Les chiffres du chômage sont une immense fumisterie

Un article sur – ce qui me semble – un indicateur qui arrange bien nos dirigeants politiques. Pourquoi ?

Parce qu’on nous avance dans les journaux des chiffres du chômage en baisse depuis des lustres, graphiques à l’appui (ici USA)

chomage us

Magnifique, le chômage baisse comme jamais, donc tout va bien !

En Allemagne

germany chomage

En comparaison, la Suisse sur le long terme fait figure de bon élève avec un taux bas mais en hausse historiquement:

chomage CH 1980- 2015

chom suisse graph

Le lien du site officiel suisse concernant le chômage

http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/themen/03/03.html

Dans la publication 2014, on trouve notamment un graphique intéressant:

chron chom

Eh oui, les fins de droits !

On trouve tout ici: https://www.amstat.ch/v2/?lang=fr

3000 persones en fin de droit en moyenne par mois

En effet, les personnes qui arrivent au bout de leur indemnité sortent des calculs du chômage. J’ajoute que les indépendants (comme votre serviteur) n’ont pas le droit au chômage !

Le dernier communiqué annonce une hausse du chômage de 3.1% à 3.2% soit

La Suisse compte 8500 chômeurs de plus qu’à la fin de l’été dernier

Le Seco précise que 3279 personnes ont épuisé leurs droits aux prestations de l’assurance-chômage en juin 2015.

Mais au Sens du BIT, le chômage en Suisse est plus haut: ind chô 2015 206-1502 Nous sommes à 4.4%

L’indicateur qu’il faut regarder ce sont LES PERSONNES ACTIVES !

Ou celles qui ne sont PAS ACTIVES !

américains qui n’apparaissent plus dans les chiffres de l’emploi

La proportion des personnes actives est au plus bas depuis 1977 aux USA:

us-male-labor-force-participation-ratetaux de participation

Tirez les conclusions que vous voulez !

J’ajoute le lien d’un article que nous avions rédigé concernant une possible hausse du chomage en Suisse, notamment dans le secteur financier avec les grands salaires. La Suisse n’offre pas la structure financière adéquate pour supporter un taux élevé de chômage:

A relire:

L’assurance chômage en Suisse en futur danger ?

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Licenciements ? On applaudit bien fort

La presse et les quotidiens suisses relatent les annonces de licenciement:

UBS 10’000 dont 2500 en suisse et on parle de 20’000 emplois qui vont passer à la trappe dans le secteur bancaire

Lonza 500

Swisscom 400

etc.

Au sujet d’UBS, madame Evelyne Widmer-Schlumpf s’en réjouit, car la banque devait maigrir, mais que c’est triste pour les personne licenciées. Ainsi soit-il !

Applaudissements :

Madame la conseillière fédérale, avez-vous une vision ? Comment se réjouir de licenciements ? Facile ! C’est le contribuable qui va payer.

Je peux d’ores et déjà vous annoncer que les finances de l’assurance chômage ont du souci à se faire.

Je vous rappelle l’excellent article de Sébastien Roten à ce sujetL’assurance chômage suisse en futur danger

C’est comme dire que l’ouragan Sandy va relancer l’économie, théorie fumeuse à laquelle je n’adhère pas. Quand c’est cassé, c’est cassé point barre !

 

Certains devraient relire Frédéric Bastiat: La vitre cassé (ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas)

 

La Vitre cassée

Avez-vous jamais été témoin de la fureur du bon bourgeois Jacques Bonhomme, quand son fils terrible est parvenu à casser un carreau de vitre? Si vous avez assisté à ce spectacle, à coup sûr vous aurez aussi constaté que tous les assistants, fussent-ils trente, semblent s’être donné le mot pour offrir au propriétaire infortuné cette consolation uniforme:« À quelque chose malheur est bon. De tels accidents font aller l’industrie. Il faut que tout le monde vive. Que deviendraient les vitriers, si l’on ne cassait jamais de vitres? »

Or, il y a dans cette formule de condoléance toute une théorie, qu’il est bon de surprendre flagrante delicto, dans ce cas très-simple, attendu que c’est exactement la même que celle qui, par malheur, régit la plupart de nos institutions économiques.

