La parité USD / CHF depuis 1850

Quand j’écris que le CHF est la plus belle monnaie, je ne veux pas dire que la monnaie papier c’est la solution extraodinaire.

J’avance que le CHF est la moins mauvaise des monnaies papiers (pour l’instant et on ne sait pas ce que la BNS nous a concocté

Je vous avais produit des graphiques sur l’évolution du CHF contre FF et GBP sur des longues périodes.

200 ans de Francs Français contre le Franc Suisse

200 ans de livre sterling contre franc suisse

Voici l’évolution du billet vert (merci à mon ami H.) depuis 1850 contre le CHF.

USD-CHF depuis 1985

Etalon-or: https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89talon-or

New Deal: https://fr.wikipedia.org/wiki/New_Deal

Accord du Plaza: https://fr.wikipedia.org/wiki/Accords_du_Plaza

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Les taux négatifs feront de gros dégats

Tout d’abord quelques chiffres

suisse infl tx 20-11-2015

Inflation suisse (ou plutôt déflation): -1.4%

Les taux:

tx suisse 20-11-2015

 

Ce qui produit la courbe des taux suivante:

courbe taux chf 20-11-2015

Et l’évolution du taux CHF à 2 ans:

suisse tx 2 ans 20-11-2015

La première réflexion qui me vient est que si les taux futurs sont le reflet des anticipations actuelles de taux courts dans deux ans, cela reviendrait à dire que les taux courts dans deux ans seront à -0.9%.

Voilà bientôt un an que la BNS agit en appliquant un taux négatif à court terme de -0.75% et l’impact désiré (à savoir un affaiblissement du CHF, notamment contre Euro) tarde à déployer ses effets.

La BNS pénalise même les retraites, car les caisses de pensions subissent aussi les effets du taux négatif.

C’est un impôt déguisé et comme je l’ai écrit depuis bientôt 5 ans, la BNS devra rendre des comptes.

Aujourd’hui un article qui fustige la politique de la BNS: Un vent de révolte contre la politique de la BNS

La BNS est à la solde des autres banques centrales ne favorisant que la finance et je le prouverai tout à l’heure.

La Banque Nationale Suisse est totalement coincée entre des taux négatifs qu’elle ne peut encore trop baisser au grand risque de voir toutes les banques les répercuter et un bilan démesuré dont elle ne peut liquider les positions sans subir un effet négatif et faire subir un impact au marché financier.

Je m’explique:

Au cas où la BNS baisserait encore le taux de référence (allez mettons -2%), les banques commerciales devront alors répercuter cette baisse à tous clients (ce qui est le cas déjà de beaucoup de banque privées qui n’octroient pas de prêts hypothécaires sur lesquels les banques commerciales peuvent encore se faire un marge compensatoire).

Lorsque les banques appliqueront le taux négatif de -2%, les clients retireront leurs avoirs et nous assisterons à un magnifique: BANK RUN

Ce serait la fin des banques car – pour mémoire-  les banques créent aussi de l’argent de rien (ex-nihilo) avec les dépôts des clients et ceci avec un levier de 20.

Les liens suivants vous renseignent sur les standards minimaux:

https://www.finma.ch/fr/news/2014/11/aktuell-geaenderte-mindeststandards-20141110

http://www.bis.org/publ/bcbs266.htm

Imaginez donc la panique bancaire en cas de taux encore plus négatifs !

En conséquence, on empêchera probablement les épargnants de retirer à cause du risque systémique. C’est la mort du cash.

Je rappelle l’initiative pour que seule la BNS désormais puisse créer de l’argent et non plus des sociétés privées comme les banques: http://www.rts.ch/info/suisse/7215951-le-monopole-de-la-creation-d-argent-par-la-bns-sera-soumis-au-peuple.html

L’autre problème c’est de savoir comment la BNS va se sortir du guêpier dans lequel elle s’est mise toute seule, à savoir diminuer son bilan en vendant les euros ou les actions etc. sans subir de pertes.

Pour terminer, je peux vous assurer que ce à quoi nous assistons aujourd’hui sur les marchés des prix des divers actifs (notamment des matières premières (au plus bas) et des actifs financiers (au plus hauts) et le fait de l’activité irréfléchie des banques centrales qui provoquent une distorsion des prix.

commo asset move

Monsieur Charles Dereeper nous écrit récemment qu’il a un souci de confiance envers les marchés: http://www.objectifeco.com/riche-rentier/argent/investir/j-ai-un-conseil-a-vous-donner-concernant-vos-placements-sur-les-marches-financiers.html

Je le rejoins, ça ne sent pas bon à cause des interventions de banques centrales.

Tout a une fin, reste à savoir quand.

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LA BNS se gave toujours

Voilà un petit moment que je n’avais parlé de notre noble institution qui fait ce qu’elle veut sans rendre de compte au peuple.

Les derniers chiffres du bilan de la BNS sont sorti et nous annoncent encore 9 milliards de plus dans des réserves de monnaies étrangères.

http://www.24heures.ch/economie/nouvelle-hausse-reserves-devises-etrangeres/story/16671451

Dans un article de l’hebdomadaire Bilan on parle aussi d’énorme perte sur les actions (pour mémoire la BNS possède 100 milliards de CFH en actions) dans le gaz se schiste

bilan bns monnaie sept 02015

Et une magnifique perte sur Valeant (Biotech) de 120 mios

http://www.fuw.ch/article/die-angst-der-snb-vor-dem-eigenen-reichtum-2/

La BNS persiste dans son erreur, mais cela nous le constaterons à la fin de l’aventure.

Quant à l’or métal toujours pas d’achat (c’est normal la BNS prône la monnaie fiduciaire à outrance)

Sur le site de la BNS,  il est possible de retravailler les chiffres:

https://data.snb.ch/fr

Et je ne vous mens pas depuis des années. Le bilan de la BNS gonfle comme la grenouille qui voulait se faire plus grosse que le boeuf.

BNS ev bilan sept 2015

 

Nous allons arriver à me prévisions d’un bilan d’une banque centrale égal au PIB du pays. AUCUN PAYS n’est aussi hautement engagé. Le Japon n’est qu’à 50% !

relisez ces deux articles SVP:

http://blog.crottaz-finance.ch/si-la-banque-nationale-suisse-bns-metait-comptee/

et celui-ci

http://blog.crottaz-finance.ch/les-billets-sont-garantis-par-de-lor-mon-oeil-mise-a-jour-2015/

 

Mundus Vult Decipi

 

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Je vous l’avais dit (trop tôt)

Je vais vous parler de moi (un peu et en toute modestie….parce que les marchés rendent modeste) et de ce qui m’est arrivé sur les marchés boursiers, mes vues et recommandations dans le temps.

Je viens de réaliser que c’est le timing qui est le plus difficile. On voit toujours les choses survenir, mais la difficulté c’est l’instant X: http://blog.crottaz-finance.ch/market-timing/

Durant les années 90 (1993-1994 pour être plus précis), dans le département de gestion où je travaillais, nous avions pensé que les taux des obligations allaient baisser et avions (par exemple) acheté des obligations 7% EDF 2015 (22 ans !). Les taux sont monté  contre toute attente et le marché des actions  1994 n’avait pas été brillant. Ce n’est que par la suite que les taux ont commencé à baisser.

Fin des années 1990, je ne croyais pas au P/E de 5000 voire plus sur les titres technos et avais copieusement arrosé les portefeuilles de Nestlé, Unilever etc. (Qui ne faisaient pas grand chose).

Je me suis fait appeler « Arthur » plusieurs fois par des clients ne comprenant pas qu’on pouvait gagner de l’argent avec des poudres à lessive et que les Alcatel, Vivendi, Canal+ c’était l’avenir ….. On a vu ce qui est advenu de ces titres (Alcatel par exemple passant de 95 Eur à 2 Eur)

Puis en 2001, alors dans un autre établissement, nous avions reçu la visite de deux super analystes d’une banque allemande.

Objectif sur le Pétrole 5-10 USD (on traitait vers 30 USD). Après la présentation, nous avions acheté toutes les pétrolières (ENI, Repsol Total Royal Dutch, Shell etc..), pour les revendre quand Goldmann Sachs voyait 250 USD le baril (on était à 140) Là c’était bien vu. ! (Quels contrariants !Merci Jean-François, je sais que tu t’en souviens)

Historical Crude Oil Prices - Crude Oil Price History Chart
Puis j’ai vu la bulle sur l’immobilier américain avec des crédits débiles impossibles à rembourser. J’avais personnellement acheté des puts sur HGX. « Arrivé à échéance trois mois avant la débâcle ! » J’ai tout perdu.
hgx
J’avais vu la parité EUR/CHF (sur ce blog) avant que la BNS ne mette le plancher. Je vous ai parlé des taux d’intérêt négatifs
En 2011, j’ai vu le Brésil  et les problèmes à venir, je vous en ai parlé la semaine passée.
En 2011, J’ai vu la fin du taux plancher de la BNS (3.5 plus tard), le 15 janvier 2015 était la date fatidique pour la crédibilité de la BNS !
Je vous parle de la BNS et des problèmes que ce hedge funds va engendrer et des potentielles pertes abyssales (les deux premiers trimestres -50 milliards de CHF).
Que se passe-t-il avec les 100 milliards de CHF que la BNS a investi dans les actions (dont 1 milliard dans des actions APPLE).
La BNS perd 500 mios par jour depuis vendredi
Je ne compte pas les pertes sur le USD !
Depuis plusieurs années je vous parle de l’or et des mines qui ont perdu tellement et je suis faux depuis 3-4 ans….
gdx 24-8-15
Est-ce aujourd’hui l’instant X  ?
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La Chine se lâche (et lâche les autres)

Le FMI a commis une erreur à mon avis.

