La parité USD / CHF depuis 1850

Quand j’écris que le CHF est la plus belle monnaie, je ne veux pas dire que la monnaie papier c’est la solution extraodinaire.

J’avance que le CHF est la moins mauvaise des monnaies papiers (pour l’instant et on ne sait pas ce que la BNS nous a concocté

Je vous avais produit des graphiques sur l’évolution du CHF contre FF et GBP sur des longues périodes.

200 ans de Francs Français contre le Franc Suisse

200 ans de livre sterling contre franc suisse

Voici l’évolution du billet vert (merci à mon ami H.) depuis 1850 contre le CHF.

USD-CHF depuis 1985

Etalon-or: https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89talon-or

New Deal: https://fr.wikipedia.org/wiki/New_Deal

Accord du Plaza: https://fr.wikipedia.org/wiki/Accords_du_Plaza

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Franc fort mais encore !

Depuis juste une année le plancher (intenable, je vous l’avais annoncé comme un Nostradamus helvétique) de 1.20 CHF pour un EUR a été abandonné.

L’économie a résisté durant des mois avant de fléchir  en fin d’année. Il semble que le chômage suisse amorce une remontée et il paraît que ce sont les jeunes qui sont touchés

http://www.24heures.ch/suisse/Le-chomage-ne-progresse-guere-depuis-un-an-malgre-le-choc-du-franc-fort/story/17400527

topelement

chiffres chomages 2015

Tout est dans ce document: PRESSEDOK1512_F

(source: seco: http://www.seco.admin.ch/themen/00374/00384/?lang=fr)

Quasi tous les journaux, le parti socialiste, les syndicats, etc. veulent un taux de change à 1.3 CHF/EUR minimum et ce serait à nouveau à la BNS d’agir (cette dernière qui affiche, par ailleurs, un bilan quasiment de la taille du PIB Suisse, qui se trouve bourré de devises étrangères, d’actions et cette même BNS qui a perdu plus de 23 milliards de CHF l’année 2015).

Mais et c’est le grand MAIS !

On ne parle que des exportations.

regardez aussi les importations et la grande chance avec les prix qui baissent! (voitures etc.)

Parce qu’avoir une monnaie faible c’est aussi un problème:

Le Canada qui a vu sa monnaie chuter (principalement liée au prix du pétrole) tire la langue. Tout est cher !

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2016/01/14/001-dollar-canadien-baisse-importante-sous-70-cents-americains.shtml

http://www.24heures.ch/economie/Les-Canadiens-frappes-par-la-degringolade-de-leur-dollar/story/25741289

Le chou-fleur est désormais hors de prix par exemple.

http://www.romandie.com/news/Canada-les-Canadiens-frappes-de-plein-fouet-par-la-baisse-de/667620.rom

Et comme vous commencer à me connaître..quand tout le monde dit que c’est la catastrophe, je serais plutôt en clin à acheter.

 

Ecoutez cette petite analyse (cliquez sur l’image) (il faut acheter des  mines en CAD cela semble évident)

rad canada

II faut donc plutôt une monnaie forte (mais pas trop) mais cela n’est que mon humble avis

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Les taux négatifs feront de gros dégats

Tout d’abord quelques chiffres

suisse infl tx 20-11-2015

Inflation suisse (ou plutôt déflation): -1.4%

Les taux:

tx suisse 20-11-2015

 

Ce qui produit la courbe des taux suivante:

courbe taux chf 20-11-2015

Et l’évolution du taux CHF à 2 ans:

suisse tx 2 ans 20-11-2015

La première réflexion qui me vient est que si les taux futurs sont le reflet des anticipations actuelles de taux courts dans deux ans, cela reviendrait à dire que les taux courts dans deux ans seront à -0.9%.

Voilà bientôt un an que la BNS agit en appliquant un taux négatif à court terme de -0.75% et l’impact désiré (à savoir un affaiblissement du CHF, notamment contre Euro) tarde à déployer ses effets.

La BNS pénalise même les retraites, car les caisses de pensions subissent aussi les effets du taux négatif.

C’est un impôt déguisé et comme je l’ai écrit depuis bientôt 5 ans, la BNS devra rendre des comptes.

Aujourd’hui un article qui fustige la politique de la BNS: Un vent de révolte contre la politique de la BNS

La BNS est à la solde des autres banques centrales ne favorisant que la finance et je le prouverai tout à l’heure.

La Banque Nationale Suisse est totalement coincée entre des taux négatifs qu’elle ne peut encore trop baisser au grand risque de voir toutes les banques les répercuter et un bilan démesuré dont elle ne peut liquider les positions sans subir un effet négatif et faire subir un impact au marché financier.

Je m’explique:

Au cas où la BNS baisserait encore le taux de référence (allez mettons -2%), les banques commerciales devront alors répercuter cette baisse à tous clients (ce qui est le cas déjà de beaucoup de banque privées qui n’octroient pas de prêts hypothécaires sur lesquels les banques commerciales peuvent encore se faire un marge compensatoire).

Lorsque les banques appliqueront le taux négatif de -2%, les clients retireront leurs avoirs et nous assisterons à un magnifique: BANK RUN

Ce serait la fin des banques car – pour mémoire-  les banques créent aussi de l’argent de rien (ex-nihilo) avec les dépôts des clients et ceci avec un levier de 20.

Les liens suivants vous renseignent sur les standards minimaux:

https://www.finma.ch/fr/news/2014/11/aktuell-geaenderte-mindeststandards-20141110

http://www.bis.org/publ/bcbs266.htm

Imaginez donc la panique bancaire en cas de taux encore plus négatifs !

En conséquence, on empêchera probablement les épargnants de retirer à cause du risque systémique. C’est la mort du cash.

Je rappelle l’initiative pour que seule la BNS désormais puisse créer de l’argent et non plus des sociétés privées comme les banques: http://www.rts.ch/info/suisse/7215951-le-monopole-de-la-creation-d-argent-par-la-bns-sera-soumis-au-peuple.html

L’autre problème c’est de savoir comment la BNS va se sortir du guêpier dans lequel elle s’est mise toute seule, à savoir diminuer son bilan en vendant les euros ou les actions etc. sans subir de pertes.

Pour terminer, je peux vous assurer que ce à quoi nous assistons aujourd’hui sur les marchés des prix des divers actifs (notamment des matières premières (au plus bas) et des actifs financiers (au plus hauts) et le fait de l’activité irréfléchie des banques centrales qui provoquent une distorsion des prix.

commo asset move

Monsieur Charles Dereeper nous écrit récemment qu’il a un souci de confiance envers les marchés: http://www.objectifeco.com/riche-rentier/argent/investir/j-ai-un-conseil-a-vous-donner-concernant-vos-placements-sur-les-marches-financiers.html

Je le rejoins, ça ne sent pas bon à cause des interventions de banques centrales.

Tout a une fin, reste à savoir quand.

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LA BNS se gave toujours

Voilà un petit moment que je n’avais parlé de notre noble institution qui fait ce qu’elle veut sans rendre de compte au peuple.

