Les attentats seront une bonne excuse pour vous interdire encore et toujours le cash

On le voit en France, c’est:  « Mort au Cash »

Avant, il était possible de payer en cash jusqu’à certains montants.

Par exemple, avant  le 1er septembre, c’était 3’000 Euros, depuis cette date ce n’est plus que 1’000 euros.

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2015/06/27/97002-20150627FILWWW00021-payer-en-espece-interdit-au-dela-de-1000-euros.php

Je pense que la volonté de contrôler le cash (qui est un bien privée je le rappelle) par le gouvernement est telle que tout événement pour aller en ce sens sera utilisé pour être encore plus coercitif !

La réorganisation du monde : vers la fin de l’argent liquide – Par Liliane Held-Khawam

Le JT du 23 novembre dernier vous en informe (cliquez l’image)

On veut votre bien ne l’oubliez pas.

Peut-être que cette lecteure pourrait intéresser les lecteurs:

Propaganda, comment manipuler l’opinion en démocratie:

propaganda

Sur Amazon: http://www.amazon.fr/Propaganda-Normand-Baillargeon/dp/2355220018

et en téléchargement libre: ICI (PDF)

les chapitres:

Sommaire

Préface

1. Organiser le chaos

2. La nouvelle propagande

3. Les nouveaux propagandistes

4. La psychologie des relations publiques

5. L’entreprise et le grand public

6. La propagande et l’autorite publique

7. La propagande et les activites feminines

8. La propagande au service de l’education

9. La propagande et les oeuvres sociales

10. L’art et la science

11. Les mecanismes de la propagande

 

 

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Les taux négatifs feront de gros dégats

Tout d’abord quelques chiffres

suisse infl tx 20-11-2015

Inflation suisse (ou plutôt déflation): -1.4%

Les taux:

tx suisse 20-11-2015

 

Ce qui produit la courbe des taux suivante:

courbe taux chf 20-11-2015

Et l’évolution du taux CHF à 2 ans:

suisse tx 2 ans 20-11-2015

La première réflexion qui me vient est que si les taux futurs sont le reflet des anticipations actuelles de taux courts dans deux ans, cela reviendrait à dire que les taux courts dans deux ans seront à -0.9%.

Voilà bientôt un an que la BNS agit en appliquant un taux négatif à court terme de -0.75% et l’impact désiré (à savoir un affaiblissement du CHF, notamment contre Euro) tarde à déployer ses effets.

La BNS pénalise même les retraites, car les caisses de pensions subissent aussi les effets du taux négatif.

C’est un impôt déguisé et comme je l’ai écrit depuis bientôt 5 ans, la BNS devra rendre des comptes.

Aujourd’hui un article qui fustige la politique de la BNS: Un vent de révolte contre la politique de la BNS

La BNS est à la solde des autres banques centrales ne favorisant que la finance et je le prouverai tout à l’heure.

La Banque Nationale Suisse est totalement coincée entre des taux négatifs qu’elle ne peut encore trop baisser au grand risque de voir toutes les banques les répercuter et un bilan démesuré dont elle ne peut liquider les positions sans subir un effet négatif et faire subir un impact au marché financier.

Je m’explique:

Au cas où la BNS baisserait encore le taux de référence (allez mettons -2%), les banques commerciales devront alors répercuter cette baisse à tous clients (ce qui est le cas déjà de beaucoup de banque privées qui n’octroient pas de prêts hypothécaires sur lesquels les banques commerciales peuvent encore se faire un marge compensatoire).

Lorsque les banques appliqueront le taux négatif de -2%, les clients retireront leurs avoirs et nous assisterons à un magnifique: BANK RUN

Ce serait la fin des banques car – pour mémoire-  les banques créent aussi de l’argent de rien (ex-nihilo) avec les dépôts des clients et ceci avec un levier de 20.

Les liens suivants vous renseignent sur les standards minimaux:

https://www.finma.ch/fr/news/2014/11/aktuell-geaenderte-mindeststandards-20141110

http://www.bis.org/publ/bcbs266.htm

Imaginez donc la panique bancaire en cas de taux encore plus négatifs !

En conséquence, on empêchera probablement les épargnants de retirer à cause du risque systémique. C’est la mort du cash.

Je rappelle l’initiative pour que seule la BNS désormais puisse créer de l’argent et non plus des sociétés privées comme les banques: http://www.rts.ch/info/suisse/7215951-le-monopole-de-la-creation-d-argent-par-la-bns-sera-soumis-au-peuple.html

L’autre problème c’est de savoir comment la BNS va se sortir du guêpier dans lequel elle s’est mise toute seule, à savoir diminuer son bilan en vendant les euros ou les actions etc. sans subir de pertes.

Pour terminer, je peux vous assurer que ce à quoi nous assistons aujourd’hui sur les marchés des prix des divers actifs (notamment des matières premières (au plus bas) et des actifs financiers (au plus hauts) et le fait de l’activité irréfléchie des banques centrales qui provoquent une distorsion des prix.

commo asset move

Monsieur Charles Dereeper nous écrit récemment qu’il a un souci de confiance envers les marchés: http://www.objectifeco.com/riche-rentier/argent/investir/j-ai-un-conseil-a-vous-donner-concernant-vos-placements-sur-les-marches-financiers.html

Je le rejoins, ça ne sent pas bon à cause des interventions de banques centrales.

Tout a une fin, reste à savoir quand.

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LA BNS se gave toujours

Voilà un petit moment que je n’avais parlé de notre noble institution qui fait ce qu’elle veut sans rendre de compte au peuple.

Les derniers chiffres du bilan de la BNS sont sorti et nous annoncent encore 9 milliards de plus dans des réserves de monnaies étrangères.

http://www.24heures.ch/economie/nouvelle-hausse-reserves-devises-etrangeres/story/16671451

Dans un article de l’hebdomadaire Bilan on parle aussi d’énorme perte sur les actions (pour mémoire la BNS possède 100 milliards de CFH en actions) dans le gaz se schiste

bilan bns monnaie sept 02015

Et une magnifique perte sur Valeant (Biotech) de 120 mios

http://www.fuw.ch/article/die-angst-der-snb-vor-dem-eigenen-reichtum-2/

La BNS persiste dans son erreur, mais cela nous le constaterons à la fin de l’aventure.

