Plus de 200 ans de livre sterling contre franc suisse (mise à jour)

Voici un graphique des plus révélateurs concernant la livre sterling

La puissance de frappe de l’empire anglais s’est totalement effritée durant les deux siècles derniers. Sachant que le franc suisse lui même a perdu 90% de son pouvoir d’achat depuis l’abandon de l’étalon or en 1936, on peut raisonnablement se poser des questions au sujet de la monnaie fiduciaire et du pouvoir d’achat de la Livre Sterling

When Britain ruled the World, il fallait 25 francs suisses pour acheter une livre sterling. Aujourd’hui, moins de 1.5 !

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2 réflexions au sujet de « Plus de 200 ans de livre sterling contre franc suisse (mise à jour) »

  • 19 avril 2018 à 7 h 41 min
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    La livre à 12 francs, que j’ai connue, était bien pratique. Elle comportait 20 shillings de 12 pence chacun : total 240. 12 étant divisible par 240, ça faisait -.05 CHF/penny et 6 francs pour 10 shillings. 20 fr. la Livre. Quant à la guinée, elle faisait 21 schilling. Inventée pour embêter les écoliers ? non. Pour intégrer le pourboire. Après, M. Wilson – le socialo-terroriste qui fut Premier sinistre et fit fuir d’Angleterre toutes les grandes fortunes avec l’introduction d’un impôt sur le revenu au taux de 98 % pour les revenus dépassant CHF 100’000, a voulu faire moderne en mettant la livre à 100 pence. Plus personne ne s’y est retrouvé et à son départ la livre avait perdu la moitié de sa valeur (logique, il y avait deux vois moins de pence dedans). Et puis après la livre est retombée lorsque l’Angleterre a voulu rejoindre l’Europe. Mais là, la City s’ était habituée. Comme le Franc français. Passé de 80 CHF sous de Gaulle il atterrira à 40 CHF sous l’européen Giscard (- 50 %). Avec l’arrivée d’Airmitterand, il plongera encore à CHF 25.- (- 37 %). Mitterrand était un bien piètre économiste qui n’a jamais compris que la dette publique se résorbe par l’inflation. Son raisonnement d’ouvrier au bas de laine format réduit le conduisit à imposer une inflation presque à 0 par crainte du rétrécissement de la chaussette par l’effet pervers de l’inflation : pour lui, l’argent qui dort devait rapporter, ce qui en fait le pire des ouvriers à l’esprit petit bourgeois. Et il ne se trouva pas un banquier génial, pas une faculté d’économie moderne, pas un professeur d’économie avisé, pas un journaliste de la finance expérimenté, pas un parti de droite (ou de gauche) pour lui expliquer que cela allait mener au surendettement des nations… Comme le confirme les récents événements, il n’est pas nécessaire d’être intelligent pour être chef d’Etat. Cela dit, le Brexit aura lieu, même si May n’arrive pas à la cheville de Thatcher. Cela se fera. La finance anglaise a bien compris que l’avenir offrait de meilleures pronostics s’il se faisait hors de l’Europe, sous la souveraineté recouvrée. Capitale de la langue universelle, régnant sur l’Australie qui n’a pas voulu de son indépendance, ayant conservé sa monnaie, l’Angleterre se prépare à offrir un alternative pour les investisseurs effrayés par l’Europe qui sont parti de se réfugier à Singapour ou Hong Kong, deux pays situés dans l’ombre d’une patte chinoise qui n’attend que de s’y abattre. Londres va donc créer, face à l’Europe, des précédents dont la Suisse pourra s’inspirer.

  • 30 avril 2018 à 14 h 37 min
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    Impressionnante Analyse. Quid CHF vs USD $ ou l »inverse !?

    Merci.

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