Les taux négatifs feront de gros dégats

Tout d’abord quelques chiffres

suisse infl tx 20-11-2015

Inflation suisse (ou plutôt déflation): -1.4%

Les taux:

tx suisse 20-11-2015

 

Ce qui produit la courbe des taux suivante:

courbe taux chf 20-11-2015

Et l’évolution du taux CHF à 2 ans:

suisse tx 2 ans 20-11-2015

La première réflexion qui me vient est que si les taux futurs sont le reflet des anticipations actuelles de taux courts dans deux ans, cela reviendrait à dire que les taux courts dans deux ans seront à -0.9%.

Voilà bientôt un an que la BNS agit en appliquant un taux négatif à court terme de -0.75% et l’impact désiré (à savoir un affaiblissement du CHF, notamment contre Euro) tarde à déployer ses effets.

La BNS pénalise même les retraites, car les caisses de pensions subissent aussi les effets du taux négatif.

C’est un impôt déguisé et comme je l’ai écrit depuis bientôt 5 ans, la BNS devra rendre des comptes.

Aujourd’hui un article qui fustige la politique de la BNS: Un vent de révolte contre la politique de la BNS

La BNS est à la solde des autres banques centrales ne favorisant que la finance et je le prouverai tout à l’heure.

La Banque Nationale Suisse est totalement coincée entre des taux négatifs qu’elle ne peut encore trop baisser au grand risque de voir toutes les banques les répercuter et un bilan démesuré dont elle ne peut liquider les positions sans subir un effet négatif et faire subir un impact au marché financier.

Je m’explique:

Au cas où la BNS baisserait encore le taux de référence (allez mettons -2%), les banques commerciales devront alors répercuter cette baisse à tous clients (ce qui est le cas déjà de beaucoup de banque privées qui n’octroient pas de prêts hypothécaires sur lesquels les banques commerciales peuvent encore se faire un marge compensatoire).

Lorsque les banques appliqueront le taux négatif de -2%, les clients retireront leurs avoirs et nous assisterons à un magnifique: BANK RUN

Ce serait la fin des banques car – pour mémoire-  les banques créent aussi de l’argent de rien (ex-nihilo) avec les dépôts des clients et ceci avec un levier de 20.

Les liens suivants vous renseignent sur les standards minimaux:

https://www.finma.ch/fr/news/2014/11/aktuell-geaenderte-mindeststandards-20141110

http://www.bis.org/publ/bcbs266.htm

Imaginez donc la panique bancaire en cas de taux encore plus négatifs !

En conséquence, on empêchera probablement les épargnants de retirer à cause du risque systémique. C’est la mort du cash.

Je rappelle l’initiative pour que seule la BNS désormais puisse créer de l’argent et non plus des sociétés privées comme les banques: http://www.rts.ch/info/suisse/7215951-le-monopole-de-la-creation-d-argent-par-la-bns-sera-soumis-au-peuple.html

L’autre problème c’est de savoir comment la BNS va se sortir du guêpier dans lequel elle s’est mise toute seule, à savoir diminuer son bilan en vendant les euros ou les actions etc. sans subir de pertes.

Pour terminer, je peux vous assurer que ce à quoi nous assistons aujourd’hui sur les marchés des prix des divers actifs (notamment des matières premières (au plus bas) et des actifs financiers (au plus hauts) et le fait de l’activité irréfléchie des banques centrales qui provoquent une distorsion des prix.

commo asset move

Monsieur Charles Dereeper nous écrit récemment qu’il a un souci de confiance envers les marchés: http://www.objectifeco.com/riche-rentier/argent/investir/j-ai-un-conseil-a-vous-donner-concernant-vos-placements-sur-les-marches-financiers.html

Je le rejoins, ça ne sent pas bon à cause des interventions de banques centrales.

Tout a une fin, reste à savoir quand.

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Malgré les hausses bousières HALLUCINANTES, les caisses de pensions sont à la traine, pourquoi ?

Voilà bien longtemps que je n’avais rédigé sur les caisses de pensions suisses. Je corrige le tir.

Un article du temps m’a fait réagir:

Les caisses de pension peineront à atteindre leurs objectifs en 2015

Tiens ! C’est étrange, je croyais que les marchés des actions flambaient !

Effectivement, les actions montent, mais ce n’est pas le seul paramètre dont il faut tenir compte, car une caisse de pension ne peut pas tout investir en actions et subit des mouvements sur:

– les obligations

– les monnaies

– l’immobilier

– le cash

– etc

Dans l’article, il y a aussi deux liens qui mène à Swisscanto et UBS (institutionnel) et deux présentations à fin juin

1) pk_monitor_2015-06_fra

2) pk-barometer-juni-2015-fr

Dans ce dernier document, j’ai été particulièrement interpellé par :

evolution taux de couverture fin juin 2015

On constate que les taux de couvertures sont assez bons, sauf….et vous le devinez:  Les caisses étatiques.

Cette sous-couverture est le fait de mauvaises gestions, mais surtout de sur-couverture des assurés. Les prestations sont intenables et c’est de toute manière le contribuable qui passe à la caisse à la fin. Il serait grand temps qu’on s’attaque à ce problème.

