BNS: ce qui devait arriver, arriva

Bonne année à toutes et tous.

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Voici que l’actualité me donne un article prévisible (que j’avais prévu) ici en janvier 2011 !: Les cantons suisses « assistés » ?

Le « grand argentier* du canton de Vaud s’inquiète (c’est le moment…): Broulis Un coup dur pour la Suisse et les cantons

Tant que la BNS continuera d’être une annexe de la BCE et que la politique de garder de l’Euro, des dollars et des yen en masse sera maintenue, les résultats financiers seront influencés par la monnaie papier.

Je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi la BNS ne vend pas les euros quand cette monnaie monte vers 1.25, histoire de diminuer un bilan extra-gonflette !

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La BNS devra – un jour – se séparer de toutes les monnaies étrangères

La BNS persiste et signe ! Attention le danger se rapproche chaque mois (Iceberg droit devant)

La BNS devra rendre des comptes

 

Only time will tell !

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Audio RTS:Le wishfull thinking est monnaie courante et il faut y croire

Ce matin sur la Radio Suisse Romande Jean-Pierre Beguelin ancien chef économiste de la BNS et de Pictet qui nous raconte sa jolie vision des choses (sans contradicteur bien sûr). Le pays des bisounours.

Tout va bien, les banques sont super capitalisées et les banques centrales ont tout pouvoir.

Je me marre… (jaune) et heureusement que sur son site un autre Jean-Pierre (Chevallier) nous explique la BCE en folie: http://www.jpchevallier.com/article-les-marioles-de-la-bce-en-folie-120229607.html

et du besoin de 4 banques françaises: http://www.jpchevallier.com/article-leverage-reel-des-banques-francaises-2-trimestre-2013-119425554.html. D’après M. Chevallier il faut déjà 4x plus d’argent que ce qu’annonce M. Beguelin.

Certains intervenants comme les analystes, économistes proches du pouvoir ou des banques n’ont pas vu la crise 2008 arriver.

Rien n’a changé depuis (voire c’est pire en ce qui concerne les dettes et le chômage), mais pour eux tout va bien. Retour à la normalité paraît-il.

Il m’est toujours impossible de comprendre comment il est possible de ne pas voir, ni admettre les évidences.

MUNDUS VULT DECIPI ERGO DECIPIATUR

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Audio/Vidéo: RTS, La politique monétaire de la FED mène-t-elle le monde à sa ruine?

Cédric Tille et Pierre Leconte en contradiction.

La politique monétaire de la FED mène-t-elle le monde à sa ruine? – 19.09.2013

La FED, la Réserve fédérale américaine, continue d’inonder le marché de ses liquidités alors que les spécialistes s’attendaient plutôt à une réduction. Cette politique monétaire extrêmement expansive pour la Banque centrale américaine est destinée à soutenir à tout prix l’économie et réduire le chômage. Le débat entre Cédric Tille, professeur d’économie à l’Institut de hautes études internationales et du développement et Pierre Leconte, gérant de fortune chez Buchs Finance à Genève et président fondateur du Forum monétaire de Genève pour la paix et le développement.

Cédric Tille: https://sites.google.com/site/cedrictilleheid/ un proche de la BNS.

Il ne peut donc pas nier l’action d’une banque centrale (2011- à aujourd’hui: Member of the Bank Council of the Swiss National Bank). Pour lui la FED est toute puissante….on en reparle dans quelques années.

Pierre Leconte: http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Leconte

Suis d’accord avec lui on aurait dû laisser des banques faire faillite.

 

 

 

 

 

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L’euro dépasse 1.25 contre CHF et la BNS possède toujours plein d’euros

L’histoire de la grenouille qui voulait se faire plus grosse que le bœuf est en train de se dérouler sous nos yeux.

Jusqu’à quand la BNS arrivera-t-elle a garder ses euros sans exploser ?

En tous les cas, pour l’instant, force est de constater que la BNS a de la chance (ou de la classe ?) avec l’évolution du cours de change du CHF.

Elle est en train d’affaiblir sa monnaie (sauf contre YEN car les japonais sont super plus forts à ce jeux là !).

