Chypre/UE: Le mal est fait, la suite au prochain épisode

Oui le mal est fait. La simple stupide idée de vouloir taxer les épargnants dégénère et déchaine les passions !

Le vote du parlement

vote chypre

et la position de Nigel Farage (Retirez votre argent pendant qu’il est encore temps)

 

Gazprom aurait proposé de sauver Chypre contre l’exclusivité sur son gaz: http://www.contrepoints.org/2013/03/19/118685-gazprom-aurait-propose-de-sauver-chypre-contre-lexclusivite-sur-son-gaz

Certains pense désormais que de toute manière (et ils n’ont certainement pas tort) que l’argent qui est déposé à Chypre va de toute manière partir vers d’autres cieux.

Parce qu’en Belgique aussi ça sent le soufre : Taxer le livret d’épargne, on y pense ! et http://www.contrepoints.org/2013/03/19/118657-epargne-des-belges-chronique-dun-pillage-annonce

On parle de pays stables politiquement comme la Suisse, le Luxembourg (zone euro !) etc.

Si c’est de l’argent non déclaré, il ne viendra pas en Suisse c’est quasiment une certitude, écoutez le journal (RTS) de ce matin: le-journal-du-matin_20130320_standard_le-journal-de-7h_6cf32080-dca0-49d2-9578-45fac3f8b59f-128k

Par contre l’argent déclaré pourrait bien venir en Suisse

En tant que gestionnaire de fortune indépendant, j’attends les téléphones  avec impatience ! ici: http://www.crottaz-finance.ch/fr/index.php?page=contact)

 

 

 

www.pdf24.org    Envoyer l'article en PDF   

37 réflexions au sujet de « Chypre/UE: Le mal est fait, la suite au prochain épisode »

  • 20 mars 2013 à 12 h 20 min
    Permalink

    Olivier, la deuxième vidéo n’est pas le Parlement chypriote mais le Parlement ukrainien débattant d’un projet de réforme de la langue officielle russe par les partis d’extrême droite en faveur de la langue ukrainienne(parlée à l’Ouest, le russe parlé dans le sud et l’est). Ce n’est pas la première fois qu’ils en viennent aux mains. Déjà en 2012. On sait connait la place jouée par l’UE et l’alliance atlantique pour déstabiliser ce territoire sous influence russe.

    Voilà le premier « round » dans ce Parlement en décembre 2012, toujours pour le même sujet, la langue officielle: http://www.youtube.com/watch?v=KWTLuVa37cg

  • 20 mars 2013 à 12 h 29 min
    Permalink

    bonjour
    les combats se passent dans le parlement ukrainien

  • 20 mars 2013 à 12 h 56 min
    Permalink

    La partie grecque de l’île est petite, donc son Parlement est à son image, petit: 59 sièges. Voilà en photo le Parlement chypriote qui ressemble bien par sa configuration à la Chambre des Lords, puisqu’ancienne colonie britannique, même si de facto, elle l’est encore( deux bases militaires; 3’000 hommes et toutes leurs familles) avant d’être partie de l’UE. La Grande Bretagne continuant de jouer « la perfide Albion » quoi qu’en dise Mr Farage… 🙂 : http://www.cyparliament2012.eu/assets/image/imageoriginal/01eek.jpg

    Cessons d’accuser la Russie et son paradis fiscal qui est avant tout un paradis pour le blanchiment de l’argent sale et des mafias. Chypre est une succursale de la « City ».

  • 20 mars 2013 à 14 h 32 min
    Permalink

    Mercredi 20 mars 2013, vers 13h30 :

    La situation est en train de dégénérer.

    Lisez cet article :

    La Banque centrale européenne (BCE) a prévenu qu’elle cessait d’alimenter en liquidités les banques chypriotes tant que Nicosie n’accepte pas le plan de sauvetage.

    Aussi policé soit-il, Mario Draghi sait employer la force lorsqu’il le juge nécessaire. C’est la méthode qu’il a choisie, à Chypre, pour forcer le gouvernement à accepter le plan de sauvetage de l’UE et du FMI, rejeté par le parlement chypriote mardi.

    Après avoir «pris acte» du rejet du plan d’aide par Nicosie, la BCE a sorti son arme de dissuasion massive: le blocus monétaire. Elle a prévenu qu’elle n’alimenterait plus les banques chypriotes en liquidités, tant que le plan de sauvetage UE-FMI ne serait pas accepté.

    «Les liquidités d’urgence de la BCE ne sont disponibles que pour les banques solvables, or les banques chypriotes ne sont pas solvables tant qu’elle ne seront pas recapitalisées rapidement», a indiqué Jorg Asmussen, l’un des membres du directoire de la BCE.

    Jamais la BCE n’avait encore brandi une telle menace. Du coup, le ministre des Finances chypriote et le gouverneur de la banque centrale de l’île n’ont pas d’autre choix que de laisser les banques fermées jusqu’à nouvel ordre…

    Eviter des émeutes «comme en Argentine».

    «S’ils ouvrent les banques, alors que la BCE bloque l’accès aux liquidités, ce sera la ruée sur les guichets, et des émeutes comme en Argentine!», prévient Gilles Moec de la Deutsche Bank.

    «Les déposants ne pourraient plus retirer du cash, faute de billets suffisants, et ceux qui voudraient faire des virements à l’étranger se verraient répondre que c’est impossible car la banque n »est plus autorisée à le faire par la BCE…», poursuit Gilles Moec, spécialiste des questions monétaires européennes.

    En attendant, les distributeurs automatiques de billets fonctionnent toujours à Chypre. Ils sont alimentés par les réserves de la banque centrale chypriote. Combien de temps cela va-t-il durer ? Nul ne le sait. Cela dépendra des réserves en «cash» de la banque centrale locale qui, selon les pays, peuvent permettre de «tenir un siège» d’après les experts …

    Plus grave encore : les entreprises, notamment les compagnies aériennes chypriotes ne pourront bientôt plus payer leurs factures de kérosène, faute de pouvoir faire des virements à l’étranger… Si la situation se prolonge, le blocus monétaire peut très vite se transformer en blocus économique. Du jamais vu dans l’Union européenne !

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/03/20/20002-20130320ARTFIG00468-l-europe-organise-le-blocus-monetaire-de-chypre.php

  • 20 mars 2013 à 14 h 48 min
    Permalink

    CHYPRE va demander l’asile fiscal à la RUSSIE.
    C’est bien dans l’ air en ce moment.

  • 20 mars 2013 à 16 h 07 min
    Permalink

    Le blocus de Chypre vient de commencer.
    Les masques tombent.
    L’Union Européenne révèle son vrai visage.

    La Banque Centrale Européenne révèle son vrai visage.
    La BCE n’est qu’un gang de maîtres-chanteurs.
    La BCE affame les Chypriotes jusqu’à ce qu’ils cèdent.
    La BCE arrête de fournir des billets en euros aux banques de Chypre jusqu’à ce que les Chypriotes cèdent.

    Les masques tombent.
    L’Union Européenne n’est qu’une dictature.
    Ni plus, ni moins.

    Ceux qui soutiennent cette dictature n’ont aucune leçon à nous donner.
    Aucune.

    Le blocus de Chypre me rappelle le blocus de Berlin. (Le 24 juin 1948, à l’issue d’une longue dégradation des relations entre les quatre occupants de l’Allemagne, l’Union soviétique bloque les voies d’accès terrestre à Berlin-Ouest. Commence alors le « blocus de Berlin », qui dure jusqu’au 12 mai 1949.)