Et après 1.44 milliards de recapitalisations de la caisse du canton de Vaud: La recapitalisation de la caisse de pensions de l’Etat de Vaud sous toit

On se demande comment placer le magot (des con-tribuables), notamment dans l’immobilier (qui est au plus haut !): La Caisse de pensions de l’Etat de Vaud cherche à placer son magot

Avec le taux négatifs de -0.75% sur le cash, les caisses de pensions sont bien empruntées pour placer leur argent et doivent inover surtout qu’elles ne peuvent retirer le dit cash pour le mettre au coffre, les banques (et la FINMA) interdisant ces retraits. C’est un déni de liberté et de propriété.

 

En conclusion, toujours plus de retraité, toujours moins d’actifs, les caisses de pensions ne sont plus la réponse.

Ceux qui en profite aujourd’hui sont ceux qui ont mis le système en place. Ils ont, en général, cotisés moins que ce qu’ils vont coûter (surtout les caisses étatiques)

Il va falloir réformer tout cela.

 

 

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La caisse des pensions

Ce matin sur RTS, un de mes sujets fétiches : Les retraites et le taux de couverture de nos chères caisses de pensions étatiques.

Les marchés actions sont en hausse (pour l’instant) et cela donne un peu de souffle au rendement des caisses de pensions car du côté de l’obligataire, c’est le désert des taux-tarres

Hé bien ce n’est toujours pas le cas des caisses de pensions étatiques !

Elles affichent des taux de couvertures catastrophiques (Neuchâtel 59% de taux de couverture)

Ceci malgré la hausse de leurs indices de référence (LPP Pictet 2000)

 

evolution indices pictet depuis 1985

En fait, et c’est presque toujours le cas, les caisses étatiques sont très-très-trop généreuses avec les affiliés (notamment les montants de retraites par rapport aux cotisations), car elles savent que le contribuable sera toujours là pour mettre la main à la poche et renflouer.

 

 

Dans les caisses privées en cas de difficultés, on fait appel aux affiliés eux-mêmes et un prélèvement est effectué sur les salaires à des fins des contributions supplémentaires. (je l’ai vécu).

 

Les cantons romands sont les mauvais élèves (1.4 milliards à renflouer pour Vaud, 6 milliards pour Genève) et les suisses allemands font mieux (je ne suis pas étonné par la rigueur germanique).

 

Je me permets de vous remettre un article de  mai 2012 qui date un  peu, mais reste d’actualité: Prévoyance-retraite, la polémique enfle (encore dirais-je) et qui traite de la caisse de Neuchâtel notamment.

 

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Vidéo: Ma retraite au Portugal

Je suis tombé hier sur ce reportage de la RTS.

Exonération fiscale 10 ans sur le revenu pour ceux qui veulent aller s’installer au Portugal….

Quant on voit les histoires que l’UE fait à la Suisse concernant une « pseudo concurrence fiscale soi-disant déloyale »….Je suis un peu mort de rire.

L’UE voit toujours la paille dans l’œil du voisin…. (c’est comme la limitation de l’immigration au Liechtenstein avec la bénédiction de l’UE)

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Bruno Bertez: La tromperie sur la stimulation

Je ne pouvais pas résister à vous produire l’article de Monsieur Bruno Bertez de ce jour. Promesses électorales, liens entre banquiers et gouvernants, tout y est.

11 septembre 2013

Les milliards injectés par les banques centrales et les gouvernements se retrouvent dans le système bancaire. Et non dans l’économie.

Bruno Bertez

Les responsables de la conduite des affaires, banquiers centraux et gouvernements, prétendent, pour justifier leur action, mener des politiques de stimulation. A les entendre, ils stimulent depuis 2009.

«Simulent» est un terme qui conviendrait mieux! Les politiques menées ne sont que marginalement stimulantes, sauf bouffées spéculatives temporaires qui créent «un climat», un «sentiment» positif éphémère.

Ces politiques, contrairement à ce que l’on dissimule et donc à ce que l’on croit, sont très efficaces pour… maintenir à flots le système bancaire et tenter de reconstituer les fonds propres disparus dans la crise.

Les politiques de soi-disant stimulation sont en réalité des cache-sexes qui dissimulent l’obscénité de la manœuvre. Faire payer aux citoyens, ménages, contribuables, épargnants, le prix de la crise que le couple maudit formé par les banques et les gouvernements ont provoquée.

La propagande des responsables a réussi à faire passer les mesures monétaires qui ont été prises pour des mesures de stimulation. C’est un gros, un très gros mensonge. La Fed n’injecte pas 85 milliards de dollars par mois dans l’économie américaine. Elle achète pour un montant de 85 milliards de titres à long terme, valeurs du Trésor et titres hypothécaires. Cet argent se retrouve dans le système bancaire et non pas dans l’économie. Tout le problème de la gestion de la crise est précisément de résoudre le problème de la transmission de la sphère financière à la sphère de l’économie réelle. Comment faire pour que l’argent qui se trouve dans le système bancaire se transforme en monnaie et vienne alimenter l’économie. A ce jour, personne n’a trouvé la réponse à cette question. L’analyse vaut également pour l’action de la BCE de Draghi.