Le Bilan de la BNS est à hurler en rapport au PIB, mais cela je vous l’avais déjà mentionné

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rapidement un lien pour un site que recense les banques suisses et leurs ratios: www.swissbankequity.ch

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LA BNS fait un bénéfice de 11 milliards (mais n’a pas vendu un seul EURO)

Ce matin la BNS annonce avoir réalisé un bénéfice de 11 milliards de CHF !

mazette, génial !

regardons de plus près

http://www.rts.ch/info/economie/4863329-la-bns-a-degage-un-benefice-de-11-2-milliards-au-1er-trimestre.html

Je cite RTS info

« Appréciation du dollar et de l’euro

Les positions en monnaies étrangères ont pour leur part dégagé un gain de 11,16 milliards de francs, à comparer à une perte de 2,59 milliards un an plus tôt. Le résultat des positions en monnaies étrangères a été généré principalement par des gains de change à hauteur de 5,2 milliards et des plus-values sur les actions de 4,9 milliards, précise la BNS. »

Le cours de l’euro était au 31.12.2012 de 1.2074 contre 1.2166 fin mars 2013. soit une appréciation de 0.76% (je n’ai pas les cours qu’utilise la BNS mais cette dernière parle de gain de 0.9%).

Etant donné l’énorme position en devise euro (175 milliards d’euros soit 175’000 mios d’euros ou 175’000’000’000’000 CHF) cela revient à un gain de 1.575 milliards (gain non réalisé je précise)

On voit donc qu’une variation de 0.9% sur la position euros engendre 1.575 milliards de CHF de gain.

Pour mémoire les divers mouvements de l’EUR/CHF

euro chf bns 30.04.2013

Ce que je constate c’est que la BNS n’a pas l’intention de vendre ses euros (elle aurait pu le faire bien plus haut que le cours d’aujourd’hui et réduire sa position au cas où soudainement, dans un accès de faiblesse, l’euro chute à nouveau et qu’il faille en accumuler pour défendre le plancher de 1.20.

 

POURQUOI LA BNS NE VEND-ELLE PAS LES EUROS QUAND ELLE GAGNE ? Au risque de passer pour un adepte de la théorie du complot (je rappelle que le rôle de la BNS est de maintenir la stabilité des prix), je pense que – derrière cette détention complètement folle d’euros – se cache une volonté autre (adhésion future à l’UE ?)

On peut ainsi constater que la position euro n’a pas varié (ou si peu) sur le dernier trimestre

bns devises fin marrs 2013

On constate aussi que la part des actons en pourcent a passé de 9% à 15% !

reserves devises bns au 30-3-2013

 

 

En tous les cas, si la BNS se trouve mal prise parce prochainement l’euro s’effondre ou que les actions s’effondrent, il faudra qu’elle rende des comptes au peuple.

D’ailleurs l’initiative « sauver l’or de la Suisse » (si elle passe), va museler la BNS dans son champ d’actions démesuré.

C’est pour cela que la BNS demande (bien évidemment) de rejeter cette initiative. Le peuple décidera.

 

 

 

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La BNS possède 70% de son or sur territoire suisse

Enfin une bonne nouvelle ! On ne va pas de voir attendre, comme l’Allemagne, 2020 pour récupérer notre or de « Fort Knock down »

http://www.rts.ch/info/suisse/4854717-la-banque-nationale-stocke-70-de-son-or-en-suisse.html

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70% en Suisse, 20% en Angleterre et 10% au Canada, voilà un excellente nouvelle et je pense que certaines banques centrales ne peuvent pas en dire autant.

On peut aussi lire dans l’article que la BNS demande de rejeter l’initiative sur l’or.

http://www.initiative-or.ch/index.html

Normal !

La BNS sera muselée et ne pourra pas faire ce qu’elle veut et ne pourra pas jouer au faux monnayeur, créateur de monnaie papier.

Le rôle de la BNS c’est la stabilité des prix. (A tout prix ?)

NB: Les chiffres clés de la BNS fin mars (trimestre) ne sont pas encore sorti, je me réjouis de les parcourir et constater si la BNS a vendu les tonnes d’euros accumulés.

 

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La BNS devra – un jour – se séparer de toutes les monnaies étrangères

La Question c’est quand et surtout …comment ??

Entrer dans une guerre des devises, c’est un jeu dangereux, surtout s’il on a affaire ou à faire à de gros poissons (certainement plus gros que soi).

Entrer dans une guerre monétaire avec les USA, le Japon qui sont des pays qui ont – durant des décennies – pratiqué ce jeu est un combat qui relève de la gageure.

Lier son destin à une zone euro qui tente aussi de faire de même semble suicidaire, surtout en finançant des déficits !

L’Euro va ainsi décider pour le franc suisse.

Un jour, si la BNS ne veut plus jouer ce jeu, alors il va falloir qu’elle se sorte du pétrin dans lequel elle s’est, elle-même, plongé.

