La caisse des pensions

Ce matin sur RTS, un de mes sujets fétiches : Les retraites et le taux de couverture de nos chères caisses de pensions étatiques.

Les marchés actions sont en hausse (pour l’instant) et cela donne un peu de souffle au rendement des caisses de pensions car du côté de l’obligataire, c’est le désert des taux-tarres

Hé bien ce n’est toujours pas le cas des caisses de pensions étatiques !

Elles affichent des taux de couvertures catastrophiques (Neuchâtel 59% de taux de couverture)

Ceci malgré la hausse de leurs indices de référence (LPP Pictet 2000)

 

evolution indices pictet depuis 1985

En fait, et c’est presque toujours le cas, les caisses étatiques sont très-très-trop généreuses avec les affiliés (notamment les montants de retraites par rapport aux cotisations), car elles savent que le contribuable sera toujours là pour mettre la main à la poche et renflouer.

 

 

Dans les caisses privées en cas de difficultés, on fait appel aux affiliés eux-mêmes et un prélèvement est effectué sur les salaires à des fins des contributions supplémentaires. (je l’ai vécu).

 

Les cantons romands sont les mauvais élèves (1.4 milliards à renflouer pour Vaud, 6 milliards pour Genève) et les suisses allemands font mieux (je ne suis pas étonné par la rigueur germanique).

 

Je me permets de vous remettre un article de  mai 2012 qui date un  peu, mais reste d’actualité: Prévoyance-retraite, la polémique enfle (encore dirais-je) et qui traite de la caisse de Neuchâtel notamment.

 

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Caisses de pension en Suisse, le point sur les indices LPP

Avec la hausse des marchés (réguliers, notamment le healthcare, pharma, etc.) les caisses de pensions se portent mieux.

On remarque que le rendement depuis la création n’est que de 1 à 3% annuel ce qui laisse peu de marge de manœuvre en cas de baisse, mais c’est mieux que les années précédentes lorsque les rendements étaient faibles.

lpp2000 au 9-4-13

Les caisses de pension peuvent ainsi souffler.

On entend beaucoup moins parler des problèmes de couvertures dans les médias depuis quelques trimestres

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Prévoyance-retraite, la polémique enfle (encore dirais-je)

J’aime à revenir sur ce que j’écris, cela permet de juger si j’avais du bon sens (c’est ce dernier qui est le meilleur conseiller)

Voici donc les articles sur la prévoyance: http://blog.crottaz-finance.ch/?cat=16, articles dans lesquels je vous annonçais les problèmes de rendements et de financements des retraites. Pas besoin d’être un génie, un économiste, un ingénieur des mines etc. pour anticiper ce qui se produit graduellement chaque jour.

Aujourd’hui voici un article polémique qui fera certainement plaisir à deux autres blogs francophones: http://auxinfosdunain.blogspot.com/ et http://leblogalupus.com/, puisque, me semble-t-il, ils partagent mon point de vue sur le système qui a été mis en place depuis les années 80 (en Suisse) et qui aujourd’hui est en train d’exploser. J’y reviendrai par la suite.

Depuis quelques jours, soudainement (ce doit être le printemps), les médias se sont attaqués au sujet des caisses de pension de manière importante.

– Les journaux tout d’abord, avec des articles du temps (pour les abonnés):

et le rapport de swisscanto sur la situation des caisses: swisscanto 513835

– La radio (pas plus tard que ce matin):

J’apprécie le ton positif de Monsieur Ghelfi, mais je n’abonde pas en son sens (N’y a-t-il a pas de contradicteurs en ce bas monde ?) et ceci pour plusieurs raisons:

  1. Monsieur Ghelfi parle d’investissement à long terme 30-40-50 ans.Ndlr: Sur certain marchés financiers (actions), les actions sont au plus bas depuis plus de 20 ans.
  2. Monsieur Ghelfi parle d’une situation de taux médiocres temporaire?). Ndlr: Et si cela dure ? Scénario à la japonaise ?
  3. Il parle des caisses de pension publiques surtout. Ndlr: Je vous l’avais déjà mentionné, c’est le publique qui est le plus mal géré. Désormais ce sont des dizaines de milliards qui seront nécessaires pour renflouer les caisses étatiques. Qui va payer ? Le contribuable, je ne vois pas d’autres solutions. Donc vous et moi ! Je tiens à mentionner que dans le canton de Neuchâtel, trois caisses publiques (ville de La-Chaux-de-Fonds, Ville de Neuchâtel et Canton de Neuchâtel) ont fusionné pour donner naissance à un organisme centralisé … qui se retrouve être plus grand- en terme de nombre d’employés (pas d’affiliés !) par la nouvelle entité – que les trois séparées…quelle économie réalisée !!!
  4. Monsieur Ghelfi avance qu’il ne faut pas paniquer……Ndlr: Moi je suis en mode panique et je vais vous expliquer pourquoi !
  5. Monsieur Ghelfi parle d’immobilier, parlons-en ! Le professeur Jeanrenaud en parle dans l’impartial: (source: L’impartial, le 15 mai 2012)