    Ceux qui soutiennent l’Union Européenne sont comme ceux qui soutenaient l’URSS au moment du blocus de Berlin.

    Ceux qui soutiennent l’Union Européenne ont oublié que le blocus de Berlin n’a pas empêché l’effondrement de l’URSS quarante ans plus tard.

    Les dictatures peuvent faire tous les blocus qu’elles veulent : à la fin, les peuples finissent par les détruire.

    Les 15 peuples qui étaient réunis dans l’URSS ont fini par reprendre leur indépendance : aujourd’hui, l’URSS est morte.

    De la même façon, les 27 peuples qui sont réunis dans l’Union Européenne reprendront leur indépendance : demain, l’Union Européenne mourra.

    L’Union Européenne rejoindra l’URSS dans les égouts de l’Histoire.

    Lisez cet article :

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/03/20/20002-20130320ARTFIG00468-l-europe-organise-le-blocus-monetaire-de-chypre.php

  • 20 mars 2013 à 16 h 23 min
    Permalink

    Oui Laurent, ce n’est pas farfelu de demander l’aide fiscal à la Russie ou l’aide financière à la Russie qui verrait d’un bon œil pour raisons géostratégiques de garder le pied en Méditerranée. Autre possibilité c’est la sortie de la Turquie de l’OTAN et son alliance avec la Syrie de Bachar El Assad et la Russie. De facto ce serait la réunification de l’île avec la République turque de Chypre du nord, autoproclamée République indépendante par la Turquie (qui occupe militairement cette partie de l’île) et qui n’est reconnue au niveau international par aucun pays. Seul Ankara proclame cette entité indépendante.

    N’oublions pas que la démocratique UE respectueuse des droits de l’homme, sanctionne cette partie de l’île, 37% du territoire et 260’000 personnes (sur un total de 885’000 habitants)depuis l’occupation turque et donc contre la £ivre turque. L’€uroland chypriote représente quand même le 2e investisseur en Russie(lessiveuse de 250 Milliards d’€uros/an), un capital qui pourrait être intéressant pour la Turquie.

    Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a rappelé aujourd’hui, comme par hasard, « Le blocage de plus de la moitié des chapitres de négociations par les pays membres de l’Union européenne collectivement ou individuellement (…)… » pour son adhésion dans l’UE depuis 2005.

    Si l’UE(donc l’Allemagne en premier lieu, bafoue impunément les droits élémentaires de la démocratie qu’elle prétend défendre, c’est bien pour la vraie raison de ce chantage, le partage des ressources gazières entre les différents pays concernés. Cette ponction totalement arbitraire n’est destinée qu’à combler les trous causés par les pertes bancaires et en aucun cas par des déficits budgétaires liés à l’administration du pays .
    Il aurait suffi que la BCE consente une avance de trésorerie identique à celle qu’elle a consenti à l’Irlande le 7 Février dernier, en violation de tous les traités Européens, pour que le problème chypriote soit réglé. Pourquoi ne l’a-t-elle pas fait? Chypre est une pièce majeure dans la géopolitique de l’Europe au Proche-Orient. L’année dernière la Turquie réclamait sa part sur les futurs forages et demandait une annexion de Chypre . Un accord a été signé pour construire un gazoduc( Eurasia interconnect permettant à Israël de s’affranchir de sa dépendance vis –à-vis de l’Egypte en approvisionnement en gaz ) . Les concessions actuelles sont exploitées par une Société du nom de Noble Energy (dont les actionnaires sont des fonds de pension US et dont le conseil est un certain Bill Clinton) . Ce sont les attributions des futures concessions qui sont toujours en jeu . L’objectif des fonds de pension américains est bien de piller et de coloniser ces ressources énergétiques , tout en faisant brader (« privatiser ») un maximum de services publics en Europe. L’abandon du projet de grand Proche Orient par l’administration américaine devant les échecs répétés en Irak , Lybie .. ne permet plus à Israël d’avoir l’autonomie et la sécurité que le grand partenaire américain lui proposait . Dans ces conditions , quoi de plus naturel pour Israël très isolé que de se tourner vers un autre grand partenaire qui peut lui assurer cette stabilité dans la région : la Russie . La nomination récente de deux ministres des affaires étrangères Russophones(Les anciens citoyens soviétiques Avigdor Lieberman et Zeev Elkin ont reçu les portefeuilles de ministre et de vice-ministre israéliens des Affaires étrangères) ne peut que renforcer cette interrogation . L’€uro joue contre le $ à qui coulera en premier. Le braquage des dépôts chypriotes annonce un reflux de capitaux de la zone €uro vers des banques américaines à court de liquidités malgré les injections massives de la FED qui devraient stopper… aujourd’hui ?

    Pour rappel: le montant du « shadow banking » est estimé à 67’000 Milliards de dollars et les transferts vers les paradis fiscaux à 25’000 milliards de dollars (source :
    Global Shadow Banking Monitoring Report 2012). Les comptables de Bruxelles peuvent devenir dangereux quand on les laisse faire , l’Eurogroupe(Allemagne en tête et la France qui pense représenter à elle-seule l’opinion européenne) et la BCE viennent de nous en fournir une démonstration éclatante en sabordant encore plus toute velléité de stabilité dans une région réputée chaude depuis trop longtemps(Liban, Israël, Palestine, Irak, Syrie, Turquie, Iran, Chypre).

    Le boulot de la BCE est de compenser les pertes que son refus de régulation bancaire et de contrôle du « shadow banking » a lui-même provoqué, vu l’implication allemande dans ce dossier et la rapidité de la réaction de Mario Draghi(le laquais de Goldman Sachs) , on ne peut que se poser la question de savoir si le refus Chypriote ne pourrait pas entrainer un effondrement de la Deutsche Bank , qui est la banque la plus dangereuse d’Europe.

  • 20 mars 2013 à 16 h 38 min
    Permalink

    Chypre intéresse aussi les chinois:
    Pour l’achat d’une résidence secondaire à Chypre, les chinois obtiennent un droit de séjour permanent dans le pays, qui facilite ensuite leurs déplacements en Europe. Des centaines de chinois ont déjà acquis des maisons valant au moins 300’000 €uros pour profiter de ces conditions. La plupart sont des hommes d’affaires, plus intéressés par le fait d’obtenir un visa que par le fait d’être propriétaire d’un bien immobilier dans cette île…

    Les prix des biens immobiliers à Chypre auraient baissé d’un tiers en quatre ans, entraînant la fermeture de nombreuses agences immobilières de l’île. Devant la concurrence d’autres pays européens tentant eux aussi de séduire les acheteurs chinois, Chypre a simplifié les démarches pour obtenir un statut de résident à vie. Depuis un an, l’île offre ainsi les conditions les plus favorables d’Europe pour les candidats à ce précieux sésame.

    Chypre est bien un formidable « porte-avion » pour entrer en Europe et contrôler le Proche-Orient. Donc les ressources énergétiques fossiles.

  • 20 mars 2013 à 18 h 14 min
    Permalink

    En réponse à la question « tous aux abris, mais où? », mon organisation répond: investissez dans l’immobilier à Malte. C’est un pays stable et moins cher que la Belgique. Nous vous aidons à acquérir une ou plusieurs propriétés qui auront un rendement locatif intéressant et ne perdront pas de valeur, ou une résidence secondaire, ou une maison pour votre pension. Nous contacter à l’adresse email realestate@socialcapital-foundation.is.

