Les prêts débiles des élites européennes à la Grèce

Voilà tout est bien qui fini bien. Comme dans tout bon film le happy end est de mise.

Nous sommes passé très prêt d’un Grexit et malgré le fait avoué que certains ministres des finances de certains pays étaient contre cette aide massive, les dirigeants politiques ont réussi un tour de force : Donner encore de l’alcool à un alcoolique dont le foie est complètement pourri.

Les révélations concernant ce polar de série B sortent chaque jour comme:

Tsipras: Alexis Tsipras aurait sollicité Vladimir Poutine pour aider la Grèce à imprimer des drachmes (démenti par Poutine lui-même)

(très étonnant que le sérieux « Le Temps » journal de « mainstream » ose citer le site Zerohedge…en général on décrie les sites alternatifs qui dénoncent certaines pratiques de manipulations de cours etc.)

Varoufakis: Le plan B aux allures de polar de l’apprenti sorcier Varoufakis (Le pire dans toute cela c’est les grecs n’avaient même plus de quoi imprimer des billets, ayant détruit les presses: https://uk.news.yahoo.com/cant-print-drachmas-says-greeces-101107328.html#im9UGnt)

Les Grecs impriment toujours des euros (billets) et il y a un tournus comme on peut le voir ici: http://www.ecb.europa.eu/stats/euro/production/html/index.en.html

Dès lors comment savoir si des billets imprimés dans un pays peuvent être valables ou non (en imaginant qu’un pays sorte de la zone euro)?

Une piste ici: http://www.zerohedge.com/news/2015-06-16/how-find-what-country-euro-note

Tout cela me fait penser à une tragi-comédie.

Plus sérieusement, les chiffres sont têtus et je ne vois pas comment ce que je prédis depuis des années ne va pas se produire, à savoir la sortie de la zone euro d’un (ou plusieurs membres)

Quand on regarde l’échelonnement de la dette grecque, on sait comment cela va finir. Ce n’est juste qu’une question de temps.

grece dette hors tbills

greece boat hole

 

 

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Grexit ? Tous s’excitent !

Hier un documentaire de plus d’une heure sur RTS2 intitulé « Grèce: de la démocratie aux marchés »:

http://www.rts.ch/play/tv/histoire-vivante/video/grece-de-la-democratie-aux-marches?id=6901757

« L’Agora, dans l’Antiquité, représentait le centre névralgique de la cité. Aujourd’hui, en Grèce, ce mot semble avoir été vidé de son sens, le lieu étant devenu celui des transactions commerciales. Alors que le pays traverse une crise profonde, la population doit faire face au chômage, voire à la pauvreté. Chronique d’une effroyable détresse sociale. »

Les recherches internet des Grecs, reflet de leurs inquiétudes

http://www.rts.ch/info/sciences-tech/reperages-web/6903214-les-recherches-internet-des-grecs-reflet-de-leurs-inquietudes.html

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Grèce on y arrive enfin !

Après des années de souffrance des grecs (entre autres), la finalité que j’avais maintes fois annoncée sur ce blog, notamment en juin 2010 où j’écrivais:

« La situation n’est pas tenable et il faudra se résoudre à que, soit que des pays quittent la zone, soit que des pays quittent la zone.

Il ne reste plus qu’à déterminer lesquels et dans quel ordre. »

Qui détient la dette grècque:

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PSI : Private Sector

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voici un moment que les comptes se vident

 

Un peu d’humour en attendant le dénouement

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Les mois qui arrivent seront chauds pour la Grèce

Ce n’est pas la température qui va uniquement monter, mais la pression des créanciers (merci Heinz de m’avoir fait parvenir les graphiques)

Mai et Juin de grandes échéances de remboursement à venirGreece - Pay back schedule April 2015

Les obligations à 3 ans et leur rendements (en bleu) de 28%

Greece - Yield on 3-year government bonds 20.4.15

Les pays qui foncent vers le faillite

Countries going towards bankruptcy April 2015

Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes (panglos dans Candide de Voltaire)

 

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Engagements financiers bruts et déficits des administrations publiques en % du PIB (prévision 2015)

engagement financiers et deficit ou excédents etats est 2015

Il est ainsi assez facile de visualiser les bons et les mauvais élèves.

Quand je lis les prévisions de l’OCDE de déficits de 3.1% pour la France, de gros doutes m’envahissent…

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Taux européens, la grande détente

Ce matin les agences de notation relèvent leurs notes sur l’Espagne et la Grèce.