Il n’a pas accédé à la demande de la Chine que son Renminbi (RMB) soit intégré dans le panier des monnaies de réserve (actuellement USD, EUR, YEN et GBP (http://www.imf.org/external/np/exr/facts/fre/sdrcbf.htm)) alors que la devises chinoise a passé de la 13ème à la 5ème place dans les monnaies les plus utilisées et que ce même RMB est monté de 73% contre YEN depuis 2011

RMB YEN

Source : http://www.blackswantrading.com/s/081215-bscc-more-chinese-devaluation-aiph.pdf

Pour ceux qui ne connaissent pas la différence entre Yuan et Renminbi: https://fr.wikipedia.org/wiki/Yuan

Les Chinois ont beaucoup soutenu l’économie mondiale et là ils ont simplement décidé d’arrêter et laisser leur monnaie dévaluer.

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CMHG1MfUMAAhaFr

 

Grâce aux chinois qui ont tenu le RMB lié au USD, les exportations des autres pays ont pu être maintenuesCMLbTVUUkAA3F1N

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Les chinois sont toujours de gros détenteurs de dette américaine (ndlr: Les chinois sont 140 fois plus nombreux que les suisses mais ne détiennent que 6 fois plus de bons du trésor américains, cherchez l’erreur (ou l’horreur) source: http://www.treasury.gov/resource-center/data-chart-center/tic/Pages/ticsec2.aspx)

US TBUILLS HLDS may 2015

La maxime qui dit que le dollar c’est notre monnaie, mais c’est votre problème pourrait s’appliquer pour le RMB désormais.

L’évolution du Yuan (RMB) contre USD sur 20 ans (merci à mon ami pour le graphique)

yuan per USD

Qui sont les vainqueurs et perdants de la dévaluation ? http://www.bloomberg.com/news/articles/2015-08-11/more-losers-than-winners-in-china-devaluation-as-bmw-lvmh-slump

Le FMI applaudit alors que les USA ne sont pas contents

http://www.boursorama.com/actualites/la-chine-devalue-son-yuan-embarras-de-washington-satisfecit-du-fmi-db11875880b02b1f471f7f5da877984d

http://www.marketwatch.com/story/chinas-central-bank-10-devaluation-talk-is-nonsense-2015-08-13

 

Nous sommes en guerre monétaire !

« Je te tiens tu me tiens par la barbichette, le premier qui ri, il reçoit un claquette !

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Comment la BNS va-t-elle affaiblir le CHF ?

Je ne vais pas revenir sur la perte de la BNS de 50.1 milliards de CHF pour le premier semestre 2015 dans le détail, je crois que les journaux l’ont assez bien mentionnée.

Ce que je vous prédisais arrive.

Après avoir anticipé- il y a près de 4 ans – l’abandon du taux plancher, je m’aventure dans un pronostic qui peut sembler hasardeux, mais tout à fait plausible.

Tout d’abord, je désire juste mentionner l’article du temps:

50 milliards de pertes pour la BNS dans lequel Monsieur Bakhtiari avance des arguments à tomber de la chaise: La BNS a les reins assez solides pour faire face à des réserves négatives

On doit savoir d’où viennent ces explications fumeuses: De la pensé unique de banquiers. Monsieur Laurent Bakhtiari est diplômé d’un Master en Finance d’Audencia Nantes et d’un Master en mathématiques quantitatives d’Imperial College London. en conclusion, un Français (dont le pays est plombé depuis 1974 sans aucun budget à l’équilibre)) avec une culture de banque anglo-saxonne vient nous dire que ce n’est pas grave de faire des pertes et que la BNS a les reins super solides !

Là je dis tout simplement BRAVO ! On est donc très loin de l’école autrichienne.

Plus sérieusement, comment peut-on être si convaincu que la banque centrale suisse est invincible. L’abandon du taux plancher (sous la pression d’une explosion du Bilan) n’a-t-il pas déjà démontré que la marché est bien plus puissant que toute banque centrale.

J’ajoute que Monsieur Bakhtiari se permet de faire de la politique puisqu’il avance qu’heureusement l’initiative 20% de réserve en or (qui a été balayée parce qu’incomprise par tout un chacun et surtout super attaqué par le lobby financier) était une aberration économique. Tout dépend du moment du vote. Je ne suis pas certains qu’après l’abandon du taux plancher cette initiative aurait été balayée aussi fortement. Tout cela n’est plus qu’histoire)

Pour revenir à notre bilan de la BNS et pour mémoire, car certains – dont Monsieur fait partie – semblent avoir la mémoire très courte.

A certaines périodes les réserves en or de la BNS étaient composées jusqu’à 50% d’or.

Monsieur Dominque Casai mentionne d’ailleurs: « La Banque centrale européenne  possède 27% d’or, les banques centrales des pays de la zone euro affichant des pourcentages très élevés d’or sur leur bilan, à l’instar de l’Allemagne (67%), de la France (65%), ou de l’Italie (66%). La BNS aurait donc une marge si elle devait suivre les allocations de ses voisines. «S’il est vrai que la forte concentration d’or qu’avait la BNS il y a vingt ans n’était pas judicieuse, il faut constater que les 8% actuels sont extrêmement bas »

Allez une piqure de rappel (source Bilan)

or bns bilan

Comme je l’ai mentionné rapidement dans un article, j’imagine (sans être comploteur) ce que nous mijote la BNS (involontairement ?) puisqu’elle garde les euros dans son bilan énorme (quasiment 90% du PIB, alors que les Japon en est à 50% et les autres pays encore plus bas)

Tout d’abord des chiffres:

PIB Suisse 640 milliards de CHF environ

Bilan de la BNS: 577 milliards de CHF (juste petite remarque: la BNS a perdu 50,1 milliards depuis le début de l’année 2015 et son bilan a passé de 561 à 577 (+16)…donc approximativement 66 milliards de CHF d’achats de devises (50+16)

bns bilan fin juin

Dettes de la Suisse (publique Canton et confédération) 34.5%

(source:http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/themen/21/02/ind32.indicator.71103.3208.html) soit environ 220 milliards.

Le monde entier nous envie cette dette basse (sauf les Russes qui en ont une encore plus basse) et c’est probablement le pourquoi de l’intérêt des investisseurs pour le CHF et ceci malgré les taux négatifs imposés sur les liquidités en CHF.

Vous me connaissez, vous me voyez donc venir.

Comment faire pour ne plus attirer les investisseurs ? Il suffit d’être super mauvais comme les autres. Pour cela, il faudrait endetter le pays de manière importante. La BNS nous y amène gentiment.

Il est possible dans un futur proche – sans que cela ne soit une utopie « débilissime » – que la BNS perde beaucoup, mais vraiment beaucoup d’argent, à savoir 100 ou même 200 milliards de CHF sur ses placement devises et aussi actions (pour mémoire la BNS possède une exposition de 100 milliards au marché des actions).

Comment ? hausse des taux, chute des marchés, chutes des devises etc.

Si la BNS perd 220 milliards, on pourrait imaginer qu’elle appelle au secours et demande a être recapitalisée. Par qui ? Par la Confédération (le peuple indirectement) qui lancerait une magnifique émission obligataire géante.

Par ce tour de passe-passe, la Suisse aurait un endettement immédiat de 69% et se rapprocherait des ses voisins.

Mais tout cela n’est que le fruit de mon imagination débordante qui m’avait vu annoncer, le jour de son instauration en 2011, l’abandon du taux plancher avec fracas: http://blog.crottaz-finance.ch/la-bns-devra-rendre-des-comptes/

Tout comme la pensée unique se trompe ou veut nous tromper (comme ici Bilan en 2012: Pourquoi la BNS va gagner son pari sur l’euro )

A relire sans modération:

http://blog.crottaz-finance.ch/si-la-banque-nationale-suisse-bns-metait-comptee/

http://blog.crottaz-finance.ch/si-la-bns-metait-comptee-episode-no-2/

 

La vidéo de la direction de la BNS

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ET la BNS persiste et signe (son arrêt de mort ?)

La BNS continue d’essayer d’affaiblir le CHF. La BNS continue de vendre du franc suisse pour acheter probablement des euros et du dollar.

http://www.tdg.ch/economie/bns-intervenue-marches-stabiliser/story/11982547

Tout est résumé dans la vidéo par le journaliste:

La BNS a perdu – à mon avis – toute sa crédibilité.

et comme je vous l’avais déjà fait remarquer, la BNS détient 100 milliards de francs suisses en actions diverses et variées (notamment américaines).

http://www.rts.ch/info/economie/6901175-apple-exxon-l-industrie-d-armement-la-bns-investit-des-milliards-aux-usa.html

http://www.rts.ch/info/economie/6900778-la-bns-privilegierait-le-gaz-de-schiste-aux-energies-renouvelable.html

Reste juste à connaître le montant des ventes de francs suisse et la taille du bilan scandaleusement dangereux de notre banque nationale.

Ici tous mes articles sur la BNS: http://blog.crottaz-finance.ch/tag/bns/

 

Pour conclure ce billet, je vous propose un scénario pour affaiblir le franc suisse:

Il était une fois une grenouille qui voulait se faire plus grosse que le boeuf.