Quant à l’or métal toujours pas d’achat (c’est normal la BNS prône la monnaie fiduciaire à outrance)

Sur le site de la BNS,  il est possible de retravailler les chiffres:

https://data.snb.ch/fr

Et je ne vous mens pas depuis des années. Le bilan de la BNS gonfle comme la grenouille qui voulait se faire plus grosse que le boeuf.

BNS ev bilan sept 2015

 

Nous allons arriver à me prévisions d’un bilan d’une banque centrale égal au PIB du pays. AUCUN PAYS n’est aussi hautement engagé. Le Japon n’est qu’à 50% !

relisez ces deux articles SVP:

http://blog.crottaz-finance.ch/si-la-banque-nationale-suisse-bns-metait-comptee/

et celui-ci

http://blog.crottaz-finance.ch/les-billets-sont-garantis-par-de-lor-mon-oeil-mise-a-jour-2015/

 

Mundus Vult Decipi

 

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Ne pas faire de change dans un aéroport

Sous peine de se faire gruger.

c’est l’amère expérience dont un ami m’a fait part.

Heureusement qu’il n’avait besoin que d’un petit montant en Euro pour payer de petites dépenses

Voici le ticket de change de CHF 60.-

change Milan aeroport 23-08-2015

Sachant que le taux de change devait se trouver vers les 1.10 CHF pour 1 EUR pour le cours du billet (Le cours spot étant vers 1.08)

Le bureau de change a appliqué un taux de 1.18953250 (j’adore le nombre de chiffres après la virgule pour faire sérieux !)

Ensuite on y ajoute 19.9% de frais et 3.5 euros de frais

En conclusion, il a reçu EUR 36.9 pour CHF 60 (soit un cours de change de 1.626 en lieu et place de de 1.10 !)

Soit 47.7% plus cher !!

 

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Je vous l’avais dit (trop tôt)

Je vais vous parler de moi (un peu et en toute modestie….parce que les marchés rendent modeste) et de ce qui m’est arrivé sur les marchés boursiers, mes vues et recommandations dans le temps.

Je viens de réaliser que c’est le timing qui est le plus difficile. On voit toujours les choses survenir, mais la difficulté c’est l’instant X: http://blog.crottaz-finance.ch/market-timing/

Durant les années 90 (1993-1994 pour être plus précis), dans le département de gestion où je travaillais, nous avions pensé que les taux des obligations allaient baisser et avions (par exemple) acheté des obligations 7% EDF 2015 (22 ans !). Les taux sont monté  contre toute attente et le marché des actions  1994 n’avait pas été brillant. Ce n’est que par la suite que les taux ont commencé à baisser.

Fin des années 1990, je ne croyais pas au P/E de 5000 voire plus sur les titres technos et avais copieusement arrosé les portefeuilles de Nestlé, Unilever etc. (Qui ne faisaient pas grand chose).

Je me suis fait appeler « Arthur » plusieurs fois par des clients ne comprenant pas qu’on pouvait gagner de l’argent avec des poudres à lessive et que les Alcatel, Vivendi, Canal+ c’était l’avenir ….. On a vu ce qui est advenu de ces titres (Alcatel par exemple passant de 95 Eur à 2 Eur)

Puis en 2001, alors dans un autre établissement, nous avions reçu la visite de deux super analystes d’une banque allemande.

Objectif sur le Pétrole 5-10 USD (on traitait vers 30 USD). Après la présentation, nous avions acheté toutes les pétrolières (ENI, Repsol Total Royal Dutch, Shell etc..), pour les revendre quand Goldmann Sachs voyait 250 USD le baril (on était à 140) Là c’était bien vu. ! (Quels contrariants !Merci Jean-François, je sais que tu t’en souviens)

Historical Crude Oil Prices - Crude Oil Price History Chart
Puis j’ai vu la bulle sur l’immobilier américain avec des crédits débiles impossibles à rembourser. J’avais personnellement acheté des puts sur HGX. « Arrivé à échéance trois mois avant la débâcle ! » J’ai tout perdu.
hgx
J’avais vu la parité EUR/CHF (sur ce blog) avant que la BNS ne mette le plancher. Je vous ai parlé des taux d’intérêt négatifs
En 2011, j’ai vu le Brésil  et les problèmes à venir, je vous en ai parlé la semaine passée.
En 2011, J’ai vu la fin du taux plancher de la BNS (3.5 plus tard), le 15 janvier 2015 était la date fatidique pour la crédibilité de la BNS !
Je vous parle de la BNS et des problèmes que ce hedge funds va engendrer et des potentielles pertes abyssales (les deux premiers trimestres -50 milliards de CHF).
Que se passe-t-il avec les 100 milliards de CHF que la BNS a investi dans les actions (dont 1 milliard dans des actions APPLE).
La BNS perd 500 mios par jour depuis vendredi
Je ne compte pas les pertes sur le USD !
Depuis plusieurs années je vous parle de l’or et des mines qui ont perdu tellement et je suis faux depuis 3-4 ans….
gdx 24-8-15
Est-ce aujourd’hui l’instant X  ?
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La Chine se lâche (et lâche les autres)

Le FMI a commis une erreur à mon avis.

Il n’a pas accédé à la demande de la Chine que son Renminbi (RMB) soit intégré dans le panier des monnaies de réserve (actuellement USD, EUR, YEN et GBP (http://www.imf.org/external/np/exr/facts/fre/sdrcbf.htm)) alors que la devises chinoise a passé de la 13ème à la 5ème place dans les monnaies les plus utilisées et que ce même RMB est monté de 73% contre YEN depuis 2011

RMB YEN

Source : http://www.blackswantrading.com/s/081215-bscc-more-chinese-devaluation-aiph.pdf

Pour ceux qui ne connaissent pas la différence entre Yuan et Renminbi: https://fr.wikipedia.org/wiki/Yuan

Les Chinois ont beaucoup soutenu l’économie mondiale et là ils ont simplement décidé d’arrêter et laisser leur monnaie dévaluer.

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CMHG1MfUMAAhaFr

 

Grâce aux chinois qui ont tenu le RMB lié au USD, les exportations des autres pays ont pu être maintenuesCMLbTVUUkAA3F1N

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Les chinois sont toujours de gros détenteurs de dette américaine (ndlr: Les chinois sont 140 fois plus nombreux que les suisses mais ne détiennent que 6 fois plus de bons du trésor américains, cherchez l’erreur (ou l’horreur) source: http://www.treasury.gov/resource-center/data-chart-center/tic/Pages/ticsec2.aspx)

US TBUILLS HLDS may 2015

La maxime qui dit que le dollar c’est notre monnaie, mais c’est votre problème pourrait s’appliquer pour le RMB désormais.

