Taux bas ne signifient pas immobilier haut. Le Japon est en la démonstration.

Voilà des semaines que je possède dans mon ordinateur des données concernant l’immobilier japonais et même un graphique que je vous produis ci-après.

Je suis tombé sur cette vidéo d’aujourd’hui et cela m’a rappelé ce que j’avais sous le coude.

Le titre de mon article est basé sur l’expérience qu’ont vécu les japonais.

La croyance populaire (basé sur le court terme, je précise) est:

Lorsque les taux baissent, les prix de l’immobilier montent ! Et c’est probablement vrai, mais à court terme !

Les baissent de taux engendrent des charges d’intérêts plus basses et permettent (si les banques prêtent, mais elles le font quand les taux sont à la baisse) d’acheter des biens à des prix de plus en plus élevés .

Tout cela c’est bien joli et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes sauf que…….si la déflation s’en mêle, les propriétaires s’emmêlent.

La croissance n’étant pas au rendez-vous et le boum de l’immobilier s’essoufflant, on assiste soudain à un flux de vente de biens immobiliers.

Les taux bas n’amenant pas la quantitié d’acheteur nécessaires à soutenir la demande, les prix commencent à baisser.

C’est le début de la spirale.

Voici le graphique très intéressant

real estate price vs interest rates

Au début de la baisse des taux, l’immobilier monte, puis les baisses n’ont plus d’effet !

japanese-home-prices

Japan20Real20estate20crash

Si la croissance ne revient pas, nous pourrions assister à ce scénario aussi en Suisse.

Les taux hypothécaires en Suisse

tx hypubs re b

 

On peut lire l’UBS real estate bubble du 4ème trimestre 2015:  ubs-bubble-index-q4-2015-fr

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Les taux négatifs feront de gros dégats

Tout d’abord quelques chiffres

suisse infl tx 20-11-2015

Inflation suisse (ou plutôt déflation): -1.4%

Les taux:

tx suisse 20-11-2015

 

Ce qui produit la courbe des taux suivante:

courbe taux chf 20-11-2015

Et l’évolution du taux CHF à 2 ans:

suisse tx 2 ans 20-11-2015

La première réflexion qui me vient est que si les taux futurs sont le reflet des anticipations actuelles de taux courts dans deux ans, cela reviendrait à dire que les taux courts dans deux ans seront à -0.9%.

Voilà bientôt un an que la BNS agit en appliquant un taux négatif à court terme de -0.75% et l’impact désiré (à savoir un affaiblissement du CHF, notamment contre Euro) tarde à déployer ses effets.

La BNS pénalise même les retraites, car les caisses de pensions subissent aussi les effets du taux négatif.

C’est un impôt déguisé et comme je l’ai écrit depuis bientôt 5 ans, la BNS devra rendre des comptes.

Aujourd’hui un article qui fustige la politique de la BNS: Un vent de révolte contre la politique de la BNS

La BNS est à la solde des autres banques centrales ne favorisant que la finance et je le prouverai tout à l’heure.

La Banque Nationale Suisse est totalement coincée entre des taux négatifs qu’elle ne peut encore trop baisser au grand risque de voir toutes les banques les répercuter et un bilan démesuré dont elle ne peut liquider les positions sans subir un effet négatif et faire subir un impact au marché financier.

Je m’explique:

Au cas où la BNS baisserait encore le taux de référence (allez mettons -2%), les banques commerciales devront alors répercuter cette baisse à tous clients (ce qui est le cas déjà de beaucoup de banque privées qui n’octroient pas de prêts hypothécaires sur lesquels les banques commerciales peuvent encore se faire un marge compensatoire).

Lorsque les banques appliqueront le taux négatif de -2%, les clients retireront leurs avoirs et nous assisterons à un magnifique: BANK RUN

Ce serait la fin des banques car – pour mémoire-  les banques créent aussi de l’argent de rien (ex-nihilo) avec les dépôts des clients et ceci avec un levier de 20.

Les liens suivants vous renseignent sur les standards minimaux:

https://www.finma.ch/fr/news/2014/11/aktuell-geaenderte-mindeststandards-20141110

http://www.bis.org/publ/bcbs266.htm

Imaginez donc la panique bancaire en cas de taux encore plus négatifs !

En conséquence, on empêchera probablement les épargnants de retirer à cause du risque systémique. C’est la mort du cash.