A ces fins elle commence à manger, manger, manger jusqu’à ingurgiter tellement d’euros et de dollars qu’elle n’a plus aucune marge de manoeuvre.

Soudainement, les actifs qu’elle a emmagasinés commencent à chuter fortement. Lourdement au point de faire une perte abyssale de (allez mettons un chiffre abyssal) de 250 milliards de francs suisses.

Qui va venir à l’aide de cette grenouille pour un montant pareil ?

La Confédération !

Pour mémoire l’endettement de la Suisse (Cantons et Confédération) est d’environ 38% (mettons 40% par simplification) et le PIB Suisse est d’environ 650 milliards de CHF (par simplification aussi et comme on l’a vu en Grèce le PIB peut aussi s’écrouler!)

Si la Confédération lance des emprunts pour 250 milliards pour renflouer la BNS, il s’agira d’environ 40% d’endettement en plus pour le pays.

Le tour sera donc joué. Le suisse sera endetté à la même hauteur que ses voisins européens à 80%

 

Le but dans notre monde actuel n’étant pas d’être le meilleur, mais le moins mauvais  ou comme les autres !

 

 

 

 

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Si la BNS m’était « comptée » épisode no 2

En ce 1er mai,  fête du travail, je me permets de faire une mise à jour du bilan de la BNS suite à sa dernière publication.

La-BNS-a-subi-une-perte-de-30-mill

Voilà un nouveau terme pour abyssales: Des perte BNSques !
Hier notre chère banque centrale suisse a annoncé une perte de 30 milliards de CHF (perte comptable qu’elle dit ! Ce qui n’est pas significatif, paraît-il, car sur une partie de l’exercice 2015 uniquement)
Bruno Bertez et votre serviteur l’ont d’ailleurs aussi relevé: Le BNS est un hedge funds !
http://blog.crottaz-finance.ch/?tag=bns
http://brunobertez.com/2015/04/30/la-banque-nationale-suisse-comme-un-hedge-fund/

Passons en revue le bilan:

 

bns bilan Q1-2015 biss Lire la suite

Banque Nationale Suisse (BNS), les achats continuent ?

Le 15 janvier 2015 a été marqué par un fait que peu de monde attendait.

Je vous l’avais écrit maintes fois sur ce blog le jour même où la BNS avait pris la décision de défendre l’indéfendable, à savoir un taux plancher entre deux monnaies.

Pour mémoire tous mes articles qui parlent de la BNS: http://blog.crottaz-finance.ch/?tag=bns

Je vous ai donc manqué en ce début d’année et j’ai été un peu frustré de ne pas pouvoir commenter à chaud ce que j’avais prévu et annoncé depuis des années.

Aujourd’hui – après cet abandon et la chute des devises contre CHF ( de fin décembre 2014 à fin janvier 2015 de 13.5% pour l’EUR, de 7.4% pour le USD et 5.6% pour le JPY) –  quelle est la taille du bilan de la BNS ?

somme du bilan de la BNS

Si je ne compte pas trop faux, nous avions un bilan:

– fin 2014 de CHF 510 milliards en devises,  CHF 39 milliards en or et un total du bilan de CHF 561 milliards

– fin janvier 2015 de CHF 507 en devises, CHF 39 milliards en or et un total du bilan de CHF 557.8 milliards

Vous me connaissez, vous me voyez donc venir avec ma petite remarque qui tue.

Comment est-il possible d’avoir quasiment la même exposition en devises si celles-ci baissent entre 7 et 13% sur le mois ? (la BNS possédait l’équivalent de CHF 147 milliards en USD et CHF 236 milliards en EUR à fin 2014) et la même taille de bilan d’un mois à l’autre.

Je vous le donne en mille! La BNS a abandonné le plancher, mais a continué d’accumuler des devises. Nous saurons à la fin du trimestre la répartition des différents postes, mais force est de constater que l’entêtement règne.

J’ose espérer que la BNS a conclu un pacte secret avec la BCE pour revendre les obligations d’Etats européens en portefeuille, sinon je ne donne pas cher du futur des « actifs » de la BNS et de son bilan.

Ce matin sur la RTS: pas touche à l’indépendance de la BNS

Ah oui j’oubliais elle est tellement indépendante qu’elle fixe des intérêts négatifs sur les comptes (sur l’argent que déposent les banques et institutions financières et caisses de pensions. sauf…..

pour la caisse de pension de la confédération (PUBLICA).

Elle est belle l’indépendance !

Et je comprend que certains montent au créneau: http://www.rts.ch/info/suisse/6563833-les-caisses-maladie-contestent-le-taux-d-interet-negatif-introduit-par-la-bns.html

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La Banque Nationale Suisse au service du public ou des marchés? Par Liliane Held-Khawam

Madame Liliane Held-Khawan nous gratifie ce jour (comme à son habitude) d’un excellent article.

La BNS temple de la richesse de la Suisse du 20ème siècle est devenu son talon d’Achille. Depuis une dizaine d’années cette entreprise cotée en bourse semble avoir donné une place prépondérante aux besoins des marchés financiers par rapport à ceux du public. Dans son rapport d’activité de 2012 (p66) on peut lire ceci en réponse à la demande de la création d’un fond souverain : « … associer le placement des réserves monétaires de la BNS à des intérêts stratégiques de la Suisse engendrerait un risque de conflit d’intérêts et mettrait potentiellement en danger l’indépendance de la BNS ». Tout est dit.

Dans un contexte d’union douanière, le marché est roi et le marché financier le roi des rois. Bien avant la populaire crise des subprimes, les gouvernants de grandes puissances ont octroyé une place prépondérante aux banques commerciales. Ceci s’est fait grâce au pouvoir de création monétaire qui leur a été délégué. Cette monnaie qui s’appuie sur des dettes – appelée aussi scripturale (1)- est la racine d’un système financier déséquilibré et malade. Le pouvoir de créer de la monnaie ex-nihilo a permis aux financiers de s’infiltrer dans tous les coins de la vie politique, économique, sociale et privée. Cette monnaie scripturale représente plus de 90% de la masse monétaire mondiale ce qui bouleverse totalement la donne en matière de pouvoir monétaire, financier et politique. Sa portée politico-sociale est majeure!

Ce pouvoir étendu offert à un groupe de personnes a créé un chamboulement dans le métier bancaire rythmé par les crises et les scandales. La Suisse a été par exemple sonnée en 2007 par la découverte de l’implication de la légendaire UBS dans la crise américaine des subprimes et de ses pertes vertigineuses. La première surprise passée, on a expliqué au citoyen qu’il devait payer pour des personnes privées  ayant opéré sur sol américain. Encore plus surprenant, des pratiques criminelles éclaboussant ces grandes banques transnationales ont échappé aux mains de la justice.

Bref, les conséquences pratiques de tout cela se sont cristallisées en 2011 autour du financement des dettes publiques européennes et les risques de défaut de paiement de certains pays. La crise était si aigüe qu’elle menaçait d’emporter avec elle la zone euro et sa monnaie. Les banques européennes lourdement chargées en créances publiques (grecques, espagnoles,..) hautement risquées dans une monnaie qui l’était tout autant ne se faisaient plus confiance. C’en était à tel point qu’elles avaient du mal à se procurer du dollar américain. Elles couraient le risque de devoir vendre leurs actifs en dollars et de stopper le financement de compagnies américaines. Le système était en train de se gripper sévèrement !

C’est donc pour éviter un effondrement des marchés que 5 banques centrales dont la BNS ont décidé de mettre en place l’assouplissement quantitatif de manière massive en septembre 2011. C’est une politique monétaire dite « non conventionnelle » qui consiste en une expansion du bilan de la banque centrale qui rachète aux établissements financiers de manière définitive ou temporaire (REPO) des actifs même toxiques. Ces acquisitions se font en monnaie nationale via les comptes à vue que les banques possèdent auprès des banques centrales. C’est ainsi que la zone euros a pu refinancer à bon compte ses dettes souveraines et que l’euro a été sauvé.

Cette décision de l’assouplissement quantitatif -annoncée par le New York Times le 15 septembre 2011 (2)- explique à elle seule la décision quant à la fixation par la BNS d’un taux-plancher avec l’euro (septembre de la même année). Il semble évident que ce taux plancher lui permet à ce jour de ne pas faire apparaître les pertes comptables liées à la valeur réelle de l’euro. Le mécanisme de l’assouplissement quantitatif se lit dans le bilan de la BNS. On peut relever quelques éléments qui retiennent l’attention.

Le premier élément est l’expansion sans précédent de son bilan sans réalité économique. Celui-ci a été multiplié par plus de 4 entre fin 2004 et fin 2013. Cette tendance expansionniste s’est poursuivie immuablement durant les sept premiers mois de 2014, le bilan passant de 490 à 517 milliards de francs sur cette période !
Un deuxième élément qui interpelle est le soutien massif de l’euro qui occupe quasiment la moitié des devises (46%) pour atteindre la somme vertigineuse de 215 milliards de francs suisses au 30 juin 2014. A titre indicatif, cette rubrique s’élevait à 112 milliards de francs en 2010.

