocks-still-down-over-30-ytd/

Les bénéfices réels du SP500 chutent, ce qui n’est pas bon signe.

Les titres technologiques sont fortement en hausse et commencent à vraiment être sur-évalués.

Un certain titre qui va intégrer le SP500 bientôt affiche un p/e de plus de 1000. Payer plus de 1’000 x les bénéfices me fait assez peur (Tesla). Cela me rappelle la bulle techno de 2000.

Après le début d’achat de minières (Barrick) par Warren Buffet et sa vente d’actions bancaires, il semble que les ultra-riches sont en train de vendre pour se positionner cash : https://finance.yahoo.com/news/ultra-rich-club-stockpiles-cash-141234659.html

Jusqu’à quel moment est-ce que cela va durer ?

Impossible de le dire, mais il est probable qu’en 1929 on pensait aussi que le marché ne pouvait chuter. En superposant aujourd’hui à 1929, on peut réellement se faire peur. Pour mémoire le marché américain avait chuté de 90%, mais bon cela n’arrivera pas aujourd’hui car tout est différent…..me dit-on.

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Résultats de la BNS

La BNS vient d’annoncer ses résultats pour le premier semestre.

Je cite : Cette performance en demi-teinte s’explique par les positions en monnaies étrangères qui ont affiché une perte de 6,8 milliards de francs, explique la BNS.

Parallèlement l’or, qui plus que jamais continue de jouer son rôle de valeur refuge dans les moments difficiles de la conjoncture mondiale, a dégagé une plus-value de 7,1 milliards francs (contre 2,8 milliards au trimestre précédent). De leur côté, les positions en francs ont permis d’engranger un bénéfice de 0,6 milliard de francs, alors que le produit retiré sur les intérêts et les dividendes s’est établi respectivement à 4,1 milliards (2,1 milliards au trimestre précédent) et à 1,8 milliard de francs (0,7 milliard).

Au total les pertes de change ont atteint 19,1 milliards de francs.

J’ai pu lire sur internet que le bénéfice était notamment dû aux encaissements sur les intérêts négatifs. Quelle blague ! C’est surtout l’or qui a permis de compenser les pertes de change.

Cette position or qui représentait (au 31.12.2019) seulement 5.7% du bilan a permis d’engranger 7,1 milliards. Dommage que la banque centrale suisse s’entête à ne vouloir accumuler que des monnaies fiduciaires !

D’ailleurs parlons-en !

En un mois (mai à juin) la détention de monnaies étrangères a augmenté de 34 milliards alors que les monnaies baissent. Petite déduction, la BNS continue d’accumuler des dollars et des euros.

Résultat le bilan explose (graphique fin mai, on se situe donc à 130% du PIB aujourd’hui)

Imaginez si le PIB chute ?? Le ratio monte !

La BNS est en train de jouer sa crédibilité !

https://www.swissinfo.ch/eng/business/monetary-policy_snb-s-swollen-balance-sheet-poses-risk-to–credibility-/45740088

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Are #banks in trouble ?

Markets are near their historical tops and gold too.

But banks are still lagging and it has been lasting for years.

Could be a global solvency problem, Mr U. is telling me.

We will go through a depression (way too much debt, 331% of World GDP according to latest figures from the IIF). 
May be depression will be deflationary at first, and maybe/probably we’ll have hyperinflation later (currencies losing all of their value).
The all system is at risk. Be very careful with your money.

Charts are monthly, last data July 24, 2020.

European banks:

US banks

More recent data (a week old) of the Price to Book Value Ratio on a few banks:

  • Banque Cantonale Vaudoise : 2.28 (good)
  • Vontobel : 2.26 (good)
  • Julius Baer : 1.52 (ok)
  • Credit Suisse : 0.57 (not good)
  • Deutsche Bank : 0.30 (very bad)
  • Commerzbank : 0.20 (very bad)
  • ABN Amro : 0.19 (very bad)
  • BNP Paribas : 0.45 (bad)
  • Crédit Agricole : 0.42 (bad)
  • Société Générale : 0.21 (very bad)

Good Luck

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Le blog de Gautier : BNS juin 2020: +7,5 milliards de francs

A force d’échanger sur le net et de produire des articles, on fait des rencontres intéressantes !