Une grande partie de l’argent est conservée par le système bancaire sous forme de réserves excédentaires. Si les banques n’emploient pas cet argent sous forme de prêts, c’est parce qu’il n’y a pas de demande solvable suffisante. Il est faux de dire que les banques sont responsables de la croissance lente, elles souhaiteraient certainement une croissance plus rapide. Simplement, le système est grippé. La crise est une crise d’excès de dettes, une crise de surendettement. Tous les agents économiques, et maintenant partout dans le monde, on le voit avec la crise en cours des émergents, sont surendettés. Avec un surendettement en mis-match de durée et de risque. C’est ce surendettement qui constitue un boulet pour les économies. En situation d’excès de dettes, si on se refuse à la restructuration généralisée qui allègerait le fardeau, il faut se résoudre à une croissance lente pendant longtemps.

Il est évident que les milliers de milliards qui ont été transférés aux banques auraient pu être mieux utilisés. Mais c’est une autre histoire. La meilleure économiste de France, Anne Roumanov, vous savez celle qui dit «on ne nous dit pas tout» a livré une piste de réflexion que les grands de ce monde feraient bien de méditer: «si cet argent, ils nous l’avaient donné à nous, nous, on aurait su quoi en faire». L’erreur de 2009 a été de donner la priorité au sauvetage du système bancaire, au sauvetage des actionnaires et des détenteurs d’obligations des banques.

On n’a pas sauvé l’économie, on a sauvé les banques. Pour être exact, il conviendrait de dire: on tente de sauver les banques. Car il est évident, pour qui regarde et comprend le fonctionnement du système, que ce n’est qu’un répit. Il ne faut pas confondre les facilités que confèrent «les accommodements comptables» et les excès de liquidités avec les vraies solutions.

Comme nous l’avons dit plus haut, à partir du moment où on se refuse au moratoire et aux restructurations, rééchelonnements, le stock de dettes constitue un handicap pour les économies. Imaginez un chasse-neige qui repousse devant lui la neige accumulée. C’est exactement la situation mondiale; le stock de dettes ne se réduit pas, au contraire, il ne cesse d’enfler. Il ne cesse d’enfler parce que les gouvernements et les banques centrales n’ont qu’une idée en tête: relancer le crédit. La tendance très lourde des économies est à ce que l’on appelle le «deleveraging»; le «deleveraging», c’est le désendettement. Les agents économiques voudraient assainir leurs bilans. Ils sont donc frileux. Les responsables de la conduite des affaires essaient de les inciter à prendre des risques, ils manipulent le prix du risque, mais les gens sont raisonnables, ils savent au fond d’eux-mêmes que rien n’est résolu. Ils préfèrent rester prudents. Les seuls risques que l’on prend dans le système, ce sont les risques de la spéculation financière. On joue sur la valeur des choses.

La durée de la stagnation induite par cette situation n’est pas fixée d’avance. Elle dépendra de beaucoup de choses, entre autres de la dépréciation des monnaies. C’est dire des rapports des forces sociales. Si les banques centrales réussissent à gonfler l’inflation effective, sans, en contrepartie, faire monter les taux d’intérêt, donc en contrôlant les anticipations, alors le désendettement réel sera plus rapide et la croissance nominale repartira plus vite. Ce processus viendra compléter la répression fiscale.

Parmi les erreurs des responsables, il y en a une qu’il ne fallait pas commettre. C’est celle du changement des standards comptables du secteur financier (normes du FASB). En changeant les standards comptables, on a dispensé les banques de fournir des comptes honnêtes, de prendre leurs pertes, de se recapitaliser sérieusement. On a fait exactement ce que l’on avait déconseillé de faire en son temps aux Japonais. C’est ainsi que l’on a transformé une crise qui aurait pu durer deux ans en une crise générationnelle.

En dehors d’une opération Vérité très improbable, opération qui consisterait à reconnaître la vraie valeur dépréciée des dettes et créances, il y a très peu de solutions pour retrouver une croissance raisonnable. L’activité économique d’un pays dépend à la fois des revenus et du crédit. Pendant des années, les revenus salariaux ont stagné, voire régressé en termes réels. Ils stagnent encore. Et ils sont amputés par la hausse du prix des services fournis par les Etats, les impôts. Le phénomène est aggravé par le chômage. L’absence de gain de pouvoir d’achat a été compensée par le recours au crédit. Le recours au crédit est maintenant bloqué pour cause de surendettement. Quelles sont les solutions? On peut imaginer de favoriser la hausse des revenus salariaux; d’augmenter l’endettement du gouvernement s’il le peut encore; de piller la demande des autres pays en favorisant la baisse de sa monnaie, c’est la carte mercantiliste.

