La BNS se tire une balle dans le pied

La mise en place d’un intérêt négatif de -0.75% sur tous les dépôts auprès de la BNS pose plusieurs problèmes à notre noble institution qu’est notre banque centrale et met les dépositiaires dans l’embarras.

Un taux d’intérêt négatif avait été mis en place il y a quelques décennies (1979), mais il ne frappait que les capitaux étrangers.

Au contraire, aujourd’hui, tout le monde est frappé par cette mesure, surtout les caisses de pensions (sauf celles de la confédération, oh scandale ! La caisse de pension de la BNS exemptée du taux d’intérêt négatif ), assurances, banques, etc.

Presque toutes les banques répercutent à leurs clients l’intérêt négatif selon leurs fortunes (ça change au jour le jour):

Lombard Odier, la Banque Cantonale de Zurich, Credit Suisse, UBS ou encore

BCV: http://www.tdg.ch/economie/argentfinances/La-BCV-pratiquera-le-taux-negatif-au-comptegouttes/story/11226102

Pictet (dès 1 mios, 10 février 2015): http://www.bilan.ch/argent-finances/pictet-introduit-tour-taux-negatifs-gros-clients

La BNS a ouvert une boîte de pandore.

 

Petit aparté:

Il y a désormais des années que la BNS devait changer les billets de banque en circulation. Elle a trouvé maintes excuses dont celle de problèmes d’impression, de papiers, de sécurité…

Je vais vous écrire le fond de ma pensée. Il est totalement impossible que ces problèmes durent aussi longtemps (ils existent depuis 2010)

2012: http://www.lematin.ch/economie/Nos-futurs-billets-de-banque-cherchent-leur–papier/story/23428267

2014: http://www.bilan.ch/economie/de-billets-de-banque-lan-prochain-suisse

En fait (idée certainement issue de mon cerveau de tordu qui cherche toujours à savoir à qui profit le crime) je pense que c’est une volonté.

En effet, si le secret bancaire tombait, il serait totalement impossible de changer les anciens billets contre les nouveaux (pour ceux qui posséderaient du cash non déclaré), puisqu’un passage au guichet serait obligatoire et laisserait une trace.

10er 100

Evelyne Widmer-Schlumpf et la BNS jouent la montre et attendent que tous les accords passent en force (OCDE, GAFI) (elles l’espèrent avant le vote sur cette initiative: http://www.proteger-la-sphere-privee.ch/)

 

Revenons à nos moutons:

Nous assistons à une légère ruée sur le cash pour le mettre au coffre plutôt que de subir un intérêt négatif. Tout ce cash (déclaré) est pénalisé.  La BNS a même donné des instructions pour empêcher les grands retraits (par des caisses de pension ou assurances):

On assiste aussi à des scènes étranges où des personnes, qui ont économisé depuis des années, veulent – à tout prix – acheter un bien immobilier pour ne pas subir un intérêt négatif sur les centaines de milliers de CHF qu’elles possèdent en compte.

On constate effectivement que les billets en circulation sont en constante augmentation (c’était d’ailleurs un de mes anciens concours)

billets en circulation suisse 1979-2015

Comme presque tout le monde le sait,  les banques créent de l’argent à partir des dépôts qu’elles obtiennent.

Si les déposants / épargnants se mettent à retirer leur argent, les banques vont devoir faire face à une espèce de « banque run »

Les banques (institutions privées) créent donc de la monnaie qui est un « bien » étatique ! (l’Etat et les banques marchent donc la main dans la main)

Certains veulent que cela change: Une récolte de signatures est en cours:

monnaie pleine

http://www.initiative-monnaie-pleine.ch/

En conclusion:

« Withdraw or not withdraw that is the question ! »

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Caisses de pension en Suisse, le point sur les indices LPP

Avec la hausse des marchés (réguliers, notamment le healthcare, pharma, etc.) les caisses de pensions se portent mieux.

On remarque que le rendement depuis la création n’est que de 1 à 3% annuel ce qui laisse peu de marge de manœuvre en cas de baisse, mais c’est mieux que les années précédentes lorsque les rendements étaient faibles.

lpp2000 au 9-4-13

Les caisses de pension peuvent ainsi souffler.