Oui je suis un peu (un tout petit peu) d’accord que sans intervention sur le taux de change, l’économie suisse aurait plongé (quoique ce n’est que supposition puisque cela n’a pas eu lieu et que le taux de chômage est au plus bas depuis 10 ans), mais on aurait pu agir sur d’autre levier (comme les taux négatifs par exemple)

Aujourd’hui la BNS est remplie – à ne plus savoir qu’en faire – de devises étrangères, surtout d’euros. (source zero hedge. J’avais dressé le même constat ici: Les bilans des banques centrales en % du PIB et JP Chevallier à fin décembre: http://chevallier.biz/2013/01/bns-bilan-fin-decembre/)

SNB20Balance20Sheet

Je vous ai déjà indiqué que posséder des euros est un moyen de pression, mais c’est aussi une pression.

D’un côté la BNS tient un peu le couteau par le manche vis à vis de la zone euro (en cas de vente massive des euros), mais la zone euro tient aussi la Suisse par la barbichette, leurs destins se lient de plus en plus.

En cas de vente agressive d’euros détenus par la BNS, la zone euro va voir l’euro chuter (intéressant pour les exportations) mais la BNS va certainement essuyer une grosse perte, comme il arrive certains hedge funds peuvent perdre des milliards avec l’effet levier FX (l’effet kiss cool): One Of The Biggest ‘Hedge Funds’ In The World Is Getting Destroyed By The Yen ( la BNS est mentionnée en fin d’article)

La Suisse et l’Angleterre sont donc aussi entrés dans une guerre des devises : Switzerland and Britain are now at currency war

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source: WSJ

Je continue de soutenir que cette guerre des devises entraîne la BNS sur une mauvaise pente.

 

 

 

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La BNS va-t-elle vendre les OATs français si leur rating descend à « single A »?

Telle est la question que me pose Olivier Delamarche.

Force est de constater que c’est une excellente question !

Les règles prudentielles stipulent que la BNS ne peut pas détenir plus de 10% de son portefeuille dans des obligations d’un seul et même Etat

A fin septembre sur un total de 429 milliards (de CHF) de devises

source: http://www.snb.ch/ext/stats/balsnb/pdf/defr/A3_2_Devisenanlagen_der_SNB.pdf

La BNS possède une exposition de 342 milliards (de CHF) en titres:

source: http://www.snb.ch/ext/stats/balsnb/pdf/defr/A3_1_Waehrungsreserven_der_CH.pdf

Comme je vous l’ai souligné début juin la BNS alimente la Bulle obligataire : « La Bulle des Emprunts d’Etats »

Moody’s vient d’abaisser la note de la Fance à AA.

Qu’est-ce que cet abaissement signifie pour les détentions obligataires de la BNS, sachant que 88% des réserves sont placés dans ces véhicules d’investissement (cf page 6 de cette source: http://www.snb.ch/fr/mmr/speeches/id/ref_20121108_zur/source/ref_20121108_zur.fr.pdf du 8 novembre 2012) et 96% dans des emprunts AAA ou AA (page 7).

Le règlement autorise à la BNS de s’écarter de ces pourcentages pour des raisons tactiques.

Toujours est-il que la BNS possède probablement (supposition) une exposition à la dette souveraine française d’environ 10% (le maximum autorisé) soit un peu plus de 30 milliards de CHF.

En cas de vente, cela devrait mettre de la pression sur le cours des OAT et faire augmenter le rendement. Après avoir alimenté la Bulle, le BNS risque de faire exploser cette bulle.

Pour l’instant, rien de bien probant sur les taux à 10 ans français dernièrement

Mais voilà des mois que l’écart se creuse et Jean-Pierre Chevallier le mentionne: http://www.jpchevallier.com/article-ah-ah-ah-112637342.html, notamment l’écart avec les taux suisses

In Bubble we trust

 

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Les problèmes européens vont avoir un impact en Suisse

La crise 2008 n’a pas eu l’impact sociétal, immobilier aussi puissant en Suisse qu’en Europe.

La Suisse a été passablement épargnée.

Tout au juste la grande UBS a dû être sauvée par les contribuables-citoyens parce que cette banque était internationalement exposée.

Aujourd’hui, les choses semblent bien différentes.

Le Franc Suisse a joué son rôle de valeur refuge et cette force a obligé la BNS à intervenir pour ne pas voir les monnaies étrangères telles que l’Euro ou le Dollar s’effondrer. La BNS a artificiellement freiné la hausse inéluctable de la devise helvétique. Elle continue encore et toujours de manière illimitée.

Ce qui a attiré les investisseurs à l’époque étaient la stabilité politique, la démocratie et le faible endettement du pays comparativement aux voisins qui nous entourent.

Quatre ans plus tard, en 2012, nous sommes au début d’une contagion des problèmes européens à l’échelle suisse et ceci malgré la santé insolente de l’économie suisse (chômage 2.9% actuellement selon les derniers chiffres.