Les derniers chiffres du bilan de la BNS sont sorti et nous annoncent encore 9 milliards de plus dans des réserves de monnaies étrangères.

http://www.24heures.ch/economie/nouvelle-hausse-reserves-devises-etrangeres/story/16671451

Dans un article de l’hebdomadaire Bilan on parle aussi d’énorme perte sur les actions (pour mémoire la BNS possède 100 milliards de CFH en actions) dans le gaz se schiste

bilan bns monnaie sept 02015

Et une magnifique perte sur Valeant (Biotech) de 120 mios

http://www.fuw.ch/article/die-angst-der-snb-vor-dem-eigenen-reichtum-2/

La BNS persiste dans son erreur, mais cela nous le constaterons à la fin de l’aventure.

Quant à l’or métal toujours pas d’achat (c’est normal la BNS prône la monnaie fiduciaire à outrance)

Sur le site de la BNS,  il est possible de retravailler les chiffres:

https://data.snb.ch/fr

Et je ne vous mens pas depuis des années. Le bilan de la BNS gonfle comme la grenouille qui voulait se faire plus grosse que le boeuf.

BNS ev bilan sept 2015

 

Nous allons arriver à me prévisions d’un bilan d’une banque centrale égal au PIB du pays. AUCUN PAYS n’est aussi hautement engagé. Le Japon n’est qu’à 50% !

relisez ces deux articles SVP:

http://blog.crottaz-finance.ch/si-la-banque-nationale-suisse-bns-metait-comptee/

et celui-ci

http://blog.crottaz-finance.ch/les-billets-sont-garantis-par-de-lor-mon-oeil-mise-a-jour-2015/

 

Mundus Vult Decipi

 

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Ne pas faire de change dans un aéroport

Sous peine de se faire gruger.

c’est l’amère expérience dont un ami m’a fait part.

Heureusement qu’il n’avait besoin que d’un petit montant en Euro pour payer de petites dépenses

Voici le ticket de change de CHF 60.-

change Milan aeroport 23-08-2015

Sachant que le taux de change devait se trouver vers les 1.10 CHF pour 1 EUR pour le cours du billet (Le cours spot étant vers 1.08)

Le bureau de change a appliqué un taux de 1.18953250 (j’adore le nombre de chiffres après la virgule pour faire sérieux !)

Ensuite on y ajoute 19.9% de frais et 3.5 euros de frais

En conclusion, il a reçu EUR 36.9 pour CHF 60 (soit un cours de change de 1.626 en lieu et place de de 1.10 !)

Soit 47.7% plus cher !!

 

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Je vous l’avais dit (trop tôt)

Je vais vous parler de moi (un peu et en toute modestie….parce que les marchés rendent modeste) et de ce qui m’est arrivé sur les marchés boursiers, mes vues et recommandations dans le temps.

Je viens de réaliser que c’est le timing qui est le plus difficile. On voit toujours les choses survenir, mais la difficulté c’est l’instant X: http://blog.crottaz-finance.ch/market-timing/

Durant les années 90 (1993-1994 pour être plus précis), dans le département de gestion où je travaillais, nous avions pensé que les taux des obligations allaient baisser et avions (par exemple) acheté des obligations 7% EDF 2015 (22 ans !). Les taux sont monté  contre toute attente et le marché des actions  1994 n’avait pas été brillant. Ce n’est que par la suite que les taux ont commencé à baisser.

Fin des années 1990, je ne croyais pas au P/E de 5000 voire plus sur les titres technos et avais copieusement arrosé les portefeuilles de Nestlé, Unilever etc. (Qui ne faisaient pas grand chose).

Je me suis fait appeler « Arthur » plusieurs fois par des clients ne comprenant pas qu’on pouvait gagner de l’argent avec des poudres à lessive et que les Alcatel, Vivendi, Canal+ c’était l’avenir ….. On a vu ce qui est advenu de ces titres (Alcatel par exemple passant de 95 Eur à 2 Eur)

Puis en 2001, alors dans un autre établissement, nous avions reçu la visite de deux super analystes d’une banque allemande.

Objectif sur le Pétrole 5-10 USD (on traitait vers 30 USD). Après la présentation, nous avions acheté toutes les pétrolières (ENI, Repsol Total Royal Dutch, Shell etc..), pour les revendre quand Goldmann Sachs voyait 250 USD le baril (on était à 140) Là c’était bien vu. ! (Quels contrariants !Merci Jean-François, je sais que tu t’en souviens)

Historical Crude Oil Prices - Crude Oil Price History Chart
Puis j’ai vu la bulle sur l’immobilier américain avec des crédits débiles impossibles à rembourser. J’avais personnellement acheté des puts sur HGX. « Arrivé à échéance trois mois avant la débâcle ! » J’ai tout perdu.
hgx
J’avais vu la parité EUR/CHF (sur ce blog) avant que la BNS ne mette le plancher. Je vous ai parlé des taux d’intérêt négatifs
En 2011, j’ai vu le Brésil  et les problèmes à venir, je vous en ai parlé la semaine passée.
En 2011, J’ai vu la fin du taux plancher de la BNS (3.5 plus tard), le 15 janvier 2015 était la date fatidique pour la crédibilité de la BNS !
Je vous parle de la BNS et des problèmes que ce hedge funds va engendrer et des potentielles pertes abyssales (les deux premiers trimestres -50 milliards de CHF).
Que se passe-t-il avec les 100 milliards de CHF que la BNS a investi dans les actions (dont 1 milliard dans des actions APPLE).
La BNS perd 500 mios par jour depuis vendredi
Je ne compte pas les pertes sur le USD !
Depuis plusieurs années je vous parle de l’or et des mines qui ont perdu tellement et je suis faux depuis 3-4 ans….
gdx 24-8-15
Est-ce aujourd’hui l’instant X  ?
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Vidéo: Un banquier suisse explique en 3 minutes l’arnaque de la création monétaire, avec le Canada comme exemple

Ceci amène de l’eau au moulin de l’intiative:

http://www.initiative-monnaie-pleine.ch/

il est d’ailleurs fort probable que le peuple doivent se prononcer:

Objectif: 105.000 signatures valides. Déjà été reçu:
92’287 (á 6.8.2015

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ET la BNS persiste et signe (son arrêt de mort ?)

La BNS continue d’essayer d’affaiblir le CHF. La BNS continue de vendre du franc suisse pour acheter probablement des euros et du dollar.

http://www.tdg.ch/economie/bns-intervenue-marches-stabiliser/story/11982547

Tout est résumé dans la vidéo par le journaliste:

La BNS a perdu – à mon avis – toute sa crédibilité.

et comme je vous l’avais déjà fait remarquer, la BNS détient 100 milliards de francs suisses en actions diverses et variées (notamment américaines).

http://www.rts.ch/info/economie/6901175-apple-exxon-l-industrie-d-armement-la-bns-investit-des-milliards-aux-usa.html

http://www.rts.ch/info/economie/6900778-la-bns-privilegierait-le-gaz-de-schiste-aux-energies-renouvelable.html

Reste juste à connaître le montant des ventes de francs suisse et la taille du bilan scandaleusement dangereux de notre banque nationale.

Ici tous mes articles sur la BNS: http://blog.crottaz-finance.ch/tag/bns/

 

Pour conclure ce billet, je vous propose un scénario pour affaiblir le franc suisse:

Il était une fois une grenouille qui voulait se faire plus grosse que le boeuf.