On entend beaucoup moins parler des problèmes de couvertures dans les médias depuis quelques trimestres

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Prévoyance-retraite, la polémique enfle (encore dirais-je)

J’aime à revenir sur ce que j’écris, cela permet de juger si j’avais du bon sens (c’est ce dernier qui est le meilleur conseiller)

Voici donc les articles sur la prévoyance: http://blog.crottaz-finance.ch/?cat=16, articles dans lesquels je vous annonçais les problèmes de rendements et de financements des retraites. Pas besoin d’être un génie, un économiste, un ingénieur des mines etc. pour anticiper ce qui se produit graduellement chaque jour.

Aujourd’hui voici un article polémique qui fera certainement plaisir à deux autres blogs francophones: http://auxinfosdunain.blogspot.com/ et http://leblogalupus.com/, puisque, me semble-t-il, ils partagent mon point de vue sur le système qui a été mis en place depuis les années 80 (en Suisse) et qui aujourd’hui est en train d’exploser. J’y reviendrai par la suite.

Depuis quelques jours, soudainement (ce doit être le printemps), les médias se sont attaqués au sujet des caisses de pension de manière importante.

– Les journaux tout d’abord, avec des articles du temps (pour les abonnés):

et le rapport de swisscanto sur la situation des caisses: swisscanto 513835

– La radio (pas plus tard que ce matin):

J’apprécie le ton positif de Monsieur Ghelfi, mais je n’abonde pas en son sens (N’y a-t-il a pas de contradicteurs en ce bas monde ?) et ceci pour plusieurs raisons:

  1. Monsieur Ghelfi parle d’investissement à long terme 30-40-50 ans.Ndlr: Sur certain marchés financiers (actions), les actions sont au plus bas depuis plus de 20 ans.
  2. Monsieur Ghelfi parle d’une situation de taux médiocres temporaire?). Ndlr: Et si cela dure ? Scénario à la japonaise ?
  3. Il parle des caisses de pension publiques surtout. Ndlr: Je vous l’avais déjà mentionné, c’est le publique qui est le plus mal géré. Désormais ce sont des dizaines de milliards qui seront nécessaires pour renflouer les caisses étatiques. Qui va payer ? Le contribuable, je ne vois pas d’autres solutions. Donc vous et moi ! Je tiens à mentionner que dans le canton de Neuchâtel, trois caisses publiques (ville de La-Chaux-de-Fonds, Ville de Neuchâtel et Canton de Neuchâtel) ont fusionné pour donner naissance à un organisme centralisé … qui se retrouve être plus grand- en terme de nombre d’employés (pas d’affiliés !) par la nouvelle entité – que les trois séparées…quelle économie réalisée !!!
  4. Monsieur Ghelfi avance qu’il ne faut pas paniquer……Ndlr: Moi je suis en mode panique et je vais vous expliquer pourquoi !
  5. Monsieur Ghelfi parle d’immobilier, parlons-en ! Le professeur Jeanrenaud en parle dans l’impartial: (source: L’impartial, le 15 mai 2012)

La gestion des caisses publiques est donc toujours inquiétante.

Monsieur Ghelfi oublie un élément ESSENTIEL ! La pyramide des âges, mais aussi l’allongement de la durée de vie et l’explosion des coûts de la santé ! Il y a de moins en moins de personnes actives pour chaque retraité: Les retraités vivent de plus en plus vieux !

Il me semble donc que monsieur Ghelfi prêche pour sa paroisse, puisque lui-même bénéficie de largesse de caisse de pension (il est âgé de 70 ans) et qu’après son court passage en politique (une législature, conseiller communal de Neuchâtel de 72 à 76) il bénéficiait ( La loi a été modifiée en 87 puisencore une dexuième fois par la suite après avec le problème de Pierre Bonhote: http://www.rtn.ch/rtn/Actualites/Regionale/20120113-Pierre-Bonhote-ne-touchera-pas-de-rente-a-vie.html) d’une clause qui lui attribuait une rente à vie s’il ne trouvait pas d’emploi ou une rente de compensation pour la différence avec son salaire politique tout cela financé par l’Etat, donc le contribuable. Une véritable rente de situation.