On ne peut monter les revenus salariaux car il y a risque de perte de compétitivité et incidence sur les taux d’intérêt. On ne peut augmenter à l’infini la dette des Etats car ils sont déjà en majorité insolvables. Quant au mercantilisme, tout le monde s’y essaie, ce qui en annule les bénéfices. L’une des choses qui passe inaperçue, mais qui est très grave, est que le consensus, la coopération, qui ont permis de faire face en 2009 ont disparu. Les réunions en «G» ne donnent plus de résultats, les forces dissociatives sont à l’œuvre, partout. Nous sommes dans une phase de fragmentation généralisée, de re-domestication. On défait l’histoire. Les trente dernières années ont été celles d’un mix qui a débouché sur une catastrophe: innovations technologiques, mondialisation, laxisme monétaire, goût du risque. Le mix se dissocie. Les remèdes sont dérisoires.

La politique qui est suivie, et qui vise à favoriser la constitution d’un «effet de richesse» pour s’opposer à l’appauvrissement réel, est totalement inefficace. Les ménages ne tombent pas dans le piège que leur tendent les banques centrales, ils ne dépensent pas la richesse fictive qui est créée par le gonflement temporaire des cours de bourse. Les agents économiques ne dépensent que les revenus qu’ils considèrent comme stables. C’est l’une des découvertes de Milton Friedman, découverte qui lui a, parmi d’autres, valu le Prix Nobel en 1976. Un gonflement des cours de Bourse de 1% produit, au mieux, une hausse du PIB de 0,03%.

La hausse des cours des actifs financiers constitue ce que l’on appelle de la «création de valeur», on ajoute des zéros dans les livres de comptes. Hélas, la création de valeur n’équivaut pas à de la création de richesse, ce n’est pas parce que vous aurez rajouté des zéros partout que vous aurez produit plus de biens et services échangeables! Le gonflement de la valeur des assets est en réalité un mécanisme de transfert de richesse, de vraie richesse, cette fois. En effet, celui qui bénéficie du gonflement des valeurs boursières se trouve à la tête d’un pouvoir d’achat qui lui permet de se payer, de s’attribuer un droit de prélèvement supplémentaire sur la production nationale et mondiale réelle. La création de valeur boursière dilue le patrimoine et les revenus de tous ceux qui ne participent pas au festin. La création de valeur est un moyen de fausser la répartition du gâteau national et mondial. Au lieu de favoriser la reprise économique, elle la bloque.

La montée des antagonismes, le chômage, provoquent dislocation et délitation du tissu social. La tentation du bouc émissaire refait surface. On joue avec le feu sous cet aspect. La stigmatisation de l’industrie financière ou de groupes sociaux est encouragée par les politiciens à la petite semaine. L’industrie financière ne serait pas ce qu’elle est si les gouvernements n’étaient pas ce qu’ils sont et si les banques centrales retournaient à leurs pratiques traditionnelles. Ce sont les gouvernements qui ont poussé à la dérégulation financière afin de pouvoir s’endetter plus. Afin de payer les additions de leurs promesses électorales. Ce sont les banques centrales complaisantes qui ont accepté de mener les politiques monétaires ultra-laxistes qui ont permis les dérives bancaires.

En fait, tout le monde est responsable, ou coupable, comme l’on veut. Les gouvernements et les banques centrales ont répondu à une demande sociale qui veut que l’on puisse jouir plus vite tout en faisant moins d’effort. Nous sommes dans des sociétés de moindre effort, de confort, de «convenience», sans autre frein au glissement sur la mauvaise pente, que les crises, lesquelles se produisent lorsque les promesses dont vit et se reproduit le système, ne peuvent plus être tenues. Il faut bien comprendre que le système produit ses propres justifications, morales, émotionnelles, théoriques; on trouve toujours une théorie pour justifier les comportements et décisions des Pouvoirs. Il suffit de regarder ce qui se passe pour justifier les interventions guerrières, on invente le principe du «punitisme». S’il n’y a en a pas, le système se charge d’en produire une et de l’imposer. Ceci signifie que, dans notre conception, les changements, les corrections, ne peuvent être conduits par les «chefs», fussent-ils légitimement élus. Non, le changement ne peut être qu’imposé par la Nécessité, par la Réalité. La situation actuelle se définit, précisément, comme un déni de cette Réalité.

 

 

Je me permets d’ajouter un graphique de circulation de la monnaie fiduciaire aux USA…no comment

velocity sept 2013

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Le Portugal se sert dans les retraites pour se financer

En 2009, je vous avais écrit un billet délire:

David Vincent les a vus !

Les emprunts d’Etat, ces titres étranges venus d’une autre planète. Leur destination: Votre caisse de pension. Leur but: En faire leur univers

A relire sans modération ici: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=1202

Ce n’était qu’une projection… elle est arrivée bien plus vite que prévu.

 

http://www.express.be/business/fr/economy/le-portugal-sempare-de-la-caisse-de-retraite-pour-soulager-son-service-de-la-dette/193071.htm

 

Ils (les Etats et leurs dirigeants) iront jusqu’au bout

portugal_worries_145220445_c9eb496967

 

 

Quant à moi, je mets ce blog en veille pour quelques temps, devant m’occuper de moi, de ma famille et des mes contraintes administratives grandissantes.