A ces fins elle commence à manger, manger, manger jusqu’à ingurgiter tellement d’euros et de dollars qu’elle n’a plus aucune marge de manoeuvre.

Soudainement, les actifs qu’elle a emmagasinés commencent à chuter fortement. Lourdement au point de faire une perte abyssale de (allez mettons un chiffre abyssal) de 250 milliards de francs suisses.

Qui va venir à l’aide de cette grenouille pour un montant pareil ?

La Confédération !

Pour mémoire l’endettement de la Suisse (Cantons et Confédération) est d’environ 38% (mettons 40% par simplification) et le PIB Suisse est d’environ 650 milliards de CHF (par simplification aussi et comme on l’a vu en Grèce le PIB peut aussi s’écrouler!)

Si la Confédération lance des emprunts pour 250 milliards pour renflouer la BNS, il s’agira d’environ 40% d’endettement en plus pour le pays.

Le tour sera donc joué. Le suisse sera endetté à la même hauteur que ses voisins européens à 80%

 

Le but dans notre monde actuel n’étant pas d’être le meilleur, mais le moins mauvais  ou comme les autres !

 

 

 

 

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La Banque Nationale Suisse au service du public ou des marchés? Par Liliane Held-Khawam

Madame Liliane Held-Khawan nous gratifie ce jour (comme à son habitude) d’un excellent article.

La BNS temple de la richesse de la Suisse du 20ème siècle est devenu son talon d’Achille. Depuis une dizaine d’années cette entreprise cotée en bourse semble avoir donné une place prépondérante aux besoins des marchés financiers par rapport à ceux du public. Dans son rapport d’activité de 2012 (p66) on peut lire ceci en réponse à la demande de la création d’un fond souverain : « … associer le placement des réserves monétaires de la BNS à des intérêts stratégiques de la Suisse engendrerait un risque de conflit d’intérêts et mettrait potentiellement en danger l’indépendance de la BNS ». Tout est dit.

Dans un contexte d’union douanière, le marché est roi et le marché financier le roi des rois. Bien avant la populaire crise des subprimes, les gouvernants de grandes puissances ont octroyé une place prépondérante aux banques commerciales. Ceci s’est fait grâce au pouvoir de création monétaire qui leur a été délégué. Cette monnaie qui s’appuie sur des dettes – appelée aussi scripturale (1)- est la racine d’un système financier déséquilibré et malade. Le pouvoir de créer de la monnaie ex-nihilo a permis aux financiers de s’infiltrer dans tous les coins de la vie politique, économique, sociale et privée. Cette monnaie scripturale représente plus de 90% de la masse monétaire mondiale ce qui bouleverse totalement la donne en matière de pouvoir monétaire, financier et politique. Sa portée politico-sociale est majeure!

Ce pouvoir étendu offert à un groupe de personnes a créé un chamboulement dans le métier bancaire rythmé par les crises et les scandales. La Suisse a été par exemple sonnée en 2007 par la découverte de l’implication de la légendaire UBS dans la crise américaine des subprimes et de ses pertes vertigineuses. La première surprise passée, on a expliqué au citoyen qu’il devait payer pour des personnes privées  ayant opéré sur sol américain. Encore plus surprenant, des pratiques criminelles éclaboussant ces grandes banques transnationales ont échappé aux mains de la justice.

Bref, les conséquences pratiques de tout cela se sont cristallisées en 2011 autour du financement des dettes publiques européennes et les risques de défaut de paiement de certains pays. La crise était si aigüe qu’elle menaçait d’emporter avec elle la zone euro et sa monnaie. Les banques européennes lourdement chargées en créances publiques (grecques, espagnoles,..) hautement risquées dans une monnaie qui l’était tout autant ne se faisaient plus confiance. C’en était à tel point qu’elles avaient du mal à se procurer du dollar américain. Elles couraient le risque de devoir vendre leurs actifs en dollars et de stopper le financement de compagnies américaines. Le système était en train de se gripper sévèrement !

C’est donc pour éviter un effondrement des marchés que 5 banques centrales dont la BNS ont décidé de mettre en place l’assouplissement quantitatif de manière massive en septembre 2011. C’est une politique monétaire dite « non conventionnelle » qui consiste en une expansion du bilan de la banque centrale qui rachète aux établissements financiers de manière définitive ou temporaire (REPO) des actifs même toxiques. Ces acquisitions se font en monnaie nationale via les comptes à vue que les banques possèdent auprès des banques centrales. C’est ainsi que la zone euros a pu refinancer à bon compte ses dettes souveraines et que l’euro a été sauvé.

Cette décision de l’assouplissement quantitatif -annoncée par le New York Times le 15 septembre 2011 (2)- explique à elle seule la décision quant à la fixation par la BNS d’un taux-plancher avec l’euro (septembre de la même année). Il semble évident que ce taux plancher lui permet à ce jour de ne pas faire apparaître les pertes comptables liées à la valeur réelle de l’euro. Le mécanisme de l’assouplissement quantitatif se lit dans le bilan de la BNS. On peut relever quelques éléments qui retiennent l’attention.

Le premier élément est l’expansion sans précédent de son bilan sans réalité économique. Celui-ci a été multiplié par plus de 4 entre fin 2004 et fin 2013. Cette tendance expansionniste s’est poursuivie immuablement durant les sept premiers mois de 2014, le bilan passant de 490 à 517 milliards de francs sur cette période !
Un deuxième élément qui interpelle est le soutien massif de l’euro qui occupe quasiment la moitié des devises (46%) pour atteindre la somme vertigineuse de 215 milliards de francs suisses au 30 juin 2014. A titre indicatif, cette rubrique s’élevait à 112 milliards de francs en 2010.

Le 3ème élément fort intéressant est que la BNS investit massivement dans la reprise d’obligations d’État. Ces actifs sont en effet passés de 170 milliards fin 2010 à 340 milliards en juillet 2014 !
Le 4ème élément est un comportement nouveau de la BNS. Il consiste à récupérer des créances d’institutions risquées. Ainsi, les placements avec une notation financière égale ou inférieure à « A » sont passés de 6 milliards de francs en 2010 à près de 37.5 milliards de francs en juillet 2014 ! Voilà une conséquence claire de l’assainissement des banques et institutions financières.

Toutes ces acquisitions/reprises d’actifs des établissements commerciaux doivent être financées. Ceci s’est fait via plusieurs comptes de l’actif ou du passif du bilan. En voici quelques-uns.

  • Lors des subprimes, la BNS a vendu 250 tonnes d’or entre 2007 et 2009.
  • La BNS a augmenté les billets physiques en circulation qui sont passés de 40 à 63 milliards de francs en moins de 10 ans.
  • La BNS a renfloué les banques en Suisse (« compte des virements des banques en Suisse »)  via leur compte à vue auprès de la banque centrale. Cette rubrique a littéralement explosé en même temps que le bilan de la BNS. Elle est passée de moins de 6 milliards en 2005 à 305 milliards en juillet 2014. Elle  constitue la contrepartie apportée par la banque centrale en échange des titres en devises qu’elle assume dorénavant appelés « placement en devises étrangères » inscrits au bilan de la BNS.

