Les problèmes européens vont avoir un impact en Suisse

La crise 2008 n’a pas eu l’impact sociétal, immobilier aussi puissant en Suisse qu’en Europe.

La Suisse a été passablement épargnée.

Tout au juste la grande UBS a dû être sauvée par les contribuables-citoyens parce que cette banque était internationalement exposée.

Aujourd’hui, les choses semblent bien différentes.

Le Franc Suisse a joué son rôle de valeur refuge et cette force a obligé la BNS à intervenir pour ne pas voir les monnaies étrangères telles que l’Euro ou le Dollar s’effondrer. La BNS a artificiellement freiné la hausse inéluctable de la devise helvétique. Elle continue encore et toujours de manière illimitée.

Ce qui a attiré les investisseurs à l’époque étaient la stabilité politique, la démocratie et le faible endettement du pays comparativement aux voisins qui nous entourent.

Quatre ans plus tard, en 2012, nous sommes au début d’une contagion des problèmes européens à l’échelle suisse et ceci malgré la santé insolente de l’économie suisse (chômage 2.9% actuellement selon les derniers chiffres.

Tout d’abord les banques et le secret bancaire sont dans la tourmente, ensuite l’industrie (exportation) commence à avoir des difficultés supplémentaires autres qu’uniquement des problèmes de changes.

On assiste à des licenciements chez Swisscom, Lonza auxquels s’ajouteront ceux des banques (UBS, CS)

Un membre du directoire s’exprime à ce sujet: L’économie suisse s’affaiblit encore

Le cadre étant posé, cela me permet de rebondir sur des évolutions dont je vous parle depuis des années, celle de l’inflation et celle des taux d’intérêts.

Comment voulez vous voir de l’inflation (période de croissance) alors que tout semble vouloir aller de plus en plus mal d’un point de vue économique. La consommation va chuter (en Europe) et les prix ne monteront pas.

Au sujet des taux, on va aussi voir que ces derniers vont rester bas car il n’y aura pas de croissance.

Pour que les taux montent, il faut une surchauffe, une consommation et une circulation de la monnaie (vélocité). Sur ce dernier point, je vous produits le graphique de la vélocité de la monnaie aux USA.

source: http://research.stlouisfed.org/fred2/series/M2V?cid=32242

la monnaie ne circule pas !

Les obligations suisses sont toujours le refuge

source : http://www.jpchevallier.com/article-crise-aggravation-obabamesque-112305984.html

Il semble donc que le franc suisse sot toujours très demandé ! En plus des problèmes économiques, la BNS va avoir un problème de change. Elle va devoir acheter de l’euro en masse !

On se situe entre le marteau et l’enclume (reste juste à savoir qui de l’Europe ou des USA joue le rôle l’enclume)

 

 

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15 réflexions au sujet de « Les problèmes européens vont avoir un impact en Suisse »

  • 11 novembre 2012 à 16 h 49 min
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    Acheter une monnaie qui perd de sa valeur et va continuer d’en perdre je peux vous l’assurer est un alibi de bonne vertue.

  • 12 novembre 2012 à 10 h 32 min
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    M. Crottaz,
    Pas d’accord avec vous concernant les monnaies.
    La BNS a acheter des quantités massive d’EUR entre 1 et 1.2. Pour les revendre à 1.21. En effet depuis 2 mois les CHF a décollé des 1.2 pour s’équilibré vers les 1.21. La BNS en a profité pour revendre une grosse partie de ses EUR (leurs part dans le portefeuille de la BNS sont revenus au niveau d’avant crise). Elle a par la même occasion encaissé une grosse plus value.
    « La Banque nationale suisse (BNS) a réalisé un bénéfice consolidé de 16,9 milliards de francs pour les trois premiers trimestre de 2012. »
    « La BNS a par ailleurs réduit la part de ses placements en euros. A fin septembre, ceux-ci atteignaient 49% de l’ensemble de ses placements de devises, contre une part de 60,1% trois mois plus tôt. »
    http://www.20min.ch/ro/economie/news/story/14276624
    Il semblerait donc que la BNS ai gagné son pari (défendre les 1.2 et donc l’industrie tout en gagnant de l’argent).
    Tout le monde critiquait son action il y a plus d’un an. Le premier bilan donne plutôt raison à la BNS.