  • 20 mars 2013 à 20 h 10 min
    Permalink

    Vous avez raison ShereKhan, avec les mots « Social » + « Capital » + « Foundation » + « Trust » on a tous les ingrédients pour arroser large, le Partit Laborista(parti travailliste) et le Partit Nazzjonalista (le parti nationaliste de Centre droit pro-européen ayant perdu les dernières élections de février 2013)… quitte à rendre la structure plus qu’opaque. 😉

    Malte c’est très petit. Le secteur du bâtiment suit la tendance du reste de l’Europe. Il représente 7% de l’emploi et peut aussi toucher gravement la vie économique de l’île. Les prix ont doublé à Malte depuis 5 ans et le marché intérieur ne suffira pas à financer les programmes lancés à l’attention des étrangers. Citons le programme du Tigné Point, en face de la Valette dont la livraison tarde. Les prix sont tous revus à la baisse… comme les ventes par manque d’acheteurs. Les Maltais ne voient pas tous d’un bon oeil la hausse des prix des logements et réclament aussi des constructions à prix modérés. Les étrangers qui investissent à Malte deviennent des intrus lorsqu’ils contribuent à augmenter le coût des habitations. Les promoteurs qui sont confrontés à une hausse des coûts de la construction licencient les travailleurs locaux pour leur préférer une main d’œuvre africaine(merci Schengen et l’immigration sauvage…) moins chère et plus souple(corvéable). Cette situation ne peut que créer à court terme un sentiment de rejet des étrangers très fort. Plus grave, la hausse des salaires des Maltais depuis 2004 a considérablement ralenti sa compétitivité comparée à celui de la Pologne ou de la Roumanie et les nombreuses hotlines(sexe, casino, etc.) ou la Société STM Microelectronics vont délocaliser.

    « L’île au Miel » pourrait bien se transformer en « île au vinaigre ». Décision du Parlement européen de rejeter le projet de budget pour la période 2014-2020… et la privatisation à tout crin comme condition d’entrée dans la zone €uro fera les mêmes dégâts qu’à Chypre. Ces îles ne subviennent pas à leurs propres besoins et doivent tout importer. Oui l’immobilier c’est bien, mais quand il n’y a plus que ça sur une île personne n’y habite, surtout quand la réputation de l’île est « sale et mal entretenue ». 🙂

  • 20 mars 2013 à 21 h 01 min
    Permalink

    Mercredi 20 mars 2013 :

    Je vous suggère de lire cet article très important :

    Chypre : Draghi use du Blocus monétaire.

    Le « blocus monétaire » de Chypre qui vient d’être mis en œuvre par la BCE est un acte d’une extraordinaire gravité, dont les conséquences doivent être soigneusement étudiées.

    La décision de M. Mario Draghi porte sur deux aspects : tout d’abord la BCE n’alimente plus la Banque Centrale de Chypre en billets (point qui n’est semble-t-il pas essentiel car les réserves de « cash » semblent importantes) et ensuite la BCE interrompt les transactions entre les banques chypriotes et le reste du système bancaire de la zone Euro. C’est cette dernière mesure qui est de loin la plus grave.

    D’une part, elle condamne à court terme les banques chypriotes (mais aussi les entreprises basées à Chypre, qu’elles soient chypriotes ou non) car désormais elles ne peuvent plus faire de transactions avec le reste de la zone Euro. D’autre part, elle équivaut à un « blocus » économique, c’est-à-dire dans les termes du droit international à une action qui équivaut « acte de guerre ». C’est donc dire la gravité de la décision prise par Mario Draghi. Elle pourrait d’ailleurs se prêter à contestation devant les cours internationales. C’est donc dire la responsabilité prise par Mario Draghi qui pourrait, à ce compte, se retrouver un jour devant un tribunal, international ou non.

    Sur l’interruption des relations entre banques chypriotes et la zone Euro, l’argument invoqué est le « doute » sur la solvabilité des dites banques chypriotes. C’est à l’évidence un pur prétexte car des « doutes » il y en a depuis juin dernier. Tout le monde sait qu’avec les conséquences du « haircut » imposé sur les créanciers privés de la Grèce, on a considérablement fragilisé les banques de Chypre. La BCE n’avait pas réagi à l’époque et ne considérait pas le problème de la recapitalisation de ces banques comme urgent. Elle se décide à le faire au lendemain du rejet par le Parlement chypriote du texte de l’accord imposé à Chypre par l’Eurogroupe et la Troïka. On ne saurait être plus clair.

    Le message envoyé par Mario Draghi est donc le suivant : ou vous vous pliez à ce que NOUS avons décidé, ou vous en subirez les conséquences. Ce n’est pas seulement un message, c’est un ultimatum. On mesure ici que toutes les déclarations sur le « consensus » ou l’« unanimité » qui aurait présidé à la décision de l’Eurogroupe ne sont que des masques devant ce qui s’avère être un Diktat.

    Mais il y a un message dans le message. Mario Draghi vient, d’un seul geste, de faire sauter la fiction d’une décision collective au sein de la BCE, car le Président de la Banque Centrale de Chypre n’a pas donné son accord. Les règles n’ont ainsi même pas été respectées. Il vient, ensuite, d’affirmer au reste du monde que les décisions ne sont pas prises par l’Eurogroupe ou l’Union Européenne mais par lui et lui seul, fonctionnaire désigné et non élu, irresponsable au sens le plus politique du terme.

    La nature profondément tyrannique des institutions mises en place dans le cadre européen se révèle pleinement dans cet incident. Les grands discours sur la coopération et sur l’expertise cèdent la place au froid rapport des forces et sentiment de puissance.

    Il met un terme au concours d’hypocrisie auquel s’étaient livrées les différentes instances européennes parlant d’un accord décidé à l’unanimité (avec le pistolet sur la tempe). Il en va de même avec le “respect du vote” du Parlement chypriote, dont on voit bien que Mario Draghi se moque comme d’une guigne. Désormais les choses sont claires et, en un sens, c’est tant mieux. Mais il ne faudra plus s’étonner si les partis, souvent qualifiés de “populistes”, qui sont opposés aux institutions européennes montent rapidement dans les sondages. De même ne faudra-t-il plus s’étonner si la violence contre les institutions européennes et leurs représentants monte rapidement dans les pays les plus touchés par la crise. Car il est dans la nature des choses que la Tyrannie appelle la violence.

    Les conséquences de cette décision seront, quoi qu’il advienne, dramatiques. Il est possible que le Parlement chypriote se déjuge sous la pression, mais ce faisant il ouvrira une crise ouverte avec son peuple. La tradition de violence politique que l’on a à Chypre ne doit alors pas être négligée. Il est aussi possible que l’on aille jusqu’au bout de cette crise et que Chypre soit de facto expulsée de la zone Euro du fait de la décision de Mario Draghi. Le précédent ainsi établi aura dans ce cas des conséquences profondes pour l’ensemble des autres pays. Nous aurons des indications sur le cours que les événements vont prendre d’ici 48 heures.