Je rappelle l’initiative pour que seule la BNS désormais puisse créer de l’argent et non plus des sociétés privées comme les banques: http://www.rts.ch/info/suisse/7215951-le-monopole-de-la-creation-d-argent-par-la-bns-sera-soumis-au-peuple.html

L’autre problème c’est de savoir comment la BNS va se sortir du guêpier dans lequel elle s’est mise toute seule, à savoir diminuer son bilan en vendant les euros ou les actions etc. sans subir de pertes.

Pour terminer, je peux vous assurer que ce à quoi nous assistons aujourd’hui sur les marchés des prix des divers actifs (notamment des matières premières (au plus bas) et des actifs financiers (au plus hauts) et le fait de l’activité irréfléchie des banques centrales qui provoquent une distorsion des prix.

commo asset move

Monsieur Charles Dereeper nous écrit récemment qu’il a un souci de confiance envers les marchés: http://www.objectifeco.com/riche-rentier/argent/investir/j-ai-un-conseil-a-vous-donner-concernant-vos-placements-sur-les-marches-financiers.html

Je le rejoins, ça ne sent pas bon à cause des interventions de banques centrales.

Tout a une fin, reste à savoir quand.

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Le krach de 1929 a laissé des traces durant des décennies

Combien de temps pour revenir au niveau (en terme nominal) ?

Réponse: 29 ans

 

dow jones end months 1929 - 1959

Puis en terme nominal sur la période 1968 -1995 qui a suivi ?

Réponse: 27 ans

dow jones end months 1968-1994

Tout cela cause des taux élévés (inflation) sur cette dernière période

US interest rates 1798 - 2015

En résumé, mieux vaut avoir un rendement de 0% (voire négatif) en période de déflation qu’un rendement de 2% dans une période d’inflation supérieure à 2% (perte de pouvoir d’achat)

http://blog.crottaz-finance.ch/vocabulaire-crick-crack-krach/

 

source: https://research.stlouisfed.org/fred2/

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Les billets sont garantis par de l’or…..mon oeil ! (mise à jour 2015)

Le 29 mai 2009, je vous avais écrit un article sur cette fameuse couverture or des billets.

Il est grand temps de faire une mise à jour suite à tous les développements 2015 dont l’abandon du taux plancher sous la pression.

Abandon que je vous avais annoncé le jour même de la fixation de cette hérésie de taux plancher dans mon article: « La BNS devra rendre des comptes » (et ce n’est pas fini, foi de Crottaz ! (j’aurai pu écrire « foie de Crottaz », tellement le bilan de la BNS est indigeste))

Revenons à nos moutons.

Je vais vous montrer la couverture or de nos billets de banques en vous produisant tout simplement les chiffres et tableaux de la BNS (Banque Nationale Suisse).

Tout d’abord le montant en or de la BNS

bilan bns 2014

Soit 1040 tonnes d’or qui représentent 38’612.4 milliards fin mars 2015

Quelle est la quantité de billets en circulation ?

billet et comptes à vue 2015

Et l’explication « fumeuse » de la croissance ! (à oui la fameuse croissance….on est en déflation en Suisse ! ) la BNS veut dire la croissance du bilan ?

circulation billets de banques ch en 2014

 

Si je sais bien lire 66.897 milliards en billets pour 38 milliards d’or, soit une couverture or de 57.71% des billets en circulation.

Mais le propos ne s’arrête pas là car il faut tenir compte des autres « billets » qui physiquement pourraient être réclamés. Les comptes à vue (crédit etc.) et des comptes épargnes qui ne figurent pas dans le tableau précédent.

Voici donc le total de ce qui est appelé masse monétaire M3….. et sa merveilleuse évolution

agregat monetaire mars 2015

Toutes données peuvent être compulsées ici: annrep_2014_komplett.fr

Si on prend l’extrême, soit 958.546 milliards cela offre une couverture or de 4.02%……..je défaille ! (38.612 milliards en or pour une M3 de 958.546 milliards de CHF)

J’ajoute en plus que la BNS a augmenté son exposition en actions à 18% du bilan soit 100 milliards de CHF en actions, ce qui correspond à 13’000 CHF par habitant (pas par contribuable!)

reserves de devises et titres en CHF BNS

On comprend pourquoi certains titres n’arrêtent pas de monter…

Zerohedge l’a bien mentionné, la BNS possède plus de 1.1 milliards de USD dans Apple (entre autres)

Vous trouverez les détails ici: http://www.zerohedge.com/news/2015-05-07/guess-who-owns-11-billion-apple-stock

Soit vous pensez que les banques centrales ont tout pouvoir (et achetez les titres qu’elles achètent, soit vous pensez que cela ne peut aller à l’infini)

 

C’est l’histoire d’un type qui se demande combien font 2+2.