Le 3ème élément fort intéressant est que la BNS investit massivement dans la reprise d’obligations d’État. Ces actifs sont en effet passés de 170 milliards fin 2010 à 340 milliards en juillet 2014 !
Le 4ème élément est un comportement nouveau de la BNS. Il consiste à récupérer des créances d’institutions risquées. Ainsi, les placements avec une notation financière égale ou inférieure à « A » sont passés de 6 milliards de francs en 2010 à près de 37.5 milliards de francs en juillet 2014 ! Voilà une conséquence claire de l’assainissement des banques et institutions financières.

Toutes ces acquisitions/reprises d’actifs des établissements commerciaux doivent être financées. Ceci s’est fait via plusieurs comptes de l’actif ou du passif du bilan. En voici quelques-uns.

  • Lors des subprimes, la BNS a vendu 250 tonnes d’or entre 2007 et 2009.
  • La BNS a augmenté les billets physiques en circulation qui sont passés de 40 à 63 milliards de francs en moins de 10 ans.
  • La BNS a renfloué les banques en Suisse (« compte des virements des banques en Suisse »)  via leur compte à vue auprès de la banque centrale. Cette rubrique a littéralement explosé en même temps que le bilan de la BNS. Elle est passée de moins de 6 milliards en 2005 à 305 milliards en juillet 2014. Elle  constitue la contrepartie apportée par la banque centrale en échange des titres en devises qu’elle assume dorénavant appelés « placement en devises étrangères » inscrits au bilan de la BNS.

Cet argent déposé sur des comptes courants -rémunéré actuellement à 0%- appartient désormais à des banques commerciales (identités non communiquées). Il constitue un actif pour ses propriétaires et un dû pour la banque centrale. Ce sont donc de facto des crédits purs et durs contractés par la BNS auprès des banques commerciales. Celles-ci peuvent grâce à ce « renflouement » développer leur propre création monétaire scripturale et donc amplifier leurs activités plus ou moins spéculatives

  • les « comptes des virement de banques et d’institutions étrangères », autre source de financement des acquisitions de devises et de créances publiques. Le principe est le même que le précédent à la différence près que les établissements se trouvent à l’étranger. Cette rubrique est passée de moins de 2 milliards en 2011 à près de 15 milliards (19 mia en avril 2014). Un bond notable a eu lieu en 2012 (12 mia). Peut-on y voir un lien avec l’ouverture d’une agence de la BNS à Singapour ?

Cette observation du bilan de la BNS appelle plusieurs constats. Le premier c’est que la BNS semble s’être elle-même financiarisée à l’image des Etats ou des entreprises transnationales y c des grandes banques. Son impressionnante expansion sans lien avec l’économie réelle et le PIB donne le sentiment de la constitution d’une bulle spéculative géante.

La présence massive de placements en euros fait perdre de facto l’indépendance tant recherchée dans la loi sur la BNS de 2003. D’ailleurs, quelques semaines avant la fixation du taux-plancher on pouvait relever ce passage dans un article du Temps du 15 juillet 2011 (3):

« Alors que le franc s’envolait mercredi vers de nouveaux sommets, Thomas Jordan, vice-président de la Banque nationale suisse, a fermement rejeté toute idée d’arrimer la monnaie helvétique à l’euro. «Notre mandat principal est d’assurer la stabilité des prix. Lier le franc à l’euro entraînerait de nouveaux problèmes, comme la hausse des taux d’intérêt en Suisse. En outre, une telle opération nécessiterait de modifier la Constitution. Nous ne pourrions plus assurer l’indépendance de notre politique monétaire», a-t-il rappelé mercredi à Zurich lors d’un podium de discussion organisé par l’Efficiency Club. »
La Constitution n’a pas été modifiée, le taux-plancher a été posé et la BNS a perdu son indépendance en matière de politique monétaire. A tout cela s’ajoute une question : que se passerait-il en cas de sortie d’un Etat-membre de la zone euro? Qui supportera les conséquences d’un défaut de paiement d’un des créanciers à risques?

Les risques d’hyperinflation sont réels. Tant que les banques commerciales accepteront de laisser leurs centaines de milliards dormir sur le compte à vue de la BNS à 0%, l’inflation sera en principe contenue. Mais que se passerait-il si ces mêmes banques pilotées en bonne partie par des puissances financières étrangères venaient à retirer leurs dépôts non obligatoires ? Et si elles décidaient de les injecter dans le marché suisse?

Le même septembre 2011, un évènement peu relayé dans la presse a eu lieu à Berne. Les autorités fédérales ont validé une loi appelée Too big to fail. Celle-ci garantit de manière illimitée et sans condition toute défaillance de toute banque répertoriée comme too big to fail. Cette garantie concerne l’argent public du pays mais aussi l’argent des citoyens (épargnes, caisses de pension, assurance-vie…). Le citoyen-contribuable qui gagne son argent grâce à son effort au travail doit garantir un circuit financier représenté par des responsables qui semblent bénéficier d’une impunité à toute épreuve. Les risques liés au concept de la Too big to fail a été remis en question par le FMI (4).

Les enjeux en termes de démocratie et du bien commun sont gigantesques, existentiels et essentiels pour l’avenir. Le travail n’est plus le facteur créateur de richesses. Le danger d’une création d’un circuit fermé créateur de richesses gigantesques réservé à une élite semble être en train de se mettre en place. Les gains basés avant tout sur la spéculation et les « coups » peuvent être si importants que la tentation des banquiers de tourner le dos au financement de l’économie réelle augmente.

A ce stade les questions et interrogations sont nombreuses. Est-ce que le portefeuille gigantesque de la BNS est encore utilisé pour le bien commun compte tenu de son refus de constituer un fond souverain pour la Suisse? Sa force de frappe boursière peut-elle « booster » artificiellement les marchés boursiers? Participe-t-elle alors à enrichir un petit nombre de manière démesurée? Est-elle devenue partie prenante de la finance-casino? Cette politique est-elle compatible avec la mission que le législateur lui a assignée ? Est-il légitime de faire porter des risques majeurs d’un système pour le moins problématique par les petits épargnants, contribuables, retraités? Est-elle en train de transférer son indépendance à des tiers étrangers avec l’assouplissement quantitatif et l’explosion du compte des virements des banques en Suisse remettant alors en cause la souveraineté du pays sans mandat connu? Quel poids politique ce compte de virements des banques donne-t-il à leurs propriétaires?

Surprenante BNS qui nous avait habitués à la prudence. Nous nous retrouvons avec une monnaie quasiment privatisée et une indépendance monétaire pratiquement perdue! La monnaie, la politique monétaire et la banque centrale sont autant de pierres angulaires à l’édifice de l’intérêt public, du bien commun et de la démocratie. Objectivité et neutralité doivent garantir l’équité entre les citoyens. Tout comportement qui ressemblerait à du favoritisme d’un groupe ou d’un autre est contraire à l’esprit d’une économie libre, à la liberté d’entreprendre et à l’Etat de droits.

Au pouvoir illégitime octroyé au marché financier, s’ajoute le fait que la richesse de la Suisse et des suisses est en mode de dilution avancée. Alors qu’une minorité d’individus a acquis un pouvoir de vie et de mort sur la monnaie nationale, un nombre grandissant du peuple peine à boucler ses fins de mois. C’est par la monnaie que la démocratie est en train de filer…

Liliane Held-Khawam

(1)La monnaie scripturale détruit les États! https://lilianeheldkhawam.wordpress.com/2014/07/19/la-monnaie-scripturale-detruit-les-etats/

(2) 5 Central Banks Move to Supply Cash to Europe, September 15, 2011, http://www.nytimes.com/2011/09/16/business/global/borrowing-costs-stubbornly-high-at-spanish-auction.html?_r=0

(3) http://www.letemps.ch/Page/Uuid/823b8ba4-ae59-11e0-8d13-d03d80d505be/Lier_le_franc_%C3%A0_leuro_cr%C3%A9erait_de_nouveaux_probl%C3%A8mes

(4) Le dernier « Rapport sur la stabilité financière globale » du FMI consacre un chapitre entier (sur trois) aux problèmes générés par les garanties étatiques offertes aux établissements considérés comme TBTF. Il y est très clairement expliqué que les banques qui bénéficient de ce type de garantie « ont peu d’incitation à surveiller et punir les prises de risque excessives ». Elles bénéficient par ailleurs de conditions d’emprunt plus avantageuses que ne le justifierait leur profil de risque, ce qui peut leur permettre d’augmenter leur niveau d’endettement pour « s’engager dans des activités plus risquées ». Ces établissements sont ainsi encouragés à rechercher une rentabilité à brève échéance, au détriment de leur viabilité à plus long terme.

Source : Global Financial Stability Report, avril 2014, p.102,

http://www.imf.org/External/Pubs/FT/GFSR/2014/01/pdf/text.pdf

The implicit government protection of these banks distorts prices and resource allocation. Because creditors of SIBs do not bear the full cost of failure, they are willing to provide funding at a lower cost than warranted by the institutions’ risk profiles. They also have little incentive to monitor and punish excessive risk-taking. SIBs then may take advantage of the lower funding costs to increase their leverage and engage in riskier activities. Banks may also seek to grow faster and larger than justified by economies of scale and scope to reap the benefits of the implicit funding subsidy granted to TITF institutions.

  • les « comptes des virement de banques et d’institutions étrangères », autre source de financement des acquisitions de devises et de créances publiques. Le principe est le même que le précédent à la différence près que les établissements se trouvent à l’étranger. Cette rubrique est passée de moins de 2 milliards en 2011 à près de 15 milliards (19 mia en avril 2014). Un bond notable a eu lieu en 2012 (12 mia). Peut-on y voir un lien avec l’ouverture d’une agence de la BNS à Singapour ?