La Grèce et l’Espagne obtiennent un relèvement de leur note

Il y a bien longtemps que je n’ai produit les graphiques des taux à 10 ans et grande surprise…

 

L’Espagne emprunte quasiment au même taux que les USA  (à 0.5% près)

spain generic 10 years 23-5-2014

us generic 10 years 23-5-14

 

Et la Grèce

greece 10 years generic 23-5-14

 

LE TED Spread

Macrotrends.org_TED_Spread_Historical_ChartLes taux semblent démontrer qu’il n’y a aucune crainte quant à l’évolution futur des marchés.

Le VIX est en bas, tout va bien madame la marquise.

On se dirait juste avant 2008.

Alors que les dettes n’ont fait que d’augmenter ! Allez comprendre !

Un jour (demain ? après-demain ? dans des des années ?) , nous regarderons cela en nous disant que c’était évident et que cela ne pouvait pas durer.

Tout ce que nous voyons comme prix est une vue tronquée.

Les taux hyper bas, les injections monétaires, les bilans de banques centrales et les endettements exercent une distorsion sur les prix.

Tout va très bien madame la marquise…..paraît-il

 

 

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Humour en Grèce

Mon fils rentre de Grèce, plus précisément de l’île de Zante (Zakynthos (en transcription latine du grec) et également appelée Zacynthe).

Il me rapporte une photo qui montre que certains grecs ont tirés les leçons de ce qui leurs arrive (sans pour autant que leurs problèmes soient réglés).

Cette photo résume bien l’état d’esprit.

 

grrece

Traduction: Un crédit est uniquement octroyé aux personnes de plus de 90 ans et qui sont accompagnées de leur grand-mère

 

No comment

La maison ne fait plus crédit….

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Vidéo: RTS: La pauvreté en Europe

Crise en Italie: le pouvoir d’achat diminue de manière drastique

 

France: la crise touche principalement les femmes qui tombent plus vite dans la précarité

 

L’Europe face à la crise: l’Allemagne recrute des jeunes « cerveaux » dans toute l’Europe

 

Grèce: l’extension de la pauvreté est un des symptômes de la crise qui frappe le pays

 

Le Portugal, plongé dans une crise profonde, connaît une vague d’émigration inédite depuis quarante ans

La crise conduit des milliers d’Espagnols au chômage à quitter les villes pour aller travailler dans les champs

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Tout à coup, le monde se prend à admettre l’inadmissible

Voilà ce que je prédis depuis plus de deux ans, à savoir la sortie de pays de la zone euro pourrait survenir.

http://blog.crottaz-finance.ch/?p=4495

j’ai écris plusieurs articles à ce sujet.

La zone n’existera plus telle qu’on l’a connue (aujourd’hui cela semble une évidence alors qu’à l’époque on m’avait soutenu que c’était impossbile)

http://lexpansion.lexpress.fr/economie/en-grece-le-chaos-politique-ravive-le-spectre-de-la-faillite_293623.html

 

Désormais on parle de retour au franc en France (chose qu’on avait annoncée impossible dans tous les débats pré-électoraux aux partisans du retour au fanc)

 

Les journalistes sont des girouettes !

 

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Pourquoi les actions montent ? Parce que les banques centrales en achètent !

Dans mes prévisions 2012, je vous avais pronostiqué:

Actions:

Sélectivité dans le choix des actions (vous voyez je ne dis pas de rester l’écart comme l’année écoulée) et dans les secteurs.

Contre toute attente, je ne vois pas l’année 2012 comme celle de la fin du monde, ni celle de la mort des économies mondiales (le chant du cygne, peut-être).

Les marchés seront volatils, mais termineront l’année dans le vert ou étale (je dois bien être le seul qui voit ça !), mais pas dans le rouge.

Je privilégie les actions métaux et particulièrement les minières qui ont un retard colossal. Je privilégie les titre dans l’uranium, à part la triste réalité de Fukushima, rien n’a changé bien au contraire. Il existe des fonds dans les métaux et terres rares, je recommande cette idée d’investissement »

 

 

Pourquoi anticipais-je que les actions allaient monter ? Parce que je pensais que le sentiment négatif avait envahi le marché et qu’il était difficile d’être plus pessimiste que le niveau atteint. La majorité de ce que je lisais annonçait la fin du monde (là il reste encore quelques mois), la faillite de la Grèce (c’était déjà intégré), la fin de l’Euro (pas encore cette année) etc.

Il y a, par contre, un élément que je n’avais pas imaginé. LES BANQUES CENTRALES QUI ACHETENT DES ACTIONS ! Oui vous avez bien lu. Les banques centrales regorgent de liquidité (totalement artificielles, je vous le concède), de devises et d’obligations. Désormais, il faudra compter sur des actions (diversification ?)