Il demande à son médecin à l’occasion. Ce dernier répond: « Je pense connaître la réponse, mais il va falloir que je demande l’avis de mes confrères ».

Notre homme se tourne alors vers un mathématicien et lui pose la même question. Le savant lui répond 3,9 périodique.

La réponse ne le satisfait pas. En désespoir de cause, il contacte un économiste et un comptable. Combien font 2+2 ?

L’économiste: « D’après mes tables environ 4, mais je vous dirai dans quelques temps pourquoi la réponse que je vous fournis est fausse. »

Le comptable: « Dîtes moi combien vous voudriez que ça fasse ! »

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Le ratio Or/Argent (mise à jour 12 mai 2014) et le débat inflation /déflation

Une petite piqûre de rappel

 

ratio or argent 12 mai 2014

 

 

En règle générale, en cas d’inflation, l’argent sur-performe l’or et le ratio affiche de ce fait un nombre plus faible.

Le graphique semble montrer que nous ne sommes pas en vue d’inflation. Le grand débat inflation / déflation continue

Je reste toujours partisan d’une stagflation (ou déflation/récession) comme je vous le dis depuis des années (depuis 2010: Bienvenue à Stagflation), mais cela peut changer vite.

Inflation vs déflation : le débat est loin d’avoir trouvé une réponse

http://www.contrepoints.org/2014/02/07/155911-apres-la-recession-inflation-ou-deflation

Un peu long mais intéressant

http://blog.turgot.org/index.php?post/Guido-D%C3%A9flation

La zone euro au bord du gouffre déflationniste http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20140331trib000822801/la-zone-euro-au-bord-du-gouffre-deflationniste.html

On aura probablement les deux  et probablement dans cet ordre: Monetary_Tectonics_Inflation_vs_Deflation_Incrementum_Liechtenstein_Chartbook

 

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Une dépression déflationniste semble inévitable

Billet invité Monsieur U.