La gestion des caisses publiques est donc toujours inquiétante.

Monsieur Ghelfi oublie un élément ESSENTIEL ! La pyramide des âges, mais aussi l’allongement de la durée de vie et l’explosion des coûts de la santé ! Il y a de moins en moins de personnes actives pour chaque retraité: Les retraités vivent de plus en plus vieux !

Il me semble donc que monsieur Ghelfi prêche pour sa paroisse, puisque lui-même bénéficie de largesse de caisse de pension (il est âgé de 70 ans) et qu’après son court passage en politique (une législature, conseiller communal de Neuchâtel de 72 à 76) il bénéficiait ( La loi a été modifiée en 87 puisencore une dexuième fois par la suite après avec le problème de Pierre Bonhote: http://www.rtn.ch/rtn/Actualites/Regionale/20120113-Pierre-Bonhote-ne-touchera-pas-de-rente-a-vie.html) d’une clause qui lui attribuait une rente à vie s’il ne trouvait pas d’emploi ou une rente de compensation pour la différence avec son salaire politique tout cela financé par l’Etat, donc le contribuable. Une véritable rente de situation.

Certains estiment qu’il faudrait plus de 3 millions de réserves techniques pour garantir la rente d’un seul Conseiller d’Etat à Neuchâtel après 2 législatures complètes, soit huit ans de travail. Les cotisations qu’il faudrait payer dans une caisse de pension normale sont plus élevées que le salaire perçu pendant ces huit ans!!!

Et en plus, on m’informe que:

« Les montants des cotisations et intérêts  accumulés avant l’entrée en fonction de Conseiller d’Etat reste acquis à la personne sur un compte de libre passage pour l’âge de la retraite, il n’est pas transféré dans la Caisse de Pension des Conseillers d’Etat. Le comble, c’est qu’ il n’existe pas de véritable Caisse de Pension pour ces Messieurs, c’est le budget de l’Etat qui verse ces rentes à vie. Idem pour les villes. Par conséquent la sous-couverture de la CPNE (caisse pension Neuchâtel) est théoriquement encore plus élevée que réelle, car une rente à payer sur le budget de fonctionnement, c’est une dette de consommation pour le futur. »

Pauvre jeunesse de ce beau canton…

Mon informateur ajoute:

« A l’âge de 28 ans et après seulement 4 ans au Conseil Communal de la Ville de Neuchâtel, (Il n’avait pas été réélu), le règlement de l’époque garantissait à M. Ghelfi une rente à vie de 50% de son salaire et avec indexation ! Excusez du peu.

Le règlement de la Caisse de Pension a heureusement été changé (voir plus haut) une première fois, juste après ce scandale (légal) appelé à l’époque l’affaire « GHELFI ». Il y a de cela maintenant 43 ans…

Il est très facile de travailler après l’âge de 28 ans pour différents organismes d’Etat en sachant que l’on a déjà une rente garantie à vie de 50 % de son dernier salaire. »

 

J’estime donc que Monsieur Ghelfi n’est pas, à proprement parler, la personne la mieux placée pour s’exprimer sur les retraites et leurs financements, car il est juge et partie. La Radio Romande ferait mieux de nous inviter des contradicteurs, plutôt que de faire passer des monologues univoques.

Voici donc le début de mon article polémique:

Je prie les lecteurs de bien tout lire et de prendre du recul sans sortir des cas isolés ou spéciaux, cet article affronte le système global.

Nous sommes à l’aube d’une guerre. Laquelle me direz-vous ? La guerre des générations. Pourquoi ?