L’évolution du Yuan (RMB) contre USD sur 20 ans (merci à mon ami pour le graphique)

yuan per USD

Qui sont les vainqueurs et perdants de la dévaluation ? http://www.bloomberg.com/news/articles/2015-08-11/more-losers-than-winners-in-china-devaluation-as-bmw-lvmh-slump

Le FMI applaudit alors que les USA ne sont pas contents

http://www.boursorama.com/actualites/la-chine-devalue-son-yuan-embarras-de-washington-satisfecit-du-fmi-db11875880b02b1f471f7f5da877984d

http://www.marketwatch.com/story/chinas-central-bank-10-devaluation-talk-is-nonsense-2015-08-13

 

Nous sommes en guerre monétaire !

« Je te tiens tu me tiens par la barbichette, le premier qui ri, il reçoit un claquette !

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Comment la BNS va-t-elle affaiblir le CHF ?

Je ne vais pas revenir sur la perte de la BNS de 50.1 milliards de CHF pour le premier semestre 2015 dans le détail, je crois que les journaux l’ont assez bien mentionnée.

Ce que je vous prédisais arrive.

Après avoir anticipé- il y a près de 4 ans – l’abandon du taux plancher, je m’aventure dans un pronostic qui peut sembler hasardeux, mais tout à fait plausible.

Tout d’abord, je désire juste mentionner l’article du temps:

50 milliards de pertes pour la BNS dans lequel Monsieur Bakhtiari avance des arguments à tomber de la chaise: La BNS a les reins assez solides pour faire face à des réserves négatives

On doit savoir d’où viennent ces explications fumeuses: De la pensé unique de banquiers. Monsieur Laurent Bakhtiari est diplômé d’un Master en Finance d’Audencia Nantes et d’un Master en mathématiques quantitatives d’Imperial College London. en conclusion, un Français (dont le pays est plombé depuis 1974 sans aucun budget à l’équilibre)) avec une culture de banque anglo-saxonne vient nous dire que ce n’est pas grave de faire des pertes et que la BNS a les reins super solides !

Là je dis tout simplement BRAVO ! On est donc très loin de l’école autrichienne.

Plus sérieusement, comment peut-on être si convaincu que la banque centrale suisse est invincible. L’abandon du taux plancher (sous la pression d’une explosion du Bilan) n’a-t-il pas déjà démontré que la marché est bien plus puissant que toute banque centrale.

J’ajoute que Monsieur Bakhtiari se permet de faire de la politique puisqu’il avance qu’heureusement l’initiative 20% de réserve en or (qui a été balayée parce qu’incomprise par tout un chacun et surtout super attaqué par le lobby financier) était une aberration économique. Tout dépend du moment du vote. Je ne suis pas certains qu’après l’abandon du taux plancher cette initiative aurait été balayée aussi fortement. Tout cela n’est plus qu’histoire)

Pour revenir à notre bilan de la BNS et pour mémoire, car certains – dont Monsieur fait partie – semblent avoir la mémoire très courte.

A certaines périodes les réserves en or de la BNS étaient composées jusqu’à 50% d’or.

Monsieur Dominque Casai mentionne d’ailleurs: « La Banque centrale européenne  possède 27% d’or, les banques centrales des pays de la zone euro affichant des pourcentages très élevés d’or sur leur bilan, à l’instar de l’Allemagne (67%), de la France (65%), ou de l’Italie (66%). La BNS aurait donc une marge si elle devait suivre les allocations de ses voisines. «S’il est vrai que la forte concentration d’or qu’avait la BNS il y a vingt ans n’était pas judicieuse, il faut constater que les 8% actuels sont extrêmement bas »

Allez une piqure de rappel (source Bilan)

or bns bilan

Comme je l’ai mentionné rapidement dans un article, j’imagine (sans être comploteur) ce que nous mijote la BNS (involontairement ?) puisqu’elle garde les euros dans son bilan énorme (quasiment 90% du PIB, alors que les Japon en est à 50% et les autres pays encore plus bas)

Tout d’abord des chiffres:

PIB Suisse 640 milliards de CHF environ

Bilan de la BNS: 577 milliards de CHF (juste petite remarque: la BNS a perdu 50,1 milliards depuis le début de l’année 2015 et son bilan a passé de 561 à 577 (+16)…donc approximativement 66 milliards de CHF d’achats de devises (50+16)

bns bilan fin juin

Dettes de la Suisse (publique Canton et confédération) 34.5%

(source:http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/themen/21/02/ind32.indicator.71103.3208.html) soit environ 220 milliards.

Le monde entier nous envie cette dette basse (sauf les Russes qui en ont une encore plus basse) et c’est probablement le pourquoi de l’intérêt des investisseurs pour le CHF et ceci malgré les taux négatifs imposés sur les liquidités en CHF.

Vous me connaissez, vous me voyez donc venir.

Comment faire pour ne plus attirer les investisseurs ? Il suffit d’être super mauvais comme les autres. Pour cela, il faudrait endetter le pays de manière importante. La BNS nous y amène gentiment.

Il est possible dans un futur proche – sans que cela ne soit une utopie « débilissime » – que la BNS perde beaucoup, mais vraiment beaucoup d’argent, à savoir 100 ou même 200 milliards de CHF sur ses placement devises et aussi actions (pour mémoire la BNS possède une exposition de 100 milliards au marché des actions).

Comment ? hausse des taux, chute des marchés, chutes des devises etc.

Si la BNS perd 220 milliards, on pourrait imaginer qu’elle appelle au secours et demande a être recapitalisée. Par qui ? Par la Confédération (le peuple indirectement) qui lancerait une magnifique émission obligataire géante.

Par ce tour de passe-passe, la Suisse aurait un endettement immédiat de 69% et se rapprocherait des ses voisins.