Tout d’abord les banques et le secret bancaire sont dans la tourmente, ensuite l’industrie (exportation) commence à avoir des difficultés supplémentaires autres qu’uniquement des problèmes de changes.

On assiste à des licenciements chez Swisscom, Lonza auxquels s’ajouteront ceux des banques (UBS, CS)

Un membre du directoire s’exprime à ce sujet: L’économie suisse s’affaiblit encore

Le cadre étant posé, cela me permet de rebondir sur des évolutions dont je vous parle depuis des années, celle de l’inflation et celle des taux d’intérêts.

Comment voulez vous voir de l’inflation (période de croissance) alors que tout semble vouloir aller de plus en plus mal d’un point de vue économique. La consommation va chuter (en Europe) et les prix ne monteront pas.

Au sujet des taux, on va aussi voir que ces derniers vont rester bas car il n’y aura pas de croissance.

Pour que les taux montent, il faut une surchauffe, une consommation et une circulation de la monnaie (vélocité). Sur ce dernier point, je vous produits le graphique de la vélocité de la monnaie aux USA.

source: http://research.stlouisfed.org/fred2/series/M2V?cid=32242

la monnaie ne circule pas !

Les obligations suisses sont toujours le refuge

source : http://www.jpchevallier.com/article-crise-aggravation-obabamesque-112305984.html

Il semble donc que le franc suisse sot toujours très demandé ! En plus des problèmes économiques, la BNS va avoir un problème de change. Elle va devoir acheter de l’euro en masse !

On se situe entre le marteau et l’enclume (reste juste à savoir qui de l’Europe ou des USA joue le rôle l’enclume)

 

 

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La Suisse financerait la moitié du déficit du centre de la zone euro

Je me permets de vous remettre cet article dans lequel j’expliquais que la BNS achetait  – avec son accumulation d’euros – des emprunts obligataires allemands notamment.

http://blog.crottaz-finance.ch/?p=8087

dont le passage:

« Certains pensent que la BNS fait une très bonne affaire en achetant de l’euro et de le placer dans des obligations allemandes et françaises (car pour mémoire le Portugal, l’Irlande ne figurent plus sur la liste des investissements recommandés). L’article: SNB kauft nur deutsche und französische Anleihen. Si Je comprends bien cet article, on achète une dette qui est de meilleur qualité en pensant que malgré le fait que l’émetteur soient lourdement engagé sur la mauvaise qualité, cela n’aura pas d’impact. Personne n’envisage d’effet domino? Tiens cela me rappelle le subprime ou l’exemple pris par Konrad Hummler qui parlait de mélanger les qualités de saucisses médiocres avec la bonne saucisses de Saint-Gall en espérant avoir une bonne saucisse en finalité. »

Et le très bon quotidien  » Le Temps » raconte que S&P a étudié le cas et que La Suisse financerait la moitié du déficit du centre de la zone euro

Et après cela, les pays, qui nous entourent, continuent de nous mettre une pression dingue.

J’avais écrit une phrase agressive, je vais me retenir. (pour cette fois, car je commence à en avoir assez)

Ma question. Que va-t-il se passer désormais ?

  1. La Suisse tiendrait-elle la zone euro par la barbichette ?
  2. Que se passe-t-il si la BNS balance tous les euros sur le marché (et par la même occasion les emprunts d’Etat allemands, français) ? les taux vont s’envoler et c’est la fin de la zone
  3. Pourquoi la Suisse n’envoie pas ballader ces Etats agressifs qui achètent des données volées et sont des receleurs ?
  4. Serait-ce David contre Golliath?
  5. Le secret bancaire ne serait qu’un prétexte pour nous forcer à faire allégeance ?
  6. autres suggestions bienvenues… (et scenarii)
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Un joyeux anniversaire au plancher

Le 6 septembre prochain nous fêterons le premier anniversaire du taux de change plancher de l’euro contre le franc suisse.

Comme je le répète souvent, je pense que cette décision se révèlera dangereuse dans le futur, mais je dois admettre que le rush sur le CHF était très important à l’époque et qu’une intervention devait être entreprise. Je pense que des taux négatifs auraient été moins impactant que l’achat de tonnes d’euros.