Parce depuis les années 1970, la fin du choc pétrolier et l’abandon de l’étalon or, la génération de l’époque s’est gavée (sur le site auxinfosdunain, ils sont nommés les goinfres). Elle a dépensé sans compter, creusé des déficits sans se soucier de ce qu’elle allait laisser à ses enfants. Des exemples parmi tant d’autres:

  • Depuis 1974 la France n’a jamais eu un budget à l’équilibre
  • Des Etats endettés jusqu’à la dernière tuile
  • La création des caisses de pension (LPP, 2ème pilier) était en discussion depuis ces années 70 et a été introduite le 1er janvier 1985. Ce modèle « économique » est basé sur un principe « faux », celui de la croissance à long terme. Je vous avais fait la démonstration que même 2% de croissance, c’est impossible ! à relire ici: mille milliards de mille sabords et la croissance infine ? Le leurre des pourcentages

Philippe Wanner, professeur à l’institut d’études démographiques de l’Université de Genève qui est l’auteur d’une étude publiée en 2008 sur la situation économique des actifs et des retraités. Cette étude montre que les 55 à 75 ans sont les mieux lotis économiquement en Suisse. (ouf j’ai 45 ans….)

Le pire dans tout cela, c’est qu’aujourd’hui cette génération de dépensiers ne se rend même pas compte du mal qui a été fait. Il va falloir payer la note, mais pas sur les retraites actuelles que touchent les retraités. C’est une plaisanterie ! Avec l’allongement de l’espérance de vie, on se retrouve avec des affiliés qui coûtent bien plus (+) que ce qu’ils ont cotisé, c’est une évidence.

Je ne leur jette pas la pierre, ils faisaient partie d’un système qu’ils pensaient bon et bien organisé/régulé, malheureusement il s’agissait d’un postulat erroné.

Ce qui m’attriste, c’est que le comportement de certains n’a pas changé !

Les seniors claquent leur pension puis sollicitent l’Etat

Ils continuent à mener la grande vie !

L’Etat cherche donc à empêcher les retraits de LPP: vives critiques des restrictions envisagées et http://www.illustre.ch/2eme-pilier-prevoyance-fonds-de-caisse-de-pension-devenir-proprietaire_159588_.html

On a d’un autre côté, beaucoup de personnes qui vivent au crochet de l’Etat sans vouloir travailler (ou si peu).

Chaque mesure, règlement, loi, a des conséquences que peu de gens semblent pouvoir prévoir. Le filet de protection social mis en place dans nos Etats-providence a- non pas – renforcé la solidarité, mais au contraire renforcé l’égoïsme, chacun cherchant à vivre au dépens des autres et transformé beaucoup de gens en assistés irresponsables…

Un égoïste c’est quelqu’un qui ne pense pas à moi…(à méditer)

Je prêche presque dans le désert, j’en suis conscient…..

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Accession à la propriété via la prévoyance retraite: entre piège et réalité

Depuis quelque temps déjà, les taux d’intérêts hypothécaires relativement bas incitent les personnes à acquérir leur propriété.

Une des sources de financement de plus en plus utilisée par ces futurs propriétaires est l’utilisation de la caisse de pension de l’assuré (2ème pilier en Suisse) en guise de fonds propres (en règle générale, les fonds propres exigés par les banques doivent représenter 20% du coût de l’acquisition, voir plus selon l’âge de l’acquéreur).

Versement ou nantissement ?

Dans un premier temps, j’aurais tendance à dire que les caisses de pension voient d’un mauvais œil les retraits anticipés, car leurs masses sous gestion s’érodent fortement. Cette érosion poserait-elle un problème de liquidité? La concordance des échéances au sein des instituts de prévoyance professionnelle entre placements financiers à court terme et versements à effectuer (rentes, … etc.) est-elle en danger ?

Il est vrai que l’on peut se poser la question de savoir comment les caisses arrivent à garantir le taux de rémunération minimal légal fixé à 2% alors que le rendement sur le marché des taux est proche de zéro ? (Je vous l’accorde on obtient aujourd’hui 2% brut sur les obligations de la confédération suisse à 10 ans … !)

Un autre solution pourrait être la méthode du nantissement (mise en garantie) de la prévoyance LPP qui ne réduit pas les prestations vieillesses et/ou décès contrairement au retrait anticipé. Dans le cas du nantissement, l’argent reste dans la caisse de pension et continue à produire des intérêts. L’assuré reste au bénéfice de toutes les prestations prévues.