Mais tout cela n’est que le fruit de mon imagination débordante qui m’avait vu annoncer, le jour de son instauration en 2011, l’abandon du taux plancher avec fracas: http://blog.crottaz-finance.ch/la-bns-devra-rendre-des-comptes/

Tout comme la pensée unique se trompe ou veut nous tromper (comme ici Bilan en 2012: Pourquoi la BNS va gagner son pari sur l’euro )

A relire sans modération:

http://blog.crottaz-finance.ch/si-la-banque-nationale-suisse-bns-metait-comptee/

http://blog.crottaz-finance.ch/si-la-bns-metait-comptee-episode-no-2/

 

La vidéo de la direction de la BNS

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Les prêts débiles des élites européennes à la Grèce

Voilà tout est bien qui fini bien. Comme dans tout bon film le happy end est de mise.

Nous sommes passé très prêt d’un Grexit et malgré le fait avoué que certains ministres des finances de certains pays étaient contre cette aide massive, les dirigeants politiques ont réussi un tour de force : Donner encore de l’alcool à un alcoolique dont le foie est complètement pourri.

Les révélations concernant ce polar de série B sortent chaque jour comme:

Tsipras: Alexis Tsipras aurait sollicité Vladimir Poutine pour aider la Grèce à imprimer des drachmes (démenti par Poutine lui-même)

(très étonnant que le sérieux « Le Temps » journal de « mainstream » ose citer le site Zerohedge…en général on décrie les sites alternatifs qui dénoncent certaines pratiques de manipulations de cours etc.)

Varoufakis: Le plan B aux allures de polar de l’apprenti sorcier Varoufakis (Le pire dans toute cela c’est les grecs n’avaient même plus de quoi imprimer des billets, ayant détruit les presses: https://uk.news.yahoo.com/cant-print-drachmas-says-greeces-101107328.html#im9UGnt)

Les Grecs impriment toujours des euros (billets) et il y a un tournus comme on peut le voir ici: http://www.ecb.europa.eu/stats/euro/production/html/index.en.html

Dès lors comment savoir si des billets imprimés dans un pays peuvent être valables ou non (en imaginant qu’un pays sorte de la zone euro)?

Une piste ici: http://www.zerohedge.com/news/2015-06-16/how-find-what-country-euro-note

Tout cela me fait penser à une tragi-comédie.

Plus sérieusement, les chiffres sont têtus et je ne vois pas comment ce que je prédis depuis des années ne va pas se produire, à savoir la sortie de la zone euro d’un (ou plusieurs membres)

Quand on regarde l’échelonnement de la dette grecque, on sait comment cela va finir. Ce n’est juste qu’une question de temps.

grece dette hors tbills

greece boat hole

 

 

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ET la BNS persiste et signe (son arrêt de mort ?)

La BNS continue d’essayer d’affaiblir le CHF. La BNS continue de vendre du franc suisse pour acheter probablement des euros et du dollar.

http://www.tdg.ch/economie/bns-intervenue-marches-stabiliser/story/11982547

Tout est résumé dans la vidéo par le journaliste:

La BNS a perdu – à mon avis – toute sa crédibilité.

et comme je vous l’avais déjà fait remarquer, la BNS détient 100 milliards de francs suisses en actions diverses et variées (notamment américaines).

http://www.rts.ch/info/economie/6901175-apple-exxon-l-industrie-d-armement-la-bns-investit-des-milliards-aux-usa.html

http://www.rts.ch/info/economie/6900778-la-bns-privilegierait-le-gaz-de-schiste-aux-energies-renouvelable.html

Reste juste à connaître le montant des ventes de francs suisse et la taille du bilan scandaleusement dangereux de notre banque nationale.

Ici tous mes articles sur la BNS: http://blog.crottaz-finance.ch/tag/bns/

 

Pour conclure ce billet, je vous propose un scénario pour affaiblir le franc suisse:

Il était une fois une grenouille qui voulait se faire plus grosse que le boeuf.

A ces fins elle commence à manger, manger, manger jusqu’à ingurgiter tellement d’euros et de dollars qu’elle n’a plus aucune marge de manoeuvre.

Soudainement, les actifs qu’elle a emmagasinés commencent à chuter fortement. Lourdement au point de faire une perte abyssale de (allez mettons un chiffre abyssal) de 250 milliards de francs suisses.

Qui va venir à l’aide de cette grenouille pour un montant pareil ?

La Confédération !

Pour mémoire l’endettement de la Suisse (Cantons et Confédération) est d’environ 38% (mettons 40% par simplification) et le PIB Suisse est d’environ 650 milliards de CHF (par simplification aussi et comme on l’a vu en Grèce le PIB peut aussi s’écrouler!)

Si la Confédération lance des emprunts pour 250 milliards pour renflouer la BNS, il s’agira d’environ 40% d’endettement en plus pour le pays.

Le tour sera donc joué. Le suisse sera endetté à la même hauteur que ses voisins européens à 80%

 

Le but dans notre monde actuel n’étant pas d’être le meilleur, mais le moins mauvais  ou comme les autres !

 

 

 

 

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Grèce on y arrive enfin !

Après des années de souffrance des grecs (entre autres), la finalité que j’avais maintes fois annoncée sur ce blog, notamment en juin 2010 où j’écrivais:

« La situation n’est pas tenable et il faudra se résoudre à que, soit que des pays quittent la zone, soit que des pays quittent la zone.

Il ne reste plus qu’à déterminer lesquels et dans quel ordre. »

Qui détient la dette grècque:

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PSI : Private Sector

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voici un moment que les comptes se vident

 

Un peu d’humour en attendant le dénouement

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Si la BNS m’était « comptée » épisode no 2

En ce 1er mai,  fête du travail, je me permets de faire une mise à jour du bilan de la BNS suite à sa dernière publication.

La-BNS-a-subi-une-perte-de-30-mill

Voilà un nouveau terme pour abyssales: Des perte BNSques !
Hier notre chère banque centrale suisse a annoncé une perte de 30 milliards de CHF (perte comptable qu’elle dit ! Ce qui n’est pas significatif, paraît-il, car sur une partie de l’exercice 2015 uniquement)
Bruno Bertez et votre serviteur l’ont d’ailleurs aussi relevé: Le BNS est un hedge funds !
http://blog.crottaz-finance.ch/?tag=bns
http://brunobertez.com/2015/04/30/la-banque-nationale-suisse-comme-un-hedge-fund/

Passons en revue le bilan:

 

bns bilan Q1-2015 biss Lire la suite

Banque Nationale Suisse (BNS), les achats continuent ?

