RTS : Les arnaques à l’investissement se multiplient sur le web

Selon les polices cantonales, les arnaques à l’investissement et aux cryptomonnaies se multiplient.

La vigilance de la population est demandée comme le rappelle Florence Maillard, cheffe de la section communication et relations publiques à la Police cantonale vaudoise, au micro de Didier Bonvin.

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Article invité : Les bioplastiques ou le nouvel or brun

Par Philippe Clavien

Tout le monde a sans doute entendu parler du Triangle des Bermudes ou de la mer des Sargasses où les navires disparaissent mystérieusement.

Hormis la légende, qu’en est-il de cette partie de l’Océan Atlantique qui tient son nom d’une algue flottant en immenses plaques parfois très denses, concentrées par le Gulf Stream et capables de piéger des paquebots?

En raison principalement de la pollution et de la déforestation, ces algues se sont mises à pulluler.

On en trouve désormais des quantités phénoménales et croissantes – non seulement dans les Bermudes – mais aussi tout le long de la Floride, dans le Golfe du Mexique et au large du Brésil, notamment.

Elles sont si abondantes que cela pose de sérieux problèmes au tourisme sous les Tropiques.

Et si on pouvait transformer ce fléau en une matière première écologique capable de remplacer le pétrole?

Depuis la découverte du caoutchouc au XVIIe siècle, l’utilisation de polymères d’origine végétale a – peu à peu – fait partie du quotidien des hommes.

Au début du XXe siècle, l’ingénieur chimiste suisse J. E. Brandenberger invente la cellophane, première version moderne de ces bioplastiques.

Henry Ford lui-même utilisait une résine produite à partir du gluten de blé sur ses premières Modèle T. mais l’avènement des hydrocarbures, meilleurs marchés et plus performants, fit tomber ces composites organiques dans l’oubli… jusqu’en 2000!

Pour différentes raisons que nous connaissons bien, l’utilisation du pétrole n’est plus très à la mode et, son prix ne faisant qu’augmenter, les bioplastiques représentent désormais un concurrent très sérieux, avec l’avantage d’être renouvelables et biodégradables, pour la plupart d’entre eux, et un bilan carbone nettement plus favorable. De plus, dans le cas des sargasses, il existe de fabuleux gisements en mer, repérables par satellite, qui sont particulièrement simples à récolter et ne consomment pas de surface terrestre.

Ces plastiques écologiques servent principalement à fabriquer des articles jetables (vaisselle, emballages) mais aussi des meubles, boîtiers, moquettes, intérieurs de véhicules, tuyaux, etc. Les plus récentes recherches prévoient même de les utiliser pour transporter le courant électrique !

Avant tout, quel rapport avec l’investissement?

Plusieurs sociétés se sont spécialisées dans la production de bioplastiques, dont le PHB, le PA11 et le PLA utilisé pour les impressions en 3D, un secteur en pleine démocratisation. Parmi elles, on trouve le géant japonais Sharp (11 mia. d’actifs en USD), le leader sud-américain Braskem (CA de 14 mia. USD), Arkema (CA de 7.9 mia €), ainsi que d’autres entités plus jeunes mais prometteuses telles que Algopack, NaturePlast et Eranova. Coca-Cola s’intéresse pour sa part au développement du PEF, en partenariat avec Avantium. 

Evolution du cours de l’action Arkema depuis son entrée en bourse (intervalles mensuels)

Ce type d’investissement pourrait sans doute trouver sa place dans un portefeuille long terme. Il ne faut bien entendu pas négliger le caractère relativement fluctuant de l’apparition de ces algues et d’autres sources végétales non cultivées mais, au rythme de croissance actuel, Paul Kagamé pourrait bientôt envisager de lever l’interdiction des sacs plastiques au Rwanda…! 

Sources: Bloomberg, La Presse, TradingView, Wikipedia

Merci beaucoup à Philippe de nous avoir donné un éclérage intéressant.

Concernant les investissement, je vous renvoie bien évidemment à mon disclaimer

Happy Investing

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