Aujourd’hui la BNS a annoncé son exposition aux devises à fin juillet, la voilà:

source: http://www.snb.ch/fr/iabout/stat/statpub/balsnb/stats/balsnb

Soit une hausse en un mois de 44 milliards (12% de hausse par rapport à fin juin)

Les entreprises ont salué cette décision il y a un an: le-journal-du-matin_20120831

Pour mémoire l’émission »Passé-Présent » rappelle certains événements historiques au sujet du CHF: le-journal-du-matin_20120831_standard_passe-present_ CHF

C’est juste la Suisse a déjà tenté le coup en 1978 ! BNS 75ème anniversaire intervention en 1978 sur le marché des changes …

Quid de l’inflation par la suite

 

Le décision d’aujourd’hui engendrent des conséquences demain. Quelle seront-elles ?

 

 

 

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BNS: Questions et réponses ?

Chers lecteurs,

j’ai reçu plusieurs courriels me demandant mon avis sur l’action de la BNS (maintes fois répétés sur mon blog) et surtout sur les conséquences.

Ici deux exemples auxquels je réponds, mais tout d’abord la dernière vidéo du téléjournal suisse du 13 août dernier.

Voici deux  messages reçus:

A) Bonjour, j’aurais beaucoup de plaisir à avoir votre avis cher Olivier. Les avis des différents intervenants sur ce blog sont bien évidement aussi les bienvenus.

Vous avez publié de nombreux articles concernant les actions de la BNS pour maintenir le cours EUR/CHF. Vous êtes très critiques (et vous n’êtes pas le seul). Mais de mémoire, vous rester toujours assez vague concernant les conséquences, pertes gigantesques ou autres fonds propres négatifs.

Hier soir, au TJ de 19h30 un économiste est intervenu pour donner son avis (ndlr: voir ci-dessus)

Selon lui, ce n’est pas un souci, la BNS a investi dans les « bons » bonds allemands, finlandais, etc.

Ma question est donc:

Que penser de son intervention? Est-elle sincère? Est-elle fondée? Pour lui, sous-entendu, la BNS ne risque rien à agir de la sorte et il semble assez catégorique…

Ou bien, c’est-ce de la propagande déguisé de nos chers politicards et autre journalistes de gauche travaillant à la TSR ?

B) Bonsoir Olivier,
Défendre sa monnaie à n’importe quel prix, accumuler des euros, ..
La BNS ne force-t-elle pas l’entrée dans la zone euro ? Qu’en pense les suisses ?
Bonne soirée

Ah ça fait vraiment plaisir ! De bonnes questions ! Ai-je les bonnes réponses ? Seul l’avenir nous le dira ! Voici ce que je pense (je l’ai déjà écrit dans plusieurs billets et même pour une de mes idées, on m’a écrit que c’était impossible….voyons cela)

Tout d’abord un lien avec tous mes articles au sujet de le BNS: http://blog.crottaz-finance.ch/?tag=bns

Certains articles contiennent une partie de la réponse à la question A: « La BNS devra rendre des comptes » qui contient des références historiques et « n’est pas la FED qui veut »

A) L’intervention est sincère, bien que très risquée (trop ?) et l’accumulation d’euros (même placés en bons du trésor allemands) est un risque pour le pays comme expliqué dans les deux articles cités précédemment. On nous soutient que c’est pour notre bien et qu’affaiblir le CHF est la solution. On a sauvé la Suisse face à une envolée du franc suisse, mais on ne sauvera pas la Suisse si la zone euro part en sucette. Croyez-vous que les allemands vont éternellement soutenir tout cet édifice ? Ils le disent, mais le feront-ils ? L’opinion publique allemande commence à s’énerver. Que va-t-il se passer si l’Allemagne (dont le taux d’endettement est élevé je vous le rappelle) perd son AAA. Je pense que le pari de la BNS est d’affaiblir le CHF et de placer en Allemagne en se disant que si la zone euro saute, la BNS se retrouvera avec des bons allemands en Deutsche Mark (au pire). je pense que personne ne sait vraiment ce qui peut arriver. En ce qui me concerne, je regarde toujours l’histoire (qui doit nous servir de guide) et cette dernière nous montre que les peg et floor ne fonctionne pas !

B) Effectivement j’avais mentionné cette possibilité (mais on m’avait rétorqué que la théorie du complot). Il se pourrait qu’un jour pour cause de catastrophe monétaire que le conseil fédéral annonce au peuple qu’avec les 2’000 milliards d’euros en caisse de la BNS, l’adoption de l’euro devient le seul moyen de survie ! Le peuple a toujours refusé l’euro, ce sera un moyen de le mettre devant le fait accompli.

D’après certains la BNS est une annxe de la BCE

et d’autres profitent de la force du franc: Ceux qui profitent toujours de la force du franc

En conséquence, nul ne sait ce qui peut advenir de la Suisse, de la BNS et de son franc avec la stratégie du jour.