Il faut tout de même noter divers inconvénients, à commencer par une dette hypothécaire plus importante vis-à-vis de la banque puisque les fonds propres n’ont pas été directement apporté et se trouvent toujours dans la caisse de pension. Les intérêts et/ou annuités hypothécaires sont de ce fait plus élevés, ce qui nécessite de toute évidence des revenus/salaires plus importants. Il existe également un risque que l’établissement bancaire modifie le taux de nantissement de la caisse de pension et vous sollicite afin que l’assuré verse le manque (les banques accordent des prêts de 90% (voire 100% selon les établissements) du capital LPP mis en gage). Il faut aussi payer des impôts (réduction fiscale) pour l’obtention du montant retiré de la caisse.

Effet de levier : double effet ?

Toujours dans le cas du nantissement, les assurés restent tributaires de la bonne santé ou non des caisses de pension. Pour rappel, et malgré divers garde-fous, les avoirs de ces institutions sont investis sur les marchés financiers/immobiliers et/ou hedge funds.

Sans vraiment en avoir conscience, vous participez aux risques liés sur les marchés avec une partie de votre logement !!! Est-ce vraiment le but voulu initialement à travers votre démarche d’acquérir un bien immobilier?

Après ces quelques lignes, vous me direz que le versement anticipé serait sans doute plus raisonnable, (pour autant que par la suite l’assuré trouve le moyen de combler les lacunes de prévoyances qu’il a provoqués par son retrait anticipé de sa retraite).

Comme dit le proverbe : un tiens vaut mieux que deux tu l’auras !

Attention, note importante dans le cadre d’un retrait anticipé de votre LPP : En cas de décès d’un assuré ne laissant aucun bénéficiaire du droit à la prévoyance (conjoint), la communauté héréditaire doit rembourser le montant du retrait anticipé à la dernière institution de prévoyance à laquelle était affilié le défunt.

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Ponzi, Madoff, Pensions, Etat, même combat

Bonjour et bienvenue sur la piste du plus grand cirque du monde ! Celle de l’arnaque, celle du miroir aux alouettes (je te plumerai, je te plumerai, et le bec et le bec, et la chemise, AAAAAlouettes).

Trêve de rigolade, il y a certainement du vrai dans ce que j’écris (enfin je le crois). Croyez-vous que toutes les belles promesses qu’on vous tient vont se réaliser ? Croyez-vous que les politiques vont s’exprimer négativement pour être élus ? Tout est géré au jour le jour, y compris votre épargne retraite.

Tout d’abord, je me permets de revenir sur Madoff et Ponzi (et leurs collègues prédécesseurs/successeurs):

Plumey, dont on parle ici: affaire-plumey

et Pinkas (je l’avais oublié celui-ci):

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Editions Piantanida, Paris, 1980. L’affaire Pinkas par Jean-Paul BRUTTIN.

Livre de 212 pages.  » Le 10 juin 1980, à 7 heures du matin, Eli Pinkas, industriel vaudois millionnaire, se suicide dans sa villa du Mont-sur-Lausanne. A la même heure, dans son somptueux appartement du Grand Hôtel, sur la Croisette de Cannes, son ex-épouse Florence – ils ont divorcé mais ne se sont jamais quittés – met fin à ses jours sur le conseil d’Eli.

Le lendemain de cette double mort volontaire à 500 kilomètres de distance, le scandale financier lié à Eli Pinkas éclate : l’industriel apprécié, connu dans les plus beaux salons de Lausanne, ami des personnalités les plus en vue du monde financier et administrateur de banque, a escroqué plus de 200 millions de francs en vingt ans ! Une vingtaine de banques sont flouées, plusieurs particuliers perdent des millions… « 

 

Tout ceci en préambule à mon propos du jour: Tout a un début, tout a une fin,  le tout est de savoir quand.

Actuellement nous assistons à un grand tour de magie: (je conseille le film « Le prestige« ). La prestidigitation est de l’imposture organisée et volontairement subie par le public (les gens veulent être trompés: « Mundus vult decipi« ).

 Tout grand tour de magie se déroule en 3 actes:

  1. La promesse: Le magicien montre une chose ordinaire risquant peu de l’être
  2. Le tour: Il tire de l’ordinaire quelque chose d’extraordinaire
  3. Le prestige: Plein de rebondissements, des choses que vous n’avez jamais vues, il accomplit ce que d’autres prétendent faire

Le parallèle est facile à tirer avec ce qui se passe aujourd’hui autour de nous.

