Une Barack de dettes

Sous les deux administrations Obama, la dette fédérale US a doublé !

Cela veut dire que, durant ces dernières huit années, le président Obama a accumulé autant de dettes (au niveau fédéral) que tous les présidents qui l’ont précédés…

barackdettes

 

Et le coût de la dette US

dette-et-son-cout

Si je prends un exemple fictif….

La France (sans la dette cachée) annonce 2’000 milliards de dettes et que le taux (coût) est de 1%, on obtient une charge annuelle de 20 milliards.

A l’époque (révolue) dette était de 1’000 milliards et le taux à servir de 2% soit une charge annuelle de 20 milliards.

Plus en arrière dans le temps, 500 milliards de dette et un taux de 4%, soit 20 milliards en intérêts.

 

Moralité: La baisse des taux n’a pas encouragé les gouvernements à des économies, bien au contraire !

Les taux peuvent remonter rapidement (on le sait), par contre on ne pourra pas couper la dette de moitié en cas de doublement des taux.

 

CQFD = Ce Qui Fait la Dette

www.pdf24.org    Envoyer l'article en PDF   

Taux bas ne signifient pas immobilier haut. Le Japon est en la démonstration.

Voilà des semaines que je possède dans mon ordinateur des données concernant l’immobilier japonais et même un graphique que je vous produis ci-après.

Je suis tombé sur cette vidéo d’aujourd’hui et cela m’a rappelé ce que j’avais sous le coude.

Le titre de mon article est basé sur l’expérience qu’ont vécu les japonais.

La croyance populaire (basé sur le court terme, je précise) est:

Lorsque les taux baissent, les prix de l’immobilier montent ! Et c’est probablement vrai, mais à court terme !

Les baissent de taux engendrent des charges d’intérêts plus basses et permettent (si les banques prêtent, mais elles le font quand les taux sont à la baisse) d’acheter des biens à des prix de plus en plus élevés .

Tout cela c’est bien joli et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes sauf que…….si la déflation s’en mêle, les propriétaires s’emmêlent.

La croissance n’étant pas au rendez-vous et le boum de l’immobilier s’essoufflant, on assiste soudain à un flux de vente de biens immobiliers.

Les taux bas n’amenant pas la quantitié d’acheteur nécessaires à soutenir la demande, les prix commencent à baisser.

C’est le début de la spirale.

Voici le graphique très intéressant

real estate price vs interest rates

Au début de la baisse des taux, l’immobilier monte, puis les baisses n’ont plus d’effet !

japanese-home-prices

Japan20Real20estate20crash

Si la croissance ne revient pas, nous pourrions assister à ce scénario aussi en Suisse.

Les taux hypothécaires en Suisse

tx hypubs re b

 

On peut lire l’UBS real estate bubble du 4ème trimestre 2015:  ubs-bubble-index-q4-2015-fr

www.pdf24.org    Envoyer l'article en PDF   

Les taux négatifs feront de gros dégats

Tout d’abord quelques chiffres

suisse infl tx 20-11-2015

Inflation suisse (ou plutôt déflation): -1.4%

Les taux:

tx suisse 20-11-2015

 

Ce qui produit la courbe des taux suivante:

courbe taux chf 20-11-2015

Et l’évolution du taux CHF à 2 ans:

suisse tx 2 ans 20-11-2015

La première réflexion qui me vient est que si les taux futurs sont le reflet des anticipations actuelles de taux courts dans deux ans, cela reviendrait à dire que les taux courts dans deux ans seront à -0.9%.

Voilà bientôt un an que la BNS agit en appliquant un taux négatif à court terme de -0.75% et l’impact désiré (à savoir un affaiblissement du CHF, notamment contre Euro) tarde à déployer ses effets.

La BNS pénalise même les retraites, car les caisses de pensions subissent aussi les effets du taux négatif.

C’est un impôt déguisé et comme je l’ai écrit depuis bientôt 5 ans, la BNS devra rendre des comptes.

Aujourd’hui un article qui fustige la politique de la BNS: Un vent de révolte contre la politique de la BNS

La BNS est à la solde des autres banques centrales ne favorisant que la finance et je le prouverai tout à l’heure.

La Banque Nationale Suisse est totalement coincée entre des taux négatifs qu’elle ne peut encore trop baisser au grand risque de voir toutes les banques les répercuter et un bilan démesuré dont elle ne peut liquider les positions sans subir un effet négatif et faire subir un impact au marché financier.

Je m’explique:

Au cas où la BNS baisserait encore le taux de référence (allez mettons -2%), les banques commerciales devront alors répercuter cette baisse à tous clients (ce qui est le cas déjà de beaucoup de banque privées qui n’octroient pas de prêts hypothécaires sur lesquels les banques commerciales peuvent encore se faire un marge compensatoire).

Lorsque les banques appliqueront le taux négatif de -2%, les clients retireront leurs avoirs et nous assisterons à un magnifique: BANK RUN

Ce serait la fin des banques car – pour mémoire-  les banques créent aussi de l’argent de rien (ex-nihilo) avec les dépôts des clients et ceci avec un levier de 20.