Il me vient juste une seule question: Comment la BNS se débarrassera-t-elle de tous ces euros en cas de besoin ?

 

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La BNS persiste et signe ! Attention le danger se rapproche chaque mois (Iceberg droit devant)

Comme vous avez pu le lire dans vos quotidiens, la BNS a accumulé encore et encore des euros pour défendre le placher EUR/CHF à 1,2.

Le journal « Le temps » en a fait un de ses titres: « Plus de 100 milliards en six mois pour défendre le taux plancher »

En pourcent du total des détentions, on constate que l’euro représente 60% (contre 51% précédemment)

 

Et on sait de source bien informée que les réserves en Juillet on encore augmenté de 40 milliards:

BNS réserves de devises fin juillet 406,5 (fin juin 365) mrd CHF

Le bilan de la BNS (par rapport au PIB) continue de se dégrader

La Suisse est championne du monde dans ce domaine. Même les grandes banques centrales ne nous arrivent pas à la cheville !

Bilan qui ressemble comme un frère jumeau à l’augmentation des réserves de devises (normal le PIB ne bouge pas trop grandement)

 

La BNS détient ainsi 1/5 des devises mondiales: suisse 5eme des reserves devises du monde et fait le beurre de qui ?24Heures ME 08.08.2012 BNS fait le beurre de Paris et Berlin

Je vous renvoie à tous mes articles sur la BNS (http://blog.crottaz-finance.ch/?tag=bns) qui semble vouloir interpréter à sa manière la fable de la grenouille et du boeuf

A relire: Si l’histoire doit nous servir de guide: « La BNS devra rendre des comptes« 

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Les vilains petits suisses seraient-ils responsable des malheurs de l’euro ?

C’est en tous cas ce que laisse entendre l’article du Monde: le monde la suisse la chine de l europe

Si vous lisez bien cet article vous y verrez ou omprendrez que le rédacteur n’a ABSOLUMENT rien compris et cite à la suite des arguments en complète opposition.

Je m’explique:

Tout d’abord il écrit que c’est à cause des ventes massives d’euro par la Suisse que la couronne suédoise et le dollar australien sont au plus haut contre euro (juste entre nous l’euro baisse contre toutes les monnaies du monde, Yen y compris)

Puis un paragraphe plus bas, Le rédacteur avance que le Suisse ne fait que d’acheter des euros !

Il faudrait savoir. On achète ou on vend ?

Je pense malheureusement que l’auteur de l’article ne maîtrise pas le sujet ou la langue de rédaction.

En ce qui concerne l’euro, la Suisse est le principal acheteur de cette devise et soutient ainsi son cours. Preuve en est l’augmentation à 60% (contre 51% le trimestre précédent) de l’exposition à l’euro dans le secteur des devises.

Le rapport fin juin de la BNS : http://www.snb.ch/fr/mmr/reference/pre_20120731/source/pre_20120731.fr.pdf

Je continue de penser que cela ne pourra pas durer éternellement et que la BNS se met en danger à vouloir accumuler des euros sans limite.

Trois de mes articles à ce sujet: La BNS devra rendre des comptesN’est pas la FED qui veut ! (et la BNS l’apprendra à ses dépens) et Les bilans des banques centrales en % du PIB

On dit merci qui Monsieur Euro ? Merci la BNS

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BNS: David contre Goliath

Le site zerohedge consacre un billet fort intéressant sur l’activité de la BNS avec son plancher à 1.2 CHF pour 1 EUR.

Les économistes sont divisés sur le sujet: la strategie de la bns divise les economistes (20 minutes)

Pour rappel tous mes articles concernant la BNS: Crottaz-BNS

Je résume brièvement l’article de zerohedge. Les graphiques parlent d’eux-mêmes

  • La BNS a augmenté ses positions en monnaies étrangères en passant de moins de 100 milliards de CHF à fin 2009 à 300 milliards (ou 60% du PIB) au 3ème trimestre 2011. C’est une somme importante pour un petit pays. (CHF 50’000 par citoyen !)
  • La BNS a aussi acheté beaucoup de USD (doublement de sa détention au Q3).
  • Depuis début 2010 la BNS n’a pas réussi à contrer la baisse de l’euro.

 

  • L’or (jaune) est évalué mark-to-market et engendre un gros impact que le compte perte et profit de la BNS.
  • Comme la BNS invsestit dans des obligations étrangères (bleu), un changement de taux a un impact important sur les cours des obligations.
  • Le BNS semble posséder aussi une grande position en actions. Au Q3 les principaux indices ont chuté de 11%(SMI), 14& SP500) et 25% (DAX). En tenant compte d’une baisse moyenne de 15% la BNS doit avoir environ 20 milliards en actions (étant donné la perte de 3 milliards au 3ème trimestre dans les comptes).
  • Le plus grand impact vient des positions en devises (rouge). Sur 5 trimestres (Q2/00 à Q2/11, la BNS a perdu 42 milliards ou 8% du PIB. C’est un montant énorme qui se voit généralement en uniquement en période de crise.