À supposer qu’il faille dépenser six francs pour réparer le dommage, si l’on veut dire que l’accident fait arriver six francs à l’industrie vitrière, qu’il encourage dans la mesure de six francs la susdite industrie, je l’accorde, je ne conteste en aucune façon, on raisonne juste. Le vitrier va venir, il fera besogne, touchera six francs, se frottera les mains et bénira de son cœur l’enfant terrible.C’est ce qu’on voit.

Mais si, par voie de déduction, on arrive à conclure, comme on le fait trop souvent, qu’il est bon qu’on casse les vitres, que cela fait circuler l’argent, qu’il en résulte un encouragement pour l’industrie en général, je suis obligé de m’écrier: halte-là! Votre théorie s’arrête à ce qu’on voit, elle ne tient pas compte de ce qu’on ne voit pas.

On ne voit pas que, puisque notre bourgeois a dépensé six francs à une chose, il ne pourra plus les dépenser à une autre.On ne voit pas que s’il n’eût pas eu de vitre à remplacer, il eût remplacé, par exemple, ses souliers éculés ou mis un livre de plus dans sa bibliothèque. Bref, il aurait fait de ses six francs un emploi quelconque qu’il ne fera pas.

Faisons donc le compte de l’industrie en général.

La vitre étant cassée, l’industrie vitrière est encouragée dans la mesure de six francs;c’est ce qu’on voit.

Si la vitre n’eût pas été cassée, l’industrie cordonnière (ou toute autre) eût été encouragée dans la mesure de six francs;c’est ce qu’on ne voit pas.

Et si l’on prenait en considération ce qu’on ne voit pas, parce que c’est un fait négatif, aussi bien que ce que l’on voit, parce que c’est un fait positif, on comprendrait qu’il n’y a aucun intérêt pour l’industrie en général, ou pour l’ensemble du travail national, à ce que des vitres se cassent ou ne se cassent pas.

Faisons maintenant le compte de Jacques Bonhomme.

Dans la première hypothèse, celle de la vitre cassée, il dépense six francs, et a, ni plus ni moins que devant, la jouissance d’une vitre.

Dans la seconde, celle où l’accident ne fût pas arrivé, il aurait dépensé six francs en chaussure et aurait eu tout à la fois la jouissance d’une paire de souliers et celle d’une vitre.

Or, comme Jacques Bonhomme fait partie de la société, il faut conclure de là que, considérée dans son ensemble, et toute balance faite de ses travaux et de ses jouissances, elle a perdu la valeur de la vitre cassée.

Par où, en généralisant, nous arrivons à cette conclusion inattendue:« la société perd la valeur des objets inutilement détruits, »— et à cet aphorisme qui fera dresser les cheveux sur la tête des protectionnistes:« Casser, briser, dissiper, ce n’est pas encourager le travail national, »ou plus brièvement:« destruction n’est pas profit. »

Que direz-vous, Moniteur industriel, que direz-vous, adeptes de ce bon M. de Saint-Chamans, qui a calculé avec tant de précision ce que l’industrie gagnerait à l’incendie de Paris, à raison des maisons qu’il faudrait reconstruire?

Je suis fâché de déranger ses ingénieux calculs, d’autant qu’il en a fait passer l’esprit dans notre législation. Mais je le prie de les recommencer, en faisant entrer en ligne de compte ce qu’on ne voit pas à côté de ce qu’on voit.