Les liens suivants vous renseignent sur les standards minimaux:

https://www.finma.ch/fr/news/2014/11/aktuell-geaenderte-mindeststandards-20141110

http://www.bis.org/publ/bcbs266.htm

Imaginez donc la panique bancaire en cas de taux encore plus négatifs !

En conséquence, on empêchera probablement les épargnants de retirer à cause du risque systémique. C’est la mort du cash.

Je rappelle l’initiative pour que seule la BNS désormais puisse créer de l’argent et non plus des sociétés privées comme les banques: http://www.rts.ch/info/suisse/7215951-le-monopole-de-la-creation-d-argent-par-la-bns-sera-soumis-au-peuple.html

L’autre problème c’est de savoir comment la BNS va se sortir du guêpier dans lequel elle s’est mise toute seule, à savoir diminuer son bilan en vendant les euros ou les actions etc. sans subir de pertes.

Pour terminer, je peux vous assurer que ce à quoi nous assistons aujourd’hui sur les marchés des prix des divers actifs (notamment des matières premières (au plus bas) et des actifs financiers (au plus hauts) et le fait de l’activité irréfléchie des banques centrales qui provoquent une distorsion des prix.

commo asset move

Monsieur Charles Dereeper nous écrit récemment qu’il a un souci de confiance envers les marchés: http://www.objectifeco.com/riche-rentier/argent/investir/j-ai-un-conseil-a-vous-donner-concernant-vos-placements-sur-les-marches-financiers.html

Je le rejoins, ça ne sent pas bon à cause des interventions de banques centrales.

Tout a une fin, reste à savoir quand.

www.pdf24.org    Envoyer l'article en PDF   

Le krach de 1929 a laissé des traces durant des décennies

Combien de temps pour revenir au niveau (en terme nominal) ?

Réponse: 29 ans

 

dow jones end months 1929 - 1959

Puis en terme nominal sur la période 1968 -1995 qui a suivi ?

Réponse: 27 ans

dow jones end months 1968-1994

Tout cela cause des taux élévés (inflation) sur cette dernière période

US interest rates 1798 - 2015

En résumé, mieux vaut avoir un rendement de 0% (voire négatif) en période de déflation qu’un rendement de 2% dans une période d’inflation supérieure à 2% (perte de pouvoir d’achat)

http://blog.crottaz-finance.ch/vocabulaire-crick-crack-krach/

 

source: https://research.stlouisfed.org/fred2/

www.pdf24.org    Envoyer l'article en PDF   

Le Brésil: La fin du miracle, chute du Real et hausse des taux

En 2011, je vous avais annoncé que le Brésil allait dans le mur car tout n’était bâti que sur l’emprunt, la dette:  Braise-île

Force est de constater que j’avais raison….

Inquiétudes sur le Brésil

Brésil Moody’s abaisse la note mais relève sa perspective

En plus, le réal brésilien se ramasse contre le USD qui monte (-30% depuis une année)

exch rate BR -USD 2007-2015

 

Et l’inflation monte et toujours pas de croissance, Quel miracle !

Brésil l’inflation ralentit en juillet mais reste à un niveau élevé sur 12 mois

Les taux des obligations à hauts rendements montent tout comme les taux des pays émergent: http://blog.crottaz-finance.ch/tout-est-une-histoire-de-taux/

taux Bresil

Et les CDS en apportent une preuve supplémentaire

 

bresil CDS 12-8-15

 

« He bien: Dansez Maintenant »

http://www.lafontaine.net/lesFables/afficheFable.php?id=1

www.pdf24.org    Envoyer l'article en PDF   

Tout est une histoire de taux (obligations à hauts rendements)

La vie nous le montre tous les jours.

Les taux sont le moteur de la société: Taux de mortalité, taux de change, taux d’emprunt, etc.

On peut tirer des analyses avec les taux dans tous les secteurs.

Mon propos du jour, les taux des obligations à haut rendement (high yield bond).

Ils sont en train de monter.

us high yield

us high yield i

Les taux des obligations « high yield » continuent d’augmenter ainsi que le « l’écart (spread) » par rapport aux « Treasury ».

L’aversion pour le risque des investisseurs augmente.

Nous assistons peut-être à la fin du « bull market » des obligations à hauts rendements (et aussi celui des actions).

Un krach dans le crédit à venir ? comme en 2008

fred hy

 

 

Cracks in Junk-Bond Market Form as BofA Sees Outlook Darkening

https://blog.columbiathreadneedleus.com/are-there-cracks-in-the-credit-market

Ce dernier article avance que le levier dans ce genre d’obligation est au plus haut depuis 20 ans !

 

1_2-e1437757052623

 

www.pdf24.org    Envoyer l'article en PDF   

Malgré les hausses bousières HALLUCINANTES, les caisses de pensions sont à la traine, pourquoi ?

Voilà bien longtemps que je n’avais rédigé sur les caisses de pensions suisses. Je corrige le tir.

Un article du temps m’a fait réagir:

Les caisses de pension peineront à atteindre leurs objectifs en 2015

Tiens ! C’est étrange, je croyais que les marchés des actions flambaient !