    Jacques Sapir.

    http://russeurope.hypotheses.org/1065

  • 20 mars 2013 à 21 h 58 min
    Permalink

    Amora vous avez fumé la moquette apparemment! It ne s’agit pas de ratisser quoi que ce soit, et nous n’avons rien à voir avec les partis que vous citez ni avec un qualconque parti politique en général. Le reste de votre « analyse » est inexact: les prix n’oçnt pas doublé en 5 ans; en revanche ils se maintiennent bien en moyenne, contrairement à Chypre où ils baissent fortement. L’acheteur européen peut donc y trouver son compte, d’autant que les prix restent très inférieurs à ceux de l’Europe. On peut parler d’un optimum à cet égard. Il n’y a pas de rejet des étrangers à Malte, et l’image de l’archipel est d’être clean. Il y a longtemps que Malte est dans la zone euro, et aucune privatisation n’est prévue. Il n’y a pas de hotlines de sexe à Malte, mais des casinos en ligne. Ce secteur se maintient bien, on assiste même à un afflux de financiers actuellement. Au total, avec un endettement faible et une croissance forte, l’économie maltaise a résisté ces dernières années aussi bien que l’économie allemande!

  • 20 mars 2013 à 21 h 59 min
    Permalink

    Amora, vous avez fumé la moquette apparemment! It ne s’agit pas de ratisser quoi que ce soit, et nous n’avons rien à voir avec les partis que vous citez ni avec un quelconque parti politique en général. Le reste de votre « analyse » est inexact: les prix n’oçnt pas doublé en 5 ans; en revanche ils se maintiennent bien en moyenne, contrairement à Chypre où ils baissent fortement. L’acheteur européen peut donc y trouver son compte, d’autant que les prix restent très inférieurs à ceux de l’Europe. On peut parler d’un optimum à cet égard. Il n’y a pas de rejet des étrangers à Malte, et l’image de l’archipel est d’être clean. Il y a longtemps que Malte est dans la zone euro, et aucune privatisation n’est prévue. Il n’y a pas de hotlines de sexe à Malte, mais des casinos en ligne. Ce secteur se maintient bien, on assiste même à un afflux de financiers actuellement. Au total, avec un endettement faible et une croissance forte, l’économie maltaise a résisté ces dernières années aussi bien que l’économie allemande!

  • 21 mars 2013 à 10 h 12 min
    Permalink

    ShereKhan, la dette publique de Malte est détenue à hauteur de 97% par les résidents, les passifs ne sont pas comptabilisés dans la dette publique et s’élèvent à 17% du PIB à fin 2012, le système bancaire maltais pèse huit fois le PIB, soit un ratio supérieur à celui de Chypre. L’activité de crédit reste principalement tournée vers le financement des logements ce qui constitue un risque majeur en cas de baisse des prix de l’immobilier. Ces derniers n’ont pas connu une baisse des prix suite à la crise de 2008 et ont même repris leur progression depuis fin 2011. En cas d’un retournement des prix de l’immobilier, le secteur bancaire pourrait ainsi être durablement affecté d’autant plus que le niveau de provisions sur créances douteuses est l’un des plus faibles d’Europe. Enfin, en raison du caractère insulaire de l’économie, la balance des biens reste déficitaire. Le tourisme continuera de tirer la croissance maltaise même si l’origine géographique des estivants, européens à plus de 85%, fait peser un risque sérieux si l’économie européenne ne se redresse pas. Malte est dépendante de son « insularité »(économies toujours fragiles) et de sa dépendance à la situation économique européenne.

    La baisse du prix de l’immobilier est un sujet tabou à Malte. Deux raisons pour cela, le niveau du patrimoine des maltais est complètement dépendant de l’immobilier, et s’il baisse cette perte sera durement ressentie par la population. Depuis 2003 les prix ont doublé avec une hausse record de 20,6% en 2004 (année de l’adhésion à l’UE). Le rendement de l’immobilier n’a pas suivi. Malte est devenu le pays où le rendement foncier est l’un des plus bas d’Europe avec 2,85% contre 4,12% en France. La construction massive a pour effet une offre très importante aux locataires. Environ 75% des maltais possèdent leur logement. Les britanniques qui sont une part importante des propriétaires(les retraités) ont perdu du pouvoir d’achat avec une £ivre sterling plus faible face à l’€uro, et une crise forte pour la Grande Bretagne qui affecte la capacité des britanniques à venir investir dans le foncier maltais. Cette crise du financement touchera durablement la capacité des emprunteurs qu’ils soient Maltais ou Européens du nord. Les acheteurs seront aussi plus attentifs à la qualité des constructions, plus regardants sur les économies d’énergie et la défense de l’environnement.

    L’île détient un record de vacance des appartements et des maisons construites avec 23%. Mais les chantiers n’ont pas été arrêtés et l’île a pris des allures de jungle de béton à Sliema et sur la partie nord de l’île. Depuis janvier 2008, la baisse est estimée à 2,8%, sur les appartements 1,3% pour les maisonnettes. Je ne sais pas si la loi littérale a été votée interdisant les constructions à moins de 100 mètres de la mer, mais même avec cette loi, cela ne sera pas suffisant d’enrayer la baisse actuelle de l’immobilier. Les chiffres à Malte sont très contrastés selon le moment d’analyse. La mise aux normes du réseau routier, propreté des espaces publiques et notamment des lieux de baignades, et enfin l’application des règles de sécurité urbaine (qualité des espaces piétons, contrôle des équipements, contrôle des permis de construire…), autant de questions et de charges qui entraîneront une hausse des prix de revient, et surtout des contraintes difficiles à supporter pour une population peu disposée à accepter de tels bouleversements. C’est pourtant le prix à payer pour l’européanisation de l’île par les normes technocratiques. Le secteur du bâtiment est dans le rouge, il représente 12,5% de l’activité et 7% des emplois. Après une longue ascension, les prix de l’immobilier ont amorcé un retournement.

    Ne parlons pas de l’immigration : Avec ses 450’000 habitants, imaginez que 4’500 clandestins représentent 1% de sa population! Merci l’espace Schengen en place et les contrôles en provenance des autres pays européens inexistants. Autant dire que la coopération voulue par Lawrence Gonzi, le premier ministre maltais est d’actualité alors que l’Afrique va mal. Les Maltais voient d’un mauvais oeil la présence d’Africains sur leur sol et leur réservent les sales boulots.

    La prostitution en soi n’est pas illégal à Malte. Toutefois, les bordels sont illégaux et il est contre la loi de flâner ou de solliciter des fins de prostitution dans un lieu exposé au public. C’est pourquoi les sites internet prolifèrent. La prostitution s’est déplacée ces dernières années de la rue vers Internet. Les sites proposant des personnes prostituées se sont multipliés. Internet est l’outil idéal pour les activités clandestines: discrétion, anonymat, faible coût d’accès, facilité de gestion des contacts. Il favorise la multiplication des infractions et est notamment utilisé comme une maison de vente par correspondance, que ce soit pour le matériel pornographique ou pour la vente des êtres humains ou les jeux de hasard. Les trafiquants proposent des guides spécialisés en ligne pour les touristes sexuels et les clients de la prostitution et les addictes aux jeux. Ils mettent en ligne de prétendues agences matrimoniales ou proposent des services de massages par exemple. Cette cyber délinquance a aujourd’hui un caractère mondial et Malte n’y échappe pas, malgré toutes les conventions signées. Qui sont les responsables de ces sites, où les hébergent-ils? Aux Etats-Unis, dans l’espace Schengen(donc Malte), les pays de l’Est, etc., voire le Lesotho ?! 😉

    Et pourtant les Etats-Unis comme Malte sont les premiers à pratiquer le prohibitionnisme(pénaliser, le client comme la prostituée) mais n’acceptent pas les preuves électroniques sur le plan juridique. Quant aux centres d’appels, ils concernent les salons de massage mais l’acte sexuel n’est pas mentionné.