Cet argent déposé sur des comptes courants -rémunéré actuellement à 0%- appartient désormais à des banques commerciales (identités non communiquées). Il constitue un actif pour ses propriétaires et un dû pour la banque centrale. Ce sont donc de facto des crédits purs et durs contractés par la BNS auprès des banques commerciales. Celles-ci peuvent grâce à ce « renflouement » développer leur propre création monétaire scripturale et donc amplifier leurs activités plus ou moins spéculatives

  • les « comptes des virement de banques et d’institutions étrangères », autre source de financement des acquisitions de devises et de créances publiques. Le principe est le même que le précédent à la différence près que les établissements se trouvent à l’étranger. Cette rubrique est passée de moins de 2 milliards en 2011 à près de 15 milliards (19 mia en avril 2014). Un bond notable a eu lieu en 2012 (12 mia). Peut-on y voir un lien avec l’ouverture d’une agence de la BNS à Singapour ?

Cette observation du bilan de la BNS appelle plusieurs constats. Le premier c’est que la BNS semble s’être elle-même financiarisée à l’image des Etats ou des entreprises transnationales y c des grandes banques. Son impressionnante expansion sans lien avec l’économie réelle et le PIB donne le sentiment de la constitution d’une bulle spéculative géante.

La présence massive de placements en euros fait perdre de facto l’indépendance tant recherchée dans la loi sur la BNS de 2003. D’ailleurs, quelques semaines avant la fixation du taux-plancher on pouvait relever ce passage dans un article du Temps du 15 juillet 2011 (3):

« Alors que le franc s’envolait mercredi vers de nouveaux sommets, Thomas Jordan, vice-président de la Banque nationale suisse, a fermement rejeté toute idée d’arrimer la monnaie helvétique à l’euro. «Notre mandat principal est d’assurer la stabilité des prix. Lier le franc à l’euro entraînerait de nouveaux problèmes, comme la hausse des taux d’intérêt en Suisse. En outre, une telle opération nécessiterait de modifier la Constitution. Nous ne pourrions plus assurer l’indépendance de notre politique monétaire», a-t-il rappelé mercredi à Zurich lors d’un podium de discussion organisé par l’Efficiency Club. »
La Constitution n’a pas été modifiée, le taux-plancher a été posé et la BNS a perdu son indépendance en matière de politique monétaire. A tout cela s’ajoute une question : que se passerait-il en cas de sortie d’un Etat-membre de la zone euro? Qui supportera les conséquences d’un défaut de paiement d’un des créanciers à risques?

Les risques d’hyperinflation sont réels. Tant que les banques commerciales accepteront de laisser leurs centaines de milliards dormir sur le compte à vue de la BNS à 0%, l’inflation sera en principe contenue. Mais que se passerait-il si ces mêmes banques pilotées en bonne partie par des puissances financières étrangères venaient à retirer leurs dépôts non obligatoires ? Et si elles décidaient de les injecter dans le marché suisse?

Le même septembre 2011, un évènement peu relayé dans la presse a eu lieu à Berne. Les autorités fédérales ont validé une loi appelée Too big to fail. Celle-ci garantit de manière illimitée et sans condition toute défaillance de toute banque répertoriée comme too big to fail. Cette garantie concerne l’argent public du pays mais aussi l’argent des citoyens (épargnes, caisses de pension, assurance-vie…). Le citoyen-contribuable qui gagne son argent grâce à son effort au travail doit garantir un circuit financier représenté par des responsables qui semblent bénéficier d’une impunité à toute épreuve. Les risques liés au concept de la Too big to fail a été remis en question par le FMI (4).

Les enjeux en termes de démocratie et du bien commun sont gigantesques, existentiels et essentiels pour l’avenir. Le travail n’est plus le facteur créateur de richesses. Le danger d’une création d’un circuit fermé créateur de richesses gigantesques réservé à une élite semble être en train de se mettre en place. Les gains basés avant tout sur la spéculation et les « coups » peuvent être si importants que la tentation des banquiers de tourner le dos au financement de l’économie réelle augmente.

A ce stade les questions et interrogations sont nombreuses. Est-ce que le portefeuille gigantesque de la BNS est encore utilisé pour le bien commun compte tenu de son refus de constituer un fond souverain pour la Suisse? Sa force de frappe boursière peut-elle « booster » artificiellement les marchés boursiers? Participe-t-elle alors à enrichir un petit nombre de manière démesurée? Est-elle devenue partie prenante de la finance-casino? Cette politique est-elle compatible avec la mission que le législateur lui a assignée ? Est-il légitime de faire porter des risques majeurs d’un système pour le moins problématique par les petits épargnants, contribuables, retraités? Est-elle en train de transférer son indépendance à des tiers étrangers avec l’assouplissement quantitatif et l’explosion du compte des virements des banques en Suisse remettant alors en cause la souveraineté du pays sans mandat connu? Quel poids politique ce compte de virements des banques donne-t-il à leurs propriétaires?

Surprenante BNS qui nous avait habitués à la prudence. Nous nous retrouvons avec une monnaie quasiment privatisée et une indépendance monétaire pratiquement perdue! La monnaie, la politique monétaire et la banque centrale sont autant de pierres angulaires à l’édifice de l’intérêt public, du bien commun et de la démocratie. Objectivité et neutralité doivent garantir l’équité entre les citoyens. Tout comportement qui ressemblerait à du favoritisme d’un groupe ou d’un autre est contraire à l’esprit d’une économie libre, à la liberté d’entreprendre et à l’Etat de droits.

Au pouvoir illégitime octroyé au marché financier, s’ajoute le fait que la richesse de la Suisse et des suisses est en mode de dilution avancée. Alors qu’une minorité d’individus a acquis un pouvoir de vie et de mort sur la monnaie nationale, un nombre grandissant du peuple peine à boucler ses fins de mois. C’est par la monnaie que la démocratie est en train de filer…

Liliane Held-Khawam

(1)La monnaie scripturale détruit les États! https://lilianeheldkhawam.wordpress.com/2014/07/19/la-monnaie-scripturale-detruit-les-etats/

(2) 5 Central Banks Move to Supply Cash to Europe, September 15, 2011, http://www.nytimes.com/2011/09/16/business/global/borrowing-costs-stubbornly-high-at-spanish-auction.html?_r=0

(3) http://www.letemps.ch/Page/Uuid/823b8ba4-ae59-11e0-8d13-d03d80d505be/Lier_le_franc_%C3%A0_leuro_cr%C3%A9erait_de_nouveaux_probl%C3%A8mes

(4) Le dernier « Rapport sur la stabilité financière globale » du FMI consacre un chapitre entier (sur trois) aux problèmes générés par les garanties étatiques offertes aux établissements considérés comme TBTF. Il y est très clairement expliqué que les banques qui bénéficient de ce type de garantie « ont peu d’incitation à surveiller et punir les prises de risque excessives ». Elles bénéficient par ailleurs de conditions d’emprunt plus avantageuses que ne le justifierait leur profil de risque, ce qui peut leur permettre d’augmenter leur niveau d’endettement pour « s’engager dans des activités plus risquées ». Ces établissements sont ainsi encouragés à rechercher une rentabilité à brève échéance, au détriment de leur viabilité à plus long terme.