Effectivement, les actions montent, mais ce n’est pas le seul paramètre dont il faut tenir compte, car une caisse de pension ne peut pas tout investir en actions et subit des mouvements sur:

– les obligations

– les monnaies

– l’immobilier

– le cash

– etc

Dans l’article, il y a aussi deux liens qui mène à Swisscanto et UBS (institutionnel) et deux présentations à fin juin

1) pk_monitor_2015-06_fra

2) pk-barometer-juni-2015-fr

Dans ce dernier document, j’ai été particulièrement interpellé par :

evolution taux de couverture fin juin 2015

On constate que les taux de couvertures sont assez bons, sauf….et vous le devinez:  Les caisses étatiques.

Cette sous-couverture est le fait de mauvaises gestions, mais surtout de sur-couverture des assurés. Les prestations sont intenables et c’est de toute manière le contribuable qui passe à la caisse à la fin. Il serait grand temps qu’on s’attaque à ce problème.

Et après 1.44 milliards de recapitalisations de la caisse du canton de Vaud: La recapitalisation de la caisse de pensions de l’Etat de Vaud sous toit

On se demande comment placer le magot (des con-tribuables), notamment dans l’immobilier (qui est au plus haut !): La Caisse de pensions de l’Etat de Vaud cherche à placer son magot

Avec le taux négatifs de -0.75% sur le cash, les caisses de pensions sont bien empruntées pour placer leur argent et doivent inover surtout qu’elles ne peuvent retirer le dit cash pour le mettre au coffre, les banques (et la FINMA) interdisant ces retraits. C’est un déni de liberté et de propriété.

 

En conclusion, toujours plus de retraité, toujours moins d’actifs, les caisses de pensions ne sont plus la réponse.

Ceux qui en profite aujourd’hui sont ceux qui ont mis le système en place. Ils ont, en général, cotisés moins que ce qu’ils vont coûter (surtout les caisses étatiques)

Il va falloir réformer tout cela.

 

 

www.pdf24.org    Envoyer l'article en PDF   

Vidéo: Krach obligataire en vue ?

Je vous l’ai écrit dans un article précédent: Les Taux et l’étau se resserrent

Les taux remontent sur le compartiment obligataire à 10 ans.

bfmtv dessertine

 

france 10 years 14-6-2015

germany 10 yeras 14-6-2015

us 10 yaers 14-6-2015

 

Pour mémoire, le marché obligataire est le marché dont la taille est la plus importante.

Question: Si les investisseurs sortent des emprunts où vont-ils mettre leur argent ?

Dans les actions (déjà au plus haut ?), dans les matières premières (or, argent ?), en cash ?

 

 

 

www.pdf24.org    Envoyer l'article en PDF   

La BNS réagit

Pour faire suite à mon article qui montrait que la caisse de pension de la Confédération bénéficiait d’un passe-droit (ici: La BNS se tire une balle dans le pied) et que ceci avait fait l’objet de contestations d’autres caisses et des assurances notamment, la BNS annonce ce jour:

« Moins de dérogations à l’application du taux d’intérêt négatif aux comptes de virement détenus à la BNS »

La Banque nationale a achevé son examen

La Banque nationale suisse (BNS) a achevé l’examen des dérogations et réduit considérablement le nombre de titulaires de comptes de virement non soumis au taux d’intérêt négatif.

suite et lien du communiqué: http://www.snb.ch/fr/mmr/reference/pre_20150422/source/pre_20150422.fr.pdf

Ce qui a eu un impact rapide sur les taux de change du CHF avec les autres devises;

CHFEUR 22-4-15

CHFUSD 22-4-15

Est-ce que cela sera suffisant sur du moyen / long terme pour affaiblir le CHF, rien n’est moins sûr.

En tous les cas, ceux qui désirent retier du cash vont en être pour leurs frais: (Source: Gautier’s Blog). A partir d’Aout 2015, les retraits dépassant les limites autorisées seront taxé à 2%

www.pdf24.org    Envoyer l'article en PDF   

La Suisse championne du monde des taux négatifs

Ce matin la presse en parle:

La Suisse emprunte à 10 ans à un rendement négatif

C’est quand même hallucinant de voir que des personnes (ou institutions) placent leur argent à 10 ans avec un taux NEGATIF

Cela signifie qu’ils paient pour déposer leur argent durant 10 ans ! C’est complétement DEBILE

J’ajoute qu’en plus ils doivent supporter les coûts (frais de transactions, droits de garde) d’un tel investissement et qu’on empêche le retrait cash de milliards

La courbe des taux en Suisse se déplace vers le bas de manière quasi parallèle depuis une année.

La question est quand cela va-t-il s’arrêter ?

CCJDsIcUsAEBDJ5

structure des taux suisses dans le temps

indice prix cons suisse 8-4-2015

source: communiqué de presse: http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/news/medienmitteilungen.Document.193165.pdf

Avec des croissances aussi faibles et en ralentissement, je ne vois pas comment les taux pourraient remonter.

En comparaison internationale, les allemands et français proposent aussi des taux négatifs sur un certain nombre d’échéances

structure des taux comparaison internationale

Comme je vous l’ai dit plusieurs fois, nous sommes en déflation et les chiffres qui sortent sont mauvais, mais personne ne semble s’en inquiéter. Les marchés des actions montent sans cesse alors que nous sommes dans une situation pire qu’avant 2008. (merci à Chalres Sannat): http://www.economiematin.fr/news-situation-etats-unis-crise-economique-graphique-sannat

 

Pour en revenir aux taux, j’ai une explication (qui vaut ce qu’elle vaut).