Israel to Begin Investing Reserves in U.S Equities Today

Et la BNS qui possède 9% d’actions dans les réserves de devises et titres en francs (fin 2011) (cela m’avait échappé)

On peut désormais imaginer que les banques centrales du monde entier se mettent à chercher des alternatives de placements (liquides) pour y investir tout le cash qu’elles ont créé et les actions semblent être l’objectif.

 

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La Grèce s’engraisse

de l’épargne des autres.

Aujourd’hui superbe nouvelle !

La Grèce est sauvée (momentanément) et qui met la main à la poche ?

Je vous le livre en mille: Plan de sauvetage record de 237 milliards d’euros pour la Grèce

Si on utilise tout bêtement les chiffres annoncés, soit 21’500 euros par grec et qu’on met cela en relation avec le salaire moyen de 750 euros (http://lemoci.com/Grece/14-Legislation-du-travail.htm?nom_modele=fiches-pays/grece/legislation-du-travail) et investir en Grèce: IiG_InvestmentOverview_2009_EN

On peut se rendre compte que c’est un montant énorme par rapport aux capacités contributives des habitants, car cela représente: 28, 6 mois de salaires (sans charges sociales, ni impôts,e tc.) soit plus de 2 ans de salaires par habitant.

Je rajoute que les créanciers vont devoir s’asseoir sur pas mal d’argent et donc il va falloir trouver cette manne ailleurs, je cite:

« L’autre volet porte sur un effacement de la dette de la Grèce détenue par ses créanciers privés, banques et fonds d’investissement.

Ils doivent accepter une perte de 53,5% au final sur la valeur faciale de leurs créances grecques, soit un effort accru par rapport à l’objectif initial qui était de 50%. Cela doit permettre de réduire la dette du pays d’un montant de 107 milliards d’euros, un record dans l’histoire économique mondiale. »

Tout cela est assorti de conditions que les, créanciers, les banques etc. soient d’accord et tout cela pour réduire l’endettement à 120% du PIB en ……2020.

Que va-t-il se passer quand ce sera le tour d’autres pays ? Vont-ils aussi réclamer un abandon de créance ?

Ce n’est que repousser le problème (ce qui est fait depuis des lustres) ou Renvoyer aux calendes grecques (Ad kalendas graecas)  qui signifie « repousser indéfiniment la réalisation d’une action ».

En effet, les Grecs n’ayant jamais eu de calendes, l’expression fait référence à une date inconnue, ce qui revient donc à « renvoyer à la Saint Glinglin ».

 

 

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Un pas en avant, un pas en arrière, le tango des politiques et la compétitivité

Après le pseudo referendum grec, voici qu’on met une pression énorme pour empêcher les dévaluations monétaires compétitives:

On peut lire dans le communiqué du G20: « We affirm our commitment to refrain from competitive devaluation of currencies » et on peut lire dans le communiqué du FSB : FSB announces its new Chairman and Vice-Chairman

The FSB announced the appointment of Mark Carney as its new Chairman, succeeding Mario Draghi, and Philipp Hildebrand as Vice-Chairman, both as of 4 November. (http://www.snb.ch/fr/mmr/reference/pre_20111104_1/source/pre_20111104_1.fr.pdf%20)

De cette dernière annonce, on note que Philippe Hildebrand (de la BNS) est nommé « vice-chairman »  du FSB ( http://www.financialstabilityboard.org/ à ne pas confondre avec le EFSF: http://www.efsf.europa.eu/about/index.htm ) et on peut lire sur le site de la BNS la déclaration de M. Hildebrand au sujet de sa nomination: http://www.snb.ch/fr/mmr/reference/pre_20111104_2/source/pre_20111104_2.fr.pdf

De plus, ce week-end on peut lire dans les journaux:

« La Banque nationale suisse (BNS) est prête à agir à nouveau sur le marché des devises pour affaiblir le franc, deux mois après sa première intervention. Pour son président, Philippe Hildebrand, la monnaie helvétique reste surévaluée et que la BNS pourrait à nouveau intervenir pour affaiblir le CHF »

La BNS prête à de nouvelles mesures pour affaiblir le franc

On constate donc toutes les contradictions de ce monde. Il faudrait savoir ! Dévaluation compétitive ou non ?

M.Hildebrand joue dans quelle équipe ? L’a-t-on nommé pour le museler ? Sera-t-il aussi libre au volant de la BNS désormais ? Ou s’attache-ton les services de celui que certians considèrent comme le meilleur « banquier » du monde ?