    Si le taux de croissance a été de 4% entre 2004 et 2008, il est prévu à 2% en 2013…. mais finit 2012 avec un taux à 1,2%. L’économie de Malte a observé un net ralentissement en 2011 (+1,9% de croissance du PIB) alors qu’elle avait opéré un franc rétablissement au sortir de la crise avec la vigueur retrouvée du commerce mondial, affichant une croissance de +3,4% en 2010 après la chute de –2,3% en 2009. la croissance maltaise se caractérise par l’importante volatilité des variables. Alors que l’inflation avait été contenue l’an passé malgré la progression des prix des produits alimentaires et énergétiques et s’était établie à +2,4%, une accélération a été enregistrée dès les premiers mois de 2012 pour porter l’inflation à 4,4% en juin, à un niveau nettement supérieur à la moyenne de la zone €uro. Cette évolution est imputable à une poussée des prix dans les secteurs des services (maintenance et réparation résidentielles), de l’équipement en logement, des tabacs et alcools, venant s’ajouter à la hausse continue des prix des produits énergétiques.

    MMMMH, c’est bon de fumer la moquette ! Vous devriez essayer. 🙂

  • 21 mars 2013 à 12 h 27 min
    Permalink

    Amora, vous la jouez sérieux, là. Votre information nécéssite cependant une mise à jour, car Lawrence Gonzi n’est plus premier ministre))). Et il y a de beaux espaces de nature dans le Nord de l’île))). Il n’y a rien de probant dans votre alignement de données tantôt positives tantôt négatives, il y a des problèmes partout, et tout étant relatif, il y en a ici moins qu’ailleurs. Les prix de l’immobilier ne s’effondreront pas, car le territoire est trop petit et la valeur de propriété est trop ancrée dans la culture. Pour votre information, les prix YOY viennent d’augmenter de 1% contre une baisse de 15.2% en Espagne, 9.6% en Irlande, 8.7% aux Pays-Bas et 7.7% au Portugal. C’est l’index pour toutes les constructions et il est significatif de l’activité économique dans son ensemble. Pas mal pour un archipel en perdition! C’est ce que je vous dis: les prix augmentent mais il y a des capacités disponibles. N’est-ce pas idéal pour l’investisseur? Quant aux salons de massage qui semblent vous préoccuper, sachez que ce pays est tranquille et catholique et je n’irai pas le recommander pour le sexe. Vous êtes sûrement mieux placés à Genève. Je ne sais pas ce qu’il y a dans votre moquette, mais ça doit être toxique…

  • 21 mars 2013 à 14 h 35 min
    Permalink

    Joseph Muscat n’est Premier Ministre que depuis le 11 mars 2013(même pas un mois; Gonzi colle avec les chiffres donnés). Vous avez raison, les maltais vont à l’Eglise et jamais au bordel, sauf la classe dirigeante et l' »Intelligentsia »?! 😉 : Centenaire, elle continue de se prostituer: http://www.insolite.ca/2012/01/12/centenaire-elle-continue-de-se-prostituer/

    Fumez de la moquette toxique ShereKhan, vous garderez l’esprit vif!

  • 21 mars 2013 à 16 h 17 min
    Permalink

    Amora, hum, « la coopération voulue par Lawrence Gonzi, le premier ministre maltais est d’actualité », vous trouvez que cela colle avec les chiffres?))). Quant aux bordels, je ne suis pas au fait de cette branche de l’industrie, que vous paraissez connaître mieux que moi))). Je n’ai rien contre, et je pense qu’à Genève et à Zürich vous êtes mieux placés. Votre lien est drôle, Amora, merci, l’histoire est juste un peu sordide, et dommage que le lien vers la source ne marche pas.

  • 21 mars 2013 à 21 h 04 min
    Permalink

    Jeudi 21 mars 2013 :

    Chypre : l’Union Européenne craint une fuite de capitaux de 30 milliards d’euros.

    Lorsque les banques rouvriront la semaine prochaine, dans le cadre d’un « plan B » acceptable par toutes les parties, les non-résidents mais aussi certains résidents chypriotes pourraient vouloir transférer leurs avoirs sur des comptes à l’étranger.

    L’Europe a fait ses calculs. Son «erreur de communication» sur le plan de sauvetage chypriote – c’est ainsi que le président de l’Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem l’a qualifié – devrait lui coûter 30 milliards d’euros. Cette somme correspond à la fuite de capitaux redoutée.

    http://www.lefigaro.fr/mon-figaro/2013/03/21/10001-20130321ARTFIG00595-chypre-l-ue-craint-une-fuite-de-capitaux-de-30milliards.php

    On voit maintenant qu’il n’y a pas 36 solutions :

    1- Première solution : les dirigeants européens violent les traités européens.

    Les dirigeants européens imposent un blocage des capitaux à Chypre.

    Problème : les traités européens interdisent absolument toute restriction à la libre-circulation des capitaux. La libre-circulation des capitaux est gravée dans le marbre des traités européens.

    2- Seconde solution : les dirigeants européens respectent les traités européens.

    Les dirigeants européens laissent sortir les capitaux hors de Chypre dès la reprise des activités bancaires mardi 26 mars, à minuit une.

    Problème : les capitaux sortiront par dizaines de milliards d’euros hors de Chypre, dès mardi, à minuit une !

    Je recopie une dépêche AFP :

    « Les autorités chypriotes ont trois choses à faire d’ici mardi : présenter un plan B crédible et viable pour remplacer le plan de sauvetage rejeté par le Parlement, instaurer un blocage sur une longue période des capitaux placés dans les banques, et préparer la fusion entre les deux principales banques en difficultés, a expliqué cette source sous couvert de l’anonymat. Le risque sinon est une sortie de Chypre de la zone euro, a-t-il averti. »

    Quelles seraient les conséquences concrètes de cette seconde solution ?

    Faillite des banques chypriotes.

    Et ensuite sortie de Chypre de la zone euro.

  • 22 mars 2013 à 13 h 12 min
    Permalink

    Jeudi 21 mars 2013 :

    17:06

    L’Europe s’attend à une fuite de capitaux de 30 milliards d’euros.

    L’Europe a fait ses calculs. Lorsque les banques chypriotes réouvriront, mardi, les responsables européens s’attendent à une fuite de capitaux de 30 milliards d’euros environ, en quelques jours.

    Cette somme correspond aux avoirs détenus par les non résidents (individus ou sociétés ; russes ou britanniques) dans les banques de l’île estimés à 30% des dépôts évalués à 70 milliards d’euros, soit 20 milliards d’euros.

    Il faut y ajouter 10 milliards d’euros que les résidents chypriotes voudront, par précaution, retirer en liquide ou transférer sur des comptes à l’étranger. C’est plus que les 10% de fuite de capitaux évoqués par le gouverneur de la Banque centrale chypriote en début de semaine. C’est pourquoi l’Europe veut imposer une limitation des mouvements de capitaux, dans le cadre du « plan B » chypriote.