Les pays du G10 nagent dans un océan de dettes. Une grande partie de ces dettes ne seront jamais remboursées. Une dépression déflationniste me paraît donc inévitable dans de nombreux pays.
Pour avoir une vue d’ensemble de l’endettement des pays du G10
À noter, la position peu envieuse de la Suisse dans ce classement des pays les plus endettés par rapport à leur PIB. Bien que les dettes existantes de son secteur public ne représentent que 40% de son PIB, le secteur bancaire (avec notamment les deux Frankensteins que sont l’UBS et le CS) ainsi que le très important endettement des ménages (hypothèques principalement) font que le pays a une dette totale de près de quatre fois son PIB.
Comment de nombreux analystes et économistes peuvent-ils encore pronostiquer de la croissance économique dans le futur ? Des années de récession pour nettoyer le système de toutes ces dettes me paraissent malheureusement inévitables…
Pourquoi, dans un premier temps en tout cas, faut-il craindre la déflation plutôt que l’inflation ou l’hyperinflation (des prix) malgré l’ahurissante quantité de « monnaie » qui a été créée par les banques centrales ?
Avez-vous entendu parler de Farinet, Joseph-Samuel de son prénom (1845-1880) ?
C’était un faux-monnayeur qui sévissait en Valais et qui a été condamné à la prison pour avoir fabriqué de fausses pièces de 20 centimes (près de 2 francs de valeur actuelle). Pour moi, les banquiers centraux actuels sont aussi, en quelque sorte, de faux-monnayeurs; mais eux, ils ne risqueront jamais la prison. En effet, dans les régimes de monnaies fiduciaires que nous connaissons depuis des décennies, ils oeuvrent en toute légalité et avec la bénédiction de la plupart des politiciens.
Avant que la crise actuelle ne commence, le plus grand créateur de monnaie a été le système bancaire (par le mécanisme du crédit). Les banques étant en pleine crise (au bord de la faillite), ce sont les banques centrales qui ont pris le relais. Que vous jetiez un oeil sur les chiffres de la banque centrale américaine, japonaise, européenne, anglaise ou suisse, partout vous pourrez remarquer un gonflement ahurissant de leur bilan respectif dû à une création de « monnaie » à partir de rien.
Ces milliers de milliards créés ne signifient-ils pas un retour prochain de l’inflation (une hausse importante des prix) voire de l’hyperinflation (une hausse phénoménale des prix) comme s’en inquiètent la plupart des commentateurs qui s’expriment sur le sujet ? En effet, ces excès de moyens monétaires par rapport à l’offre de biens et services devraient avoir pour conséquence une hausse des prix (et donc une perte de pouvoir d’achat des monnaies).
Je crois que ces analyses oublient de mentionner quelque chose d’important. Si les banques centrales peuvent créer pratiquement autant de moyens monétaires qu’elles le veulent, elles ne maîtrisent pas leur utilisation. Donc, l’analyse de ce problème ne doit pas s’arrêter à la quantité de monnaie en circulation mais tenir compte de sa circulation effective dans l’économie, ce que les gens en font. Là intervient la notion de vitesse de circulation de cette monnaie, ou de vélocité (velocity en anglais).
Je vais prendre un petit exemple un peu absurde pour illustrer cela. Si M. Philipp Hildebrand, président de la BNS (Banque Nationale Suisse), un grand copain à vous, vous fait livrer par camion cent milliards de francs en billets de mille fraîchement imprimés, et que vous décidiez de les stocker dans votre cave sans dépenser un seul de ces billets, quel en serait le résultat ? Quantité de nouvelle « monnaie » créée (à partir de rien) : cent milliards de francs. Vitesse de circulation de ces cent milliards : zéro !
Je vais maintenant prendre un exemple bien réel, celui des Etats-Unis, illustré par quelques graphiques  :
La banque centrale américaine, la Fed, s’est engagée dans un vaste plan de soutien au système financier et à l’Etat fédéral en faisant tourner « sa planche à billets » électronique. Elle a fabriqué une énorme quantité de « monnaie » (à partir de rien) et son bilan a explosé.

Cette nouvelle « monnaie » apparaît dans les mesures de masse monétaire comme M1 ou M2 dont la progression s’est accélérée ces dernières années.