Je ne dis pas que je ne publierai pas quelques articles de temps en temps, mais je vais diminuer la cadences de manière drastique (je fatigue)

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Prévoyance-retraite, la polémique enfle (encore dirais-je)

J’aime à revenir sur ce que j’écris, cela permet de juger si j’avais du bon sens (c’est ce dernier qui est le meilleur conseiller)

Voici donc les articles sur la prévoyance: http://blog.crottaz-finance.ch/?cat=16, articles dans lesquels je vous annonçais les problèmes de rendements et de financements des retraites. Pas besoin d’être un génie, un économiste, un ingénieur des mines etc. pour anticiper ce qui se produit graduellement chaque jour.

Aujourd’hui voici un article polémique qui fera certainement plaisir à deux autres blogs francophones: http://auxinfosdunain.blogspot.com/ et http://leblogalupus.com/, puisque, me semble-t-il, ils partagent mon point de vue sur le système qui a été mis en place depuis les années 80 (en Suisse) et qui aujourd’hui est en train d’exploser. J’y reviendrai par la suite.

Depuis quelques jours, soudainement (ce doit être le printemps), les médias se sont attaqués au sujet des caisses de pension de manière importante.

– Les journaux tout d’abord, avec des articles du temps (pour les abonnés):

et le rapport de swisscanto sur la situation des caisses: swisscanto 513835

– La radio (pas plus tard que ce matin):

J’apprécie le ton positif de Monsieur Ghelfi, mais je n’abonde pas en son sens (N’y a-t-il a pas de contradicteurs en ce bas monde ?) et ceci pour plusieurs raisons:

  1. Monsieur Ghelfi parle d’investissement à long terme 30-40-50 ans.Ndlr: Sur certain marchés financiers (actions), les actions sont au plus bas depuis plus de 20 ans.
  2. Monsieur Ghelfi parle d’une situation de taux médiocres temporaire?). Ndlr: Et si cela dure ? Scénario à la japonaise ?
  3. Il parle des caisses de pension publiques surtout. Ndlr: Je vous l’avais déjà mentionné, c’est le publique qui est le plus mal géré. Désormais ce sont des dizaines de milliards qui seront nécessaires pour renflouer les caisses étatiques. Qui va payer ? Le contribuable, je ne vois pas d’autres solutions. Donc vous et moi ! Je tiens à mentionner que dans le canton de Neuchâtel, trois caisses publiques (ville de La-Chaux-de-Fonds, Ville de Neuchâtel et Canton de Neuchâtel) ont fusionné pour donner naissance à un organisme centralisé … qui se retrouve être plus grand- en terme de nombre d’employés (pas d’affiliés !) par la nouvelle entité – que les trois séparées…quelle économie réalisée !!!
  4. Monsieur Ghelfi avance qu’il ne faut pas paniquer……Ndlr: Moi je suis en mode panique et je vais vous expliquer pourquoi !
  5. Monsieur Ghelfi parle d’immobilier, parlons-en ! Le professeur Jeanrenaud en parle dans l’impartial: (source: L’impartial, le 15 mai 2012)

La gestion des caisses publiques est donc toujours inquiétante.

Monsieur Ghelfi oublie un élément ESSENTIEL ! La pyramide des âges, mais aussi l’allongement de la durée de vie et l’explosion des coûts de la santé ! Il y a de moins en moins de personnes actives pour chaque retraité: Les retraités vivent de plus en plus vieux !

Il me semble donc que monsieur Ghelfi prêche pour sa paroisse, puisque lui-même bénéficie de largesse de caisse de pension (il est âgé de 70 ans) et qu’après son court passage en politique (une législature, conseiller communal de Neuchâtel de 72 à 76) il bénéficiait ( La loi a été modifiée en 87 puisencore une dexuième fois par la suite après avec le problème de Pierre Bonhote: http://www.rtn.ch/rtn/Actualites/Regionale/20120113-Pierre-Bonhote-ne-touchera-pas-de-rente-a-vie.html) d’une clause qui lui attribuait une rente à vie s’il ne trouvait pas d’emploi ou une rente de compensation pour la différence avec son salaire politique tout cela financé par l’Etat, donc le contribuable. Une véritable rente de situation.

Certains estiment qu’il faudrait plus de 3 millions de réserves techniques pour garantir la rente d’un seul Conseiller d’Etat à Neuchâtel après 2 législatures complètes, soit huit ans de travail. Les cotisations qu’il faudrait payer dans une caisse de pension normale sont plus élevées que le salaire perçu pendant ces huit ans!!!

Et en plus, on m’informe que:

« Les montants des cotisations et intérêts  accumulés avant l’entrée en fonction de Conseiller d’Etat reste acquis à la personne sur un compte de libre passage pour l’âge de la retraite, il n’est pas transféré dans la Caisse de Pension des Conseillers d’Etat. Le comble, c’est qu’ il n’existe pas de véritable Caisse de Pension pour ces Messieurs, c’est le budget de l’Etat qui verse ces rentes à vie. Idem pour les villes. Par conséquent la sous-couverture de la CPNE (caisse pension Neuchâtel) est théoriquement encore plus élevée que réelle, car une rente à payer sur le budget de fonctionnement, c’est une dette de consommation pour le futur. »

Pauvre jeunesse de ce beau canton…

Mon informateur ajoute:

« A l’âge de 28 ans et après seulement 4 ans au Conseil Communal de la Ville de Neuchâtel, (Il n’avait pas été réélu), le règlement de l’époque garantissait à M. Ghelfi une rente à vie de 50% de son salaire et avec indexation ! Excusez du peu.