Je vous la livre en mille (billets de) : Les caisses des pensions

En effet, nos chères caisses de pensions doivent investir

  1. Le cash qui rentre des cotisations (tous les mois)
  2. Une grande partie des fonds dans les obligations libellées en CHF
  3. Dans des obligations avec une notation élevée

Les caisses de pensions doivent faire face à un grande problème, à savoir comment générer du revenu pour servir des rentes alors qu’on leur donne un rendement négatif. Pour mémoire, un taux d’intérêt positif doit être octroyé sur la part obligatoire (c’est la loi). La part sur-obligatoire -quant à elle – peut subir un intérêt négatif.

Je rappelle aussi que les caisses de pensions on transféré le risque aux assurées depuis des années en passant de la primauté des prestations à la primauté des cotisations. pour mémoire: prévoyance posez-vous les bonnes questions

En 2009 déjà, je vous avais parlé que les Etats feraient tout pour trouver des financement: David Vincent les a vus !

et votre retraite à taux zéro: votre retraite placé à un taux 0% et prévoyance négative c’est possible

 

 

 

 

www.pdf24.org    Envoyer l'article en PDF   

Taux européens, la grande détente

Ce matin les agences de notation relèvent leurs notes sur l’Espagne et la Grèce.

La Grèce et l’Espagne obtiennent un relèvement de leur note

Il y a bien longtemps que je n’ai produit les graphiques des taux à 10 ans et grande surprise…

 

L’Espagne emprunte quasiment au même taux que les USA  (à 0.5% près)

spain generic 10 years 23-5-2014

us generic 10 years 23-5-14

 

Et la Grèce

greece 10 years generic 23-5-14

 

LE TED Spread

Macrotrends.org_TED_Spread_Historical_ChartLes taux semblent démontrer qu’il n’y a aucune crainte quant à l’évolution futur des marchés.

Le VIX est en bas, tout va bien madame la marquise.

On se dirait juste avant 2008.

Alors que les dettes n’ont fait que d’augmenter ! Allez comprendre !

Un jour (demain ? après-demain ? dans des des années ?) , nous regarderons cela en nous disant que c’était évident et que cela ne pouvait pas durer.

Tout ce que nous voyons comme prix est une vue tronquée.

Les taux hyper bas, les injections monétaires, les bilans de banques centrales et les endettements exercent une distorsion sur les prix.

Tout va très bien madame la marquise…..paraît-il

 

 

www.pdf24.org    Envoyer l'article en PDF   

Prévoyance: Quelle primauté ?

J’ai entendu hier – sur les ondes de la RTS – M.Ferrari dont j’avais déjà parlé.

Il s’exprime au sujet du changment de primauté des caisses, voir mes anciens articles à ce sujet(2009): Prévoyance: Posez-vous les bonnes questions ! et Votre retraite placée à un taux de 0% et Bulle Immobilière en Suisse ? (intervention de M.Ferrari dans ce dernier billet

Voici la dernière intervention de M.Ferrari: le-journal-du-matin_20120904_ferrariprimaute

 

 

 

www.pdf24.org    Envoyer l'article en PDF   

L’immobilier c’est super et sans risque !

J’apprécie beaucoup Patrick Delarive, que je salue ici, et je pense qu’il a une très bonne connaissance de l’immobilier. Son groupe détenait la Régie de La Couronne (vendue depuis) et il est (était) très actif dans le domaine.

La semaine dernière, je suis tombé sur Patrick sur la RTS et j’ai trouvé son discours très intéressant. Dommage pour le sujet (un monologue alimenté par le journaliste), il n’y avait pas de contradicteur pour s’opposer à certains arguments ou tout du moins engendrer un débat avec Patrick Delarive.

Cher Patrick, me voilà !

Voici la première partie du sujet (4 épisodes sur 4 jeudis): on-en-parle_20120802_sPatrick Delarive

Patrick explique très bien le déroulement d’une acquisition, mais il oublie certains aspects.

Je le cite:

  • Un bien immobilier est un actif qui va peu varier (pas d’accord)
  • Le pourcentage de propriétaires en augmentation (possible)
  • Objet dont le prix va aller vers le haut (pas d’accord, tout dépend de la période d’observation)
  • Débit à la banque, le risque est faible pour ne pas dire inexistant, car en contrepartie on possède de la pierre (légende urbaine ?)
  • Si c’était un risque, les banques ne prêteraient pas d’argent (Pas d’accord, elle peut saisir le bien et aussi poursuivre par la suite le débiteur qui doit toujours payer la soulte !)

Puis, Patrick vient sur la comparaison entre location et achat avec l’exemple d’un loyer 2200.- par mois

Ce loyer engendre CHF 26’400.-de coût annuel pour le locataire et d’être propriétaire 18’000.-  par année (quel est le taux ? car aujourd’hui on peut emprunter à 1% en flottant et 2% en fixe à plus de 5 ans).

Patrick  oublie le revenu locatif, ce revenu fictif en fonction de la surface du bien (quelques abattement pour la vétusté etc.) qui est ajouté au revenu (comme si on louait le bien et encaissait le loyer) et le fait de pouvoir déduire l’intérêt de la dette (avec les taux actuels pas trop avantageux ).