Source : Global Financial Stability Report, avril 2014, p.102,

http://www.imf.org/External/Pubs/FT/GFSR/2014/01/pdf/text.pdf

The implicit government protection of these banks distorts prices and resource allocation. Because creditors of SIBs do not bear the full cost of failure, they are willing to provide funding at a lower cost than warranted by the institutions’ risk profiles. They also have little incentive to monitor and punish excessive risk-taking. SIBs then may take advantage of the lower funding costs to increase their leverage and engage in riskier activities. Banks may also seek to grow faster and larger than justified by economies of scale and scope to reap the benefits of the implicit funding subsidy granted to TITF institutions.

  • les « comptes des virement de banques et d’institutions étrangères », autre source de financement des acquisitions de devises et de créances publiques. Le principe est le même que le précédent à la différence près que les établissements se trouvent à l’étranger. Cette rubrique est passée de moins de 2 milliards en 2011 à près de 15 milliards (19 mia en avril 2014). Un bond notable a eu lieu en 2012 (12 mia). Peut-on y voir un lien avec l’ouverture d’une agence de la BNS à Singapour ?

Cette observation du bilan de la BNS appelle plusieurs constats. Le premier c’est que la BNS semble s’être elle-même financiarisée à l’image des Etats ou des entreprises transnationales y c des grandes banques. Son impressionnante expansion sans lien avec l’économie réelle et le PIB donne le sentiment de la constitution d’une bulle spéculative géante.

La présence massive de placements en euros fait perdre de facto l’indépendance tant recherchée dans la loi sur la BNS de 2003. D’ailleurs, quelques semaines avant la fixation du taux-plancher on pouvait relever ce passage dans un article du Temps du 15 juillet 2011 (3):

« Alors que le franc s’envolait mercredi vers de nouveaux sommets, Thomas Jordan, vice-président de la Banque nationale suisse, a fermement rejeté toute idée d’arrimer la monnaie helvétique à l’euro. «Notre mandat principal est d’assurer la stabilité des prix. Lier le franc à l’euro entraînerait de nouveaux problèmes, comme la hausse des taux d’intérêt en Suisse. En outre, une telle opération nécessiterait de modifier la Constitution. Nous ne pourrions plus assurer l’indépendance de notre politique monétaire», a-t-il rappelé mercredi à Zurich lors d’un podium de discussion organisé par l’Efficiency Club. »
La Constitution n’a pas été modifiée, le taux-plancher a été posé et la BNS a perdu son indépendance en matière de politique monétaire. A tout cela s’ajoute une question : que se passerait-il en cas de sortie d’un Etat-membre de la zone euro? Qui supportera les conséquences d’un défaut de paiement d’un des créanciers à risques?

Les risques d’hyperinflation sont réels. Tant que les banques commerciales accepteront de laisser leurs centaines de milliards dormir sur le compte à vue de la BNS à 0%, l’inflation sera en principe contenue. Mais que se passerait-il si ces mêmes banques pilotées en bonne partie par des puissances financières étrangères venaient à retirer leurs dépôts non obligatoires ? Et si elles décidaient de les injecter dans le marché suisse?

Le même septembre 2011, un évènement peu relayé dans la presse a eu lieu à Berne. Les autorités fédérales ont validé une loi appelée Too big to fail. Celle-ci garantit de manière illimitée et sans condition toute défaillance de toute banque répertoriée comme too big to fail. Cette garantie concerne l’argent public du pays mais aussi l’argent des citoyens (épargnes, caisses de pension, assurance-vie…). Le citoyen-contribuable qui gagne son argent grâce à son effort au travail doit garantir un circuit financier représenté par des responsables qui semblent bénéficier d’une impunité à toute épreuve. Les risques liés au concept de la Too big to fail a été remis en question par le FMI (4).

Les enjeux en termes de démocratie et du bien commun sont gigantesques, existentiels et essentiels pour l’avenir. Le travail n’est plus le facteur créateur de richesses. Le danger d’une création d’un circuit fermé créateur de richesses gigantesques réservé à une élite semble être en train de se mettre en place. Les gains basés avant tout sur la spéculation et les « coups » peuvent être si importants que la tentation des banquiers de tourner le dos au financement de l’économie réelle augmente.

A ce stade les questions et interrogations sont nombreuses. Est-ce que le portefeuille gigantesque de la BNS est encore utilisé pour le bien commun compte tenu de son refus de constituer un fond souverain pour la Suisse? Sa force de frappe boursière peut-elle « booster » artificiellement les marchés boursiers? Participe-t-elle alors à enrichir un petit nombre de manière démesurée? Est-elle devenue partie prenante de la finance-casino? Cette politique est-elle compatible avec la mission que le législateur lui a assignée ? Est-il légitime de faire porter des risques majeurs d’un système pour le moins problématique par les petits épargnants, contribuables, retraités? Est-elle en train de transférer son indépendance à des tiers étrangers avec l’assouplissement quantitatif et l’explosion du compte des virements des banques en Suisse remettant alors en cause la souveraineté du pays sans mandat connu? Quel poids politique ce compte de virements des banques donne-t-il à leurs propriétaires?

Surprenante BNS qui nous avait habitués à la prudence. Nous nous retrouvons avec une monnaie quasiment privatisée et une indépendance monétaire pratiquement perdue! La monnaie, la politique monétaire et la banque centrale sont autant de pierres angulaires à l’édifice de l’intérêt public, du bien commun et de la démocratie. Objectivité et neutralité doivent garantir l’équité entre les citoyens. Tout comportement qui ressemblerait à du favoritisme d’un groupe ou d’un autre est contraire à l’esprit d’une économie libre, à la liberté d’entreprendre et à l’Etat de droits.

Au pouvoir illégitime octroyé au marché financier, s’ajoute le fait que la richesse de la Suisse et des suisses est en mode de dilution avancée. Alors qu’une minorité d’individus a acquis un pouvoir de vie et de mort sur la monnaie nationale, un nombre grandissant du peuple peine à boucler ses fins de mois. C’est par la monnaie que la démocratie est en train de filer…

Liliane Held-Khawam

(1)La monnaie scripturale détruit les États! https://lilianeheldkhawam.wordpress.com/2014/07/19/la-monnaie-scripturale-detruit-les-etats/

(2) 5 Central Banks Move to Supply Cash to Europe, September 15, 2011, http://www.nytimes.com/2011/09/16/business/global/borrowing-costs-stubbornly-high-at-spanish-auction.html?_r=0

(3) http://www.letemps.ch/Page/Uuid/823b8ba4-ae59-11e0-8d13-d03d80d505be/Lier_le_franc_%C3%A0_leuro_cr%C3%A9erait_de_nouveaux_probl%C3%A8mes

(4) Le dernier « Rapport sur la stabilité financière globale » du FMI consacre un chapitre entier (sur trois) aux problèmes générés par les garanties étatiques offertes aux établissements considérés comme TBTF. Il y est très clairement expliqué que les banques qui bénéficient de ce type de garantie « ont peu d’incitation à surveiller et punir les prises de risque excessives ». Elles bénéficient par ailleurs de conditions d’emprunt plus avantageuses que ne le justifierait leur profil de risque, ce qui peut leur permettre d’augmenter leur niveau d’endettement pour « s’engager dans des activités plus risquées ». Ces établissements sont ainsi encouragés à rechercher une rentabilité à brève échéance, au détriment de leur viabilité à plus long terme.