Le règlement de la Caisse de Pension a heureusement été changé (voir plus haut) une première fois, juste après ce scandale (légal) appelé à l’époque l’affaire « GHELFI ». Il y a de cela maintenant 43 ans…

Il est très facile de travailler après l’âge de 28 ans pour différents organismes d’Etat en sachant que l’on a déjà une rente garantie à vie de 50 % de son dernier salaire. »

 

J’estime donc que Monsieur Ghelfi n’est pas, à proprement parler, la personne la mieux placée pour s’exprimer sur les retraites et leurs financements, car il est juge et partie. La Radio Romande ferait mieux de nous inviter des contradicteurs, plutôt que de faire passer des monologues univoques.

Voici donc le début de mon article polémique:

Je prie les lecteurs de bien tout lire et de prendre du recul sans sortir des cas isolés ou spéciaux, cet article affronte le système global.

Nous sommes à l’aube d’une guerre. Laquelle me direz-vous ? La guerre des générations. Pourquoi ?

Parce depuis les années 1970, la fin du choc pétrolier et l’abandon de l’étalon or, la génération de l’époque s’est gavée (sur le site auxinfosdunain, ils sont nommés les goinfres). Elle a dépensé sans compter, creusé des déficits sans se soucier de ce qu’elle allait laisser à ses enfants. Des exemples parmi tant d’autres:

  • Depuis 1974 la France n’a jamais eu un budget à l’équilibre
  • Des Etats endettés jusqu’à la dernière tuile
  • La création des caisses de pension (LPP, 2ème pilier) était en discussion depuis ces années 70 et a été introduite le 1er janvier 1985. Ce modèle « économique » est basé sur un principe « faux », celui de la croissance à long terme. Je vous avais fait la démonstration que même 2% de croissance, c’est impossible ! à relire ici: mille milliards de mille sabords et la croissance infine ? Le leurre des pourcentages

Philippe Wanner, professeur à l’institut d’études démographiques de l’Université de Genève qui est l’auteur d’une étude publiée en 2008 sur la situation économique des actifs et des retraités. Cette étude montre que les 55 à 75 ans sont les mieux lotis économiquement en Suisse. (ouf j’ai 45 ans….)

Le pire dans tout cela, c’est qu’aujourd’hui cette génération de dépensiers ne se rend même pas compte du mal qui a été fait. Il va falloir payer la note, mais pas sur les retraites actuelles que touchent les retraités. C’est une plaisanterie ! Avec l’allongement de l’espérance de vie, on se retrouve avec des affiliés qui coûtent bien plus (+) que ce qu’ils ont cotisé, c’est une évidence.

Je ne leur jette pas la pierre, ils faisaient partie d’un système qu’ils pensaient bon et bien organisé/régulé, malheureusement il s’agissait d’un postulat erroné.

Ce qui m’attriste, c’est que le comportement de certains n’a pas changé !

Les seniors claquent leur pension puis sollicitent l’Etat

Ils continuent à mener la grande vie !

L’Etat cherche donc à empêcher les retraits de LPP: vives critiques des restrictions envisagées et http://www.illustre.ch/2eme-pilier-prevoyance-fonds-de-caisse-de-pension-devenir-proprietaire_159588_.html

On a d’un autre côté, beaucoup de personnes qui vivent au crochet de l’Etat sans vouloir travailler (ou si peu).

Chaque mesure, règlement, loi, a des conséquences que peu de gens semblent pouvoir prévoir. Le filet de protection social mis en place dans nos Etats-providence a- non pas – renforcé la solidarité, mais au contraire renforcé l’égoïsme, chacun cherchant à vivre au dépens des autres et transformé beaucoup de gens en assistés irresponsables…

Un égoïste c’est quelqu’un qui ne pense pas à moi…(à méditer)

Je prêche presque dans le désert, j’en suis conscient…..

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Les comptes de la ville de Lausanne dans le rouge à cause des retraites

Et voilà madame Irma Crottaz a de nouveau frappé ! Bon, là je n’ai pas trop de lauriers à recevoir, c’était gagné d’avance.

Je vous avais écrit plusieurs articles sur un sujet qui intéressait les contribuables lausannois, à savoir leurs impôts et que ces mêmes contribuables allaient passer à la caisse. La ville demande désormais même au canton de participer à sa mauvaise gestion.