Il est ainsi fort probable que la BNS intervienne à nouveau (seule, comme la dernière fois) pour affaiblir le CHF. Un plancher de 1,30 contre euro n’est donc pas impossible. Les syndicats suisse réclament même 1,40 .

Suite au G20 et FSB, Jean-Pierre Chevallier nous livre un graphique du levier des banques dans le monde.

lien de son article: http://www.jpchevallier.com/article-leverage-des-banques-systemiques-88064196.html

Monsieur Chevallier constate aussi la classe de la BNS et M.Hildebrand: http://www.jpchevallier.com/article-bns-bravo-les-artistes-87651264.html et affirme que la BNS va s’enrichir quoiqu’il arrive: http://www.jpchevallier.com/article-bns-franc-et-87259565.html

Ce avec quoi je suis en désaccord, car au moment où il va falloir défendre un plancher, la BNS va devoir se mettre en position acheteuse d’euros et là, nous allons voir ce que nous allons voir ! La guerre des dévaluations compétitives va reprendre ?

On comprend dès lors pourquoi Nicolas, Barak et les autres mettent une pression démoniaque sur la Suisse en attaquant ce « soi-disant » paradis fiscal (alors que l’OCDE constate les efforts de cette même Helvétie). Philippe Barraud exprime se que ressent une grande partie des suisses qui se sentent lachés et peu défendus: http://www.commentaires.com/suisse/m-sarkozy-nous-ne-voulons-pas-dun-gauleiter

Nicolas ferait mieux de se demander pourquoi autant de contribuables partent, pourquoi en Grèce il y a plus de Porsche que de contribuables déclarant plus de 50’000 euros de revenus (ici: http://blogs.telegraph.co.uk/finance/ianmcowie/100012894/fast-cars-and-loose-fiscal-morals-there-are-more-porsches-in-greece-than-taxpayers-declaring-50000-euro-incomes/ ) et d’attaquer les vrais paradis fiscaux: notamment d’autres pays comme le Royaume-Uni avec les Trusts anglo-saxons ( Le trust, rival gagnant du secret bancaire ) et aux Etats-Unis avec le Delaware.

La maxime du jour: « Il est plus facile de voir la paille dans l’oeil du voisin et que la poutre dans le sien »

 

 

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Georges Papandreou redonnerait-il enfin du pouvoir au peuple (souverain) ?

Ce matin, je ne désire pas vous parler finance pure, mais d’un point de vue concernant les événements qui se déroulent sous nos yeux ébahis et qui sont sujets à critique(s) de toute part.

J’entendais encore ce matin, à la radio, les indignés qui manifestent et accablent la finance et les banquiers de tous les maux (et mots !). Ces mêmes financiers seraient les responsables de tout ce qui arrive.

A mon humble avis cela est bien plus complexe. Comme l’être humain a la mémoire très courte et que sa vision n’excède pas quelques mois, il est peut-être important de re-situer les choses et les événements.

Tout d’abord, les financiers ne peuvent agir comme bon leur semble. Ils suivent des procédures, des lois sous peine de sanctions.

Qui donne donc du pouvoir aux banquiers ? La réponse est bien simple: Les politiques.

La faute serait donc à reporter sur le monde politique mondial qui n’a eu de cesse d’octroyer des pouvoirs aux financiers. Trop simpliste et trop facile !

Oui les politiques ont commis des erreurs (comme, par exemple, Bill Clinton qui a autorisé les banques a devenir des banques d’affaires (abandon du Glass Steagal act)) ou Nixon qui a abandonné l’étalon or, etc.)), mais pour qu’ils commettent des erreurs, il fallait bien leur octroyer le pouvoir, le droit, la légitimité de le faire.

La faute serait donc au peuple dès lors.

Ce dernier aurait simplement oublié qu’en élisant des personnes à la tête des états, chambres etc., il se dessaisit d’une bonne partie de prérogatives et principes d’autodétermination.

Si je résume ce que j’ai rédigé ci-avant.

Les peuples se sont mis eux-mêmes dans la panade, en délaissant leurs propres valeurs dans les mains d’autres personnes. Pourquoi est-ce arrivé ainsi ?

Parce que les gens se moquent de la politique (il suffit de voir les taux d’abstention aux différentes votations), qu’ils préfèrent vivre avec des gouvernants qui font des promesses (qui ne seront jamais tenues !), qu’ils préfèrent croire que les dirigeants pensent au peuple avant eux-mêmes (illusoire) et qu’il est plus facile de vivre dans le déni que d’affronter la réalité. C’est le principe de la méthode Coué. Je vais bien, tout va bien. Les belles promesses rendent les fous joyeux.