En résumé le revenu locatif de 25’000 environ et la déduction des intérêts de la dette de 7’000.- environ laissent un montant de 18’000 imposable supplémentaire (qui fait monter toute l’assiette (humour: par le passe-plat fiscal)) et si on estime que le taux d’imposition est de 25%, le propriétaire subit une hausse d’impôt de 18’000 x 25% soit 4’500.- chf

En résumé:

  • Intérêt hypothécaire et charges PPE (y.c. fonds de rénovation) 18’000.- CHF (selon exemple de Patrick)
  • Impôt foncier 500.- (omis par Patrick)
  • Impôts additionels dus au revenu locatif 4’500.- (omis par Patrick)
  • Total 23’000.-
  • je ne vois que peu d’avantage financier d’être propriétaire.

Concernant les prix qui soi-disant montent, voici quelques indices très intéressants qui montrent que les corrections sont parfois très douloureuses.

Tout d’abord avec le Herengracht index qui est un indice immobilier hollandais (une des rives du canal)

Source: http://hotelivory.wordpress.com/2010/08/29/a-very-long-view-on-house-prices/

On estime aujourd’hui que l’indice a chuté vers les 200.

et le Cash Shiller Index:

Celui qui a acheté en 1988 perd toujours

Il se peut que la Suisse échappe ou n’échappe pas à une correction.

C’est lors de ces corrections que les propriétaires pourraient devoir vendre (dans le bas de la fourchette des prix). Les causes pourraient être.

  • La Banque revoir la valeur du bien à la baisse à cause de l’environnement et demande au propriétaire d’apporter des garanties supplémentaires.
  • Récession et pertes d’emplois, obligations de vendre comme tous les autres propriétaires touchés, donc nombre de biens à vendre en augmentation et chute des prix. Cette chute peut (comme aux USA) amener les objets à des prix bien inférieurs à ceux des crédits.

 

Emprunter pour un achat immobilier, c’est faire du levier et prendre un pari sur des prix futurs. Qu’on se le dise !

 

www.pdf24.org    Envoyer l'article en PDF   

La bulle des emprunts d’Etats

Comme vous avez pu le constater, les taux offerts par certains Etats pour leurs obligations sont très faibles (voire, pour certaines échéances, négatifs: lire mon article: « La Confédération se fait des ronds« )

Voici un tableau récapitulatif des taux d’intérêts à 10 ans des quelques pays (source Bianco Research)

 

L’évolution sur 20 ans des taux suisses à 10 ans.

La Suisse – dans sa quête de vouloir à tous prix maintenir le taux de change plancher avec l’euro – ne serait-elle pas aussi en train d’entretenir la bulle sur les emprunts d’Etat ?

En effet, le BNS achète des euros à chaque fois que le cours passe au-dessous de 1,2. Que fait-elle avec les euros achetés ? Elle les place probablement en bons du trésor allemands (Pays réputé être le plus solide de la zone euro) ou des bons du trésor d’autres pays de la zone (Hollande, France), ce qui revient à faire monter les prix et donc baisser les rendements.

Dire que les banques centrales alimentent la bulle, il n’y a qu’un pas qu’il est facile de franchir.

www.pdf24.org    Envoyer l'article en PDF   

Les comptes de la ville de Lausanne dans le rouge à cause des retraites

Et voilà madame Irma Crottaz a de nouveau frappé ! Bon, là je n’ai pas trop de lauriers à recevoir, c’était gagné d’avance.

Je vous avais écrit plusieurs articles sur un sujet qui intéressait les contribuables lausannois, à savoir leurs impôts et que ces mêmes contribuables allaient passer à la caisse. La ville demande désormais même au canton de participer à sa mauvaise gestion.

La caisse de pension plombe les comptes de Lausanne

Pour remettre dans le contexte, la caisse de pension de la ville de Lausanne n’a jamais (ou je dis bien jamais) été bien gérée. La cours des comptes s’y est d’ailleurs intéressé. Même en période de haute conjoncture, la caisse affiche de misérables performances. Pourquoi ? Parce que les affiliés sont trop grassement assurés et que personne ne s’est vraiment attaqué à ce sujet, laissant Daniel Brélaz le syndic-multiples-casquettes aux commandes. Ce que les affiliés devraient se poser comme questions sont:

– est-ce normal d’en appeler aux citoyens pour renflouer ma caisse ? (mal gérée, puisque dans les caisses privées il n’y pas le même problème de rendement)

– est-ce juste de penser que le taux de rémunération de mes avoirs par la caisse est adapté et ne vaut-il pas mieux avoir 100% (à la fin) d’un montant inférieur que 40% (actuellement) d’un montant supérieur

Il est évident que tant qu’on va renflouer la caisse, ces questions restent sans importance. Mais si la ville venait à faire faillite ? Si l’Etat n’avait plus les moyens ? Bien évidemment qu’on va me rétorquer que c’est impossible. Je suis désormais habitué à ce genre de discours formaté.

Je vous rappelle mes articles dans l’ordre chronologique:

Ponzi, Madoff, Pensions, Etat, même combat 12 janvier 2009 (déjà !)

