La bulle des emprunts d’Etats

Comme vous avez pu le constater, les taux offerts par certains Etats pour leurs obligations sont très faibles (voire, pour certaines échéances, négatifs: lire mon article: « La Confédération se fait des ronds« )

Voici un tableau récapitulatif des taux d’intérêts à 10 ans des quelques pays (source Bianco Research)

 

L’évolution sur 20 ans des taux suisses à 10 ans.

La Suisse – dans sa quête de vouloir à tous prix maintenir le taux de change plancher avec l’euro – ne serait-elle pas aussi en train d’entretenir la bulle sur les emprunts d’Etat ?

En effet, le BNS achète des euros à chaque fois que le cours passe au-dessous de 1,2. Que fait-elle avec les euros achetés ? Elle les place probablement en bons du trésor allemands (Pays réputé être le plus solide de la zone euro) ou des bons du trésor d’autres pays de la zone (Hollande, France), ce qui revient à faire monter les prix et donc baisser les rendements.

Dire que les banques centrales alimentent la bulle, il n’y a qu’un pas qu’il est facile de franchir.

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10 réflexions au sujet de « La bulle des emprunts d’Etats »

  • 4 juin 2012 à 16 h 07 min
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    Lundi 4 juin 2012 :

    Pékin se préparerait à une possible sortie de la Grèce de l’euro.

    Le gouvernement chinois a demandé à des institutions telles que la banque centrale de présenter des plans d’urgence dans le cas d’une sortie de la Grèce de la zone euro, ont déclaré lundi à Reuters trois sources proches du dossier.

    Préserver la stabilité du yuan, augmenter les contrôles des mouvements de capitaux transfrontaliers et accélérer les mesures de stabilisation de l’économie intérieure pourraient constituer autant de mesures à l’étude, ont ajouté les sources.

    La Commission nationale de développement et de réforme, ainsi que l’autorité de tutelle du secteur bancaire ont également été sollicitées par Pékin, ont dit encore les sources.

    « C’est très urgent », a affirmé l’une d’elles. « Le gouvernement a demandé à tous les ministères d’analyser des mesures en cas de sortie de la Grèce de la zone euro et de présenter leurs propositions le plus vite possible ».

    http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE85304E20120604

  • 4 juin 2012 à 16 h 20 min
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    La Grèce ne va pas sortir de la Zone euro avant l’éclatement de l’euro Zone.

    L’euro Zone éclatera lorsque la BNS laissera le cours CHF/euro floter.

  • 4 juin 2012 à 16 h 28 min
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    Pourquoi la banque centrale suisse n’achète-elle pas simplement de l’or physique en contrepartie de la masse monétaire qu’elle crée ? Normalement c’est ce qui serait le moins risqué ou ont-ils peur d’une bulle sur l’or ? Moi j’aime les gens comme toi Olivier, les contrariants, pour une fois je voudrais poser la question : n’y a-t-il pas un peu trop de monde qui incite à se ruer sur l’or physique ? Cela fait plusieurs mois que l’on nous indique que c’est la seule chose qui va survivre au système (qui est en train de vivre ses derniers instants) et comme par hasard ce sont beaucoup de spécialistes dans le placement en métaux précieux qui nous expliquent quoi faire…je m’étonne simplement que les banques centrales ne soient pas déjà en train de faire exploser le cours de l’or en stockant massivement, elles attendent quoi ? pourquoi les banques centrales ,les gouvernements ont-ils peur de la hausse du prix de l’or ? (d’où les manipulations avec l’or papier) Pardon de toutes ces questions de non spécialiste…

  • 4 juin 2012 à 16 h 50 min
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    Laurent excellent de me tendre la perche

    pour plusieurs raisons
    1) Si la BNS achète de l’or, elle signifie que les monnaies papiers n’ont aucune valeur réelles (ce qui est le cas, je l’ai démontré, 5% d’or dans un billet en CHF), donc la BNS avouerait que les billets de banque n’ont que la valeur que l’homme lui attribue
    2) il est faut de dirre que tout le monde dit qu’il faut acheter de l’or. c’est plutôt le contraire avec la cassure de la tendance haussière de l’or (pour l’instant)
    3) qui possède de l’or en portfeuille ? peu de monde. si les portefeuilles dans le monde possède de l’or c’est dans des ETF qui eux n’en possède pas ou peu…..

  • 4 juin 2012 à 19 h 57 min
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    Tout l’or physique contient dans un cube de 22 mètres d’arête.
    La moitié de l’or mondial a été découvert depuis les années 1950 environ.La moitié du fameux cube a été utilisé pour la bijouterie au sens large.Si l’or redevenait une monnaie utilisable pour 8 milliards de terriens, il prendrait une telle valeur qu’il faudrait de toute façon trouver des artifices pour la vie de tous les jours.Cela reviendrait peu ou prou à inventer une autre monnaie peu ou prou avec une parité or, sachant que cette parité n’a jamais empêché sur un plan historique les états de faire faillite.
    Et si on regardait en fait au mauvais endroit ?
    Si tout simplement l’humanité au sens large se retrouvait confronter sans y être vraiment préparé à des bulles « humaines » ? explosion du nombre des individus et des retraités sur la planête associée à des moyens modernes qui permettent de produire en masse sans beaucoup de personnel; chômage élevé induit etc……