 

article complet: David Versus Goliath – The SNB Against Everybody Else

ndlr: ça fait peur !

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La bulle des emprunts d’Etats

Comme vous avez pu le constater, les taux offerts par certains Etats pour leurs obligations sont très faibles (voire, pour certaines échéances, négatifs: lire mon article: « La Confédération se fait des ronds« )

Voici un tableau récapitulatif des taux d’intérêts à 10 ans des quelques pays (source Bianco Research)

 

L’évolution sur 20 ans des taux suisses à 10 ans.

La Suisse – dans sa quête de vouloir à tous prix maintenir le taux de change plancher avec l’euro – ne serait-elle pas aussi en train d’entretenir la bulle sur les emprunts d’Etat ?

En effet, le BNS achète des euros à chaque fois que le cours passe au-dessous de 1,2. Que fait-elle avec les euros achetés ? Elle les place probablement en bons du trésor allemands (Pays réputé être le plus solide de la zone euro) ou des bons du trésor d’autres pays de la zone (Hollande, France), ce qui revient à faire monter les prix et donc baisser les rendements.

Dire que les banques centrales alimentent la bulle, il n’y a qu’un pas qu’il est facile de franchir.

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La B.N.S. serre les fesses

Voilà plusieurs semaines que je ne vous ai écrit ce que je pense toujours du plancher de change EURO/CHF qui a été mis en place par la BNS.

Pour mémoire quelques uns de mes billets:

La BNS devra rendre des comptes

Les bilans des banques centrales en % du PIB

Les billets de banque en francs suisses sont-ils couverts par de l’or ?

Ces derniers jours, il me semble qu’on assiste à beaucoup d’agitation autour de la BNS et de la défense du cours de change plancher CHF contre EURO (à 1.20 CHF pour 1 EURO) (je rappelle que l’utilisation du terme PEG est erronée car ce n’est pas un taux de change fixe (parité) que la BNS défend. Dans le cas cas de figure d’un PEG, elle devrait acheter et  surtout vendre en permanence pour maintenir ce fameux PEG.

Dans le modèle actuel de plancher, la BNS ne fait que de soutenir l’euro (ou affaiblir le CHF) dès que le cours de change passe au-dessous du plancher de 1.2.

Thomas Jordan persiste et signe

La BNS veut des mesures pour réduire l’attrait de la Suisse

Il reste encore quelques idées et possibilités comme la mise en place d’un taux d’intérêt négatif sur les compte en CHF détenu pas des non-résidents

Des PPE aux prix clairement surfaits

La BNS se plaint d’un bulle immobilière, mais elle en est parteillement responsable. Je lui propose quelques idées (politiquement incorrectes) pour décourager les acheteurs, comme:  L’accession à la propriété doit devenir plus difficile en empêchant les retraits de prévoyance ou en imposant  ces mêmes retrait de manière plus forte.  Autre idée: Forcer les banques à avoir encore plus de capitaux propres, elles ne pourront plus trop prêter ces prochains temps. Par contre, impossible (comme il est suggéreé) d’avoir un impact sur les taux (sauf ceux que la BNS maîtrise soit très court terme). Les taux sont déterminés généralement par le marché !

SNB considers capital controls if euro falls apart

hayek bns

Le Fils de feu Nicolas Hayek se contredit:

D’un côté, il demande que l’on affaiblisse le CFH à 1,3 voire 1,35 contre euro et de l’autre que les matières premières baissent….Je n’ai pas fait de grandes études, mais toute chose étant égale par ailleurs, si le CHF s’affaibit à 1,35, il y aura instantanément une hausse (en CHF) des matière premières.

La force du CHF est un avantage depuis longtemps pour les importations…personne n’en parle.

Par contre, subsiste toujours le problème d’avoir lié la destinée du franc suisse à l’euro.

Surtout si la sortie de la Grèce se confirme et que cela coûte 1’000 milliards d’euros..
http://www.bloomberg.com/news/2012-05-25/dallara-says-greek-euro-exit-may-exceeed-1-trillion-euros.html

et la BCE serait insolvable

http://www.agefi.fr/articles/marches-la-bce-serait-insolvable-si-la-grece-devait-quitter-l-europe–250034.html

et Madame Lagarde qui met de l’huile sur la feta

http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/-Tous-les-Grecs-doivent-payer-leurs-imp-ts–24094729

Je continue de dire que ce lie euro-chf est une pure folie.