Il faut que le lecteur s’attache à bien constater qu’il n’y a pas seulement deux personnages, mais trois dans le petit drame que j’ai soumis à son attention. L’un, Jacques Bonhomme, représente le Consommateur, réduit par la destruction à une jouissance au lieu de deux. L’autre, sous la figure du Vitrier, nous montre le Producteur dont l’accident encourage l’industrie. Le troisième est le Cordonnier (ou tout autre industriel) dont le travail est découragé d’autant par la même cause. C’est ce troisième personnage qu’on tient toujours dans l’ombre et qui, personnifiant ce qu’on ne voit pas, est un élément nécessaire du problème. C’est lui qui bientôt nous enseignera qu’il n’est pas moins absurde de voir un profit dans une restriction, laquelle n’est après tout qu’une destruction partielle.— Aussi, allez au fond de tous les arguments qu’on fait valoir en sa faveur, vous n’y trouverez que la paraphrase de ce dicton vulgaire:« Que deviendraient les vitriers, si l’on ne cassait jamais de vitres? »

 

 

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L’assurance chômage suisse en futur danger ?

Billet invité: Sébastien Roten

Le 1er janvier 1984, la Suisse mit en place le système de l’assurance-chômage obligatoire.

Ce système visait et vise toujours à permettre aux travailleurs ayant perdu leur emploi, à temps complet ou partiel, de toucher une indemnité correspondant à 70% (voir 80% dans certains cas (marié, enfants)) de leur dernier salaire (mais avec un maximum, cf. ci-dessous) pendant une durée déterminée.

Actuellement le nombre de chômeur en Suisse touche 118’860 personnes (fin mai 2012) et représente 3% de la population active.

Chiffres clés du chômage, lien : http://www.seco.admin.ch/themen/00385/00387/index.html?lang=fr

Afin de mieux comprendre le fonctionnement de ce système, voici les chiffres clés des conditions et prestations de deux cantons (Genève et Vaud) concernant l’Assurance Chômage (AC) ainsi que les chiffres du Bilan de cette dernière :

Canton de Vaud

http://www.vaud.ch/fr/prestations/expat-guide/travailler/chomage/

Condition principale : avoir cotisé au moins 12 mois durant les 2 dernières années

Durée d’indemnité : 18 mois en moyenne (24 mois pour les plus de 55 ans)

Montant des indemnités * : max  Frs 328.- p/jour ouvrable (soit environ Frs 7’216 brut p/mois)

*70%, voir 80% dans certains cas, du dernier salaire mais au maximum Frs 328.- p/jour ouvrable

 

Canton de Genève

http://www.ge.ch/emploi-recherche/indemnites_chomage.asp#4

Condition principale : avoir cotisé au moins 12, 18 ou 22 mois durant les 2 dernières années

Durée d’indemnité : 400 jours ouvrables si vous avez cotisé au moins 18 mois et jusqu’à 520 jours si vous avez cotisé au moins 22 mois.

Montant des indemnités * : max  Frs 338.70 p/jour ouvrable (soit Frs 7’350 brut p/mois)

*70%, voir 80% dans certains cas, du dernier salaire mais au maximum Frs 338.70 p/jour ouvrable¨

 

Chiffres clés du bilan de l’Assurance Chômage (AC) 2011

http://www.espace-emploi.ch/ueberuns/arbeitslosenversicherung/

RECETTES

Montant(s)

CHARGES

Montant(s)

Cotisations   versées

6’144’800’000

Indemnités   versées aux chômeurs

4’157’900’000

Participation   de la Confédération et des Cantons

1’063’200’000

Frais   d’administration des caisses

613’100’000

 

 

Indemnités   RHT, MMT et relatifs aux accords bilatéraux CH-UE 

673’200’000

 

 

Divers

136’300’000

 

 

Résultat d’exploitation

1’627’500’000

 

7’208’000’000

 

7’208’000’000

 

Un chômeur du secteur bancaire 2,6 fois plus onéreux qu’un chômeur lambda !

En 2011, le montant moyen alloué par chômeur et par mois s’élevait à Frs 2’817.- en tenant compte des chiffres du bilan de l’AC mentionnés précédemment ainsi que le nombre moyen de chômeur (123’000) pour cette année là.

