Immobilier

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Une réflexion au sujet de « Immobilier »

  • 28 septembre 2017 à 0 h 02 min
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    On ferait mieux de parler de bulle immobilière en Suisse. L’arrivée massive de fonds en provenance des assurances et fonds de pension ajoutée à la mise sur le marché de terrains menacés autrement par leur déclassement par l’effet de la LAT, a provoqué une hausse des locaux disponibles absurde, non seulement de bureaux, mais maintenant d’appartements (on parle de 3 % de vacants dans les temps qui viennent, ce qui revient à mettre à néant le rendement net des immeubles). Rappelons qu’à Genève, en 1989, les bureaux se louaient 600.-/m2 alors que la moyenne est aujourd’hui, 28 ans plus tard, à 473.-/m2. Depuis lors le PNB de la Suisse a augmenté de plus de 50 %. Les propriétaires ne s’en sortent plus que parce que les taux sont au plancher. Il suffit que les taux montent pour que ce bel échafaudage se casse littéralement la figure. Rappelons que le propriétaires qui ont des locaux vides voient leurs charges augmenter, puisqu’il doivent assumer celles qui incombent normalement aux locataires. En prime, certains cantons, comme Genève (encore…) refuse la déduction des frais d’immeuble sur le revenu si l’immeuble n’est pas loué ! De plus les particuliers ont subi une concurrence déloyale de fonds de pensions. Le premier payent 50 % d’impôts et les seconds, pas un dollar. Ce qui permet aux fonds de pension d’acheter à un taux de capitalisation si bas que les particuliers ne peuvent plus suivre. Ces maousses de la finance sont en train de massacrer l’immobilier. Que va-t-il se passer en cas de hausse des taux (ils sont déjà positifs à 7 ans) : les liquidations d’immeubles en mains privées sur un marché qui sera déserté par les fonds et les assurances, lesquels préféreront retourner sur l’obligataire : à savoir une vague de ventes au moment où les investisseur désertent la place. Et comme il se doit, les banques serreront les boulons des crédits, dont un certain nombre, chez les banques les plus aventureuses (type Raffeisen,) ne seront pas remboursés. Un vrai désastre. Oui Monsieur ! Mais aussi une opportunité d’entrer. Alors. Pas maintenant. Etant précisé que les crises de 1973, 1993 etc. ont montré qu’il faut au moins 6 ans pour que la tendance à la hausse reprenne.

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