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/03/19/20002-20130319LIVWWW00277-en-direct-suivez.php#221801

    Le problème de Chypre sera résolu, d’une façon ou d’une autre, à partir de mardi 26 mars.

    C’est mardi 26 mars, à minuit une, que les activités bancaires reprendront, à Chypre.

    Concrètement : c’est à partir de ce moment précis que les gigantesques ordres de virement passés par les épargnants se réaliseront.

    C’est à partir de ce moment précis que nous assisterons à un spectacle tragique : une île va se vider de ses capitaux.

    Quel sera le résultat de cette énorme hémorragie ?

    Et, surtout, comment ravitailler tous les distributeurs automatiques de billets dans l’île de Chypre ?

    Est-ce que les pays européens du nord donneront des milliards d’euros à Chypre, en établissant un pont aérien, avec des avions chargés de billets en euros ?

    Est-ce que la BCE lancera ses rotatives à plein régime, avec là-aussi un pont aérien pour ravitailler l’île de Chypre, avec des avions chargés de billets en euros ?

    Est-ce que la Russie sauvera Chypre en échange de ses gisements de gaz ? Vendredi, on apprenait que la Russie a refusé.

    Ou alors est-ce que Chypre deviendra indépendante et commencera à imprimer sa propre monnaie nationale ?

    On va voir.

  • 22 mars 2013 à 20 h 42 min
    Permalink

    Vendredi 22 mars 2013 :

    Medvedev : « la Russie ne ferme pas la porte » à un soutien à Chypre.

    Le Premier ministre russe a, ce vendredi 22 mars, assuré que Moscou n’a pas encore abandonné l’île méditerranéenne. Mais il considère que l’Union européenne et Chypre doivent d’abord trouver eux-mêmes une issue à la crise.

    A l’issue d’une visite de deux jours du ministre des Finances de l’île ce vendredi 22 mars, Moscou s’est montrée inflexible vis-à-vis de son partenaire aujourd’hui au bord de la banqueroute : elle ne compte pas investir davantage à Chypre. Pire encore, elle conseille de quitter les banques et les institutions européennes.

    Le ministre des affaires étrangères russe a ainsi envoyé à toutes ses ambassades un courrier électronique urgent pour enjoindre l’ensemble de ses ressortissants et entreprises de quitter les banques et les institutions financières européennes…

    http://www.bfmtv.com/economie/chypre-russie-se-desolidarise-476052.html

  • 23 mars 2013 à 1 h 42 min
    Permalink

    Non aux plans de renflouement
    Non à l’austérité

    Chypre pourrait être comme l’Islande le grain de sable qui fait dérailler la machine de destruction des peuples.

    Soutenez le plan B avec la séparation strictes des banques afin de mettre les spécualteurs en faillite.

    Signez la pétition : https://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/a-tous-les-d%C3%A9put%C3%A9s-chypriotes-chypre-doit-scinder-les-banques-en-deux-cat%C3%A9gories-bonne-mauvaise-banque

    La nouvelle résistance contre le monde de la finance

  • 23 mars 2013 à 13 h 36 min
    Permalink

    Samedi 23 mars 2013 :

    Chypre : taxe bancaire de 25 % au-delà de 100 000 euros envisagée.

    Les autorités chypriotes envisagent de taxer à hauteur de 25 % les comptes présentant un solde supérieur à 100 000 euros détenus à la Bank of Cyprus, a annoncé samedi le ministre des Finances Michel Sarris.

    Cette déclaration intervient au lendemain de l’adoption par le Parlement d’un plan de restructuration des banques.

    L’île, paralysée depuis une semaine, doit conclure un plan de sauvetage avant lundi avec ses partenaires européens pour éviter la banqueroute. Les discussions avec la troïka pourraient s’achever samedi dans la soirée, dans la foulée des premières mesures adoptées vendredi soir.

    La situation est devenue critique pour nombre d’entreprises chypriotes, incapables de payer leurs fournisseurs ou d’être payées. Les banques sont fermées depuis le 17 mars et tous les virements sont interdits.

    http://www.romandie.com/news/n/Chypre_taxe_bancaire_de_25__au_dela_de_100_000_euros_envisagee40230320131310.asp

  • 23 mars 2013 à 20 h 25 min
    Permalink

    Samedi 23 mars 2013 :

    Chypre : des centaines d’employés de banques manifestent et menacent de se mettre en grève.

    Des centaines d’employés de banques ont manifesté samedi après-midi à Nicosie et menacé de se mettre en grève si les autorités chypriotes, engagées dans une course contre la montre pour sauver les banques et l’île de la faillite, ne garantissaient pas leur avenir.

    Parti du siège de l’Union chypriote des employés de banques (Etyk), le cortège s’est rendu devant le palais présidentiel, puis devant le Parlement, avant de commencer à se disperser dans le calme, même si la colère était palpable, selon un journaliste de l’AFP.

    « Si vous ne garantissez pas nos fonds de pension, nous nous mettrons en grève à partir de mardi », date prévue de la réouverture des banques fermées depuis le 17 mars, a lancé Loizos Hadgicostis, président d’Etyk.

    La situation est devenue critique pour nombre d’entreprises chypriotes, incapables de payer leurs fournisseurs ou d’être payées. Les banques sont fermées depuis le 17 mars et tous les virements sont interdits.

  • 23 mars 2013 à 20 h 57 min
    Permalink

    Samedi 23 mars 2013 :

    Un article ahurissant :

    Plan de sauvetage : le président chypriote espère un accord bientôt.

    Le président chypriote Nicos Anastasiades a affirmé samedi soir qu’il espérait bientôt un accord sur un plan de sauvetage de l’île, au moment où il tenait des négociations-marathon avec la troïka pour lever les milliards d’euros nécessaires à l’obtention du plan.

    Nous sommes ici et nous travaillons avec énergie pour sauver l’économie, a écrit le président conservateur sur Twitter. Nous déployons tous les efforts possibles. J’espère avoir un résultat bientôt, a-t-il dit à la veille de son départ prévu pour Bruxelles pour rencontrer les ministres de l’Eurogroupe.

    Des représentants de la troïka composée de l’Union européenne, de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international étaient samedi soir au palais présidentiel pour poursuivre les négociations, avant une réunion prévue avec les responsables des partis politiques de l’île.

    Faute d’accord avant lundi, selon des sources européennes, les pays de la zone euro sont prêts à en éjecter Chypre pour éviter que la crise ne menace par contagion d’autres pays ployant sous leur dette comme la Grèce, l’Espagne et l’Italie.

    http://www.romandie.com/news/n/_Plan_de_sauvetage_le_president_chypriote_espere_un_accord_bientot63230320132009.asp

    Cette dernière phrase est extraordinaire.

    Les pays de la zone euro sont prêts à éjecter Chypre comme un malade choisirait de se scier un pied atteint de gangrène.

    Je me scie le pied, mais au moins je vais survivre.

    Mais en revanche, si je ne me scie pas le pied, la gangrène va continuer, et après ce sera la jambe …

  • 23 mars 2013 à 22 h 37 min
    Permalink

    Ca pourrait être une bonne opportunité pour Chypre que de quitter l’euro. Cela et les 800 milliards attendus de l’exploitation du gaz, et l’avenir est radieux.

  • 23 mars 2013 à 23 h 20 min
    Permalink

    Grand prix du neuneu 2013 :

    La médaille d’or du neuneu 2013 est attribuée à …

    … Jean-Claude Trichet.

