Benoît Violier: La perfection « suisse » et l’excellence

La Suisse regorge de talents venus d’autres pays. Souvent, ces suisses d’adoption, deviennent plus suisse que suisse.

En décembre (et peut-être cela vous a échappé), Benoît Violier a été sacré: « Meilleur Restaurant du Monde« .

Le restaurant est à Crissier, commune qui touche quasiment Lausanne.

Connaissant personnellement Benoît (et Brigitte), je peux dire que leur modestie est aussi une qualité incroyable.

La Romandie est l’endroit où l’on trouve la plus grande concentration d’étoiles Michelin et le plus grand nombre de toques.

On y voit aussi que la France est toujours le paradis des chef de la grande gastronomie.

Bravo à Brigitte et Benoît (ce dernier a été formé par notre défunt Philippe Rochat et par Frédy Girardet)

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Le classement

1. Restaurant de l’Hôtel de Ville, Crissier (Suisse)

2. Per Se, New York (Etats-Unis)

3. Kyo Aji, Tokyo (Japon)

4. Guy Savoy, Paris (France)

5. Schauenstein, Fürstenau (Suisse)

6. El Celler de Can Roca, Gérone (Espagne)

7. Kyubei, Tokyo (Japon)

8. Maison Troisgros, Roanne (France)

9. Auberge du Vieux Puits, Fontjoncouse (France)

10. Joël Robuchon, Tokyo (Japon)

 

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6 réflexions au sujet de « Benoît Violier: La perfection « suisse » et l’excellence »

  • 28 décembre 2015 à 18 h 18 min
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    Les prix vont monter ! Il n’y aura plus comme client que des gens d’argent. Partons à la recherche de Violier bis !

  • 28 décembre 2015 à 18 h 48 min
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    Allez ! Je blague (à moitié). Cela dit, il le mérite. Son travail est maîtrisé. Il reste à faire : un style, ou plutôt, à ce niveau de succès, une école Violier. Que l’on puisse dire : ah ! ça c’est du Violier. Car pour l’instant, on associe, on rapproche, on élève, on fronce, on fait tout juste partout. La perfection est ennuyeuse comme un billet de banque. Bien sûr, en faisant des choix, on craint de s’exposer. Et alors ? C’est bien ça le challenge : provoquer, accepter et répondre à la critique. Il n’est pas interdit de retrouver, de réconcilier, de redécouvrir. Qui ne se souvient de Loiseau. Si prolixe. Si enthousiaste. Comparé à un Violier, si poli, si lisse. Qui ne se souvient de la voix de Jaloux tonnant, derrière, en cuisine, chez Monsieur Paul.

    Violier, à l’accueil, c’est plutôt Merlin. Souriant, aimable, accueillant. Paul, par exemple, ne va pas vers le client. C’est le client qui vient à lui.

    L’expérience montre qu’on ne peut plaire à tout le monde. Seul le dollar a cette vertu.

    Et puis des livres par générosité : juste pour dire, voilà comme je vous propose de le faire, car ce que j’ai reçu, je le donne, ce que j’ai créé, je vous l’offre. Je partage avec vous des secrets que nous pouvons partager.

    Cette démarche de combat, de grandeur et de générosité est indispensable, sans quoi on retiendra que Violier a été choisi faute d’avoir pu départager d’autres.

  • 28 décembre 2015 à 19 h 41 min
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    Yaroslav vous tenez ces informations d’où?

  • 11 janvier 2016 à 0 h 38 min
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    M. Crottaz : Eh bien, à mon âge, j’ai connu et eu des échanges avec M. Paul, avec Loiseau, avec Girardet (avec ce dernier, une fois a suffit, lui qui devait sa reconnaissance à Paul). Car la grande cuisine n’est pas fonction de la grandeur du chapeau. Et comme ex-boucher, je puis vous dire que l’on s’intéressait toujours à ce que font nos clients avec nos produits, jadis la Grappe d’Or, l’Hôtel de ville d’Echallens (berceau de Ravet) et tant d’autres. M. Paul a désigné Ducasse pour sa postérité. La veuve Loiseau ne démérite pas dans la succession de son époux. Vous savez, l’imagination culinaire est sans fin. Comme la simplicité. Le grade au-dessus de troisième dan, c’est la ceinture blanche.

    Amora : nous n’avons jamais commercialisé que des viandes classiques de provenance locale et de premier choix. Hélas, les abattoirs de Lausanne ont été abattus et désormais, c’est à vous de deviner d’où vient ce que vous mangez. Alors, si l’exotisme vous tente, après tout, pourquoi pas.

  • 31 janvier 2016 à 23 h 04 min
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    La disparition extrêmement violente de M. Violier montre, avec celle de M. Loiseau, que nous vivons un monde de fous, d’apparences, de médias, qui exerce sur les acteurs que l’on choisit arbitrairement de mettre en vitrine, une pression parfois insurmontable. Le plus grand, le plus beau, le plus riche, le plus intelligent, le plus brillant, le plus… le plus… le plus… . Toujours plus, et encore plus que plus, jusqu’à ce que mort s’ensuive. Une sinistre cour d’école. Un véritable désastre humain.

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