Prévoyance Lausannoise, retraites en péril 20 janvier 2011

La ville de Lausanne se finance à bon compte sur les marchés (pour combien de temps ?) 11 novembre 2011

La Ville de Lausanne bientôt en Faillite ? 15 décembre 2011

 

Heureusement que les cantons ne suivent pas les villes dans leur gestion:

Le canton de Vaud boucle ses comptes 2011 sur un excédent de 343 millions de francs

les cantons gère mieux leur argent que prévu

 

Un autre cas de ville que fait n’importe quoi: NICE: La ville de Nice paie 8,3 mios d’euros de loyer pendant 27 ans….pour un stade avec moins 15’000 spectateurs en moyenne qui, à la fin, aura coûtéla bagatelle de 245 millions d’euros, tout cela pour l’euro 2016: http://www.observatoiredessubventions.com/2012/combien-coute-le-stade-de-nice/

 

Je profite de cet article pour mettre à jour les indices de prévoyance Pictet qui, à première vue, devraient avoir repris des couleurs depuis quelques mois avec la hausse des marchés financiers.

Oui depuis 2012 la performance est positive, mais depuis sa création, c’est toujours pauvre (bien que positif).

Si vous le pouvez, remboursez vos dettes et épargnez (ou investissez) vous-même pour vos vieux jours.

 

 

 

 

 

www.pdf24.org    Envoyer l'article en PDF   

La ville de Lausanne se finance à bon compte sur les marchés (pour combien de temps ?)

La ville de Lausanne vient de lancer un nouvel emprunt pour CHF 100 mios avec échéance en 2022. Le prix d’émission est de 100.91% et le coupon offert de 1.625%.

Ville de Lausanne 2011-2022 Prospectus EC (prospectus avec les comptes de la ville de Lausanne d’autres informations comme la rémunération du syndic (maire) etc.)

En voilà une excellente nouvelle !

Pour qui ?

Pour l’émetteur, car il ne paie qu’un intérêt minime (de peu supérieur à celui du marché) pour financer son train de vie.

Le taux du marché avoisine 0.9% annuel pour un emprunt à cette échéance en CHF. Avec un prix d’émission au-dessus du pair (100.91%), le rendement à servir est à peine de plus de 1.5% annuel pour emprunter.

Question: Est-ce un intérêt normal ?

Deux réponses me viennent à l’esprit:

  1. Oui si des acquéreurs sont d’accord de prêter de l’argent à la ville de Lausanne en contrepartie d’un rendement si faible (et je ne tiens pas compte des impôts sur le revenus du coupon !)
  2. Non si on regarde de plus près les comptes (bilan) de la ville de Lausanne (Sans rating officiel, mais qu’on estime proche de A+)

Démonstration:

Découvert au bilan de la Ville 265 mios de CHF

Garantie pour les rentes futures (retraites, 2ème pilier = promesses) 736 mios de CHF (Hors Bilan) et 329 mios de CHF de cautionnement /garanties

Cerise sur le gâteau, la dette de la ville de Lausanne s’élève (attention roulement de tambour…..) à 2,24 milliards de CHF soit 2’240 mios de CHF, plus élevée que le canton dont elle est le chef lieu !!

L’évolution du canton de Vaud se situe sur la voie du désendettement (c’est possible !!! malgré la période actuelle)

Si l’histoire doit nous servir de guide…….

merci à la personne (qui se reconnaîtra) de m’avoir suggéré cet article lors d’un repas fort agréable et qui m’écrit aussi:

  • Il n’y a pas de garantie du Canton et il me semble que ce dernier devrait exercer sinon un devoir d’ingérence du moins un devoir de surveillance.
  • L’écart par rapport au prix du marché (bien que de plus de ½ %) est insuffisant pour couvrir le risque.
  • On se demande souvent comment la Grèce a pu s’endetter à un point tel. Nous en avons une démonstration in vivo et l’on voit que les mêmes erreurs peuvent se produire en Suisse, sous nos yeux.
  • Rien ne dit que Lausanne ne sera pas attaquée par des hedge funds comme la Grèce l’a été.
  • L’emprunt inclut les clauses habituelles, plus une clause d’exigibilité immédiate si l’émetteur est mis partiellement ou totalement sous administration forcée ou sous assistance

 

www.pdf24.org    Envoyer l'article en PDF   

Prévoyance Lausannoise, retraites en péril

La caisse de prévoyance de la ville de Lausanne se trouve au plus mal…

Le dernier plan de Daniel Brélaz n’a pas atteint ses objectifs

Je l’avais déjà évoqué dans plusieurs articles au sujet de la prévoyance: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=520

Le taux de couverture de cette caisse ne remonte pas. Même entre 2002 et 2007 rien de bien fracassant à se mettre sous la dent.

Les retraites en péril ? c’est un problème mondial dans le domaine public. Dans le secteur privé, les taux de couvertures sont bons en général.

Qui va devoir mettre la main à la poche ? Les contribuables ! Ceux-là même qui paient déjà les dépenses publiques ! (NB: La ville de Lausanne est à tendance fortement de gauche, ce qui démontre que la gestion n’est pas meilleure que celle de la droite…)

Sera-ce suffisant ?

www.pdf24.org    Envoyer l'article en PDF   

Maintenant l’Irlande, et demain ?