  • 12 novembre 2012 à 10 h 45 min
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    @Moonwalker
    c’est bien beau tout cela…Mais la BNS alimente les taux bas en Europe (comme déjà évoqué).
    J’appelle cela la tenaille car quand la BNS va devoir défendre encore et toujours le plancher et que les taux des emprunts euro vont monter, il y aura un double effet kiss cool

  • 12 novembre 2012 à 10 h 47 min
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    Lundi 12 novembre 2012 :

    L’Equateur veut rapatrier son or : Quito a demandé que l’or soit ramené sur le territoire équatorien.

    zerohedge.com/news/2012-10-31/it-begins-ecuador-demands-repatriation-one-third-its-gold-holdings

    La Roumanie veut rapatrier son or : 93,4 tonnes d’or roumain sont stockées en Russie.

    wealthcycles.com/blog/2012/10/23/romania-wants-return-of-934-tons-as-gold-repatriation-ratchets-up

    Et l’Allemagne aussi rapatrie son or …

    Ça semble être l’opération à la mode en ce moment. Une sorte d’effet domino qui pousse les pays du monde, les uns après les autres, à rapatrier leur or afin de le garder précieusement sur leurs propres territoires.

    Après la France, le Venezuela et la Suisse, c’est au tour de l’Allemagne de réclamer son or à la FED. Sous la pression populaire et politique interne très médiatisée, la Bundesbank a décidé de rapatrier, depuis les sous-sols de la réserve fédérale américaine, un total de 150 tonnes de son or, et ce sur une durée de trois années, afin d’en évaluer la teneur et l’authenticité.

    La Bundesbank a surtout « cédé » sous cette pression, puisque la banque centrale allemande refusait initialement d’effectuer un audit qui représenterait, selon elle, une grande première dans l’historique de rapports de confiance établis avec son homologue américain.

    Il est en effet à noter que jamais aucun contrôle n’avait été fait, ni par la Bundesbank elle-même, ni par l’intermédiaire d’autres organismes mandatés dans ce but. La Bundesbank s’est toujours simplement contentée des rapports écrits que lui fournissait régulièrement la FED.

    Ce temps est désormais révolu. Il y a quelques semaines, la Cour des Comptes allemande avait publié un rapport exigeant un audit en bonne et due forme sur les quantités réelles d’or allemand confiées à la FED. Depuis, la question a fait ravage dans l’opinion tant publique que politique en Allemagne. Et à juste titre, d’ailleurs.

    Rappelons en effet que la banque centrale allemande arrive deuxième (après la FED) dans le classement des réserves d’or mondiales, avec plus de 3 400 tonnes.

    En ces temps de crise et d’incertitude, il s’agit là d’un beau pactole de valeur refuge qui mérite que les allemands se passionnent autant dans leur besoin de le protéger.

    http://www.gold.fr/news/2012/11/09/et-lallemagne-aussi-rapatrie-son-or/9792/

  • 12 novembre 2012 à 11 h 20 min
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    @olivier crottaz,
    aucun effet kisscool car la BNS a déjà revendu toutes les obligations EU qu’elle avait acheté pour défendre les 1.2. Le niveau des obligations EU dans le portefeuille de la BNS est revenu au niveau d’avant crise soit en dessous des 50%.
    Donc elle a réussi à la fois à sauver l’industrie et gagner de l’argent.

    Après peut être que les 1.2 seront de nouveaux attaqué dans 6 mois, 1 an. Mais elle refera la même opération et se désengagera une fois la pression terminée tout en dégageant une belle plus values. Bravo à la BNS.

  • 12 novembre 2012 à 11 h 29 min
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    J’ajoute que les devises sont investies dans ce que la BNS considère du sans risque.
    Finlande, Allemagne etc.
    Les euros sont donc en obligations d’Etats, ne vous en déplaise.

  • 12 novembre 2012 à 11 h 38 min
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    Si vous considérez que baisse l’EURO de 9 milliards d’euro et augmenter l’exposition USD de 43 milliards de USD est une résussite. Globalement entre fin juin et fin septembre les positions totales des devises ont augmenté de 64 milliards de CHF.