Certains estiment qu’il faudrait plus de 3 millions de réserves techniques pour garantir la rente d’un seul Conseiller d’Etat à Neuchâtel après 2 législatures complètes, soit huit ans de travail. Les cotisations qu’il faudrait payer dans une caisse de pension normale sont plus élevées que le salaire perçu pendant ces huit ans!!!

Et en plus, on m’informe que:

« Les montants des cotisations et intérêts  accumulés avant l’entrée en fonction de Conseiller d’Etat reste acquis à la personne sur un compte de libre passage pour l’âge de la retraite, il n’est pas transféré dans la Caisse de Pension des Conseillers d’Etat. Le comble, c’est qu’ il n’existe pas de véritable Caisse de Pension pour ces Messieurs, c’est le budget de l’Etat qui verse ces rentes à vie. Idem pour les villes. Par conséquent la sous-couverture de la CPNE (caisse pension Neuchâtel) est théoriquement encore plus élevée que réelle, car une rente à payer sur le budget de fonctionnement, c’est une dette de consommation pour le futur. »

Pauvre jeunesse de ce beau canton…

Mon informateur ajoute:

« A l’âge de 28 ans et après seulement 4 ans au Conseil Communal de la Ville de Neuchâtel, (Il n’avait pas été réélu), le règlement de l’époque garantissait à M. Ghelfi une rente à vie de 50% de son salaire et avec indexation ! Excusez du peu.

Le règlement de la Caisse de Pension a heureusement été changé (voir plus haut) une première fois, juste après ce scandale (légal) appelé à l’époque l’affaire « GHELFI ». Il y a de cela maintenant 43 ans…

Il est très facile de travailler après l’âge de 28 ans pour différents organismes d’Etat en sachant que l’on a déjà une rente garantie à vie de 50 % de son dernier salaire. »

 

J’estime donc que Monsieur Ghelfi n’est pas, à proprement parler, la personne la mieux placée pour s’exprimer sur les retraites et leurs financements, car il est juge et partie. La Radio Romande ferait mieux de nous inviter des contradicteurs, plutôt que de faire passer des monologues univoques.

Voici donc le début de mon article polémique:

Je prie les lecteurs de bien tout lire et de prendre du recul sans sortir des cas isolés ou spéciaux, cet article affronte le système global.

Nous sommes à l’aube d’une guerre. Laquelle me direz-vous ? La guerre des générations. Pourquoi ?

Parce depuis les années 1970, la fin du choc pétrolier et l’abandon de l’étalon or, la génération de l’époque s’est gavée (sur le site auxinfosdunain, ils sont nommés les goinfres). Elle a dépensé sans compter, creusé des déficits sans se soucier de ce qu’elle allait laisser à ses enfants. Des exemples parmi tant d’autres:

  • Depuis 1974 la France n’a jamais eu un budget à l’équilibre
  • Des Etats endettés jusqu’à la dernière tuile
  • La création des caisses de pension (LPP, 2ème pilier) était en discussion depuis ces années 70 et a été introduite le 1er janvier 1985. Ce modèle « économique » est basé sur un principe « faux », celui de la croissance à long terme. Je vous avais fait la démonstration que même 2% de croissance, c’est impossible ! à relire ici: mille milliards de mille sabords et la croissance infine ? Le leurre des pourcentages

Philippe Wanner, professeur à l’institut d’études démographiques de l’Université de Genève qui est l’auteur d’une étude publiée en 2008 sur la situation économique des actifs et des retraités. Cette étude montre que les 55 à 75 ans sont les mieux lotis économiquement en Suisse. (ouf j’ai 45 ans….)

Le pire dans tout cela, c’est qu’aujourd’hui cette génération de dépensiers ne se rend même pas compte du mal qui a été fait. Il va falloir payer la note, mais pas sur les retraites actuelles que touchent les retraités. C’est une plaisanterie ! Avec l’allongement de l’espérance de vie, on se retrouve avec des affiliés qui coûtent bien plus (+) que ce qu’ils ont cotisé, c’est une évidence.