Les futures chômeurs du secteur bancaire toucheront le maximum de l’indemnité (car hauts salaires), soit Frs 7’350.- par mois pour Genève par exemple (70% de Frs 10’500)! 2,6 fois plus que le montant moyen versé à un chômeur moyen en 2011 !

Une petite augmentation de 18’500 chômeurs supplémentaires et provenant du secteur de la finance suffirait à « manger » la totalité du résultat d’exploitation de 1.6 milliard de Francs Suisses !

Je rappelle que ce résultat d’exploitation bénéficie déjà d’une participation financière supplémentaire de plus d’un milliard de la part de la Confédération et des Cantons ! (cf. tableau du Bilan ci-dessus)

Les experts anticipent une vague de 30 à 50’000 futures chômeurs provenant des milieux financiers !!!

Faites vos calculs !

A mon avis c’est pas gagné. Il se peut donc que l’Etat providence change les règles et révise à la baisse ses prestations chômage en cas de besoin de financement.

 

 

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Revue de Presse: La BNS

La BNS annonce ce matin un bénéfice sur 3 mois de près de 6 milliards !

Bénéfice en hausse pour la Banque nationale suisse

communiqué officiel ici: http://www.snb.ch/fr/mmr/reference/pre_20111031/source/pre_20111031.fr.pdf

et d’après certains économistes c’est très courageux: La BNS a été extrêmement courageuse, selon Charles Wyplosz (mais il a y des risques !)

et Jean-Pierre Chevallier applaudit en faisant remarquer

1) qu’il s’était trompé sur un poste de la BNS: http://www.jpchevallier.com/article-bns-franc-et-87259565.html

2) en admirant le tour de passe-passe de la BNS: http://www.jpchevallier.com/article-bns-bravo-les-artistes-87651264.html

Tout cela c’est bien et me rassure quelque peu, mais…

Pour l’instant la BNS ne s’est pas vraiment frotté à ce fameux plancher et n’est pas dû défendre les 1,20 chf pour 1 euro.

Si l’euro part en vrille à cause de dissentions dans la zone euro, que va-t-il se passer ?

La court allemande va se pencher sur la légalité de la décision d’augmenter le fonds de soutien: UPDATE 2-German court suspends parliament’s bailout committee

Les Tchèques voudraient sortir de l’euro par référendum: http://euobserver.com/843/114118

Les CDS ne servent-ils à rien ? (une assurance payées pour rien ?): Greece Default Swaps Failure to Trigger Casts Doubt on Contracts as Hedge

5 millions de chômeurs en Espagne: spanish unemployment 21,5%

Je pense que la BNS va relever le plancher car les pressions sont de plus en plus grandes au sujet du franc toujours trop fort: L’OMS songe à délocaliser une partie du personnel, franc fort oblige: http://www.24heures.ch/actu/suisse/franc-fort-oblige-oms-delocaliser-partie-personnel-2011-10-27

Je continue de dire que vouloir fixer un plancher est une erreur, mais effectivement que faire d’autres ? Il reste encore une marge de manoeuvre de 45 milliards à la BNS et afficher des fonds propres négatifs ne fait pas peur à la BNS.

Pour l’instant, je dois dire chapeau ! (vous voyez je suis aussi parfois en admiration)

face je gagne, pile tu perds (pour combien de temps ?)

 

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Suisse: Quel est le lien entre chômage et cours de change suite 2 ?

En addition du mon article de ce matin, voici la corrélation entre les deux objets susmentionnés

Pour qu’une corrélation soit confirmée, il faut que le R2 (R carré) affiche la valeur de 0,8 ou plus. Nous en sommes très très très loin.

Donc je confirme: aucune corrélation (mathématiquement prouvé)

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Suisse: Quel est le lien entre chômage et cours de change ?