Source : Global Financial Stability Report, avril 2014, p.102,

http://www.imf.org/External/Pubs/FT/GFSR/2014/01/pdf/text.pdf

The implicit government protection of these banks distorts prices and resource allocation. Because creditors of SIBs do not bear the full cost of failure, they are willing to provide funding at a lower cost than warranted by the institutions’ risk profiles. They also have little incentive to monitor and punish excessive risk-taking. SIBs then may take advantage of the lower funding costs to increase their leverage and engage in riskier activities. Banks may also seek to grow faster and larger than justified by economies of scale and scope to reap the benefits of the implicit funding subsidy granted to TITF institutions.

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Si la Banque Nationale Suisse (BNS) m’était «comptée»

Pour mes lecteurs, voici l’article paru sur les Econoclastes il y a deux jours.

Pour commencer voici l’article qui régit les attributions de la BNS :

Article 99 de la constitution fédérale

Art. 99 Politique monétaire

1. La monnaie relève de la compétence de la Confédération; le droit de battre monnaie et celui d’émettre des billets de banque appartiennent exclusivement à la Confédération.

2. En sa qualité de banque centrale indépendante, la Banque nationale suisse mène une politique monétaire servant les intérêts généraux du pays; elle est administrée avec le concours et sous la surveillance de la Confédération.

3. La Banque nationale constitue, à partir de ses revenus, des réserves monétaires suffisantes, dont une part doit consister en or.

4. Elle verse au moins deux tiers de son bénéfice net aux cantons.

Il faut ajouter que le Banque nationale est une société anonyme fondée en 1907, cotée en bourse, mais régie par une loi spéciale depuis 2002. Les détenteurs du capital sont :

La Confédération suisse ne possède aucune action.

La surveillance de la Banque nationale suisse est explicitement exclue du mandat du Contrôle fédéral des finances.

La fixation d’un taux « plancher » (floor)

Suite à la hausse vertigineuse du Franc suisse (CHF) depuis des années et de manière beaucoup plus prononcée entre 2008 et 2011, il a fallu que la BNS intervienne de manière drastique pour freiner cette hausse en appliquant un taux de change plancher contre la monnaie du principal partenaire économique (l’UE), ceci afin de stopper la force de la monnaie qui commençait à engendrer des problèmes importants pour les exportations suisses.

En conséquence en date du 6 septembre 2011 un taux de change de 1 EUR = 1.20 CHF a été fixé. La BNS a annoncé qu’elle défendrait ce seuil contre vents et marées.

Pour l’instant cette stratégie a fonctionné et s’est révélée globalement assez payante puisque ce plancher de 1.20 n’a (pour le moment) pas été attaqué.

CHF euro 1998 - 2014

La conséquence, un bilan démesuré

Suite à ce combat engagé par la BNS, le bilan de cette dernière a littéralement explosé depuis cette intervention pour se retrouver à un niveau jamais atteint. (ndlr : La BNS avait déjà acheté des euros à 1.43 plusieurs fois avant 2011 afin de tenter de freiner la hausse du CHF)

bilan BNS 1996 -2014

 

Un ratio Bilan de la BNS /PIB hallucinant 

Cette augmentation du bilan doit être remise en perspective du PIB pour se rendre compte de l’énormité du bilan de la BNS.

Ce dernier est à mettre en perspective avec les bilans des autres grandes banques centrales (toujours en rapport avec le PIB de chacun des Etats).

On constate bien évidemment la gigantesque hausse du bilan de la « Bank of Japan » suite aux injections massives de Yens

Total central bank assets as percentage of GDP 14

Si cela vous paraît déjà démesuré, cela ne m’étonne qu’à moitié. Et bien sachez (pour ceux que ne lisent pas mon blog) que la BNS fait encore plus fort !

La BNS a un bilan de 517.329 milliards de CHF (juillet 2014) et que le PIB suisse est de 151.900 milliards de CHF au 2ème trimestre 2014 (en stagnation).

En conclusion, le ratio Bilan /PIB (estimation PIB 2014) = 517.329 / 607.600 =

85.14%

Le bilan de la BNS c’est quoi ?

De quoi se constitue le bilan de la BNS aujourd’hui pour être devenu si énorme ?

Principalement de devises européennes (46%), américaines (27%) et japonaises (9%)

Et comment sont investies ces devises ? Pour 84% en obligations (73% en obligations d’Etats) et tenez vous bien, en actions et ceci pour un pourcentage de 16% représentant la modique somme de 82 milliards de CHF, soit plus de 10’000 CHF par habitant.

reserves de devises et titres en CHF BNS Q2 14


Et l’or dans tout cela ?

On se doute bien que dans toute cette histoire de devises, il y a un acteur qui a été largement laissé de côté et pour cause…l’or.

Rappel : La BNS a comme mission de conserver de l’or (mais le mandat n’est pas clairement défini puisque ce dernier ne mentionne pas la quantité et pour mémoire la BNS a vendu environ 1’300 tonnes d’or entre 2000 et 2005 (mon article de 2012 à ce sujet :http://blog.crottaz-finance.ch/?p=10238)) et il lui en reste 1040 tonnes aujourd’hui.

En conséquence, une initiative pour sauver l’or de la Suisse a été lancée et le peuple devra se prononcer le 30 novembre 2014: http://www.initiative-or.ch/initiative/index.html

Bien évidemment les milieux politiques demandent de rejeter cette initiative, car elle prive la BNS de liberté de création monétaire sans contrepartie

Depuis des années, la quantité d’or (en pourcent du bilan de la BNS) ne fait que chuter.

reserves monetaires BNS 2006-2013

Alors que son bilan explose de monnaies diverses et variées.

bilan BNS gold devises reserves

Un plancher en papier et un risque monétaire

Ces derniers temps, l’euro s’est passablement affaibli et le plancher de 1.20 se rapproche dangereusement (une intervention supplémentaire de la BNS ne peut désormais plus être exclue).

change euro chf une année

La valeur du franc suisse est indéniable car la dette publique suisse n’est que 35,2% du PIB environ (confédération et cantons) et c’est pour cela que le marché va en acheter (pour probablement se protéger de la chute des autres monnaies. En conséquence, la BNS va devoir se mettre en face des acheteurs en vendant le CHF. Pour combien de temps ? Avec quelle puissance ? Que va-t-elle faire de tous ces euros ? Achetez de la dette des pays ? Acheter des actions ?La BNS se transforme gentiment en hedge funds.

Pourquoi la BNS n’a-t-elle pas allégé son énorme position lorsque l’euro flirtait avec 1.25 CHF ?

Pourrait-on imaginer un scénario de lente intégration (rampante) de la Suisse dans l’euro (ce que veulent les dirigeants mais pas le peuple (souverain je le rappelle !)) ?

Imaginez que soudainement la BNS possède des milliers de milliards d’euros et que son message soit : « Adhérons à l’euro sinon nous sommes ruinés ! »

Et si de toute façon cette création monétaire ex-nihilo ne nous ruinait pas finalement en tuant notre pouvoir d’achat ?

Les prochains temps seront déterminants pour la Suisse, la BNS et sa politique monétaire.