Nous ne connaîtrons qu’en juillet ce qui a été réalisé par la BNS durant le deuxième trimestre de l’année (je parle du détail)

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La Confédération se fait des ronds

Voici des mois et des mois que la Confédération Helvétique émet des emprunts à taux négatifs pour ses créances comptables à trois et neuf mois !

En émettant du papier et en empruntant, elle gagne de l’argent ! Sont malins ces argentiers !

Et du côté des emprunts long terme, la BNS implémente une excellente stratégie. Elle émet du papier à des échéances très longues, car les taux affichent des chiffres historiquement bas.

En 2011 pour un emprunt au-delà de 2040, la BNS devait payer 4%. Aujourd’hui, elle n’a plus qu’à offrir 1.5%.

Si vous pouviez emprunter à plus de 35 ans à 1.5%, ne sauteriez-vous pas sur l’occasion ?

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Pourquoi les actions montent ? Parce que les banques centrales en achètent !

Dans mes prévisions 2012, je vous avais pronostiqué:

Actions:

Sélectivité dans le choix des actions (vous voyez je ne dis pas de rester l’écart comme l’année écoulée) et dans les secteurs.

Contre toute attente, je ne vois pas l’année 2012 comme celle de la fin du monde, ni celle de la mort des économies mondiales (le chant du cygne, peut-être).

Les marchés seront volatils, mais termineront l’année dans le vert ou étale (je dois bien être le seul qui voit ça !), mais pas dans le rouge.

Je privilégie les actions métaux et particulièrement les minières qui ont un retard colossal. Je privilégie les titre dans l’uranium, à part la triste réalité de Fukushima, rien n’a changé bien au contraire. Il existe des fonds dans les métaux et terres rares, je recommande cette idée d’investissement »

 

 

Pourquoi anticipais-je que les actions allaient monter ? Parce que je pensais que le sentiment négatif avait envahi le marché et qu’il était difficile d’être plus pessimiste que le niveau atteint. La majorité de ce que je lisais annonçait la fin du monde (là il reste encore quelques mois), la faillite de la Grèce (c’était déjà intégré), la fin de l’Euro (pas encore cette année) etc.

Il y a, par contre, un élément que je n’avais pas imaginé. LES BANQUES CENTRALES QUI ACHETENT DES ACTIONS ! Oui vous avez bien lu. Les banques centrales regorgent de liquidité (totalement artificielles, je vous le concède), de devises et d’obligations. Désormais, il faudra compter sur des actions (diversification ?)

Israel to Begin Investing Reserves in U.S Equities Today

Et la BNS qui possède 9% d’actions dans les réserves de devises et titres en francs (fin 2011) (cela m’avait échappé)

On peut désormais imaginer que les banques centrales du monde entier se mettent à chercher des alternatives de placements (liquides) pour y investir tout le cash qu’elles ont créé et les actions semblent être l’objectif.

 

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BNS today

Il y a une heure, la BNS vient de publier son rapport d’activité dont le contenu a retenu toute mon attention.

Notre Banque Centrale a acquis des devises étrangères, je cite:

« La banque centrale a tout de même acquis des devises pour une contre-valeur de 17,8 milliards de francs en 2011. Les achats ont été conclus « avec un large cercle de contreparties en Suisse et à l’étranger », selon le rapport d’activité paru jeudi »

Le fonds de stabilisation a rapporté 440 millions de CHF: Le fonds de stabilisation UBS a apporté 440,2 millions à la BNS

Grâce à cette fixation de taux plancher la BNS a réalisé un gain de plus de 13 milliards (contre une perte de plus de 20 l’année précédente), surtout à la hausse des actifs comme l’or notamment.

la banque centrale confirme son retour au bénéfice en 2011

voici deux graphiques du cours de change euro contre franc suisse

Je me permets de vous proposer à nouveau deux articles que j’avais rédigés concernant le bilan de la BNS et aussi sur le fait qu’elle devrait rendre des comptes.

La BNS devra rendre des comptes

Les bilans des banques centrales

Son intervention n’est pas anodine. Pour l’instant le maintien du plancher n’a pas engendré de coûts massifs, mais que se passera-t-il au cas où l’euro se trouve dans de graves turbulences ?

La question est posée et je suppute que même les dirigeants de la BNS ne savent pas ce qu’il pourrait se produire. Devoir acheter des dizaines de milliards d’euros n’est pas à la portée de toute les banques centrales.

N’est pas le FED qui veut !

à lire ici: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=7901

 

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