Le 15 janvier 2015 a été marqué par un fait que peu de monde attendait.

Je vous l’avais écrit maintes fois sur ce blog le jour même où la BNS avait pris la décision de défendre l’indéfendable, à savoir un taux plancher entre deux monnaies.

Pour mémoire tous mes articles qui parlent de la BNS: http://blog.crottaz-finance.ch/?tag=bns

Je vous ai donc manqué en ce début d’année et j’ai été un peu frustré de ne pas pouvoir commenter à chaud ce que j’avais prévu et annoncé depuis des années.

Aujourd’hui – après cet abandon et la chute des devises contre CHF ( de fin décembre 2014 à fin janvier 2015 de 13.5% pour l’EUR, de 7.4% pour le USD et 5.6% pour le JPY) –  quelle est la taille du bilan de la BNS ?

somme du bilan de la BNS

Si je ne compte pas trop faux, nous avions un bilan:

– fin 2014 de CHF 510 milliards en devises,  CHF 39 milliards en or et un total du bilan de CHF 561 milliards

– fin janvier 2015 de CHF 507 en devises, CHF 39 milliards en or et un total du bilan de CHF 557.8 milliards

Vous me connaissez, vous me voyez donc venir avec ma petite remarque qui tue.

Comment est-il possible d’avoir quasiment la même exposition en devises si celles-ci baissent entre 7 et 13% sur le mois ? (la BNS possédait l’équivalent de CHF 147 milliards en USD et CHF 236 milliards en EUR à fin 2014) et la même taille de bilan d’un mois à l’autre.

Je vous le donne en mille! La BNS a abandonné le plancher, mais a continué d’accumuler des devises. Nous saurons à la fin du trimestre la répartition des différents postes, mais force est de constater que l’entêtement règne.

J’ose espérer que la BNS a conclu un pacte secret avec la BCE pour revendre les obligations d’Etats européens en portefeuille, sinon je ne donne pas cher du futur des « actifs » de la BNS et de son bilan.

Ce matin sur la RTS: pas touche à l’indépendance de la BNS

Ah oui j’oubliais elle est tellement indépendante qu’elle fixe des intérêts négatifs sur les comptes (sur l’argent que déposent les banques et institutions financières et caisses de pensions. sauf…..

pour la caisse de pension de la confédération (PUBLICA).

Elle est belle l’indépendance !

Et je comprend que certains montent au créneau: http://www.rts.ch/info/suisse/6563833-les-caisses-maladie-contestent-le-taux-d-interet-negatif-introduit-par-la-bns.html

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Si la Banque Nationale Suisse (BNS) m’était «comptée»

Pour mes lecteurs, voici l’article paru sur les Econoclastes il y a deux jours.

Pour commencer voici l’article qui régit les attributions de la BNS :

Article 99 de la constitution fédérale

Art. 99 Politique monétaire

1. La monnaie relève de la compétence de la Confédération; le droit de battre monnaie et celui d’émettre des billets de banque appartiennent exclusivement à la Confédération.

2. En sa qualité de banque centrale indépendante, la Banque nationale suisse mène une politique monétaire servant les intérêts généraux du pays; elle est administrée avec le concours et sous la surveillance de la Confédération.

3. La Banque nationale constitue, à partir de ses revenus, des réserves monétaires suffisantes, dont une part doit consister en or.

4. Elle verse au moins deux tiers de son bénéfice net aux cantons.

Il faut ajouter que le Banque nationale est une société anonyme fondée en 1907, cotée en bourse, mais régie par une loi spéciale depuis 2002. Les détenteurs du capital sont :

La Confédération suisse ne possède aucune action.

La surveillance de la Banque nationale suisse est explicitement exclue du mandat du Contrôle fédéral des finances.

La fixation d’un taux « plancher » (floor)

Suite à la hausse vertigineuse du Franc suisse (CHF) depuis des années et de manière beaucoup plus prononcée entre 2008 et 2011, il a fallu que la BNS intervienne de manière drastique pour freiner cette hausse en appliquant un taux de change plancher contre la monnaie du principal partenaire économique (l’UE), ceci afin de stopper la force de la monnaie qui commençait à engendrer des problèmes importants pour les exportations suisses.

En conséquence en date du 6 septembre 2011 un taux de change de 1 EUR = 1.20 CHF a été fixé. La BNS a annoncé qu’elle défendrait ce seuil contre vents et marées.

Pour l’instant cette stratégie a fonctionné et s’est révélée globalement assez payante puisque ce plancher de 1.20 n’a (pour le moment) pas été attaqué.

CHF euro 1998 - 2014

La conséquence, un bilan démesuré

Suite à ce combat engagé par la BNS, le bilan de cette dernière a littéralement explosé depuis cette intervention pour se retrouver à un niveau jamais atteint. (ndlr : La BNS avait déjà acheté des euros à 1.43 plusieurs fois avant 2011 afin de tenter de freiner la hausse du CHF)

bilan BNS 1996 -2014

 

Un ratio Bilan de la BNS /PIB hallucinant 

Cette augmentation du bilan doit être remise en perspective du PIB pour se rendre compte de l’énormité du bilan de la BNS.

Ce dernier est à mettre en perspective avec les bilans des autres grandes banques centrales (toujours en rapport avec le PIB de chacun des Etats).

On constate bien évidemment la gigantesque hausse du bilan de la « Bank of Japan » suite aux injections massives de Yens

Total central bank assets as percentage of GDP 14

Si cela vous paraît déjà démesuré, cela ne m’étonne qu’à moitié. Et bien sachez (pour ceux que ne lisent pas mon blog) que la BNS fait encore plus fort !

La BNS a un bilan de 517.329 milliards de CHF (juillet 2014) et que le PIB suisse est de 151.900 milliards de CHF au 2ème trimestre 2014 (en stagnation).

En conclusion, le ratio Bilan /PIB (estimation PIB 2014) = 517.329 / 607.600 =

85.14%

Le bilan de la BNS c’est quoi ?

De quoi se constitue le bilan de la BNS aujourd’hui pour être devenu si énorme ?

Principalement de devises européennes (46%), américaines (27%) et japonaises (9%)

Et comment sont investies ces devises ? Pour 84% en obligations (73% en obligations d’Etats) et tenez vous bien, en actions et ceci pour un pourcentage de 16% représentant la modique somme de 82 milliards de CHF, soit plus de 10’000 CHF par habitant.

reserves de devises et titres en CHF BNS Q2 14


Et l’or dans tout cela ?