Cette observation du bilan de la BNS appelle plusieurs constats. Le premier c’est que la BNS semble s’être elle-même financiarisée à l’image des Etats ou des entreprises transnationales y c des grandes banques. Son impressionnante expansion sans lien avec l’économie réelle et le PIB donne le sentiment de la constitution d’une bulle spéculative géante.

La présence massive de placements en euros fait perdre de facto l’indépendance tant recherchée dans la loi sur la BNS de 2003. D’ailleurs, quelques semaines avant la fixation du taux-plancher on pouvait relever ce passage dans un article du Temps du 15 juillet 2011 (3):

« Alors que le franc s’envolait mercredi vers de nouveaux sommets, Thomas Jordan, vice-président de la Banque nationale suisse, a fermement rejeté toute idée d’arrimer la monnaie helvétique à l’euro. «Notre mandat principal est d’assurer la stabilité des prix. Lier le franc à l’euro entraînerait de nouveaux problèmes, comme la hausse des taux d’intérêt en Suisse. En outre, une telle opération nécessiterait de modifier la Constitution. Nous ne pourrions plus assurer l’indépendance de notre politique monétaire», a-t-il rappelé mercredi à Zurich lors d’un podium de discussion organisé par l’Efficiency Club. »
La Constitution n’a pas été modifiée, le taux-plancher a été posé et la BNS a perdu son indépendance en matière de politique monétaire. A tout cela s’ajoute une question : que se passerait-il en cas de sortie d’un Etat-membre de la zone euro? Qui supportera les conséquences d’un défaut de paiement d’un des créanciers à risques?

Les risques d’hyperinflation sont réels. Tant que les banques commerciales accepteront de laisser leurs centaines de milliards dormir sur le compte à vue de la BNS à 0%, l’inflation sera en principe contenue. Mais que se passerait-il si ces mêmes banques pilotées en bonne partie par des puissances financières étrangères venaient à retirer leurs dépôts non obligatoires ? Et si elles décidaient de les injecter dans le marché suisse?

Le même septembre 2011, un évènement peu relayé dans la presse a eu lieu à Berne. Les autorités fédérales ont validé une loi appelée Too big to fail. Celle-ci garantit de manière illimitée et sans condition toute défaillance de toute banque répertoriée comme too big to fail. Cette garantie concerne l’argent public du pays mais aussi l’argent des citoyens (épargnes, caisses de pension, assurance-vie…). Le citoyen-contribuable qui gagne son argent grâce à son effort au travail doit garantir un circuit financier représenté par des responsables qui semblent bénéficier d’une impunité à toute épreuve. Les risques liés au concept de la Too big to fail a été remis en question par le FMI (4).

Les enjeux en termes de démocratie et du bien commun sont gigantesques, existentiels et essentiels pour l’avenir. Le travail n’est plus le facteur créateur de richesses. Le danger d’une création d’un circuit fermé créateur de richesses gigantesques réservé à une élite semble être en train de se mettre en place. Les gains basés avant tout sur la spéculation et les « coups » peuvent être si importants que la tentation des banquiers de tourner le dos au financement de l’économie réelle augmente.

A ce stade les questions et interrogations sont nombreuses. Est-ce que le portefeuille gigantesque de la BNS est encore utilisé pour le bien commun compte tenu de son refus de constituer un fond souverain pour la Suisse? Sa force de frappe boursière peut-elle « booster » artificiellement les marchés boursiers? Participe-t-elle alors à enrichir un petit nombre de manière démesurée? Est-elle devenue partie prenante de la finance-casino? Cette politique est-elle compatible avec la mission que le législateur lui a assignée ? Est-il légitime de faire porter des risques majeurs d’un système pour le moins problématique par les petits épargnants, contribuables, retraités? Est-elle en train de transférer son indépendance à des tiers étrangers avec l’assouplissement quantitatif et l’explosion du compte des virements des banques en Suisse remettant alors en cause la souveraineté du pays sans mandat connu? Quel poids politique ce compte de virements des banques donne-t-il à leurs propriétaires?

Surprenante BNS qui nous avait habitués à la prudence. Nous nous retrouvons avec une monnaie quasiment privatisée et une indépendance monétaire pratiquement perdue! La monnaie, la politique monétaire et la banque centrale sont autant de pierres angulaires à l’édifice de l’intérêt public, du bien commun et de la démocratie. Objectivité et neutralité doivent garantir l’équité entre les citoyens. Tout comportement qui ressemblerait à du favoritisme d’un groupe ou d’un autre est contraire à l’esprit d’une économie libre, à la liberté d’entreprendre et à l’Etat de droits.

Au pouvoir illégitime octroyé au marché financier, s’ajoute le fait que la richesse de la Suisse et des suisses est en mode de dilution avancée. Alors qu’une minorité d’individus a acquis un pouvoir de vie et de mort sur la monnaie nationale, un nombre grandissant du peuple peine à boucler ses fins de mois. C’est par la monnaie que la démocratie est en train de filer…

Liliane Held-Khawam

(1)La monnaie scripturale détruit les États! https://lilianeheldkhawam.wordpress.com/2014/07/19/la-monnaie-scripturale-detruit-les-etats/

(2) 5 Central Banks Move to Supply Cash to Europe, September 15, 2011, http://www.nytimes.com/2011/09/16/business/global/borrowing-costs-stubbornly-high-at-spanish-auction.html?_r=0

(3) http://www.letemps.ch/Page/Uuid/823b8ba4-ae59-11e0-8d13-d03d80d505be/Lier_le_franc_%C3%A0_leuro_cr%C3%A9erait_de_nouveaux_probl%C3%A8mes

(4) Le dernier « Rapport sur la stabilité financière globale » du FMI consacre un chapitre entier (sur trois) aux problèmes générés par les garanties étatiques offertes aux établissements considérés comme TBTF. Il y est très clairement expliqué que les banques qui bénéficient de ce type de garantie « ont peu d’incitation à surveiller et punir les prises de risque excessives ». Elles bénéficient par ailleurs de conditions d’emprunt plus avantageuses que ne le justifierait leur profil de risque, ce qui peut leur permettre d’augmenter leur niveau d’endettement pour « s’engager dans des activités plus risquées ». Ces établissements sont ainsi encouragés à rechercher une rentabilité à brève échéance, au détriment de leur viabilité à plus long terme.

Source : Global Financial Stability Report, avril 2014, p.102,

http://www.imf.org/External/Pubs/FT/GFSR/2014/01/pdf/text.pdf

The implicit government protection of these banks distorts prices and resource allocation. Because creditors of SIBs do not bear the full cost of failure, they are willing to provide funding at a lower cost than warranted by the institutions’ risk profiles. They also have little incentive to monitor and punish excessive risk-taking. SIBs then may take advantage of the lower funding costs to increase their leverage and engage in riskier activities. Banks may also seek to grow faster and larger than justified by economies of scale and scope to reap the benefits of the implicit funding subsidy granted to TITF institutions.

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Allo BNS Tango Charlie répondez, nous vous cherchons

Ce matin une musique me trotte dans la tête. Mort Shuman chantait Allo Papa Tango Charlie

 

La Bravo November Sierra (BNS) semble vouloir se perdre dans le triangle des monnaies.

Pour mémoire mes articles sur la BNS et les risques « AHURISSANTS » que cette banque centrale prend avec son bilan démesuré: http://blog.crottaz-finance.ch/?tag=bns

Je me heurte souvent à:  » c’est génial ce que la BNS a fait, elle a sauvé les entreprises exportatrices car sans ce taux plancher floor (qui n’est pas un PEG, je le rappelle) elle a permis de sauver des emplois, etc. Oui je veux bien admettre qu’il fallait endiguer la chuter de l’euro, mais ce mettre à accumuler des euros en quantité totalement hors norme semble un pari très très risqué. Pari qu’elle continue de jouer lorsque que le cours de change se retrouve à un taux de 1.25 CHF pour 1 EUR,  et que la BNS ne vend pas un seul euro !

Comme je l’ai souvent rédigé, le bilan de la BNS dépasse (en terme de PIB) toutes les autres banques centrales (la grenouille et le bœuf vous connaissez je pense).

Il y a peu la BNS a pleuré en début d’année car la perte (comptable) 2013 était de 9 milliards, perte surtout imputable à la baisse de l’or:

Enregistrant 9 milliards de pertes, la BNS ne versera pas de dividendes

Je résume les chiffres de l’article:

– moins value de 15 milliards sur l’or

– Bénéfice de 3 milliards sur les devises étrangères et 3 milliards sur la vente du fonds de stabilisation Stabfund

– Malgré la perte de 9 milliards de CHF, la BNS a attribué 3 milliards au fonds de réserve (ah bon ! quel superbe comptable) pour arriver à un résultat (perte) 2013 de – (moins) 12 milliards de CHF.

Je vous laisse donc lire le magnifique article de Liliane Held-Khawan: Le mécanisme qui a permis la suppression des dividendes de la Banque Nationale Suisse qui démontre comment on peut avoir un compte de réserve de dividendes qui passe à -(moins) 5 milliards.

Mais mon propos du jour concerne les DEVISES !