Le syndicat suisse Unia demande une intervention contre la hausse du Franc suisse: unia exige une intevention contre le franc fort, Il y a 6 mois, elle tirait déjà la sonnette d’alarme: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=4964

Je me suis mis en tête de produire un graphique qui montre l’évolution du chômage et de cours de change du franc suisse contre euro.

Malheureusement pour le syndicat Unia, il  n’y a aucune preuve de corrélation  entre une chute de l’euro (ou hausse du franc suisse) et l’impact sur le taux de chômage en Suisse. J’ai même essayé de décaler le chômage de 6 mois, mais rien à se mettre sous la dent.

La situation sur le marché de l’emploi en Suisse: seco_am_dezember_10_fr[1]

Unia parle de 100’000 emplois en danger.

Actuellement les chômeurs se répartissent ainsi:

Tout d’abord je tiens à faire une remarque d’importance, le chômage en Suisse est calculé sur une base de population de l’an 2000 (oui vous avez bien lu !).

Cela signifie que le taux de chômage est bien plus bas que ce que nous annoncent les autorités. Il est par contre vrai que, structurellement parlant, la Suisse n’est pas armée pour affronter des taux de chômage avoisinant les taux européens.

Aujourd’hui la croissance suisse est excellente, les exportations vont bien, le chômage est bas, etc.

Et les suisses se plaignent de la force du franc suisse.

Allez expliquer cela à un grec ou à un irlandais ! (Andreas Höfert dixit)

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La BNS et l’Euro s’épuisent

Dans un article du 28 octobre dernier,  je vous avait dit de vous préparer à l’EF2 (Eurofall 2).  J’annonçais qu’après le premier effondrement de l’euro depuis le début de l’année et son rebond initié en juin 2010, nous allions assister à un nouveau plongeon de la devise de l’euro-zone.

Depuis cette article, l’euro a baissé de 2.5% contre CHF et 1.65% contre USD et à mon avis ce n’est pas fini et ceci malgré les promesses du G20, comme celle d’arrêter la guerre des devise (dévaluation compétitive)

G20 engagement sur les dévaluations compétitives

En général, je ne prends pas un ton moqueur, mais là ça me fait rire.

Pourquoi ? Parce que les Etats n’ont aucune influence sur les monnaies et les taux. On le remarque tous les jours. Si les grands seigneurs qui nous gouvernent avaient un quelconque impact ou une quelconque crédibilité, les taux seraient aux niveaux que le dirigeants fixeraient et non au niveau que le marché fixe.

Preuve en est que la Banque Nationale Suisse persiste à détenir des devises étrangères et pénalise fortement son bilan(Les pertes de la BNS s’alourdissent) pour un résultat peu convaincant

Regardez l’évolution des taux européens:

Allemands et Hollandais

Français

Finlandais

Anglais

Suisses

et pour terminer les pays qui posent ou vont poser de grave problèmes: La Grèce, l’Irlande, le Portugal, l’Espagne et l’Italie (le marché est très inquiet: Les dettes privées portugaises et irlandaises sous forte pression)

Ce qui donne en comparaison” européenne” (avec seule la Suisse qui obtient une comparaison positive avec l’Allemagne)

Comme je l’avais écrit, il faudra que soit des pays quittent la zone, soit des pays quittent la zone, sous-entendu, soit par le haut, soit par le bas. Cette situation est intenable. Il n’existe pas trente milles solutions.

De toute manière, il va y avoir des dégâts.

Soit des pays font faillites, soit des pays quittent la zone avec comme hypothèses:

  1. un départ de pays faibles qui reprennent leurs monnaies (faibles aussi), dévaluent et les créanciers enregistrent une perte
  2. un départ des pays forts qui reprennent leurs monnaies (fortes) qui deviennent encore plus fortes. Ces pays enregistrent une perte sur l’euro et voient leurs croissances chuter de par la force de leurs monnaies
  3. une création de deux euros distincts, l’eurostrong et l’euroweak et les pays dits forts vont encaisser une perte

Ce ne sont pas les Etats qui décideront, c’est le marché qui l’imposera.