J’aimerais porter à votre connaissance le blog de Gautier et notamment son dernier article (avec des graphiques très pointus) sur la BNS et la création monétaire par habitant.

ndlr : Je suis bien conscient que pour certains c’est peut-être redondant et BNS répétitif, mais les créations monétaires, plans de relances extrêmes et notre banque centrale sont des sujets plus que d’actualité)

BNS juin 2020: +7,5 milliards de francs

dont le contenu est le suivant, je cite :

“On voit que l’épisode “COVID-19 première vague” touche à sa fin puisque la Banque Nationale Suisse n’a fabriqué “que” 7,5 milliards de francs (CHF), dont un modeste demi-milliard imprimé en billets.

Histoire de ramener ces sommes à l’échelle humaine, voici les sommes d’argent créées par la BNS durant cet épisode, divisées par la population suisse (8,6 millions d’habitants):

  • mars: 1’582 francs
  • avril: 5’772 francs
  • mai: 3’357 francs
  • juin: 873 francs

En moyenne: 2’896 francs par mois et par habitant, enfants inclus. Pour une famille avec deux enfants, cela représente 11’584 francs par mois de dilution monétaire ! “

Source: BNS

MUNDUS VULT DECIPI ERGO DECIPIATUR

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Billet invité : L’épargne des suisses et la BNS

“L’épargne des Suisses a été engagée par la BNS pour financer sa politique d’affaiblissement du franc.”

Il y a tout juste un an, est paru un excellent article dans le magazine “L’illustré” à propos de notre BNS et de sa politique de lutte contre le franc fort.

Vous pouvez y accéder via ce lien :

https://www.illustre.ch/magazine/bns-aspire-lepargne-suisses

Je vous recommande fortement de le lire, juste pour être plus ou moins conscient de ce qui se passe.

J’avais lu le livre de M. Vincent Held qui est interviewé dans cet article et partage ses opinions.

Voici quelques points si cela vous intéresse :

La “monnaie centrale” regroupe les billets et pièces en circulation (le numéraire) et les avoirs à vue détenus par les banques auprès de la banque centrale.

En Suisse, la monnaie centrale est créée par la banque nationale.

La BNS peut émettre autant de numéraire (billets et pièces) qu’elle le désire. Ce poste représente actuellement un peu moins de 10% de son bilan.

Le gros de la “monnaie centrale” est constitué des avoirs à vue détenus par les banques. Pour augmenter le volume de “monnaie centrale”, la BNS achète des devises ou des titres à une banque commerciale et lui crédite la contre-valeur en francs sur son compte à vue (compte de virement).

Le financement des actifs de la BNS, principalement en euros et dollars (dont des actions), se fait donc à crédit, en grande partie via les comptes de virement des banques commerciales ! 

Quelques chiffres (à fin 2019) pour montrer l’ampleur du problème:

Bilan de la BNS : 861 milliards.

PIB de la Suisse : 703 milliards.

Bilan de la BNS par rapport  au PIB : 122% (contre moins de 30% il y a vingt ans) !

Investissements en monnaies étrangères : 794 milliards.

Financés par…

Avoirs en comptes de virement des banques : 506 milliards.

Le détail se trouve ici (résultats et bilan de la BNS) :

https://www.snb.ch/fr/mmr/reference/pre_20200302_1/source/pre_20200302_1.fr.pdf

N’est-ce pas “un peu” inquiétant ?

Une “bombe à retardement” pour la Suisse ?

Quelle époque formidable nous vivons !

Monsieur U.

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Wirecard, vous êtes viré !

Aujourd’hui énorme rebond de Wirecard depuis les abysses (short covering ou technique ?)

Le Financial Time a sorti un bel article sur l’histoire de cette société https://www.ft.com/content/284fb1ad-ddc0-45df-a075-0709b36868db

(cela me fait repenser à mon article sur Enron avec les recommendations des analystes super positives ! https://www.crottaz-finance.ch/blog/histoire-boursiere-enron/

Voici la traduction libre de l’article du Financial Time via google

Wirecard: la chronologie

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Christopher Aaron : Dow Jones / Gold ratio and Market Crash

A very interesting view on the past value of the Dow Jones / Gold ratio

All is showing that gold should go up anyway

Christopher Aaron (igold investor) is on Twitter https://twitter.com/iGlobalGold?s=20

and his youtube https://www.youtube.com/channel/UCjG_4Kg7ZWWs8o7EnfnDc9Q

his two sites : https://igoldadvisor.com and https://iglobalanalytics.com

He is only selling datas !

Happy Investing

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