Je ne leur jette pas la pierre, ils faisaient partie d’un système qu’ils pensaient bon et bien organisé/régulé, malheureusement il s’agissait d’un postulat erroné.

Ce qui m’attriste, c’est que le comportement de certains n’a pas changé !

Les seniors claquent leur pension puis sollicitent l’Etat

Ils continuent à mener la grande vie !

L’Etat cherche donc à empêcher les retraits de LPP: vives critiques des restrictions envisagées et http://www.illustre.ch/2eme-pilier-prevoyance-fonds-de-caisse-de-pension-devenir-proprietaire_159588_.html

On a d’un autre côté, beaucoup de personnes qui vivent au crochet de l’Etat sans vouloir travailler (ou si peu).

Chaque mesure, règlement, loi, a des conséquences que peu de gens semblent pouvoir prévoir. Le filet de protection social mis en place dans nos Etats-providence a- non pas – renforcé la solidarité, mais au contraire renforcé l’égoïsme, chacun cherchant à vivre au dépens des autres et transformé beaucoup de gens en assistés irresponsables…

Un égoïste c’est quelqu’un qui ne pense pas à moi…(à méditer)

Je prêche presque dans le désert, j’en suis conscient…..

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La future guerre pour les retraites ?

Les retraités de demain ne seront pas logés à la même enseigne que ceux d’aujourd’hui.

Pourquoi ?

Parce que les retraites sont financées par les personnes actives, investies sur les marchés de capitaux (à l’exception de certaines situations où la retraite figure simplement comme ligne comptable dans la dette de certains Etats pour certaines professions) et subissent de plein fouet: 1) la baisse des rendements 2) La baisse du nombre de cotisants 3) Un montage ponzien (pyramide de Ponzi).

article inspiré par: http://www.zerohedge.com/article/prepare-global-pension-war

En Irlande trois quart des caisses sont dans le rouge: troisquart caisses irlandaises dans le rouge

En suisse, Swisscanto a publié un rapport très intéressant sur 2009: caisse des pensions swisscanto

d’où le graphique ci-dessous est tiré. Question subsidiaire, pourquoi les caisses publiques sont-elles plus dans le rouge ?

A Nice, les pompiers se mettent à manifester pour leurs retraites: affrontements-entre-pompiers

Aux Etats-Unis d’Amérique, le nombre des bénéficiaires ne cesse d’augmenter (source mybudget360).

L’âge des bénéficiaires augmente à chaque minute et un déplacement des jeunes de 1970 vers les « plus âgés » de 2000 montre clairement le problème (pyramide des âges).

Je vous renvoie à mes articles précédents au sujet de la prévoyance: http://blog.crottaz-finance.ch/?cat=16

En conclusion, en accord avec les anticipations de zerohedge et comme souvent répété sur ce blog, les retraites promises ne seront pas versées (tout du moins si rien ne change), économisez pour vos vieux jours et ne comptez pas sur l’Etat pour vos vieux jours, il existe de grandes chances pour que les caisses soient vides.

Plus  les assurés, bénéficiaires se rendront compte que les mesures prises par les gouvernements (allongement des durées de cotisations etc.) ne suffiront pas,  plus la grogne montera et plus l’instabilité sociale grandira.

En Grèce, en Italie, en France, les manifestations commencent et d’ici à ce qu’elle débordent, il n’y a qu’un pas.

Les Etats ne prennent que des mesurettes au coup par coup. Les peuples ne sont prêts et ne veulent pas affronter l’inéluctable ne voulant pas admettre qu’ on leur a fait des promesses qui ne seront pas tenues: MUNDUS VULT DECIPI

Monsieur Marc Faber le dit bien: « Soit on allonge directement l’âge de la retraite à 70 ans et on coupe dans les prestations pour qu’il subsiste des montants à distribuer, soit on fonce droit dans le mur ».

N’oubliez pas: « les belles promesses, rendent les fous joyeux »

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