Regardez déjà la divergence entre le taux de chômage allemand et le taux en France.

et la dette publique allemande qui va probablement s’infléchir alors que celle de la France continue de monter

Il va falloir prendre des mesures extrêmement drastiques comme, par exemple, en Angleterre (Le gouvernement britannique durcit les règles pour les chômeurs) car aujourd’hui l’assistanat a eu son heure de gloire, maintenant c’est le moment de retourner à la mine (c’est valable aussi pour l’Etat)

Le dicton du jour: “A trop vouloir lutter, on se casse le nez”

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foodstamps, chômage, déflation et récession

Les Etats-Unis d’Amérique, qui comptent environ 305 millions d’habitants (chiffre 2008), se trouvent dans l’obligation de nourrir une partie de sa population au travers de bon de repas.

Le nombre de cas est en forte croissance. C’est une augmentation très importante puisqu’il s’agit aujourd’hui de fournir des “foodstamps” à 40,8 millions de personnes ! (source: boston.com)

Si mes calculs sont juste cela représente 13.4% de la population totale !

Le chômage augmente et les chômeurs restent au chômage de plus en plus longtemps, voir les articles ci-dessous:

Underemployment 28.4pourcent for Ages 18 to 29, 18.4 pourcent in all Age Groups – Gallup Poll

Les Etats-Unis découvrent le chômage de longue durée

 

Article WSJ: usjob market loses

Le nombre des personnes actives diminue:

Une fronde commence à s’ériger au sujet des coûts des pensions/retraites versées par les caisses étatiques à leurs assurés.

Battle Looms Over Huge Costs of Public Pensions

Comment vont-ils continuer à financer tout cela ?

Surtout que la classe moyenne souffre…The crisis of middle-class America

En tout cas pas avec la consommation du peuple américain, car ce dernier économise de plus en plus.

On assiste à la chute des crédits à la consommation:

Les taux gouvernementaux américains à 10 ans sont au plus bas.

Il est possible de trouver beaucoup de données sur les Etats-Unis, mais il faut aussi se rendre compte que c’est exactement la même chose qui est en train de se dérouler en Europe notamment,

Le chômage explose partout (Espagne, etc.) et les taux des emprunts à 10 ans chutent.

Tout ce qui précède ne semble pas du tout inflationniste. Bien au contraire, c’est la déflation qui s’annonce.

Cela n’arrange pas les affaires de Etats qui espèrent de tout coeur relancer la machine pour plusieurs raisons:

1) En cas d’inflation, les dettes perdent de leur importance. Les Etats sont fortement endettés et ils pourraient ainsi techniquement se désendetter.

2) En cas de déflation, la consommation s’écroule et les rentrées fiscales sont en chute libre. La dette pèse de tout son poids.

J’ajoute qu’en cas d’inflation les taux devraient monter, ce qui n’arrange également pas les affaires des Etats, obligés de servir un taux plus élevés (en plus de celui lié à la qualité du débiteur).

Les Etats se trouvent donc entre le marteau de l’inflation et l’enclume de la déflation.

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La chute de l’Euro annonce-t-elle une hausse du chômage en Suisse

L’USS (Union Syndicale Suisse) demande à la BNS d’agir.

La chute de l’euro contre le franc suisse va engendrer une hausse du chômage en Suisse. Les exportations vers la Zone Euro vont en pâtir.

http://www.tsr.ch/info/economie/2210330-une-inquietante-chute-de-l-euro.html

Quelle est la corrélation entre le cours de l’euro et le taux de chômage en Suisse ?

Il n’y a aucune corrélation !

La demande de l’USS est donc infondée en se basant sur des chiffres empiriques.

La Suisse a toujours réussi à vivre avec un franc fort, pourquoi n’y arriverait-elle pas à l’avenir ?

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