  • 4 juin 2012 à 21 h 34 min
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    Bonjour Olivier
    Effectivement il semblerait que toutes ces obligations sont en train de buller. Donc gros risque !
    Pour répondre à Laurent, je ne pense pas que beaucoup de monde incite à acheter de l’or, quoique ce serait une « riche idée ».
    Il suffit de regarder Google trends pour comprendre que ça ne fait d’ailleurs pas la une des journaux :

    http://www.google.com/trends/?q=gold+price&ctab=0&geo=all&date=all

  • 4 juin 2012 à 22 h 42 min
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    salut olivier
    eh bien si je peux me permettre est il possible d’investir en bielorrussie
    vu les taux proposé?
    CORDIALEMENT

  • 4 juin 2012 à 23 h 55 min
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    Bonjour Olivier,
    que pensez vous de l’avis de Pierre Leconte:
    « nous conseillons de sortir du franc suisse ou de l’arbitrer (en le changeant en USD ou en or mais pas en euro) puisque tout indique que les autorités de ce pays sont proches de relever le peg du CHF/euro de 1,20 à 1,30 voire plus, comme de taxer les dépôts en francs suisses des non résidents, voire même d’introduire un contrôle des changes sur les transactions internationales dans cette monnaie, pour en obtenir un affaiblissement supplémentaire » ?
    Peter Schiff quant à lui déconseille fortement de se tourner vers le dollar… Qui croire?
    et que dire des commodities currencies ($CAN, NOK…)?
    Bref, quel est à votre avis une bonne optimisation d’un portefeuille de devises dans un contexte aussi tourmenté qu’aujourd’hui?
    Un lecteur assidu de votre blog.

  • 5 juin 2012 à 8 h 15 min
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    Bjr Visnakkes,
    Pierre Leconte parle d’inflation voire hyperinflation depuis des années…pour l’instant c’est stagflation et éventuellement déflation à venir (trop de dettes). Il aura certainement raison un jour, je le lui souhaite.
    Quant à son point de vue CHF/EUR, pour l’instant il a raison le CHF est devenu de l’euro…je dis bien pour l’instant car il y a des différence avec la zone euro. Notamment l’endettement public suisse n’est que de 40 et quelques pourcents. Une énorme petrte de la BNS pourrait coûter 5% du PIB par exemple. Supportable.
    Ce que je dis c’est qu’un jour cette parité va devoir être abandonnée car elle n’est pas viable sur du long terme. (voir mes articles à ce sujet). Si l’histoire doit nous servir de guide.
    Le USD c’est le refuge durant les période de crainte (étonnant quand on connaît leur niveau d’endettement, mais ce sont les plus militairement armés) Il existe d’autres monnaies que vous avez citées.
    Le Canada est moins endetté que les USA, etc…on trouve toujours de quoi investir dans telle ou telle monnaie.
    soit vous êtes 100% dans votre monnaie, soit vous êtes dans toutes les monnaies…pas facile !
    et l’or est une monnaie non ?

  • 5 juin 2012 à 15 h 32 min
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    Mardi 5 juin 2012 :

    L’Espagne, boudée par les marchés, se juge trop grande pour un sauvetage.

    L’Espagne a assuré mardi qu’elle « ne peut techniquement pas faire l’objet d’un sauvetage » en raison de sa taille importante, admettant toutefois que le moment de tension extrême qu’elle vit lui ferme l’accès aux marchés financiers.

    Le pays est la quatrième économie de la zone euro, dont il représente 12% du PIB total, contre seulement 6% pour l’Irlande, le Portugal et la Grèce réunis. Les plans de sauvetage de ces trois pays ont coûté respectivement 85 milliards, 78 milliards et 292 milliards d’euros… ce qui laisse augurer d’un coût encore plus élevé pour Madrid.

    Depuis la demande d’aide publique historique de 23,5 milliards d’euros formulée en mai par Bankia, troisième banque du pays par actifs, l’Espagne est au coeur des inquiétudes des marchés, les investisseurs craignant qu’elle ne puisse assumer seule ses obligations financières et doive demander une aide extérieure.

    Mais cela ne sera pas le cas, « entre autres parce que l’Espagne ne peut techniquement pas faire l’objet d’un sauvetage », a affirmé le ministre du Budget Cristobal Montoro.

    Ce qui ne l’a pas empêché de reconnaître l’importance des turbulences actuelles : « ce qu’indique la prime de risque (surcoût que l’Espagne doit payer pour emprunter par rapport à l’Allemagne, ndlr) c’est que la porte des marchés n’est pas ouverte à l’Espagne, que comme Etat, nous avons un problème à l’heure d’accéder aux marchés, à l’heure de refinancer notre dette ».

    Des déclarations inquiétantes à deux jours d’une émission obligataire très attendue, où Madrid espère lever un à deux milliards d’euros, sur l’échéance symbolique des dix ans notamment.

    http://www.boursorama.com/actualites/l-espagne-boudee-par-les-marches-se-juge-trop-grande-pour-un-sauvetage-e162728c59f9f85c9b9131bd96db7ab7

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