Les taux d’intérêts hypothécaires en Suisse depuis 1850 (màj)

Une petite mise à jour s’imposait. Voici donc le graphique avec les dernières données prisent sur le site de la BNS.

L’argent n’a jamais été aussi bon marché ! Emprunter semble une bonne affaire sauf que….

Les biens immobiliers sont chers et emprunter offre l’opportunité d’une faible charge hypothécaire, mais pas une économie d’investissement, qu’on se le dise.

Un exemple:

Un particulier veut acheter un bien immobilier au prix de 1 million de CHF.

Il doit apporter 20% de fonds propres, soit 200’000 CHF (en général de sa prévoyance).

Il lui reste à emprunter le reste soit 800’000.- CHF.

Imaginons qu’il choisisse de fixer son taux pour 5 ans à 2.5%, ce qui lui fait un charges hypothécaires de 20’000.- CHF par année ou 1’666.- CHF par mois.

Le loyer est bas pour un bien de cette valeur. Si dans 5 ans les taux sont à 5% (moyenne historique), le propriétaire va se retrouver devant un loyer double ! S’il ne peut pas l’assumer, il va devoir vendre et vendre quand les taux sont à 5% ce n’est plus la même situation. La valeur de l’objet aura certainement chuté. Si cette dernière a baissé de 20%, soit 200’000.- l’investisseur aura perdu ses fonds propres (sans parler des intérêts payés dans le vide)

Les banques suisses sont actuellement très prudentes. Elles ne prêtent qu’en estimant que les charges (taux + amortissement + entretien) sont de 7%! Ce qui fait dans notre cas 800’000 x 7% =56’000 CHF par année (même si ce n’est pas le cas). L’acheteur doit donc ce prévaloir d’un revenu de 3 x 56’000.- soit au moins 168’000.- par année.

Sachant que seul 2.1% de la population affiche un revenu imposable supérieur à 150’000.- cela montre la limite de la hausse des prix de l’immobilier en Suisse.

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