La caisse de pension plombe les comptes de Lausanne

Pour remettre dans le contexte, la caisse de pension de la ville de Lausanne n’a jamais (ou je dis bien jamais) été bien gérée. La cours des comptes s’y est d’ailleurs intéressé. Même en période de haute conjoncture, la caisse affiche de misérables performances. Pourquoi ? Parce que les affiliés sont trop grassement assurés et que personne ne s’est vraiment attaqué à ce sujet, laissant Daniel Brélaz le syndic-multiples-casquettes aux commandes. Ce que les affiliés devraient se poser comme questions sont:

– est-ce normal d’en appeler aux citoyens pour renflouer ma caisse ? (mal gérée, puisque dans les caisses privées il n’y pas le même problème de rendement)

– est-ce juste de penser que le taux de rémunération de mes avoirs par la caisse est adapté et ne vaut-il pas mieux avoir 100% (à la fin) d’un montant inférieur que 40% (actuellement) d’un montant supérieur

Il est évident que tant qu’on va renflouer la caisse, ces questions restent sans importance. Mais si la ville venait à faire faillite ? Si l’Etat n’avait plus les moyens ? Bien évidemment qu’on va me rétorquer que c’est impossible. Je suis désormais habitué à ce genre de discours formaté.

Je vous rappelle mes articles dans l’ordre chronologique:

Ponzi, Madoff, Pensions, Etat, même combat 12 janvier 2009 (déjà !)

Prévoyance Lausannoise, retraites en péril 20 janvier 2011

La ville de Lausanne se finance à bon compte sur les marchés (pour combien de temps ?) 11 novembre 2011

La Ville de Lausanne bientôt en Faillite ? 15 décembre 2011

 

Heureusement que les cantons ne suivent pas les villes dans leur gestion:

Le canton de Vaud boucle ses comptes 2011 sur un excédent de 343 millions de francs

les cantons gère mieux leur argent que prévu

 

Un autre cas de ville que fait n’importe quoi: NICE: La ville de Nice paie 8,3 mios d’euros de loyer pendant 27 ans….pour un stade avec moins 15’000 spectateurs en moyenne qui, à la fin, aura coûtéla bagatelle de 245 millions d’euros, tout cela pour l’euro 2016: http://www.observatoiredessubventions.com/2012/combien-coute-le-stade-de-nice/

 

Je profite de cet article pour mettre à jour les indices de prévoyance Pictet qui, à première vue, devraient avoir repris des couleurs depuis quelques mois avec la hausse des marchés financiers.

Oui depuis 2012 la performance est positive, mais depuis sa création, c’est toujours pauvre (bien que positif).

Si vous le pouvez, remboursez vos dettes et épargnez (ou investissez) vous-même pour vos vieux jours.

 

 

 

 

 

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La prévoyance à fin juillet 2011

Voilà bien longtemps que je n’avais écrit un article sur la prévoyance suisse (article qui peut s’appliquer globalement sur les systèmes de retraites).

Pour commencer, je rappelle que le système de prévoyance/retraites en Suisse est l’un des meilleurs du monde (description rapide du système ici: le concept des trois piliers). Par contre, il encourt des risques, ntoamment systémiques quand la machine s’enraye et surtout quand les postulats sur lesquels cette prévoyance est basé sont erronés.

Je m’explique et m’exprime sur le deuxième pilier.

Il s’agit d’un montage dans lequel, les assurés cotisent durant leur vie pour financer une retraite. Jusque là rien de bien sorcier, sauf que les assurés versent les montants dans une caisse globale qui leurs assure une rendement (sur une partie seulement, la partie obligatoire). Le postulat est que les marchés (actions notamment) montent toujours sur le long terme.

Questions:

  1. Qu’est-ce qu’aujourd’hui le long terme ? Les caisses doivent financer des prestations à court-moyen terme avec des stratégies à court terme, ce qui engendre des problèmes lorsque les marchés/devises/obligations chutent.
  2. Comment allons-nous financer les retraités alors qu’ils sont de plus en plus nombreux et les cotisants de moins en moins nombreux (pyramide des âges oblige)
  3. Les caisses de pension étatiques sont mal gérées, qui va payer ? (prévoyance lausannoise, retraites en péril)
  4. Quelles mesures pourraient être prises ? (votre retraite placée à un taux de 0% ou prévoyance négative c’est possible)

Mais je persiste et signe, les caisses de pension sont un schéma de Ponzi légalisé: Ponzi, Madoff, Pensions, Etat, même combat

Après avoir rémémoré à tous les lecteurs, mes articles passés, je passe à l’actualité du jour.

L’Indice Pictet qui est l’indice de référence pour les caisses de pension

Depuis le début de l’année les caisses affichent des rendements bien négatifs, certainement dus aux devises en grande partie.

Comme je l’ai écrit plusieurs fois, le retrait du deuxième pilier doit se faire sous certaines conditions:

  1. Le renflouer par la suite (ou plutôt conclure des assurances privées complémentaires ou se créer un bas de laine d’une autre manière) sous peine de devoir vendre son bien à la retraite car plus assez de revenus, ces derniers ayant été amputés (Berne s’en inquiète par ailleurs berne veut rendre moins facile achat logement 2eme pilier)
  2. Ne pas avoir trop de dettes, car pour mémoire tant que le bien n’est pas intégralement remboursé, la banque peut vous obliger à vendre ou à lui fournir des garanties plus grandes

Entre retirer un montant certain aujourd’hui et incertain demain, certains ont fait leur choix.

N’oubliez jamais qu’un tiens vaut mieux que deux tu l’auras ou alors les belles promesses rendent les fous joyeux.