    Nous savions que Jean-Claude Trichet était un neuneu, mais à ce point …

    Le 18 janvier 2008, Jean-Claude Trichet déclarait :

    « En outre, pour une petite économie ouverte comme Chypre, l’adoption de l’euro offre une protection contre les turbulences financières internationales, qui ont souvent un effet disproportionné sur les petites économies. »

    « Furthermore, for a small open economy such as Cyprus, the euro adoption provides protection against international financial turmoil, which often has a disproportionate effect on smaller economies. »

    http://www.bis.org/review/r080122a.pdf

  • 24 mars 2013 à 13 h 35 min
    Permalink

    Juste quelques notions historiques sur Chypre et sa situation gazière considérée comme un « Eldorado » par ShereKhan 😉 :

    Les égyptiens l’appelaient « Alachia », en référence au mot arabe « El Achia » et ses danseuses du ventre; l’origine du mot n’est pas claire. Les Assyriens l’appelaient « Latnana » en référence au papillon polymixis nocturne qui abonde dans l’île. Les Phéniciens l’appelaient « Enkomi » qui est actuellement un village dans la partie turque de l’île, près de Famagusta, mais qui était la capitale de Chypre lors de la période du bronze(1’600-1’100 av. J.-C.)région où l’on a également trouvé les textes les plus anciens de l’île. La Grèce mycénienne l’a appelée « Kupros » qui signifie « cuivre » en rapport à ses gisement importants de chalcopyrite(composée de sulfure double 35 % , de cuivre 34,5 % et de fer 30,5 %, de formule chimique CuFeS2. Avec des traces de Ag; Au; In; Tl; Se; Te). Ce qui a donné son drapeau officiel depuis son indépendance en 1960 après une colonisation britannique de 82 ans: carte de l’île couleur cuivre au-dessus de deux branches d’olivier(symbole de la paix) sur fond blanc. Pour reprendre les couleurs grecques pour la partie orthodoxe et les couleurs turques pour la partie musulmane lors de la guerre voulue par la Grande-Bretagne en 1974(invasion turque). Les bases militaires britanniques présentes depuis lors dont une(Dhekelia) se trouve sur la ligne verte dite « Attila » séparant les deux entités politiques de l’île. Et la Turquie stationne 35’000 homme en RTCN(contre 10’000 – dont 3’000 britanniques – en République de Chypre).

    Les principales ressources de l’île étaient/sont le cuivre, la pyrite, l’amiante, le gypse, le bois, le sel, le marbre et une terre argileuse. Hélas, l’industrie minière a été sabordée par les Britanniques dès l’indépendance de l’île et ne représente même pas le 10% du PIB. L’agriculture et la pêche à peine 2,6% du PIB.

    En septembre 2012, l’archevêque Chrysostomos II a annoncé son intention d’hypothéquer des biens de l’Eglise dans le but d’avoir une part dans l’exploitation des réserves de gaz naturel qui ont été trouvées à Chypre « zone économique exclusive » (ZEE). S’adressant à la CyBC, télévision d’Etat, il a dit que l’Eglise était déterminée à s’impliquer dans tous les aspects de la question – du forage jusqu’à la liquéfaction. En fait, l’archevêque a révélé que l’Eglise était en train d’obtenir une part dans l’une des compagnies qui ont fait des appels d’offre pour des blocs de la ZEE. « Nous sommes en contact avec certaines entreprises afin que nous puissions participer ainsi », a déclaré l’archevêque. « L’Eglise est prête, j’ai déjà un document en face de moi, nous l’examinons et très bientôt nous aussi nous demanderons une part dans le forage, la fourniture de gaz naturel et même les bornes (liquéfaction). » Mgr Chrysostomos a dit que l’Eglise n’a pas agi différemment d’autres Chypriotes, qui ont hypothéqué leurs maisons ou leurs terrains afin d’obtenir un prêt. « L’église fera de même, elle hypothéquera un terrain pour obtenir un prêt, de sorte qu’elle puisse se joindre à ces efforts », a déclaré Mgr Chrysostomos. (ANSAmed).

    Le gigantesque gisement de gaz découvert en mer Méditerranée dans les eaux territoriales chypriotes, libanaises et israéliennes déplaît fortement à Erdogan, le président turc, qui vient de passer aux menaces contre Chypre, partie orthodoxe de l’UE. Suite à la découverte du gisement de gaz du bassin Levantin (3’000 milliards de mètres cubes de gaz dont l’exploitation aurait( ?) commencé en automne 2011), il a suffi de quelques jours à Chypre et Israël pour établir la carte maritime de leurs eaux territoriales respectives. En revanche, et cela ne surprendra personne, la délimitation des eaux territoriales entre le Liban et Israël n’est ni réglée, ni près de l’être. De plus, la Turquie a fait pression pour que ni le conseil des ministres, ni le parlement libanais ne valident les accords de frontière maritime passés avec Chypre, tant qu’il n’a pas donné son aval. Dans un interview au journal turc Zaman, le Ministre turc Egemen Bagis a annoncé que la Turquie n’hésitera pas à envoyer sa flotte si Chypre ose démarrer le forage. Face à cette menace directe, prise très au sérieux par l’UE, Stefan Fule, le commissaire de la Commission Européenne, a publié, le 1er septembre 2011, un communiqué très dur (très dur pour le langage aseptisé du monde diplomatique). Il a : « exhorté la Turquie à s’abstenir de toute sorte de menace, sources de friction, ou actions qui pourraient affecter négativement les relations de bon voisinage, et a exigé le règlement pacifique des différends frontaliers ». Fin de la déclaration du Commissaire de l’UE. Erdogan a également déclaré qu’il a « pris des « mesures », pour empêcher Israël d’exploiter son gaz méditerranéen. » L’ancien leader Turc Mehmet Ali Talat, a déclaré, en 2011, dans un quotidien Turc chypriote, que le Président Demetris Christofias était « d’une rare inconscience d’oser exploiter les ressources naturelles de l’île avant le règlement de la solution chypriote ».

    Si les pays de la zone s’écharpent autour des champs gaziers, le volume de gaz qu’ils contiennent n’est pas encore réellement établi scientifiquement. En attendant le forage de nouveaux puits d’évaluation, prévus en automne 2013, nul ne sait si le gisement recèle autant de gaz que l’estiment les experts et s’il est commercialement exploitable. En outre, il devrait s’écouler plusieurs années – au moins dix ans selon certains spécialistes – avant que cette manne se transforme en espèces sonnantes et trébuchantes dans les caisses des Etats…

    Donc sans secteur primaire, sans secteur secondaire, l’île ne pouvait que se tourner vers le secteur tertiaire donc les banques spéculatives. L’île n’est pas du tout indépendante de ses anciens bourreaux, la Grande-Bretagne et maintenant l’UE et la Russie; la Turquie pour la République Turque de Chypre du Nord.

  • 24 mars 2013 à 14 h 34 min
    Permalink

    J’ai parlé de Malte, Amora. En ce qui concerne Chypre il est évident que ce ne sera pas simple. Cependant aux dernières nouvelles les gisements seraient réels et pourraient rapporter un bénéfice net de 800 Mia d’euros. De quoi mettre du beurre dans les péinards chypriotes.