Les indignés se sont bâillonnés tout seuls.

Ainsi à la suite des ces décennies d’abandon de parole et d’actes aux dirigeants, les gens se révoltent. Même les petits patrons – que certains employés critiquent, mais dont ils n’aimeraient pas la situation – en ont assez de se heurter à des problèmes administratifs, de payer des charges qui vont grossir le budget de l’Etat dépensier. La révolte gronde aussi chez eux.

Hier M.Papendreou a mis une grosse claque à la zone euro en déclarant vouloir un référendum: Grèce-Europe questions existentielles et cela enchante les hollandais (entre autres): Dutch govt wins time on euro bailout deal

Enfin un homme politique qui accepte de laisser le choix au peuple !  J’applaudis ! Je rappelle que le peuple est souverain !  (sauf si Papandreou abandonne le navire…de peur, mais je n’ose y croire)

ndlr: En Suisse, notre démocratie indirecte est très puissante et permet au peuple de se déterminer, ce qui n’est pas le cas dans bien des pays qui nous entourent.

Les dirigeants de la zone euro ne veulent pas voir que le peuple ne croit plus aux promesses.  Les dirigeants de la zone euro se comportent actuellement comme le « Soviet Suprême » en adaptant l’homme à leur politique et non leur politique à l’homme (NB: Ceci est une référence historique et non un débat politique)

Cette zone euro ressemble aujourd’hui à une marche forcée.

Parfois une minorité peut faire changer le monde.

Comment expliquer autrement que la Grèce, qui ne compte que 10 millions d’habitants, arrive à déstabiliser un édifice de 300 millions d’européens ?

Redonnons à l’homme sa fierté, son envie de travailler, le respect de lui-même. Trop longtemps les gens se sont laissés abrutir par des discours et des promesses.  Il est tant de se mettre au travail.

Quant aux indignés qui cassent tout et veulent continuer à percevoir les tantièmes de l’Etat providence, on ne peut pas les considérer comme la majorité.

Il me semble que la majorité est prête à se mettre à travailler, trouver des solutions (douloureuse) et ne plus laisser – dans les mains des quelques uns-  la destinée de leur pays.

Un jour peut-être, les européens diront: « Merci Papandreou » car il aura fait sauter le verrou de la zone euro, dans laquelle on entrait sans jamais pouvoir ressortir.

Relisez cet article d’Olivier Berruyer: http://www.les-crises.fr/bfm-6/ et la vidéo.

Je ne suis pas un numéro, je suis un homme libre: Le Prisonnier(1967): http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Prisonnier

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Audio: Stéphane Garelli, le club de Paris, myopie et amnésie.

Pour faire suite à mon article d’hier et de l’exemple des emprunts obligataires argentins voici:

Le Professeur Garelli de l’IMD – que j’aime bien écouter- qui nous parle de ce qu’il faudrait faire pour essayer de sauver la zone euro, de l’histoire des dettes et de sa vision du politique.

Je comprends bien ses raisonnements et je ne possède pas le 10ème de sa culture économique. J’aurais bien voulu lui poser quelques questions et faire part de quelques remarques.

Ecoutons tout d’abord:

  1. La dette mexicaine
  2. Le Club de Paris (422 restructions de dettes…depuis 1956)
  3. Sur Jean-Claude Trichet
  4. Le Hair Cut et le plan Brady de 1989
  5. Les décisions qui sont prises par des politiques (sous entendu, plus intéressés par les élections que l’économie…)
  6. La BNS (la grande muette) (Ndlr: bourrée d’euros…) et la petite pique sur l’immobilier Suisse vu par le président de la BNS

ici: Stéphane Garelli le-journal-du-matin_20110720 RSR 11 minutes

Mes questions/remarques:

  1. Oui mettons qu’on octroie du temps aux grecs: Lorsque le plan Brady a été mis en place…quels étaient les endettements des pays « sauveurs » ? Certainement pas au même niveau que ceux d’aujourd’hui.
  2. Les banques doivent participer à la facture (passer à la caisse). Je pense que les banques sont beaucoup plus fragiles surtout après 2008 et Lehman et qu’il va être difficile de les faire payer.
  3. Combien de pertes la BNS subit aujourd’hui avec sa tentatvie déserpérée d’affaiblir le franc suisse ?

Si l’histoire doit nous servir de guide, cela va se faire dans la douleur.

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