Si je résume,

1) Le vilain métal précieux qui a passé de CHF 48’763 le kilo au 31.12.2012 à CHF 34’107 le kilo au 31.12.2013. Cette baisse a pesé pour 15 milliards de pertes sur l’année 2013 (source: BNS http://www.snb.ch/ext/stats/statmon/xls/fr/statmon_O3_M1.xls)

2) Les gentilles devises (bilan de la BNS)

  • Le Dur dollar (passé de 0.9153 au 31.12.2012 à 0.8908 au 31.12.2013 soit 2.45% de baisse sur la contre valeur de 115 milliards de CHF placé USD, soit un peu plus de 2.8 milliards de CHF de perte comptable)
  • Le Doux Euro (passé de 1.2072 au 31.12.2012 à 1.2264 au 31.12.2013 soit 1.59% de hausse sur 218 mias de CHF en Euro équivalent à 3.5 milliards de CHF de profit))
  • Le Dingue Yen (passé de 1.0631 au 31.12.2012 à 0.8482  au 31.12.2013 soit 20.2% de chute sur 35 milliards au bilan soit 7 milliards de perte)

Pouvez-vous m’expliquer comment la BNS arrive à 3 milliards de profit sachant que ces trois devises représentent 83% du total de 442 milliards de devises. Les intérêts sont à ajouter (6 mias en 2013 on peut estimer de même et 1 milliards sur les dividendes et les taux bas ont octroyé des gains de cours 2 mias (estimations basés sur 2012 puisque le rapport détaillé va paraître le 7 mars prochain).

Ainsi ce que la BNS appelle  les devises ont rapporté -2.8+3.5-7+7+1+2= environ 3 milliards de CHF on y arrive ! (je voulais comprendre).

Le cadre est posé, parlons de 2014

  1. Le vilain métal jaune de 2013 se transforme aujourd’hui en gentil car depuis le début de l’année on assiste à une remontée qui rapporte (à aujourd’hui 4-3-2014) un gain de 3.9 milliards (34’107 CHF le kilo au 31.12.13 à aujourd’hui 37’905 pour un total de 1’040 tonnes d’or)
  2. Les gentilles devises
  • Le USD passe de 0.8908 à 0.8843 soit 0.7% de baisse
  • L’Euro de 1.2264 à 1.2173 soit 0.7% de baisse
  • Le yen de 0.8482 à .8680 soit 2.3% de hausse

Cet immense article pour dire qu’on peut faire dire presque ce qu’on veut aux chiffres et surtout au moment où c’est le plus arrangeant. La BNS a fait peur aux gens en parlant de la chute de l’or (en occultant totalement le fait que les années précédente l’or avant rapporté beaucoup d’argent).

Le BNS craint la prochaine votation populaire sur l’or de la BNS (http://www.admin.ch/ch/f/pore/vi/vis415.html) car devoir posséder 20% des actifs en or signifierait que la BNS doit soit vendre des actifs, soit acheter de l’or (actuellement l’or ne représente que 40 milliards sur 443 du bilan. La BNS devrait normalement acheter 1’000 tonnes d’or)

SNB-Reserves-vs_-EURCHF

MAIS MA QUESTION PRINCIPALE RESTE:

QUE VA FAIRE LA BNS SI LE COURS DE CHANGE DE L’EURO RECHUTE A 1.20 ? En acheter encore et encore….

eur chf une année 4-3-2014 eurchf depuis debut 2014 au 4-3-14

 

Si les devises baissent de 5%, la BNS va essuyer une perte de 20 milliards ! Mais cela n’arrivera pas (qu’on dit) car elle va se gaver d’euro à 1.20…..

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Notre ministre des finances ne sait pas qui est actionnaire de la BNS

Je vous laisse vous poser la question sur les connaissances de ceux qui nous dirigent.

A une minute et 30 secondes, Monsieur Broulis avance que les cantons sont propriétaires de la BNS à 2/3 et la confédération à hauteur  1/3.

Ah bon j’apprends quelque chose….sachant que la BNS est cotée en Bourse et qu’1/3 est détenu en mains privées, 1/3 par les banques cantonales et 1/3 par les cantons, je ne comprends pas d’où il tient cela (et par la même occasion, les journalistes ne savent rien non plus (ils auraient pu se préparer non ??))

En tant que ministres des finances cantonales, recevant de l’argent de la BNS, la moindre des choses c’est de savoir qui nous versent de l’argent gratuit.

Par contre, il souligne un point important et très juste..1 centimes de variations de l’EURO c’est ENORME !!! Je ne me réjouis pas de voir l’EURO ou le USD s’écrouler.

En 2011, ils craignait déjà qu’on coupe cette manne qui tombe du ciel.

Les cantons ont besoin des dividendes de la Banque nationale suisse

Il s’inquiétait aussi du soutien de la BNS à l’euro à hauteur de 30 milliards (aujourd’hui 200 !)

 

Only time will tell

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Inside Paradeplatz: BNS: un pas de plus vers la faillite

Je ne pouvais passer sous silence l’article de ce site (http://insideparadeplatz.ch/) concernant la BNS

http://insideparadeplatz.ch/2014/01/07/snb-ist-insolvenz-einen-schritt-naeher/

L’analyse est pertinente.

On nous fait croire que c’est l’or qui a fortement baissé et qui a généré les pertes de la BNS en 2013. Oui c’est vrai, mais les autres années ? Quand l’or valait 250 USD l’once ?

La hausse – durant des lustres – de l’or a compensé quoi ??? LES PERTES DES CHANGE ! (et la suisse a vendu 1400 tonnes d’or vers 450 USD)

Aujourd’hui avec 480 milliards  au bilan dont près de 200 milliards d’euros, des USD, des YEN et 70 milliards en actions, le BNS présente le flanc à toute attaque!

Comme le relève Inside Paradeplatz (Marc Meyer), il est possible (comme votre serviteur l’a déjà évoqué) que la stratégie cachée est une adhésion à l’euro.

L’avenir nous le dira, mais je confirme mon article : la BNS devra rendre des comptes (au peuple !)

Voici la traduction depuis l’allemand avec un traducteur online

SNB est un pas de plus vers la faillite

Mega perte de la banque centrale rend la concentration des risques pour l’ensemble du pays de manière significative, écrit Marc Meyer.

Notre Banque Nationale a annoncé hier pour l’année 2013: «Une perte de valeur sur les avoirs en or de l’ordre de 15 milliards de francs compensée par un gain de l’ordre de 3 milliards de francs dans les positions en devises et un gain de plus de 3 milliards de francs provenant de la vente de StabFund.  »

Non seulement la perte complètement inutile est ennuyeux – ennuyeux, c’est que la BNS continue de dissimuler sa situation financière désastreuse. Quant à la perte qu’elle parle par euphémisme de «perte de valeur» – souvent appelée « perte comptable ».

En ce qui concerne le bénéfice qu’elle parle mais en aucun cas un «gain d’évaluation» ou «bénéfice comptable», mais bien sûr d’un réel «gagner». Notre Banque nationale joue contre le peuple suisses continuer « avec les cartes marquées ».

La BNS tordu les messages clés – il trompe le peuple suisse. Katastrophalstes Exemple: Les dettes de la BNS sont présentés comme des actifs de la BNS.

Encore et encore, dit-on, notre Banque nationale ne pouvait pas être comparée à une banque commerciale – ils doivent gagner aucun profit.

En outre, la Banque nationale pourrait même ne jamais être insolvable ou illiquide – la BNS ne pouvait tout simplement « imprimer de l’argent» et de cette manière toutes les obligations de paiement à tout moment, pour répondre (chef BNS Jordanie).

Ce serait une « multiplication miraculeuse de l’argent » à la BNS. Une affirmation absurde peut être placé dans le monde des affaires à peine.

Quelle est la différence entre la Banque nationale et les banques commerciales?

Corriger: Le résultat n’est pas au centre d’une banque centrale. Sa mission est de mener sa politique monétaire dans l’intérêt du pays. Il veut donc la Constitution fédérale.

Mais peut-il être dans l’intérêt général du pays si notre Banque nationale de l’actif total d’environ 500 milliards de francs seulement 3,5 milliards de dollars, ce qui signifie moins de 1 pour cent, investir en Suisse?

La principale différence entre la Banque nationale et une banque commerciale est que, à un commercial actionnaires des banques assument le risque financier – aux contribuables de la Banque Nationale. Et des impôts plus élevés.

Le fait que la BNS « peut imprimer des billets de banque » dans le cas d’une dette tout simplement à augmenter le capital social négatif, en tant que chef BNS Jordan affirme est absurde.

Récemment, notre Banque nationale est ainsi remarqué qu’ils ont appelé « Too Big To Fail » a classé les grandes banques et ZKB par «disponible». Ces banques ont maintenant à chercher un ratio de fonds propres de jusqu’à 19 pour cent.

Qui est d’importance systémique? La BNS ou les grandes banques ou la Banque cantonale de Zurich?

Il y a un an, le ratio de fonds propres de la BNS était un peu plus de 11 pour cent. Avec la perte, la BNS identifie pour la dernière année, le ratio de fonds propres de la BNS pourrait s’attendre à avoir chuté en dessous de 10 pour cent. Ainsi, la BNS est à l’égard de (non pondérées) des fonds propres nettement moins bons que les grandes banques et ZKB.

La BNS fonctionne maintenant avec un effet de levier spéculatif de plus de 10 fois. C’est hautement spéculatif. La BNS est donc extrêmement vulnérable, elle a le souffle court.