Où est allé toute cette « monnaie » ?
Les premiers bénéficiaires ont été les banques. Politiciens et banquiers ont une relation particulière et s’entre-aident depuis des décennies sur le dos du reste de la population; les uns ont le privilège de pouvoir créer de la « monnaie » à partir de rien par un simple jeu d’écritures comptables, les autres leurs ont accordé ce privilège car ils peuvent payer une partie de leurs promesses électorales avec cette « monnaie ». Qu’ont fait les banques de toute cette « monnaie » ? Pas de nouveaux crédits, car après avoir pris des « bouillions » par leurs propres fautes (à force d’avoir trop prêté), elles sont devenues très conservatrices. D’ailleurs, la demande de nouveaux crédits de la part du secteur privé est quasi inexistante; le système est saturé de dettes et les entreprises n’ont guère envie d’investir pour développer leurs capacités dans le climat actuel. Les banques ont principalement fait deux choses : placer des sommes énormes auprès de la banque centrale
et prêter d’autres sommes énormes à l’Etat fédéral.
Laisser son argent moisir sur un compte de la banque centrale, c’est comme le mettre dans sa cave. Aucun impact sur les prix (et l’activité économique). Donc une grosse partie des milliards créés n’ont eu aucune influence inflationniste.
L’Etat fédéral a été l’autre principal bénéficiaire. Une grande partie de l’argent créé (à partir de rien) par la banque centrale a en effet servi à financer ses dépenses en très forte augmentation (politique keynésienne de soutien et d’intervention tout azimut qui a connu une accélération sous l’ère Bush junior et encore plus sous l’ère Obama), ceci soit directement, soit indirectement. En effet, d’une part la banque centrale a financé directement l’Etat par monétisation de ses dettes et d’autre part, les banques, comme j’en ai parlé au paragraphe précédent, ont dirigé une partie de cet argent créé au financement de l’Etat. Et qu’a fait l’Etat de tout cet argent ? Toutes sortes de dépenses dont la productivité totale doit être proche de zéro (et peut-être même négative). À part certains investissements qui seront productifs  un jour (infrastructures par exemple), le gros des dépenses va à l’assistanat de plus en plus généralisé, aux fonctionnaires de plus en plus nombreux (dont la productivité globale est certainement négative) et à l’armée (la plus grande armée du monde installée dans une centaine de pays, qui se bat sur plusieurs fronts et qui est destructeur de richesses). L’argent dépensé par le gouvernement entre bien dans le système économique et a donc une certaine influence. Une influence principalement sur les biens de première nécessité comme la nourriture, l’énergie et la santé, dont les prix augmentent généralement d’année en année. Mais pour le reste, l’effet me semble marginal.
Toute cette « monnaie » créée (à partir de rien, je le répète une nouvelle fois, chose qui n’est possible que dans le système de monnaie fiduciaire que nous connaissons), a donc une certaine influence sur certains prix. Pourquoi n’a-t-elle pas d’influence sur tous les prix et donc provoquer une inflation galopante ? À cause du niveau exorbitant de dettes accumulées ces dernières décennies, dettes qui étouffent par leur poids (le service de ces dettes, soit le paiement des intérêts et du principal) de plus en plus de particuliers, d’entreprises et même de collectivités publiques. Cela a un effet dépressionniste et déflationniste qui s’oppose à l’effet inflationniste de la création de nouvelle « monnaie ». Nous assistons donc à un combat titanesque entre inflation et déflation. D’un côté les Etats et leurs banques centrales qui dépensent et créent de la « monnaie », dans des proportions gigantesques, et de l’autre principalement le secteur privé qui a accumulé tellement de dettes qu’il ne peut plus les supporter, et, par le biais des faillites qui se multiplient, provoque une destruction de « monnaie ». D’un côté, on crée de la « monnaie » pour soutenir un système condamné à la faillite (en réalité, on ne fait que d’acheter du temps à crédit), de l’autre, on en détruit ou on refuse de l’utiliser (on dépense moins, on épargne plus). Résultat : on n’utilise plus autant la « monnaie » et sa vitesse de circulation diminue.
Cela a pour effet d’annuler tout ou partie, selon le moment, les effets inflationnistes que cette « monnaie » nouvellement créée pourrait ou devrait avoir.
Dans le texte, j’ai mis le terme « monnaie » entre guillemets car pour moi, la « monnaie » qui a cours légal dans le régime actuel n’est en réalité que de la fausse monnaie. On peut en fabriquer à partir de rien. Elle perd de sa valeur continuellement (sauf durant de rares périodes de déflation). Bien que la valeur ce cette « monnaie » ne repose sur rien, les gens l’utilisent parce qu’ils peuvent l’échanger contre des biens ou services. Un jour, cela risque de changer et les gens perdront totalement confiance si l’on n’entreprend pas une réforme monétaire radicale.
Cette crise, son ampleur et tous les excès qui lui sont associés (déficits, niveau des dettes, développement phénoménale du système financier, importance de la spéculation, déviances malhonnêtes de toutes sortes), n’ont été possibles à ce degré que parce que notre « monnaie fiduciaire » n’est pas une monnaie honnête. J’espère sincèrement que l’on retournera rapidement à une monnaie honnête, comme celle que l’on a connue durant la période de l’étalon-or, seul frein à tous ces excès. Si ce n’est pas le cas, on risque le chaos et peut-être même la fin de la civilisation occidentale…
Bonne chance et joyeuses fêtes !
Monsieur U.
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Or/argent et le ratio long terme. Le débat de l’inflation ou de la déflation et celui du Dollar

En prélude à mon article du jour, voici trois graphiques:

Le premier représente la performance de l’or et de l’argent sur une longue période en ajustant le prix à l’inflation (dollars constants).

or et argent depuis 1820 adapté de l'inflation

Le deuxième représente le ratio cours de l’or sur cours de l’argent depuis 1300

or argent ratio depuis 1300

Le dernier montre le même ratio, mais depuis 1800

or argent ratio depuis 1980

En règle générale, en cas d’inflation, l’argent sur-performe l’or et le ratio affiche un nombre plus faible. Actuellement le ratio se situe dans les hauts de la fourchette de fluctuation. Quant aux métaux précieux, ils ne naviguent toujours pas vers leurs plus hauts historiques sauf exception:  l’or.