On se doute bien que dans toute cette histoire de devises, il y a un acteur qui a été largement laissé de côté et pour cause…l’or.

Rappel : La BNS a comme mission de conserver de l’or (mais le mandat n’est pas clairement défini puisque ce dernier ne mentionne pas la quantité et pour mémoire la BNS a vendu environ 1’300 tonnes d’or entre 2000 et 2005 (mon article de 2012 à ce sujet :http://blog.crottaz-finance.ch/?p=10238)) et il lui en reste 1040 tonnes aujourd’hui.

En conséquence, une initiative pour sauver l’or de la Suisse a été lancée et le peuple devra se prononcer le 30 novembre 2014: http://www.initiative-or.ch/initiative/index.html

Bien évidemment les milieux politiques demandent de rejeter cette initiative, car elle prive la BNS de liberté de création monétaire sans contrepartie

Depuis des années, la quantité d’or (en pourcent du bilan de la BNS) ne fait que chuter.

reserves monetaires BNS 2006-2013

Alors que son bilan explose de monnaies diverses et variées.

bilan BNS gold devises reserves

Un plancher en papier et un risque monétaire

Ces derniers temps, l’euro s’est passablement affaibli et le plancher de 1.20 se rapproche dangereusement (une intervention supplémentaire de la BNS ne peut désormais plus être exclue).

change euro chf une année

La valeur du franc suisse est indéniable car la dette publique suisse n’est que 35,2% du PIB environ (confédération et cantons) et c’est pour cela que le marché va en acheter (pour probablement se protéger de la chute des autres monnaies. En conséquence, la BNS va devoir se mettre en face des acheteurs en vendant le CHF. Pour combien de temps ? Avec quelle puissance ? Que va-t-elle faire de tous ces euros ? Achetez de la dette des pays ? Acheter des actions ?La BNS se transforme gentiment en hedge funds.

Pourquoi la BNS n’a-t-elle pas allégé son énorme position lorsque l’euro flirtait avec 1.25 CHF ?

Pourrait-on imaginer un scénario de lente intégration (rampante) de la Suisse dans l’euro (ce que veulent les dirigeants mais pas le peuple (souverain je le rappelle !)) ?

Imaginez que soudainement la BNS possède des milliers de milliards d’euros et que son message soit : « Adhérons à l’euro sinon nous sommes ruinés ! »

Et si de toute façon cette création monétaire ex-nihilo ne nous ruinait pas finalement en tuant notre pouvoir d’achat ?

Les prochains temps seront déterminants pour la Suisse, la BNS et sa politique monétaire.

Tous mes articles sur la BNS ici : http://blog.crottaz-finance.ch/?tag=bns

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BNS: On s’approche à nouveau du « floor »

Monsieur Jordan s’est exprimé dernièrement dans les médias.

Je cite le journal « Le Temps »:

« L’exposition du franc à la crise ukrainienne

lundi, 10.03.2014
Des crises telles que celle que traverse l’Ukraine déstabilisent les marchés financiers et compromettent la stabilité de l’économie mondiale. Selon Thomas Jordan, le président de la Banque nationale suisse (BNS), ces situations d’incertitude tendent à accroître la pression à la hausse sur le franc.

Jusqu’à présent, la crise a surtout affecté les marchés financiers et celui des matières premières, déclare le président de la BNS dans un entretien au Basler Zeitung de samedi. En outre, les devises des pays de la région concernée sont considérées comme sûres.

«S’il est possible de désamorcer le conflit bientôt, l’impact sera limité», ajoute M. Jordan. Les dangers de la crise ne sont toutefois pas à sous-estimer, d’autant que l’épicentre se trouve en Europe.

Malgré un renforcement significatif du franc suisse, la BNS n’est pas intervenue sur les marchés monétaires. Depuis septembre 2012, la BNS n’a pas eu à acheter de devises pour faire prévaloir le cours plancher, a-t-il rappelé. »

 

Et voici le graphique de l’évolution de l’EUR contre le CHF depuis deux ans.

eur-chf 12-3-2014

A votre humble avis, que penser de cette situation ?

Tout d’abord Monsieur Jordan se targue de n’avoir pas eu à acheter d’euros depuis 2012. Là je dis bravo, c’était bien joué.

Par contre, vendre quelques euros n’aurait pas été une mauvaise idée lorsque le cours de change était à 1.25 en lieu et place de garder l’équivalent de 218 milliards de CHF en euro ?

On se rapproche gentiment et dangereusement du fameux plancher. Pourquoi ?

J’ai tourné cela dans tous les sens car pour moi historiquement le USD était la valeur refuge, mais pas dans ce cas là.

En effet, après réflexion, je pense que les russes retirent l’argent des USA et d’Europe pour le mettre dans un pays stable, démocratique et sur une monnaie solide.

Ils n’ont pas l’embarras du choix et il est possible que ce soit la Suisse qui joue cette valeur de refuge. Désormais, en cas d’embrasement en Ukraine ou autre problème politique Monsieur Jordan aura du soucis à se faire.

 

Fallait y penser avant, non ?!?!?

 

 

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La BNS devra – un jour – se séparer de toutes les monnaies étrangères

La Question c’est quand et surtout …comment ??

Entrer dans une guerre des devises, c’est un jeu dangereux, surtout s’il on a affaire ou à faire à de gros poissons (certainement plus gros que soi).

Entrer dans une guerre monétaire avec les USA, le Japon qui sont des pays qui ont – durant des décennies – pratiqué ce jeu est un combat qui relève de la gageure.

Lier son destin à une zone euro qui tente aussi de faire de même semble suicidaire, surtout en finançant des déficits !

L’Euro va ainsi décider pour le franc suisse.

Un jour, si la BNS ne veut plus jouer ce jeu, alors il va falloir qu’elle se sorte du pétrin dans lequel elle s’est, elle-même, plongé.