Venez, ajoutant que la Banque nationale soit responsable de la BCZ et les grandes banques. Et il est absurde quand un débiteur à ses créanciers a imposé des exigences de fonds propres.

Un proverbe dit: « il faut balayer devant sa porte». Cela est également vrai pour notre BNS.

Le pire, c’est aussi le retour de la BNS. Dans son communiqué, la banque centrale souligne: qu’ils avaient fait sur leurs devises positionne un «gain» de 3 milliards.

Mais considérer le risque: Les réserves de change ont atteint déjà 450 milliards de francs incroyables. Ensuite, la BNS a donc généré un rendement de 0,7 pour cent. Et avec un risque élevé inacceptable (voir aussi http://insideparadeplatz.ch/2013/12/12/hedgefund-snb-wer-stoppt-den-wahnsinn/ ).

Avec garanti par la limite inférieure BNS à l’euro et l’annonce, « par tous les moyens » pour défendre cette « illimité » et que les gestionnaires de subventions les investisseurs en euros ou moins une option de vente de durée illimitée.

Le risque de cette option de vente portent les contribuables et les contribuables fiscales suisses. Ainsi, la BNS devrait gagner sur les investissements à risque suit une prime d’environ 10 à 20 pour cent par an ou plus.

Nous parlons donc d’un retour d’au moins 50 à 100000000000, qui générerait à ce risque, la BNS – pas 3 milliards.

Si vous ajoutez que la BNS avec leur démesurée, à haut risque et les investissements étrangers inutiles, les économies étrangères augmente au détriment de la Suisse.

En raison de leur monopole des billets de banque, la Banque nationale a l’avantage qu’il peut refinancer sans intérêt. Techniquement, ce n’est pas possible, chaque propriétaire d’un projet de loi un intérêt à payer pour le temps où il avait le projet de loi.

Pendant des décennies, payé la BNS seulement 80 cents pour les cantons pour ce soi-disant «seigneuriage». Dans une circulation des billets de l’époque environ 50 milliards qui étaient avec une population de moins de 7 millions de personnes, environ 5 millions de francs.

Alors je me suis assis à l’Assemblée générale de la BNS à Berne en 1996 pour veiller à ce que la banque centrale de leur de l’argent avec le taux de marché et les distributions du montant à la Confédération et aux cantons. Cela s’est passé alors.

Si la BNS a annoncé aujourd’hui qu’ils feront pas de distribution à la Confédération et les cantons pour cette année, il comprend les gens de ce qui appartient au peuple.

Dans une démocratie, le «seigneuriage» n’appartient plus à tout les « Seignieurs », c’est à dire la Banque nationale, mais les gens. La BNS a ainsi violé les principes démocratiques les plus simples.

Au cours des dernières années, le ratio de fonds propres de la BNS a diminué de façon constante. De autrefois plus de 60 pour cent à moins de 10 pour cent. Au cours des dernières années, il a été la hausse du prix de l’or, qui passé sous silence le résultat de la BNS.

De une forte baisse de l’euro, la BNS a jusqu’ici été épargnée, heureusement, depuis l’introduction de la limite inférieure. Mais cet effondrement forte viendra tôt ou tard – qui est aussi sûr « que de l’Amen à l’église. »

Toutes les devises, qui sont résumées dans la zone euro ont eu tendance au cours des décennies les plus faibles par rapport au franc suisse. Et l’industrie d’exportation forte en Suisse conduit à une forte demande de francs. Ainsi, les Francs doit augmenter.

Le dollar est tombé d’environ 4,30 à taux de change flottants maintenant 90 cents – si depuis, il a perdu environ 80 pour cent.

Imaginez, la BNS aurait osé dans ces décennies d’introduire une limite inférieure au dollar. Personne ne peut sérieusement croire qu’ils auraient les cours minimum à défendre avec succès.

Tout comme personne ne peut croire sérieusement que, dans le long terme, il est le taux de change minimum de euros à défendre. Et ce qui se passe si le prix minimum est cassé? La perte de la BNS sera si élevé que les fonds propres de la BNS va tomber rapidement dans la zone négative.

Notre BNS veut dans ce cas simplement «imprimer de l’argent » – notre Banque nationale a clairement pris congé de ses sens.

Chef BNS professeur Jordan, selon la presse estime que le «cerveau» de notre Banque nationale, a déclaré ce qui suit à ce sujet:

« Parce que, avec » l’argent d’impression « équité peut se dis-je, insoutenable augmenté. La création de monnaie ne permet conformer pleinement aux obligations de paiement. La Banque nationale a clairement basé sur la structure du bilan actuel aucun problème de solde structurel. »(« Est-ce que l’équité de la Banque nationale suisse? « Thomas Jordan, conférence à la statistique-économique Société, Bâle, p 13).

Jordan veut dire dans le cas de l’équité négative « imprimer de l’argent ». Il nous donne à comprendre qu’il considérait billets et « dépôts à vue des banques auprès de la BNS » (base monétaire) dans les capitaux propres de la BNS.

Base monétaire est mais au contraire la dette BNS, pas l’équité. Il pense également que la BNS pourrait par soi-disant honneur « création monétaire » les obligations de paiement dans leur intégralité.

Que puis il y a les « obligations de paiement » de la BNS, dont la Jordanie parle? La grande majorité de ces paiements sont les «dépôts» des banques à vue « déjà mentionnés. Il s’agit de prêts des banques à la BNS.

Les dépôts à vue de ces banques appartiennent à la base monétaire de la BNS. Cette base monétaire créée par ce qu’on appelle « la création de monnaie ».

Ainsi, vous pouvez dire: Les dépôts à vue de la BNS causés par «la création de l’argent ». Ils font partie de la base monétaire. Il s’agit de prêts par les banques à la BNS ou en empruntant la BNS.

Ou vous pouvez appeler les dépôts à vue que les obligations de paiement de la BNS. La dette et les obligations de paiement sont les mêmes.

Donc, la Jordanie affirme:

a) par « la création de monnaie » conduit à des obligations de paiement de la BNS (les Les dépôts à vue des banques, l’argent de la banque centrale), et il affirme également,

cette dépôts à vue (obligations de paiement) sont dégradées b) que par la création monétaire.

Et maintenant? Augmenter ou diminuer les dépôts à vue des banques à la création de l’argent?

Définitions:

Les dépôts à vue des banques = obligation de paiement de la BNS = base monétaire = Passif de la BNS.

Tous ces termes signifient la même chose.

Il ne peut donc prétendre que par « la création de monnaie » lieu d’une part, la base monétaire ou les soldes des comptes courants de la BNS et ainsi que d’autre part, les obligations de paiement de la BNS sont également dégradées par la BNS.

Les obligations de paiement des dépôts de la BNS et de la vue des banques sont les mêmes. Par conséquent, la création de monnaie ne peut pas représenter simultanément une alimentation et à une diminution de la même.

Avons-nous la BNS simplement croire quoi que ce soit – juste parce que c’est la BNS? Il s’agit déjà plus de 450 milliards de francs de la dette souveraine, qui a déclaré à tort la BNS à l’actif de la BNS.

Le courant, carte misérable ans avec la perte de 9 milliards est seulement « un coup de semonce ».

Si le chef BNS Jordan affirme que la BNS serait « manifestement pas un problème de solde structurel», de sorte que c’est naïf.

Bien pire peut se produire, si l’euro de nouveau tendance à être faible et la BNS maintient sa limite inférieure:

1 Les capitaux propres de la BNS sera négatif.

2 Le contribuable et le contribuable devront recapitaliser la Banque nationale par le biais des impôts plus élevés, et le plus rapidement possible.

3 A défaut, la BNS est insolvable.

4 Parce que du plafond de la dette, l’État ne peut pas donner une garantie de l’Etat pour la BNS et ce financement par l’emprunt.

5 Note de la Suisse est détériorée massivement.

6 Les banques vont retirer leurs dépôts à vue à la BNS.

7 La BNS devra refinancer leurs euros sur les obligations à haut rendement.

8 Les taux d’intérêt augmenteront donc massivement.

9 La BNS résout le krach immobilier de lui-même.

10 Les banques prêteuses vont faire faillite à la fin car ils doivent écrire leurs soldes à la BNS en conformité avec des capitaux propres négatifs. Des fonds propres négatifs de la BNS est ensuite transféré un par un pour les banques prêteuses.

11 Pour éviter cela, la Suisse cherche à adopter l’euro ou à adhérer à l’UE (au taux de 1,20 de change).

12 Sinon, il s’agit de la réforme de la monnaie.

Où sont les autorités de contrôle de la Banque nationale? BNS Conseil de banque? Fédérale? Parlement? FINMA?

La BNS devrait cesser de parler de la politique monétaire « macro-prudentielle ».

Vous devriez préférer enfin réaliser et admettre qu’ils financés tout euro de la dette souveraine et que leurs avoirs en devises complaisants représentent un plus grand risque pour notre pays que le prix de l’or sur laquelle la BNS se lamente maintenant.

Avec le retour annuel actuel, la BNS a revenir à leur propre faillite un pas de plus. Il contrôle l’attention sur l’incapacité de payer l’ensemble de la Suisse, si elle maintient son taux de change minimum et comment menacé « illimités » acheter Euros et finance la dette veut.

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Audio/Vidéo: RTS, La politique monétaire de la FED mène-t-elle le monde à sa ruine?

Cédric Tille et Pierre Leconte en contradiction.