    Le bilan de la BNS s’envole, désolé
    la source

    http://www.snb.ch/ext/stats/balsnb/pdf/defr/A3_2_Devisenanlagen_der_SNB.pdf

    après j’arrête de répondre
    http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0202288764035-la-suisse-aurait-artificiellement-soutenu-les-taux-francais-365621.php

  • 12 novembre 2012 à 11 h 44 min
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    Vous m’avez mal compris. Ce que je voulais dire c’est que la BNS a revendu ses EUR (principalement obligations d’états qu’elle avait acheté pour défendre les 1.2) qu’elle avait acheté pour défendre le plancher des 1.2.
    La BNS avait entre 45-48% de son portefeuille en EUR avant de défendre le plancher des 1.2. Ensuite elle a du en acheter massivement (EUR) pour défendre le plancher (EUR ont representé jusqu’à représenter 62% de son portefeuille) pour ensuite liquider ce qu’elle avait acheté pour défendre le plancher une fois la pression terminée c’est pour cela que la part des EUR sont de nouveau redescendu au niveau d’avant la defense du plancher des 1.2 soit 45-48% du portefeuille.
    Donc c’est du win (sauvegarde de l’industrie)- win (plus values).

    Action qui pourra se repeter en cas d’une autre attaque des 1.2.

  • 12 novembre 2012 à 13 h 07 min
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    Sans blague ? Les prix comparés avec ceus pratiqués à l’étranger, qui laissaient un avantage jusqu’à 30 % à la Suisse, sont en train de s’alligner nos prix. Notre monnaie a cessé d’être vraiment forte et d’offrir à nos industriels et commerçants la possibilité de s’approvisionner à bon marché sur les marchés étrangers, afin de préserver leurs marges en temps de crise. Impossible dans ces conditions de réduire les prix à l’export. Ce qui singifie que la balance économique de la Suisse devrait en pâtir ces prochains mois. Ne pouvant plus économiser sur les marchandises, les entreprises vont devoir économiser cette fois sur le personnel, faisant rentrer la suisse dans le shéma chômage-réduction des salaires-augmentation des impôts, selon le modèle italo-hispano-portugo-hélénique cher à Goldman Sachs qui parie sur une privatisation des services publics, comme fer de la lance jetée contre le système social-démocrate dans lequel nous baignons. Alors ce sera la crise aussi chez nous, provoquée par la politique de crétins conduite par la BNS. Réputée alignée sur l’Euro, notre monnaie a perdu sa réputation de monnaie refuge en même temps que le secret bancaire s’est effondré dans les abîmes de la délation. Le canton de Vaud a de la chance : il lui reste le pinard local pour noyer notre désarroi.

  • 13 novembre 2012 à 10 h 06 min
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    Lors de sa conférence de presse, François Hollande devra donner le chiffre exact de la facture grecque pour les contribuables français.

    Lors de sa conférence de presse, François Hollande devra dire aux Français combien de dizaines de milliards d’euros ils vont devoir payer pour le deuxième défaut de paiement de la Grèce.

    Mardi 7 août 2012 :

    France : le Parlement s’inquiète de l’accumulation des engagements pris pour soutenir la Grèce.

    Dans son rapport, le député Christian Paul (PS) chiffre à 50,8 milliards d’euros les prêts à la Grèce devant être garantis par la France dans le cadre du Fonds européen de stabilité financière.

    Vendredi 2 novembre 2012 :

    Or le niveau de la dette grecque n’est pas viable et l’hypothèse d’arriver à un taux d’endettement de 120 % du PIB en 2020 ne semble pas atteignable. Dans son projet de budget, le gouvernement estime le niveau de la dette à 189 % pour 2013 et à 220,4 % pour 2016.

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/11/02/la-cour-des-comptes-grecque-juge-anticonstitutionnelles-des-coupes-dans-les-retraites_1784785_3234.html

    Dette publique de la Grèce :

    2012 : dette publique de 175,6 % du PIB, selon la prévision du gouvernement grec. La dette augmente, augmente encore, augmente toujours, alors que le premier défaut de paiement de la Grèce a effacé 107 milliards d’euros de dettes.

    2013 : dette publique de 189,1 % du PIB, selon la prévision du gouvernement grec.

    2015 : dette publique de 207,7 % du PIB, selon la prévision du gouvernement grec.

    2016 : dette publique de 220,4 % du PIB, selon la prévision du gouvernement grec.

  • 13 novembre 2012 à 18 h 42 min
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    Mardi 13 novembre 2012 :

    Grèce : risque de faillite « très élevé », prévient le ministre des Finances.