  • 24 mars 2013 à 14 h 35 min
    Permalink

    Amusant. Je voulais parler des épinards. Quant à savoir si les Chypriotes seront peinards, on peut le supposer mais il faut voir. )))

  • 24 mars 2013 à 17 h 06 min
    Permalink

    ShereKhan, « Cependant aux dernières nouvelles les gisements seraient réels et pourraient rapporter un bénéfice net de 800 Mia d’euros. »

    Je ne sais pas d’où vous tenez ce chiffre comme une certitude.

    Noble Energy(américain) a évalué les ressources brutes du gisement qu’il a détecté en 2011 entre 141 et 227 milliards de mètres cubes. Il s’agit uniquement de ressources, c’est-à-dire la quantité brute de gaz et Noble Energy n’a pas encore chiffré la taille des réserves correspondantes, c’est-à-dire la partie techniquement et économiquement exploitable.

    Le ministère chypriote de l’Energie envisage « des ressources considérables », de l’ordre de 1’700 milliards de mètres cubes, en fondant ses espoirs sur les autres zones où la prospection n’a pas encore commencé…

    Pour l’instant les seuls revenus que Chypre a touché sont ceux des permis mis aux enchères auprès d’ENI du sud-coréen Kogas et TOTAL(?). La pleine valorisation ne se fera pas avant 2020, au plus tôt!

    Pour passer à la production, il faudra relever les défis techniques liés à la profondeur des réserves et la délicate question des voies de commercialisation, dans un pays tourné vers le tourisme et la finance et dépourvu d’infrastructures adéquates. Et construire un gazoduc pour rattacher Chypre au projet Nabucco entre l’Asie et l’Europe nécessiterait une improbable réconciliation avec la Turquie. Quant au projet d’usine de gaz naturel liquéfié (GNL) près de la ville balnéaire de Limassol présenté en 2012 par le gouvernement chypriote, qui envisage d’y retraiter aussi le gaz des réserves israéliennes voire libanaises, a été chiffré à 10 milliards de dollars pour la seule première tranche. Donc le gaz pour l’instant coûte plus qu’il ne rapporte.

  • 24 mars 2013 à 18 h 07 min
    Permalink

    Amora que cherchez-vous à démontrer? On n’a rien sans rien. Pour ma part j’ai l’impression que Chypre aurait mieux fait de rester en dehors de l’euro voire de l’UE en tant quye centre offshore et de développer l’exploitation de ses réserves de gz et de pétrole.

  • 24 mars 2013 à 18 h 08 min
    Permalink

    Amora que cherchez-vous à démontrer? On n’a rien sans rien. Pour ma part j’ai l’impression que Chypre aurait mieux fait de rester en dehors de l’euro voire de l’UE en tant que centre offshore et de développer l’exploitation de ses réserves de gaz et de pétrole.

  • 25 mars 2013 à 7 h 16 min
    Permalink

    Bank of Cyprus : pour les comptes bancaires supérieurs à 100 000 euros, les déposants subiront une perte de 40 %.

    Lundi 25 mars 2013 :

    Accord sur un plan de sauvetage pour Chypre.

    Un accord a été trouvé, dans la nuit de dimanche à lundi 25 mars, entre le président chypriote, Nicos Anastasiades, et ses bailleurs de fonds internationaux pour parvenir à un plan de sauvetage de Chypre.

    L’accord prévoit que le premier établissement du pays, Bank of Cyprus, soit conservé, mais que les déposants de cette banque, au-dessus de 100 000 euros, subissent des pertes pouvant aller jusqu’à 40 %.

    L’accord prévoit en outre la disparition de la banque Laïki, la deuxième du pays, selon une source européenne.

    Les petits déposants seront épargnés, mais ceux avec des dépôts au-dessus de 100 000 euros subiront des pertes.

    « Les dépôts sécurisés seront mis dans une ‘good bank’ les autres dans une ‘bad bank’. Les dépôts non-sécurisés de plus de 100 000 euros seront gelés et participeront à la recapitalisation nécessaire », a précisé lors d’un point de presse le ministre des finances allemand, Wolfgang Schäuble.

    Interrogé sur la réaction des Russes à cet accord qui les affectera via la restructuration du secteur bancaire, le ministre des Finances de Chypre a reconnu que « nombre de nos partenaires internationaux loyaux sont très déçus ».

    Les banques chypriotes ont prévenu dimanche qu’elles limitaient encore un peu plus les retraits d’espèces aux guichets, à 120 euros pour les clients de la Bank of Cyprus et 100 euros pour ceux de la Popular Bank.

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/03/24/reunion-au-sommet-a-bruxelles-pour-sauver-chypre-de-la-faillite_1853427_3234.html

  • 25 mars 2013 à 21 h 36 min
    Permalink

    La série noire continue: qu’est-ce que lss déposants ont à voir là-dedans? Ce sont les actionnaires qui doivent payer, ceux qui ont pris des risques inconsidérés. Chypre en tant que paradis bancaire c’est fini, et cela va faire souffrir leur économie. Chypre souffre de l’euro, parce que le pays ne peut dévaluer et parce que l’euro a favorisé une bulle spéculative en Grèce, à laquelle Chypre est forcément exposée. Dans un second temps, l’UE fait du chantage pour fournir 10 Mia de monnaie de singe: alors on prend l’argent des déposants jusqu’à 40% et on liquide l’important secteur bancaire qui collectait l’argent russe, présenté commodément comme mafieux. La confiance dans les banques est ébranlée dans toute l’Europe. Je ne vois pas ce qui peut sortir de positif de tout cela. Chypre n’aurait jamais dû entrer dans l’eurozone. Chypre n’aurait jamais entrer dans l’UE.

  • 26 mars 2013 à 9 h 59 min
    Permalink

    Mardi 26 mars 2013 :

    Des mesures de contrôle strict des capitaux, « temporaires » selon le président chypriote Nikos Anastasiades, ont dû être mise en place pour éviter un « bank run » qui pourrait à lui seul causer la faillite de l’île. Bref, le bilan est lourd. « Chypre est un cas spécifique », a tenté de rassurer le chef de file des ministres des Finances de la zone euro Jeroen Dijsselbloem après avoir provoqué la stupeur dans l’après midi en sous-entendant que cette approche pourrait à nouveau être adoptée à l’avenir. La peur d’un précédent est bien là. D’autant que des craintes pèsent désormais sur une autre petite économie de la zone euro au secteur bancaire hypertrofié : la Slovénie.

    http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/banque/20130326trib000756035/chypre-apres-le-soulagement-l-heure-du-bilan-pour-les-marches.html

    Comment ça, les craintes pèsent désormais sur la Slovénie ?

    Mais les craintes pèsent aussi sur le Luxembourg.

    Les craintes pèsent aussi sur Malte.

    Les craintes pèsent aussi sur Jersey et Guernesey.

    Dans les mois qui viennent, les économies européennes qui ont un secteur bancaire hypertrophié vont subir le sort de Chypre.

    C’est le mektoub.

  • 28 mars 2013 à 13 h 19 min
    Permalink

    « …Il est en effet plus libéral de spolier un retraité chypriote en prétextant qu’on vise à travers lui un mafieux russe réfugié dans un paradis fiscal que de faire rendre gorge à un banquier allemand, à un armateur grec, à une entreprise multinationale abritant ses dividendes en Irlande, en Suisse ou au Luxembourg… »

    Lire ici: http://www.monde-diplomatique.fr/2013/04/HALIMI/48965

Les commentaires sont fermés.