Tout le monde connaît: « Je te tiens, tu me tiens par la barbichette, le premier qui rit reçoit un claquette »

Depuis quelques temps c’est:  « je te sauve, tu me sauves par la planchette, le premier qui crie reçoit une rallongette »

Tout d’abord, ce matin, c’est la joie dans les médias: L’Irlande (dont les politiques niaient l’évidence de l’urgence d’un prêt alors que les spécialistes l’annonçaient et se moquaient du ministre irlandais des finances le 1er octobre dernier: Ireland’s finance minister Brian Lenihan ridiculed by City investors) reçoit une aide d’urgence d’un montant proche de celui octroyé à la Grèce.

Comme à leurs habitudes, les intervenants trouvent cela bien et on assiste à un rebond de l’euro( tout du moins au début ou est-ce plutôt des couvertures de short qui engendrent une petite hausse de l’euro ?)

Toujours est-il que, peu de temps après sa hausse, l’euro repart à la baisse.

Voici deux graphiques (minute par minute) de l’euro contre CHF et contre USD

Et les taux ? Vont-ils faire comme ceux de la Grèce avec l’intervention européenne, puis l’arrivée des chinois, c’est à dire baisser dans un premier temps ?

Ce semble être le cas, bien que la baisse ne soit pas énorme. Les taux des autres pays de la zone restent stables à de hauts niveaux dans le même laps de temps.

Comment est-ce possible de continuer de la sorte en prêtant de l’argent à des Etats qui n’ont pas les moyens de rembourser, tout cela par simple volonté politique  ?

Comment tout cela va-t-il se terminer ?

Loïc Abadie l’explique très bien dans son dernier article et je le rejoins: http://www.objectifeco.com/economie/economie-politique/article/loic-abadie-a-quel-prix-un-pays-peut-il-repudier-sa-dette

Je continue de penser que l’euro est voué à un échec programmé: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=5899

Sauver tout le monde est impossible, parce que les faibles affablissent les « forts » et que ce système ne peut être soutenu encore longtemps.

Les politiques voient la fin, voient le mur, mais ne font que de gagner du temps. Que peuvent-ils faire d’autres ?

Ils pourraient aussi promulguer des lois qui prendraient l’épargne des citoyens en brandissant la cause nationale.

  • Utilisation des retraites pour financer les déficits
  • Utilisation des retraites pour financer les émissions obligataires d’Etats (voir mon article d’il y a bientôt 2 ans: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=1202)
  • vendre l’or des Etats et les biens publics

D’ailleurs à ce dernier sujet, j’avais mentionné la super vente d’or de Gordon Brown à un prix défiant toute concurrence.

On félicitera Gordon Brown et Nicolas Sarkozy pour leurs ventes d’or entre 1999 et 2002 pour Gordon et entre 2004 et 2006 pour Nicolas.

Gordon Brown a vendu la moitié de la réserve de la banque d’Angleterre, soit 400 tonnes (auction = aux enchères), à un prix au plus bas depuis 20 ans.

 

Depuis cette vente le prix de l’or en livre Sterling a quadruplé.

Quant à Nicolas il avait vendu pour réduire les déficits et investir dans la monnaie fiduciaire: http://www.jlgagnaire.com/pouvoir-d-achat-et-economie/vente-des-stocks-d-or-de-la-banque-de-france-par-nicolas-sarkozy

Un simple petit calcul d’un lecteur donne ce qui suit:

« En 2004, 20% du stock d’or est vendu, soit 600 tonnes à 350 euros l’once. Le kilo oscillait vers 10’000 euros et aujourd’hui il si trouve vers 32’000 euros. Nicolas aurait donc fait « perdre » (manque à gagner diront certains) la modique somme de 600’000 *(32’000-10’000) = 13 milliards d’euros soit 200 euros par français, bébé et vieillards compris »

Quant à la BNS elle n’est pas en reste et donne ses explications: vente or de la bns 2000-2005

D’ci à dire que les politiques sont encore plus mauvais gestionnaires que les financiers, il n’y a qu’un pas.

www.pdf24.org    Envoyer l'article en PDF   

La BNS et l’Euro s’épuisent

Dans un article du 28 octobre dernier,  je vous avait dit de vous préparer à l’EF2 (Eurofall 2).  J’annonçais qu’après le premier effondrement de l’euro depuis le début de l’année et son rebond initié en juin 2010, nous allions assister à un nouveau plongeon de la devise de l’euro-zone.

Depuis cette article, l’euro a baissé de 2.5% contre CHF et 1.65% contre USD et à mon avis ce n’est pas fini et ceci malgré les promesses du G20, comme celle d’arrêter la guerre des devise (dévaluation compétitive)

G20 engagement sur les dévaluations compétitives

En général, je ne prends pas un ton moqueur, mais là ça me fait rire.

Pourquoi ? Parce que les Etats n’ont aucune influence sur les monnaies et les taux. On le remarque tous les jours. Si les grands seigneurs qui nous gouvernent avaient un quelconque impact ou une quelconque crédibilité, les taux seraient aux niveaux que le dirigeants fixeraient et non au niveau que le marché fixe.