La politique monétaire de la FED mène-t-elle le monde à sa ruine? – 19.09.2013

La FED, la Réserve fédérale américaine, continue d’inonder le marché de ses liquidités alors que les spécialistes s’attendaient plutôt à une réduction. Cette politique monétaire extrêmement expansive pour la Banque centrale américaine est destinée à soutenir à tout prix l’économie et réduire le chômage. Le débat entre Cédric Tille, professeur d’économie à l’Institut de hautes études internationales et du développement et Pierre Leconte, gérant de fortune chez Buchs Finance à Genève et président fondateur du Forum monétaire de Genève pour la paix et le développement.

Cédric Tille: https://sites.google.com/site/cedrictilleheid/ un proche de la BNS.

Il ne peut donc pas nier l’action d’une banque centrale (2011- à aujourd’hui: Member of the Bank Council of the Swiss National Bank). Pour lui la FED est toute puissante….on en reparle dans quelques années.

Pierre Leconte: http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Leconte

Suis d’accord avec lui on aurait dû laisser des banques faire faillite.

 

 

 

 

 

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Video (anglais): Special Gold Alert from Larry Edelson

Voilà plus de 20 mois que Larry est baissier sur l’or et l’argent.

 

On ne peut que lui donner raison (ici une vidéo de 2011 : http://youtu.be/bzwvM0qneVQ, c’est l’avantage d’internet, on y retrouve les dires de certains, c’est mieux que le bistro du coin)

 

Aujourd’hui, Larry nous annonce le point bas sur les matières précieuses, un point bas comme jamais !

 

Pourquoi ?? Pour des raisons autres que les dernières fois. Surtout l’éclatement de l’Europe….

et finalement toutes la monnaies fiduciaires va rentrer dans le marchés….donc inflation…..aie !

 

Il voit comme moi, une hausse du dollar US en même temps que le prix de l’or (enfin un !)

 

C’est en anglais ,mais très très compréhensible !

 

 

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Des graphiques très longs sur l’or et sa relation avec le USD et le CHF

Les marchés mettent les nerfs à rude épreuve et comme vous avez pu le constater, je fatigue un peu, ayant un peu moins d’énergie pour rédiger.

De plus, ce qui se passe actuellement en Suisse autour du secret bancaire et la panique totale des banquiers – prêt à balancer pères et mères – commence légèrement à m’indisposer, voire me dégoûte !

En conclusion humoristique: « C’est la merde !(120 secondes) »

Messieurs les banquiers ! Assumez les premiers ! (UBS et Wegelin  ont payé et ont affronté les USA seuls, eux !)
et pendant ce moment les Bahamas et le Delaware coulent des jours heureux !

Retour sur l’or, le USD et le CHF (graphiques spéciaux pour mon ami Philippe qui aime les longs graphiques)

Certains peuvent voir une corrélation.

D’après Bloomberg (et la recherche du fameux R2), il n’y a absolument aucune corrélation inverse (le R2 n’atteignant pas les 0,8)

 

gold usd depuis 1700

usd chf et once chf depuis 1820

 

 

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La BNS devra – un jour – se séparer de toutes les monnaies étrangères

La Question c’est quand et surtout …comment ??

Entrer dans une guerre des devises, c’est un jeu dangereux, surtout s’il on a affaire ou à faire à de gros poissons (certainement plus gros que soi).

Entrer dans une guerre monétaire avec les USA, le Japon qui sont des pays qui ont – durant des décennies – pratiqué ce jeu est un combat qui relève de la gageure.

Lier son destin à une zone euro qui tente aussi de faire de même semble suicidaire, surtout en finançant des déficits !

L’Euro va ainsi décider pour le franc suisse.

Un jour, si la BNS ne veut plus jouer ce jeu, alors il va falloir qu’elle se sorte du pétrin dans lequel elle s’est, elle-même, plongé.

Oui je suis un peu (un tout petit peu) d’accord que sans intervention sur le taux de change, l’économie suisse aurait plongé (quoique ce n’est que supposition puisque cela n’a pas eu lieu et que le taux de chômage est au plus bas depuis 10 ans), mais on aurait pu agir sur d’autre levier (comme les taux négatifs par exemple)

Aujourd’hui la BNS est remplie – à ne plus savoir qu’en faire – de devises étrangères, surtout d’euros. (source zero hedge. J’avais dressé le même constat ici: Les bilans des banques centrales en % du PIB et JP Chevallier à fin décembre: http://chevallier.biz/2013/01/bns-bilan-fin-decembre/)

SNB20Balance20Sheet

Je vous ai déjà indiqué que posséder des euros est un moyen de pression, mais c’est aussi une pression.

D’un côté la BNS tient un peu le couteau par le manche vis à vis de la zone euro (en cas de vente massive des euros), mais la zone euro tient aussi la Suisse par la barbichette, leurs destins se lient de plus en plus.

En cas de vente agressive d’euros détenus par la BNS, la zone euro va voir l’euro chuter (intéressant pour les exportations) mais la BNS va certainement essuyer une grosse perte, comme il arrive certains hedge funds peuvent perdre des milliards avec l’effet levier FX (l’effet kiss cool): One Of The Biggest ‘Hedge Funds’ In The World Is Getting Destroyed By The Yen ( la BNS est mentionnée en fin d’article)

La Suisse et l’Angleterre sont donc aussi entrés dans une guerre des devises : Switzerland and Britain are now at currency war

CHF20vs20sdfsSNB

source: WSJ

Je continue de soutenir que cette guerre des devises entraîne la BNS sur une mauvaise pente.

 

 

 

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Les problèmes européens vont avoir un impact en Suisse

La crise 2008 n’a pas eu l’impact sociétal, immobilier aussi puissant en Suisse qu’en Europe.

La Suisse a été passablement épargnée.

Tout au juste la grande UBS a dû être sauvée par les contribuables-citoyens parce que cette banque était internationalement exposée.

Aujourd’hui, les choses semblent bien différentes.

Le Franc Suisse a joué son rôle de valeur refuge et cette force a obligé la BNS à intervenir pour ne pas voir les monnaies étrangères telles que l’Euro ou le Dollar s’effondrer. La BNS a artificiellement freiné la hausse inéluctable de la devise helvétique. Elle continue encore et toujours de manière illimitée.

Ce qui a attiré les investisseurs à l’époque étaient la stabilité politique, la démocratie et le faible endettement du pays comparativement aux voisins qui nous entourent.

Quatre ans plus tard, en 2012, nous sommes au début d’une contagion des problèmes européens à l’échelle suisse et ceci malgré la santé insolente de l’économie suisse (chômage 2.9% actuellement selon les derniers chiffres.

Tout d’abord les banques et le secret bancaire sont dans la tourmente, ensuite l’industrie (exportation) commence à avoir des difficultés supplémentaires autres qu’uniquement des problèmes de changes.

On assiste à des licenciements chez Swisscom, Lonza auxquels s’ajouteront ceux des banques (UBS, CS)

Un membre du directoire s’exprime à ce sujet: L’économie suisse s’affaiblit encore

Le cadre étant posé, cela me permet de rebondir sur des évolutions dont je vous parle depuis des années, celle de l’inflation et celle des taux d’intérêts.

Comment voulez vous voir de l’inflation (période de croissance) alors que tout semble vouloir aller de plus en plus mal d’un point de vue économique. La consommation va chuter (en Europe) et les prix ne monteront pas.

Au sujet des taux, on va aussi voir que ces derniers vont rester bas car il n’y aura pas de croissance.

Pour que les taux montent, il faut une surchauffe, une consommation et une circulation de la monnaie (vélocité). Sur ce dernier point, je vous produits le graphique de la vélocité de la monnaie aux USA.

source: http://research.stlouisfed.org/fred2/series/M2V?cid=32242

la monnaie ne circule pas !

Les obligations suisses sont toujours le refuge

source : http://www.jpchevallier.com/article-crise-aggravation-obabamesque-112305984.html

Il semble donc que le franc suisse sot toujours très demandé ! En plus des problèmes économiques, la BNS va avoir un problème de change. Elle va devoir acheter de l’euro en masse !

On se situe entre le marteau et l’enclume (reste juste à savoir qui de l’Europe ou des USA joue le rôle l’enclume)

 

 

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Un joyeux anniversaire au plancher

Le 6 septembre prochain nous fêterons le premier anniversaire du taux de change plancher de l’euro contre le franc suisse.

Comme je le répète souvent, je pense que cette décision se révèlera dangereuse dans le futur, mais je dois admettre que le rush sur le CHF était très important à l’époque et qu’une intervention devait être entreprise. Je pense que des taux négatifs auraient été moins impactant que l’achat de tonnes d’euros.

Aujourd’hui la BNS a annoncé son exposition aux devises à fin juillet, la voilà:

source: http://www.snb.ch/fr/iabout/stat/statpub/balsnb/stats/balsnb

Soit une hausse en un mois de 44 milliards (12% de hausse par rapport à fin juin)

Les entreprises ont salué cette décision il y a un an: le-journal-du-matin_20120831

Pour mémoire l’émission »Passé-Présent » rappelle certains événements historiques au sujet du CHF: le-journal-du-matin_20120831_standard_passe-present_ CHF

C’est juste la Suisse a déjà tenté le coup en 1978 ! BNS 75ème anniversaire intervention en 1978 sur le marché des changes …

Quid de l’inflation par la suite

 

Le décision d’aujourd’hui engendrent des conséquences demain. Quelle seront-elles ?

 

 

 

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