Conseil du jour: remboursez vos dettes dès que possible

 

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Retraites: la spirale infernale

Si vous suivez mon blog depuis longtemps, vous savez qu’il y a des onglets par thème (à droite) dont un de mes favoris est: Le prévoyance (retraite).

Depuis plusieurs années, je dénonce un système qui ne peut tenir. Il y a de plus en plus de retraités pour moins en moins d’actifs. La prévoyance est une méthode de Ponzi, sauf que dans le cas qui nous occupe, elle est LEGALE !

Pour relire tous les articles sur le sujet: http://blog.crottaz-finance.ch/?cat=16

Et le journal « Les Echos », nous gratifie d’un article à ce sujet: http://lecercle.lesechos.fr/node/33636

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Prévoyance Lausannoise, retraites en péril

La caisse de prévoyance de la ville de Lausanne se trouve au plus mal…

Le dernier plan de Daniel Brélaz n’a pas atteint ses objectifs

Je l’avais déjà évoqué dans plusieurs articles au sujet de la prévoyance: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=520

Le taux de couverture de cette caisse ne remonte pas. Même entre 2002 et 2007 rien de bien fracassant à se mettre sous la dent.

Les retraites en péril ? c’est un problème mondial dans le domaine public. Dans le secteur privé, les taux de couvertures sont bons en général.

Qui va devoir mettre la main à la poche ? Les contribuables ! Ceux-là même qui paient déjà les dépenses publiques ! (NB: La ville de Lausanne est à tendance fortement de gauche, ce qui démontre que la gestion n’est pas meilleure que celle de la droite…)

Sera-ce suffisant ?

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Le bas de laine des suisses

Chaque suisse possède une richesse moyenne de CHF 333’000 dont le tiers se trouve dans la prévoyance (caisse de pension/fonds de pension/retraite).

On attribue cette fortune au coté écureuil des suisses, à la hausse des marchés boursiers et le fait qu’aucune bulle immobilière (pour l’instant) n’a frappé la Suisse. Cette fortune est donc plus virtuelle que réelle.

On apprend  aussi dans le reportage que les allemands sont des épargnants au contraire des anglo-saxons.

Un mot typiquement suisse: Crousille (signifie tirelire)

Des Fortunes existantes pour autant que les détenteurs de ce pactole ne fassent pas faillite. Voici un reportage touchant sur l’histoire de faillite de sociétés familiales.

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La future guerre pour les retraites ?

Les retraités de demain ne seront pas logés à la même enseigne que ceux d’aujourd’hui.

Pourquoi ?

Parce que les retraites sont financées par les personnes actives, investies sur les marchés de capitaux (à l’exception de certaines situations où la retraite figure simplement comme ligne comptable dans la dette de certains Etats pour certaines professions) et subissent de plein fouet: 1) la baisse des rendements 2) La baisse du nombre de cotisants 3) Un montage ponzien (pyramide de Ponzi).

article inspiré par: http://www.zerohedge.com/article/prepare-global-pension-war

En Irlande trois quart des caisses sont dans le rouge: troisquart caisses irlandaises dans le rouge

En suisse, Swisscanto a publié un rapport très intéressant sur 2009: caisse des pensions swisscanto

d’où le graphique ci-dessous est tiré. Question subsidiaire, pourquoi les caisses publiques sont-elles plus dans le rouge ?

A Nice, les pompiers se mettent à manifester pour leurs retraites: affrontements-entre-pompiers

Aux Etats-Unis d’Amérique, le nombre des bénéficiaires ne cesse d’augmenter (source mybudget360).

L’âge des bénéficiaires augmente à chaque minute et un déplacement des jeunes de 1970 vers les « plus âgés » de 2000 montre clairement le problème (pyramide des âges).

Je vous renvoie à mes articles précédents au sujet de la prévoyance: http://blog.crottaz-finance.ch/?cat=16

En conclusion, en accord avec les anticipations de zerohedge et comme souvent répété sur ce blog, les retraites promises ne seront pas versées (tout du moins si rien ne change), économisez pour vos vieux jours et ne comptez pas sur l’Etat pour vos vieux jours, il existe de grandes chances pour que les caisses soient vides.

Plus  les assurés, bénéficiaires se rendront compte que les mesures prises par les gouvernements (allongement des durées de cotisations etc.) ne suffiront pas,  plus la grogne montera et plus l’instabilité sociale grandira.

En Grèce, en Italie, en France, les manifestations commencent et d’ici à ce qu’elle débordent, il n’y a qu’un pas.

Les Etats ne prennent que des mesurettes au coup par coup. Les peuples ne sont prêts et ne veulent pas affronter l’inéluctable ne voulant pas admettre qu’ on leur a fait des promesses qui ne seront pas tenues: MUNDUS VULT DECIPI

Monsieur Marc Faber le dit bien: « Soit on allonge directement l’âge de la retraite à 70 ans et on coupe dans les prestations pour qu’il subsiste des montants à distribuer, soit on fonce droit dans le mur ».

N’oubliez pas: « les belles promesses, rendent les fous joyeux »

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