Oui je suis un peu (un tout petit peu) d’accord que sans intervention sur le taux de change, l’économie suisse aurait plongé (quoique ce n’est que supposition puisque cela n’a pas eu lieu et que le taux de chômage est au plus bas depuis 10 ans), mais on aurait pu agir sur d’autre levier (comme les taux négatifs par exemple)

Aujourd’hui la BNS est remplie – à ne plus savoir qu’en faire – de devises étrangères, surtout d’euros. (source zero hedge. J’avais dressé le même constat ici: Les bilans des banques centrales en % du PIB et JP Chevallier à fin décembre: http://chevallier.biz/2013/01/bns-bilan-fin-decembre/)

SNB20Balance20Sheet

Je vous ai déjà indiqué que posséder des euros est un moyen de pression, mais c’est aussi une pression.

D’un côté la BNS tient un peu le couteau par le manche vis à vis de la zone euro (en cas de vente massive des euros), mais la zone euro tient aussi la Suisse par la barbichette, leurs destins se lient de plus en plus.

En cas de vente agressive d’euros détenus par la BNS, la zone euro va voir l’euro chuter (intéressant pour les exportations) mais la BNS va certainement essuyer une grosse perte, comme il arrive certains hedge funds peuvent perdre des milliards avec l’effet levier FX (l’effet kiss cool): One Of The Biggest ‘Hedge Funds’ In The World Is Getting Destroyed By The Yen ( la BNS est mentionnée en fin d’article)

La Suisse et l’Angleterre sont donc aussi entrés dans une guerre des devises : Switzerland and Britain are now at currency war

CHF20vs20sdfsSNB

source: WSJ

Je continue de soutenir que cette guerre des devises entraîne la BNS sur une mauvaise pente.

 

 

 

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Les problèmes européens vont avoir un impact en Suisse

La crise 2008 n’a pas eu l’impact sociétal, immobilier aussi puissant en Suisse qu’en Europe.

La Suisse a été passablement épargnée.

Tout au juste la grande UBS a dû être sauvée par les contribuables-citoyens parce que cette banque était internationalement exposée.

Aujourd’hui, les choses semblent bien différentes.

Le Franc Suisse a joué son rôle de valeur refuge et cette force a obligé la BNS à intervenir pour ne pas voir les monnaies étrangères telles que l’Euro ou le Dollar s’effondrer. La BNS a artificiellement freiné la hausse inéluctable de la devise helvétique. Elle continue encore et toujours de manière illimitée.

Ce qui a attiré les investisseurs à l’époque étaient la stabilité politique, la démocratie et le faible endettement du pays comparativement aux voisins qui nous entourent.

Quatre ans plus tard, en 2012, nous sommes au début d’une contagion des problèmes européens à l’échelle suisse et ceci malgré la santé insolente de l’économie suisse (chômage 2.9% actuellement selon les derniers chiffres.

Tout d’abord les banques et le secret bancaire sont dans la tourmente, ensuite l’industrie (exportation) commence à avoir des difficultés supplémentaires autres qu’uniquement des problèmes de changes.

On assiste à des licenciements chez Swisscom, Lonza auxquels s’ajouteront ceux des banques (UBS, CS)

Un membre du directoire s’exprime à ce sujet: L’économie suisse s’affaiblit encore

Le cadre étant posé, cela me permet de rebondir sur des évolutions dont je vous parle depuis des années, celle de l’inflation et celle des taux d’intérêts.

Comment voulez vous voir de l’inflation (période de croissance) alors que tout semble vouloir aller de plus en plus mal d’un point de vue économique. La consommation va chuter (en Europe) et les prix ne monteront pas.

Au sujet des taux, on va aussi voir que ces derniers vont rester bas car il n’y aura pas de croissance.

Pour que les taux montent, il faut une surchauffe, une consommation et une circulation de la monnaie (vélocité). Sur ce dernier point, je vous produits le graphique de la vélocité de la monnaie aux USA.

source: http://research.stlouisfed.org/fred2/series/M2V?cid=32242

la monnaie ne circule pas !

Les obligations suisses sont toujours le refuge

source : http://www.jpchevallier.com/article-crise-aggravation-obabamesque-112305984.html

Il semble donc que le franc suisse sot toujours très demandé ! En plus des problèmes économiques, la BNS va avoir un problème de change. Elle va devoir acheter de l’euro en masse !

On se situe entre le marteau et l’enclume (reste juste à savoir qui de l’Europe ou des USA joue le rôle l’enclume)

 

 

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BNS: Questions et réponses ?

Chers lecteurs,

j’ai reçu plusieurs courriels me demandant mon avis sur l’action de la BNS (maintes fois répétés sur mon blog) et surtout sur les conséquences.

Ici deux exemples auxquels je réponds, mais tout d’abord la dernière vidéo du téléjournal suisse du 13 août dernier.

Voici deux  messages reçus:

A) Bonjour, j’aurais beaucoup de plaisir à avoir votre avis cher Olivier. Les avis des différents intervenants sur ce blog sont bien évidement aussi les bienvenus.

Vous avez publié de nombreux articles concernant les actions de la BNS pour maintenir le cours EUR/CHF. Vous êtes très critiques (et vous n’êtes pas le seul). Mais de mémoire, vous rester toujours assez vague concernant les conséquences, pertes gigantesques ou autres fonds propres négatifs.

Hier soir, au TJ de 19h30 un économiste est intervenu pour donner son avis (ndlr: voir ci-dessus)

Selon lui, ce n’est pas un souci, la BNS a investi dans les « bons » bonds allemands, finlandais, etc.

Ma question est donc:

Que penser de son intervention? Est-elle sincère? Est-elle fondée? Pour lui, sous-entendu, la BNS ne risque rien à agir de la sorte et il semble assez catégorique…

Ou bien, c’est-ce de la propagande déguisé de nos chers politicards et autre journalistes de gauche travaillant à la TSR ?