Tout cela me semble bien étrange et il se pourrait bien que, contre toute attente, l’or chute. Je sais bien que monsieur Faber (que je respecte) voit l’or monter (ce qui n’est pas impossible bien sûr et c’est ce que je vois sur le long terme) et  aussi que le métal jaune de descendra pas au dessous de 1’000 USD l’once.

J’ai un grand respect pour M. Faber, mais là, je suis prêt à prendre le pari contraire. 

Les signes d’optimisme extrême et de spéculation haussière sur le métal jaune abondent. À moins d’un effondrement imminent du système bancaire et financier mondial (une réelle possibilité et c’est d’ailleurs pourquoi il faut toujours détenir de l’or), je vois l’or corriger assez fortement dans les mois à venir.

L’argument principal des super haussiers sur ce métal et donc des (hyper) inflationnistes est que les banques centrales, la Fed en particulier, inondent le marché de liquidités par l’utilisation de ce qu’on appelle la planche à billets.

La Fed n’a pas le pouvoir qu’on lui accorde habituellement. Face à l’importance des dettes accumulées ces dernières décennies, ni la Fed, ni le gouvernement n’ont le pouvoir de contrer les forces déflationnistes. Ils peuvent tout juste les contenir quelques temps.

Prenez les charts sur deux ans de l’or, de l’argent, du platine, de palladium, d’un indice des mines (XAU, HUI, GDX). Que voyez-vous ?

L’or est bien seul à faire des plus hauts, à grand renfort de publicité. L’argent est encore assez loin de son top de 2008. Quant au platine et au palladium, ils sont à des kilomètres de leur plus haut respectif ! C’est sain ça ? 

Et les mines, pourquoi n’arrivent-elles pas à surpasser leurs plus hauts si l’inflation, voire même l’hyper inflation constituent le danger immédiat ? Regardez les volumes des échanges de ces dernier jours sur le GDX, ils baissent alors que son cours monte. C’est sain ça ?

Ne trouvez-vous pas étonnant de voir fleurir un peu partout des petites boutiques d’achat et de vente de pièces d’or ? Ne trouvez-vous pas étrange que de plus en plus d’annonces proposent de vous racheter ou de vous vendre de l’or, des pièces d’or ?

Même les journaux non-spécialisés en parlent. Avec le titre suivant : « L’or bat tous les records », le quotidien suisse romand 24 heures nous explique que « le métal précieux s’impose une fois de plus comme une valeur refuge ». Il ajoute : « cette tendance risque de durer des années. Un grand retour de l’inflation pourrait même provoquer une ruée. »  24heures or

Personnellement, cela me donne qu’une envie : vendre de l’or pour acheter encore plus de cette monnaie détestée par tous qu’est le dollar US ! 

Pourquoi? Parce que 97% des intervenants sont négatifs sur le USD et que même les journaux toujours non-spécialisés le décrient:  24heures le fin du roi dollar

This is music to my ears ! L’or est bien en train de faire un sommet important et le dollar un creux tout aussi important !

On constate cette conviction quasi unanime que l’inflation va faire son grand retour… Cela me paraît être une idée complètement absurde lorsque j’observe le niveau très bas des taux d’intérêt sur le marché monétaire et surtout sur le marché obligataire, le marché le plus important qu’il soit au monde. 

Tout cela me conforte dans l’idée que l’on va bien connaître une période de (forte) déflation, déflation qui sera due à l’effondrement de la gigantesque pyramide de dettes accumulées durant toutes ces années. 

Je crains aussi tout le secteur (actions)  va corriger dans une déflation… L’or sera le métal qui perdra le moins (mais baissera quand même), donc le ratio Gold/Silver va certainement faire un plus haut historique.

Si l’inflation pointe le bout de son nez (ce qui n’est pas mon scénario aujourd’hui), certains ne vont pas l’apprécier: Swiss Re Says Inflation May Pose ‘Real Problem’ for Reinsurers

La chronique Agora et monsieur Bill Bonner me confortent, aujourd’hui, dans ce que je dis et écris depuis quelques temps déj. Ll’article qui suit explique le mécanisme qui va amener le USD à s’apprécier contre tout: bill bonner carry tradel

Votre humble (face au marché) et dévoué  rédacteur Olivier

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