Tous mes articles sur la BNS ici : http://blog.crottaz-finance.ch/?tag=bns

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BNS: On s’approche à nouveau du « floor »

Monsieur Jordan s’est exprimé dernièrement dans les médias.

Je cite le journal « Le Temps »:

« L’exposition du franc à la crise ukrainienne

lundi, 10.03.2014
Des crises telles que celle que traverse l’Ukraine déstabilisent les marchés financiers et compromettent la stabilité de l’économie mondiale. Selon Thomas Jordan, le président de la Banque nationale suisse (BNS), ces situations d’incertitude tendent à accroître la pression à la hausse sur le franc.

Jusqu’à présent, la crise a surtout affecté les marchés financiers et celui des matières premières, déclare le président de la BNS dans un entretien au Basler Zeitung de samedi. En outre, les devises des pays de la région concernée sont considérées comme sûres.

«S’il est possible de désamorcer le conflit bientôt, l’impact sera limité», ajoute M. Jordan. Les dangers de la crise ne sont toutefois pas à sous-estimer, d’autant que l’épicentre se trouve en Europe.

Malgré un renforcement significatif du franc suisse, la BNS n’est pas intervenue sur les marchés monétaires. Depuis septembre 2012, la BNS n’a pas eu à acheter de devises pour faire prévaloir le cours plancher, a-t-il rappelé. »

 

Et voici le graphique de l’évolution de l’EUR contre le CHF depuis deux ans.

eur-chf 12-3-2014

A votre humble avis, que penser de cette situation ?

Tout d’abord Monsieur Jordan se targue de n’avoir pas eu à acheter d’euros depuis 2012. Là je dis bravo, c’était bien joué.

Par contre, vendre quelques euros n’aurait pas été une mauvaise idée lorsque le cours de change était à 1.25 en lieu et place de garder l’équivalent de 218 milliards de CHF en euro ?

On se rapproche gentiment et dangereusement du fameux plancher. Pourquoi ?

J’ai tourné cela dans tous les sens car pour moi historiquement le USD était la valeur refuge, mais pas dans ce cas là.

En effet, après réflexion, je pense que les russes retirent l’argent des USA et d’Europe pour le mettre dans un pays stable, démocratique et sur une monnaie solide.

Ils n’ont pas l’embarras du choix et il est possible que ce soit la Suisse qui joue cette valeur de refuge. Désormais, en cas d’embrasement en Ukraine ou autre problème politique Monsieur Jordan aura du soucis à se faire.

 

Fallait y penser avant, non ?!?!?

 

 

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Le graphique qu’aucun banquier central n’osera vous montrer !

Le pouvoir d’achat des monnaies fiduciaires sur plus de 120 ans.

PATHETIQUE !!

pouvoir d'achat du CHF et de l'or depuis 1890

 

Avec l’or le pouvoir d’achat a été maintenu.

On remarque – en 1936 – lors de l’abandon de l’étalon or que l’or s’écarte grandement de la monnaie fiduciaire suisse:

27.09.1936
Arrêté du Conseil fédéral instituant des mesures monétaires; le franc suisse est dévalué de 30% en moyenne (RO 52, 765).

http://www.snb.ch/fr/iabout/snb/hist/id/hist_wpc/7

J’ajoute à mon grand désespoir, que le CHF a été la meilleure monnaie.

J’avais déjà produit des graphiques comparatifs des monnaies fiduciaires FRF et GBP contre CHF:

200 ans de Francs Français contre le Franc Suisse

200 ans de livre sterling contre franc suisse

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Des graphiques très longs sur l’or et sa relation avec le USD et le CHF

Les marchés mettent les nerfs à rude épreuve et comme vous avez pu le constater, je fatigue un peu, ayant un peu moins d’énergie pour rédiger.

De plus, ce qui se passe actuellement en Suisse autour du secret bancaire et la panique totale des banquiers – prêt à balancer pères et mères – commence légèrement à m’indisposer, voire me dégoûte !

En conclusion humoristique: « C’est la merde !(120 secondes) »

Messieurs les banquiers ! Assumez les premiers ! (UBS et Wegelin  ont payé et ont affronté les USA seuls, eux !)
et pendant ce moment les Bahamas et le Delaware coulent des jours heureux !

Retour sur l’or, le USD et le CHF (graphiques spéciaux pour mon ami Philippe qui aime les longs graphiques)

Certains peuvent voir une corrélation.

D’après Bloomberg (et la recherche du fameux R2), il n’y a absolument aucune corrélation inverse (le R2 n’atteignant pas les 0,8)

 

gold usd depuis 1700

usd chf et once chf depuis 1820

 

 

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L’euro dépasse 1.25 contre CHF et la BNS possède toujours plein d’euros

L’histoire de la grenouille qui voulait se faire plus grosse que le bœuf est en train de se dérouler sous nos yeux.

Jusqu’à quand la BNS arrivera-t-elle a garder ses euros sans exploser ?

En tous les cas, pour l’instant, force est de constater que la BNS a de la chance (ou de la classe ?) avec l’évolution du cours de change du CHF.

Elle est en train d’affaiblir sa monnaie (sauf contre YEN car les japonais sont super plus forts à ce jeux là !).

Le Bilan de la BNS est à hurler en rapport au PIB, mais cela je vous l’avais déjà mentionné

BKzBVj4CUAAvtZY

 

rapidement un lien pour un site que recense les banques suisses et leurs ratios: www.swissbankequity.ch

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Le cours de l’or en CHF depuis le début du 20ème siècle

Chiffres arrêtés à fin janvier 2013

kilo or en chf debut siècle

 

en LOG

kilo or en chf debut siècle loga

 

Pour revenir sur mon avis que l’or (et les mines) sont sur-vendues, j’ajoute – comme argument – la quantité importante de sortie de fonds des ETF en Février (on dirait comme un sell-off) (source Barclays)

etf outflow

Et les actions des politiques (de tous bords) au sujet de l’or

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source :http://www.mining.com/a-history-of-gold-confiscation-infographic-3281/

Combien d’onces faut-il pour se payer le Dow Jones (source Long wave)

dow gold longwave

et quelques articles intéressants: Gold’s next bull run before year’s end: GATA director Ed Steer

John Paulson’s gold fund dove 18% in February

Council website illustrates the story of gold

 

 

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La Suisse financerait la moitié du déficit du centre de la zone euro

Je me permets de vous remettre cet article dans lequel j’expliquais que la BNS achetait  – avec son accumulation d’euros – des emprunts obligataires allemands notamment.

http://blog.crottaz-finance.ch/?p=8087

dont le passage:

« Certains pensent que la BNS fait une très bonne affaire en achetant de l’euro et de le placer dans des obligations allemandes et françaises (car pour mémoire le Portugal, l’Irlande ne figurent plus sur la liste des investissements recommandés). L’article: SNB kauft nur deutsche und französische Anleihen. Si Je comprends bien cet article, on achète une dette qui est de meilleur qualité en pensant que malgré le fait que l’émetteur soient lourdement engagé sur la mauvaise qualité, cela n’aura pas d’impact. Personne n’envisage d’effet domino? Tiens cela me rappelle le subprime ou l’exemple pris par Konrad Hummler qui parlait de mélanger les qualités de saucisses médiocres avec la bonne saucisses de Saint-Gall en espérant avoir une bonne saucisse en finalité. »

Et le très bon quotidien  » Le Temps » raconte que S&P a étudié le cas et que La Suisse financerait la moitié du déficit du centre de la zone euro

Et après cela, les pays, qui nous entourent, continuent de nous mettre une pression dingue.