Preuve en est que la Banque Nationale Suisse persiste à détenir des devises étrangères et pénalise fortement son bilan(Les pertes de la BNS s’alourdissent) pour un résultat peu convaincant

Regardez l’évolution des taux européens:

Allemands et Hollandais

Français

Finlandais

Anglais

Suisses

et pour terminer les pays qui posent ou vont poser de grave problèmes: La Grèce, l’Irlande, le Portugal, l’Espagne et l’Italie (le marché est très inquiet: Les dettes privées portugaises et irlandaises sous forte pression)

Ce qui donne en comparaison » européenne » (avec seule la Suisse qui obtient une comparaison positive avec l’Allemagne)

Comme je l’avais écrit, il faudra que soit des pays quittent la zone, soit des pays quittent la zone, sous-entendu, soit par le haut, soit par le bas. Cette situation est intenable. Il n’existe pas trente milles solutions.

De toute manière, il va y avoir des dégâts.

Soit des pays font faillites, soit des pays quittent la zone avec comme hypothèses:

  1. un départ de pays faibles qui reprennent leurs monnaies (faibles aussi), dévaluent et les créanciers enregistrent une perte
  2. un départ des pays forts qui reprennent leurs monnaies (fortes) qui deviennent encore plus fortes. Ces pays enregistrent une perte sur l’euro et voient leurs croissances chuter de par la force de leurs monnaies
  3. une création de deux euros distincts, l’eurostrong et l’euroweak et les pays dits forts vont encaisser une perte

Ce ne sont pas les Etats qui décideront, c’est le marché qui l’imposera.

Regardez déjà la divergence entre le taux de chômage allemand et le taux en France.

et la dette publique allemande qui va probablement s’infléchir alors que celle de la France continue de monter

Il va falloir prendre des mesures extrêmement drastiques comme, par exemple, en Angleterre (Le gouvernement britannique durcit les règles pour les chômeurs) car aujourd’hui l’assistanat a eu son heure de gloire, maintenant c’est le moment de retourner à la mine (c’est valable aussi pour l’Etat)

Le dicton du jour: « A trop vouloir lutter, on se casse le nez »

www.pdf24.org    Envoyer l'article en PDF   

Les Taux Européens sont comme des Elastiques et Menacent de Briser l’Union Monétaire

Les taux européens à 10 ans des différents pays faisant partie de l’union européenne évoluent de diverses manières et pas de plus adéquates pour une paix intra-zone.

Le marché sanctionne ou applaudit la gestion financière des Etats en imposant le taux de référance des emprunts.

Malgré tout ce qui est dit et écrit dans les journaux, les Etats n’ont aucun pouvoir sur le marché.  Si c’était le cas, cela se saurait et les taux seraient aux niveaux auquels les Etat les désirent et non à des niveaux qui leurs sont imposés.

Le marché, c’est vous, c’est moi, ce sont les intervenants qui, pour accepter de prendre plus de risque en prêtant, exigent plus de rendement. C’est simplement la loi de l’offre et de la demande.

Figurez vous que la demande pour des emprunts grecs reste faible alors que la demande pour les emprunts allemands devient grande. La rigueur allemande offre un meilleur sentiment de sécurité à l’investisseur (ne me parlez pas de spéculateurs car tous les intervenants, je dis bien tous (y compris vous et moi), spéculent.

Ils spéculent sur la capacité de la contre-partie de payer le coupon et de rembourser le principal. C’est le propre de l’être « homo investus ».

Un exemple: Si vous achetez un appartement, vous pensez toujours au prix de revente non ? Même si vous y habitez, inconsciemment vous spéculez sur le fait que vous ne perdrez pas d’argent en vous en séparant (vous spéculez sur un prix inconnu futur égal ou plus haut, sinon vous n’acheteriez pas le bien sachant que vous allez perdre des deniers)

Aujourd’hui les taux européens se tendent tels des élastiques sur les mauvais débiteurs:

Grèce (on le savait et dont les emprunts viennent d’être noté à « pourri » la dette grecque tombe a pourri)

 

Espagne

 

Portugal

 

Irlande (ou une maison sur 5 est inhabitée)

 

et baissent pour les autres débiteurs (par contre sur les derneir jours, on remarque une légère hausse)

France

 

Allemagne (qui doit faire face à une demande accrue pour ses emprunts German Bonds Advance on Demand for Safety Following Greece Cut)

et hors de la zone euro

Angleterre (la rigueur budgétaire promise par le nouveau premier ministre va-t-elle porter ses fruits ?)

 

Suisse

 

La constatation est simple.

Il est impossible de dévaluer la monnaie pour les pays en difficulté et ainsi relancer l’économie. Ils sont prisonniers.

Il est impossible pour les pays en relative (tout est relatif dans la vie) bonne santé de soutenir tout le système à bout de bras au risque d’eux-mêmes se trouver en diffcultés. Ils sont prisonniers.

La situation n’est pas tenable et il faudra se résoudre  à que, soit que des pays quittent la zone, soit que des pays quittent la zone.

Il ne reste plus qu’à déterminer lesquels et dans quel ordre.

C’est la coupe du monde, alors écoutez: La monnaie unique et le football: le-journal-du-matin_20100615_standard_signature_20100615-0656_48199680-293c-420f-8447-86ba54fe38e1-128k

www.pdf24.org    Envoyer l'article en PDF