B) Bonsoir Olivier,
Défendre sa monnaie à n’importe quel prix, accumuler des euros, ..
La BNS ne force-t-elle pas l’entrée dans la zone euro ? Qu’en pense les suisses ?
Bonne soirée

Ah ça fait vraiment plaisir ! De bonnes questions ! Ai-je les bonnes réponses ? Seul l’avenir nous le dira ! Voici ce que je pense (je l’ai déjà écrit dans plusieurs billets et même pour une de mes idées, on m’a écrit que c’était impossible….voyons cela)

Tout d’abord un lien avec tous mes articles au sujet de le BNS: http://blog.crottaz-finance.ch/?tag=bns

Certains articles contiennent une partie de la réponse à la question A: « La BNS devra rendre des comptes » qui contient des références historiques et « n’est pas la FED qui veut »

A) L’intervention est sincère, bien que très risquée (trop ?) et l’accumulation d’euros (même placés en bons du trésor allemands) est un risque pour le pays comme expliqué dans les deux articles cités précédemment. On nous soutient que c’est pour notre bien et qu’affaiblir le CHF est la solution. On a sauvé la Suisse face à une envolée du franc suisse, mais on ne sauvera pas la Suisse si la zone euro part en sucette. Croyez-vous que les allemands vont éternellement soutenir tout cet édifice ? Ils le disent, mais le feront-ils ? L’opinion publique allemande commence à s’énerver. Que va-t-il se passer si l’Allemagne (dont le taux d’endettement est élevé je vous le rappelle) perd son AAA. Je pense que le pari de la BNS est d’affaiblir le CHF et de placer en Allemagne en se disant que si la zone euro saute, la BNS se retrouvera avec des bons allemands en Deutsche Mark (au pire). je pense que personne ne sait vraiment ce qui peut arriver. En ce qui me concerne, je regarde toujours l’histoire (qui doit nous servir de guide) et cette dernière nous montre que les peg et floor ne fonctionne pas !

B) Effectivement j’avais mentionné cette possibilité (mais on m’avait rétorqué que la théorie du complot). Il se pourrait qu’un jour pour cause de catastrophe monétaire que le conseil fédéral annonce au peuple qu’avec les 2’000 milliards d’euros en caisse de la BNS, l’adoption de l’euro devient le seul moyen de survie ! Le peuple a toujours refusé l’euro, ce sera un moyen de le mettre devant le fait accompli.

D’après certains la BNS est une annxe de la BCE

et d’autres profitent de la force du franc: Ceux qui profitent toujours de la force du franc

En conséquence, nul ne sait ce qui peut advenir de la Suisse, de la BNS et de son franc avec la stratégie du jour.

Il me vient juste une seule question: Comment la BNS se débarrassera-t-elle de tous ces euros en cas de besoin ?

 

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La BNS persiste et signe ! Attention le danger se rapproche chaque mois (Iceberg droit devant)

Comme vous avez pu le lire dans vos quotidiens, la BNS a accumulé encore et encore des euros pour défendre le placher EUR/CHF à 1,2.

Le journal « Le temps » en a fait un de ses titres: « Plus de 100 milliards en six mois pour défendre le taux plancher »

En pourcent du total des détentions, on constate que l’euro représente 60% (contre 51% précédemment)

 

Et on sait de source bien informée que les réserves en Juillet on encore augmenté de 40 milliards:

BNS réserves de devises fin juillet 406,5 (fin juin 365) mrd CHF

Le bilan de la BNS (par rapport au PIB) continue de se dégrader

La Suisse est championne du monde dans ce domaine. Même les grandes banques centrales ne nous arrivent pas à la cheville !

Bilan qui ressemble comme un frère jumeau à l’augmentation des réserves de devises (normal le PIB ne bouge pas trop grandement)

 

La BNS détient ainsi 1/5 des devises mondiales: suisse 5eme des reserves devises du monde et fait le beurre de qui ?24Heures ME 08.08.2012 BNS fait le beurre de Paris et Berlin

Je vous renvoie à tous mes articles sur la BNS (http://blog.crottaz-finance.ch/?tag=bns) qui semble vouloir interpréter à sa manière la fable de la grenouille et du boeuf

A relire: Si l’histoire doit nous servir de guide: « La BNS devra rendre des comptes« 

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BNS: David contre Goliath

Le site zerohedge consacre un billet fort intéressant sur l’activité de la BNS avec son plancher à 1.2 CHF pour 1 EUR.

Les économistes sont divisés sur le sujet: la strategie de la bns divise les economistes (20 minutes)

Pour rappel tous mes articles concernant la BNS: Crottaz-BNS

Je résume brièvement l’article de zerohedge. Les graphiques parlent d’eux-mêmes

  • La BNS a augmenté ses positions en monnaies étrangères en passant de moins de 100 milliards de CHF à fin 2009 à 300 milliards (ou 60% du PIB) au 3ème trimestre 2011. C’est une somme importante pour un petit pays. (CHF 50’000 par citoyen !)
  • La BNS a aussi acheté beaucoup de USD (doublement de sa détention au Q3).
  • Depuis début 2010 la BNS n’a pas réussi à contrer la baisse de l’euro.

 

  • L’or (jaune) est évalué mark-to-market et engendre un gros impact que le compte perte et profit de la BNS.
  • Comme la BNS invsestit dans des obligations étrangères (bleu), un changement de taux a un impact important sur les cours des obligations.
  • Le BNS semble posséder aussi une grande position en actions. Au Q3 les principaux indices ont chuté de 11%(SMI), 14& SP500) et 25% (DAX). En tenant compte d’une baisse moyenne de 15% la BNS doit avoir environ 20 milliards en actions (étant donné la perte de 3 milliards au 3ème trimestre dans les comptes).
  • Le plus grand impact vient des positions en devises (rouge). Sur 5 trimestres (Q2/00 à Q2/11, la BNS a perdu 42 milliards ou 8% du PIB. C’est un montant énorme qui se voit généralement en uniquement en période de crise.

 

article complet: David Versus Goliath – The SNB Against Everybody Else

ndlr: ça fait peur !

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La bulle des emprunts d’Etats

Comme vous avez pu le constater, les taux offerts par certains Etats pour leurs obligations sont très faibles (voire, pour certaines échéances, négatifs: lire mon article: « La Confédération se fait des ronds« )

Voici un tableau récapitulatif des taux d’intérêts à 10 ans des quelques pays (source Bianco Research)

 

L’évolution sur 20 ans des taux suisses à 10 ans.

La Suisse – dans sa quête de vouloir à tous prix maintenir le taux de change plancher avec l’euro – ne serait-elle pas aussi en train d’entretenir la bulle sur les emprunts d’Etat ?

En effet, le BNS achète des euros à chaque fois que le cours passe au-dessous de 1,2. Que fait-elle avec les euros achetés ? Elle les place probablement en bons du trésor allemands (Pays réputé être le plus solide de la zone euro) ou des bons du trésor d’autres pays de la zone (Hollande, France), ce qui revient à faire monter les prix et donc baisser les rendements.

Dire que les banques centrales alimentent la bulle, il n’y a qu’un pas qu’il est facile de franchir.

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