J’avais écrit une phrase agressive, je vais me retenir. (pour cette fois, car je commence à en avoir assez)

Ma question. Que va-t-il se passer désormais ?

  1. La Suisse tiendrait-elle la zone euro par la barbichette ?
  2. Que se passe-t-il si la BNS balance tous les euros sur le marché (et par la même occasion les emprunts d’Etat allemands, français) ? les taux vont s’envoler et c’est la fin de la zone
  3. Pourquoi la Suisse n’envoie pas ballader ces Etats agressifs qui achètent des données volées et sont des receleurs ?
  4. Serait-ce David contre Golliath?
  5. Le secret bancaire ne serait qu’un prétexte pour nous forcer à faire allégeance ?
  6. autres suggestions bienvenues… (et scenarii)
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BNS: David contre Goliath

Le site zerohedge consacre un billet fort intéressant sur l’activité de la BNS avec son plancher à 1.2 CHF pour 1 EUR.

Les économistes sont divisés sur le sujet: la strategie de la bns divise les economistes (20 minutes)

Pour rappel tous mes articles concernant la BNS: Crottaz-BNS

Je résume brièvement l’article de zerohedge. Les graphiques parlent d’eux-mêmes

  • La BNS a augmenté ses positions en monnaies étrangères en passant de moins de 100 milliards de CHF à fin 2009 à 300 milliards (ou 60% du PIB) au 3ème trimestre 2011. C’est une somme importante pour un petit pays. (CHF 50’000 par citoyen !)
  • La BNS a aussi acheté beaucoup de USD (doublement de sa détention au Q3).
  • Depuis début 2010 la BNS n’a pas réussi à contrer la baisse de l’euro.

 

  • L’or (jaune) est évalué mark-to-market et engendre un gros impact que le compte perte et profit de la BNS.
  • Comme la BNS invsestit dans des obligations étrangères (bleu), un changement de taux a un impact important sur les cours des obligations.
  • Le BNS semble posséder aussi une grande position en actions. Au Q3 les principaux indices ont chuté de 11%(SMI), 14& SP500) et 25% (DAX). En tenant compte d’une baisse moyenne de 15% la BNS doit avoir environ 20 milliards en actions (étant donné la perte de 3 milliards au 3ème trimestre dans les comptes).
  • Le plus grand impact vient des positions en devises (rouge). Sur 5 trimestres (Q2/00 à Q2/11, la BNS a perdu 42 milliards ou 8% du PIB. C’est un montant énorme qui se voit généralement en uniquement en période de crise.

 

article complet: David Versus Goliath – The SNB Against Everybody Else

ndlr: ça fait peur !

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La bulle des emprunts d’Etats

Comme vous avez pu le constater, les taux offerts par certains Etats pour leurs obligations sont très faibles (voire, pour certaines échéances, négatifs: lire mon article: « La Confédération se fait des ronds« )

Voici un tableau récapitulatif des taux d’intérêts à 10 ans des quelques pays (source Bianco Research)

 

L’évolution sur 20 ans des taux suisses à 10 ans.

La Suisse – dans sa quête de vouloir à tous prix maintenir le taux de change plancher avec l’euro – ne serait-elle pas aussi en train d’entretenir la bulle sur les emprunts d’Etat ?

En effet, le BNS achète des euros à chaque fois que le cours passe au-dessous de 1,2. Que fait-elle avec les euros achetés ? Elle les place probablement en bons du trésor allemands (Pays réputé être le plus solide de la zone euro) ou des bons du trésor d’autres pays de la zone (Hollande, France), ce qui revient à faire monter les prix et donc baisser les rendements.

Dire que les banques centrales alimentent la bulle, il n’y a qu’un pas qu’il est facile de franchir.

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La B.N.S. serre les fesses

Voilà plusieurs semaines que je ne vous ai écrit ce que je pense toujours du plancher de change EURO/CHF qui a été mis en place par la BNS.

Pour mémoire quelques uns de mes billets:

La BNS devra rendre des comptes

Les bilans des banques centrales en % du PIB

Les billets de banque en francs suisses sont-ils couverts par de l’or ?

Ces derniers jours, il me semble qu’on assiste à beaucoup d’agitation autour de la BNS et de la défense du cours de change plancher CHF contre EURO (à 1.20 CHF pour 1 EURO) (je rappelle que l’utilisation du terme PEG est erronée car ce n’est pas un taux de change fixe (parité) que la BNS défend. Dans le cas cas de figure d’un PEG, elle devrait acheter et  surtout vendre en permanence pour maintenir ce fameux PEG.

Dans le modèle actuel de plancher, la BNS ne fait que de soutenir l’euro (ou affaiblir le CHF) dès que le cours de change passe au-dessous du plancher de 1.2.

Thomas Jordan persiste et signe

La BNS veut des mesures pour réduire l’attrait de la Suisse

Il reste encore quelques idées et possibilités comme la mise en place d’un taux d’intérêt négatif sur les compte en CHF détenu pas des non-résidents

Des PPE aux prix clairement surfaits

La BNS se plaint d’un bulle immobilière, mais elle en est parteillement responsable. Je lui propose quelques idées (politiquement incorrectes) pour décourager les acheteurs, comme:  L’accession à la propriété doit devenir plus difficile en empêchant les retraits de prévoyance ou en imposant  ces mêmes retrait de manière plus forte.  Autre idée: Forcer les banques à avoir encore plus de capitaux propres, elles ne pourront plus trop prêter ces prochains temps. Par contre, impossible (comme il est suggéreé) d’avoir un impact sur les taux (sauf ceux que la BNS maîtrise soit très court terme). Les taux sont déterminés généralement par le marché !

SNB considers capital controls if euro falls apart

hayek bns

Le Fils de feu Nicolas Hayek se contredit:

D’un côté, il demande que l’on affaiblisse le CFH à 1,3 voire 1,35 contre euro et de l’autre que les matières premières baissent….Je n’ai pas fait de grandes études, mais toute chose étant égale par ailleurs, si le CHF s’affaibit à 1,35, il y aura instantanément une hausse (en CHF) des matière premières.

La force du CHF est un avantage depuis longtemps pour les importations…personne n’en parle.

Par contre, subsiste toujours le problème d’avoir lié la destinée du franc suisse à l’euro.

Surtout si la sortie de la Grèce se confirme et que cela coûte 1’000 milliards d’euros..
http://www.bloomberg.com/news/2012-05-25/dallara-says-greek-euro-exit-may-exceeed-1-trillion-euros.html

et la BCE serait insolvable

http://www.agefi.fr/articles/marches-la-bce-serait-insolvable-si-la-grece-devait-quitter-l-europe–250034.html

et Madame Lagarde qui met de l’huile sur la feta

http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/-Tous-les-Grecs-doivent-payer-leurs-imp-ts–24094729

Je continue de dire que ce lie euro-chf est une pure folie.

Nous ne connaîtrons qu’en juillet ce qui a été réalisé par la BNS durant le deuxième trimestre de l’année (je parle du détail)

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