    « Le risque que la Grèce tombe en faillite est très élevé », a prévenu mardi le ministre grec des Finances Yannis Stournaras, appelant à prendre en compte les « limites » que peut supporter le pays.

    « Nous devons faire attention. Je comprends qu’on fasse pression pour que la Grèce mette en oeuvre les mesures demandées en échange de l’aide, mais maintenant le risque d’accident est très élevé », a mis en garde le ministre lors d’une audition devant le Parlement européen à Bruxelles.

    « Nous résistons de notre mieux, mais il y a des limites que nous ne pourrons pas franchir », a-t-il ajouté.

    Le ministre craint que les créanciers de la Grèce ne parviennent pas à se mettre d’accord le 20 novembre, date d’un prochain Eurogroupe, sur le déblocage d’une aide financière, bloquée depuis des mois. Sans elle, le pays, au bord de l’asphyxie, risque de se retrouver en cessation de paiement.

    L’aide comprend une tranche de 31,2 milliards d’euros, gelée depuis juin, ainsi qu’une tranche de 5 milliards qui devait être versée au troisième trimestre.

    A cela s’ajoute une tranche de 8,3 milliards d’euros prévue pour le quatrième trimestre.

    Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a jugé mardi « logique » de réfléchir à un versement simultané de ces tranches d’aide, à condition toutefois qu’un mécanisme de contrôle soit mis en place pour s’assurer que le programme d’ajustement grec reste dans les clous. Un sujet « sensible » auprès de la population grecque, a-t-il reconnu devant la presse.

    http://www.romandie.com/news/n/Grece_risque_de_faillite_tres_eleve_previent_le_ministre_des_Finances84131120121750.asp

  • 14 novembre 2012 à 18 h 23 min
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    Mercredi 14 novembre 2012 :

    Grèce : le PIB chute de 7,2% au troisième trimestre.

    Le produit intérieur brut (PIB) de la Grèce a chuté de 7,2% sur un an au troisième trimestre 2012, a annoncé mercredi l’Autorité des statistiques grecques publiant ses premières estimations pour cette période.

    « Sur la base des données disponibles non révisées, le PIB a chuté de 7,2% au troisième trimestre 2012 par rapport au même trimestre de 2011 » , ce qui marque une accélération de la récession après un recul de 6,3% du PIB au deuxième trimestre, selon un communiqué.

    http://www.lavoixdunord.fr/economie/grece-le-pib-chute-de-7-2-au-troisieme-trimestre-ia0b0n827071

    Dette publique de la Grèce :

    2012 : dette publique de 175,6 % du PIB, selon la prévision du gouvernement grec. La dette augmente, augmente encore, augmente toujours, alors que le premier défaut de paiement de la Grèce a effacé 107 milliards d’euros de dettes.

    2013 : dette publique de 189,1 % du PIB, selon la prévision du gouvernement grec.

    2015 : dette publique de 207,7 % du PIB, selon la prévision du gouvernement grec.

    2016 : dette publique de 220,4 % du PIB, selon la prévision du gouvernement grec.

  • 14 novembre 2012 à 21 h 51 min
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    La Grèce de nouveau sous pression de l’Europe.

    Autre sujet d’inquiétude, la dette qui devrait s’envoler l’an prochain à 189,1% du PIB, soit 346,2 milliards d’euros, contre 175,6% attendu en 2012.

    http://www.boursorama.com/actualites/la-grece-de-nouveau-sous-pression-de-l-europe-79837ab43be348b862e91518f5d1673b

    En 2013, la dette publique de la Grèce sera de 346,2 milliards d’euros.

    Sur ces 346,2 milliards, les Etats européens et la BCE ont prêté 242 milliards d’euros à la Grèce.

    Problème : la Grèce est insolvable. Les Etats européens et la BCE vont devoir subir ces pertes.

    – Quel est l’homme politique courageux qui va annoncer aux contribuables européens qu’ils vont payer 242 milliards d’euros ?

    – Quelle est la femme politique courageuse qui va annoncer aux contribuables européens qu’ils vont payer 242 milliards d’euros ?

    – Concernant la France, combien de dizaines de milliards d’euros les contribuables français vont-ils devoir payer pour le deuxième défaut de paiement de la Grèce ?

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