  1. La promesse: de retraites confortables, on va s’occuper de vous, on va gérer votre argent pour que vos vieux jours s’écoulent paisiblement
  2. Le tour: On tire de nos/vos cotisations, de nos/vos impôts des revenus substantiels qu’on investit pour du long terme dans des véhicules de placement pour épargnants: Le temps rapporte de l’argent.
  3. Le prestige: Un grand rebondissement, des choses que vous n’avez jamais vues, on accomplit ce que d’autres ont essayé de faire sans succès: Ruiner le bon peuple. Abracadabra et patatra.

Chacun de nous est libre de discernement, libre de choisir. Il est aussi libre de constituer lui-même une épargne (bien que l’état puisse le taxer par la suite).

Le fisc fait croire qu’on peut bénéficier de rabais fiscaux en cotisant au deuxième pilier. Le fisc oublie de dire que ce deuxième pilier peut ne plus rien valoir à la sortie, qu’il y a un risque. Le fisc oublie de dire qu’il peut en tout temps changer les règles d’imposition des retraits de prévoyance.

Un conseil: remboursez vos dettes. L’avenir est peut-être plus sombre que les caisses ne veulent bien le dire et si les marchés financiers ne remontent pas et que le système mis en place par l’ETATPONZIMADOFF engendre ce que je pense, il ne restera peut-être que les yeux pour pleurer.

Les caisses de pensions vont très mal (plus mal que ce que publiquement il est annoncé (je ne crois plus aux communiqués officiels) et le système fonctionne sur le même schéma que le fameux jeu-de-lavion ou que le cercle de dons. Les derniers arrivés paient pour ceux qui sont déjà dans le circuit.

Si les assurés se rendaient compte de ce qui se passe, il y aurait une guerre civile !

Un début de preuve par quelques articles (désolé pour nos amis francophones, ce sont des articles made in Switzerland):

– Déjà en 2003 c’était la M….(qu’ont-ils fait depuis: réponse: RIEN !) caisse-du-canton-est-a-sec-roulet-2003

– Depuis on cherche des solutions (des très beaux emplâtres sur des jambes de bois): lausanne-plan-assainissement

– Le syndic de Lausanne M. Brélaz (qui juste en passant est un des syndics (maires) le mieux rémunéré de Suisse (donc du monde)) qui veut vendre les biens publics pour renflouer une caisse très mal gérée (taux de couverture en dessous de 40% actuellement, ce qui signifie que si aujourd’hui on arrête tout, les assurés n’ont que 40% de la promesse…). lausanne-veut-vendre-du-foncier-pour-saver-sa-caisse2 ce qui est magnifique dans cet article, c’est que le journaliste parle d’un lapin sorti d’un chapeau: Le prestige !

Pourtant monsieur Brélaz est diplômé en mathématiques…..no comment! Rappel: Le LTCM  (lLong Term Investment Funds (HF) qui a fait faillite avec à sa tête des prix nobel ! Il me semble que le bon sens terrien n’a pas perdu sa raison d’être, bien au contraire !

Pour terminer sachez que la ville de Lausanne n’est pas la seule qui se trouve en difficulté avec sa caisse. La régie fédérale de Chemin de Fer Fédéraux (CFF) crie aussi au secours: assainissement-de-la-caisse-de-pensions-des-cff

Pour terminer, voici les magnifiques résultats 2008 des indices Pictet sur lesquels se basent les caisses de pension pour leur gestion. Cherchez le +, il est bien caché.

indice-pictet-2005-08

indice-pictet-08

Même depuis la création de ces indices, on obtient des rendements dérisoires, voire négatifs. Je m’inquiète sérieusement, surtout que les caisses ONT DÛ légalement offrir à leurs assurés un rendement positif entre 2.25% et 4.5% annuel sur la part obligatoire. On est pas sorti de l’auberge pour payer !

Un exemple des caisse de pension, celle du Credit Suisse. Elle a bien tenu durant l’année 2008 et sur les trois derniers mois, elle a chuté ! Avait-elle des Hedge Funds ? On pourrait le croire. Le site: http://www.cspix.ch et le communiqué: caisse-pension-cs-081

Aujourd’hui l’article était bien plus long que d’habitude, merci de l’avoir lu jusqu’au bout. Espérons que tout ce que j’écris ne se produise pas. L’espoir fait vivre.

madoff2

Bonne semaine

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