Le graphique qui révèle les flux des investisseurs / banques depuis 2008

Bonne année à tous et désolé de mon silence, mais l’administratif du début d’année prime sur le reste.

La récente correction de début d’année du marché n’est pas une surprise pour moi, ni par sa rapidité, ni par son ampleur.

Je suis tombé sur un graphique que je vous le livre.

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Depuis la crise de 2008, les flux se sont dirigés vers les fonds passifs (trackers, fonds indicés) et sont même sortis des fonds actifs, ce qui signifie (à mon humble avis):

  • Qu’après la correction boursière de 2008, les investisseurs qui avaient investi sur des titres individuels ont préféré les indices (ils ont perdus sur des positions individuelles)
  • Le « risque » individuel a donc été écarté.
  • Plus les indices montaient, plus les grands titres des indices montaient.
  • Plus les indices montaient, plus les titres non-indicés étaient délaissés (et probablement baissaient)

La moralité de cette fable est que:

– Tout vient à point pour qui sait attendre et que cette leçon faudra bien un fromage sans doute.

–  On a toujours besoin d’un plus petit que soit

– Que patience et longueur de temps font plus que force ni que rage.

Si les indices corrigent fort, ce sera probablement parce que la majorité des intervenants sont investis dans les titres des indices et sortiront ensemble. Le flux sera colossal.

Les gestions actives avec des actifs hors indices ne seront probablement pas touchés (ou peu).

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OPA (au Canada) mode d’emploi

Un lecteur m’a demandé comment se passait une OPA , comment (techniquement) cela pouvait se dérouler et quelles étaient les implications

J’y ai répondu comme suit:

 

L’OPA peut être de deux ordres

1) Hostile

2) Amicale

 

Techniquement parlant, il est plus intelligent pour l’éventuel acheteur de prendre une position actions avant de lancer l’OPA.

En effet, les actions déjà acquises le sont à un cours plus bas que celui de l’OPA et au cas où une sur-enchère arrive (qui emporterait la mise), il y aura un gain pour la société qui aurait lancé la première tentative sur ses premiers achats.

 

En général, la société qui acquiert accumule 9,9% du capital (pas besoin de s’annoncer avant 10% au Canada, je crois 5% au USA)) et trouve un bloc de plusieurs pourcents et annonce au marché son intention avec le prix proposé.

 

1) Hostile: des chances d’aboutir si le capital est disséminé et l’offre intéressante, mais en général pas l’aval du Conseil d’administration. Peut s’en suivre un combat et le CA peut essayer de trouver un chevalier blanc

 

2) Amicale le CA appuie l’achat. Négociation déjà faite et approuvée par les dirigeantsavec valorisation pour les actionnaires.

Deux exemples de titres (OPA) ci-dessous:

on voit le volume en augmentation et finalement le prix monte.

S’il s’agit de titres plus petits, l’accumulation peut faire monter le cours fortement (surtout si titre sous valorisé), voire de multiples.

 

Probe Mines daily chart 20.1.15

 

Talisman Energy daily chart 16.12.14

Et un article sur 6 titres qui pourrait être rachetés !

http://www.smallcappower.com/posts/urge-to-merge-6-gold-juniors-22-04-2015

Happy investing

 

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L’indicateur Coppock sur l’or, les mines et l’indice HUI

Arrivant enfin péniblement à me débarrasser de cette satanée grippe, je me fends aujourd’hui d’une partie d’article sur l’indicateur coppock et remercie Léonard sartoni pour son avis éclairé parce que je l’ai interpellé sur un article qui dit qu’il faut fuir les mines et miser sur le physique uniquement.

Au sujet de l’indice Copock, en 2009 j’avais écrit un article : Bienvenue sur Coppock

Sur le site de Jim Sinclair: http://www.jsmineset.com/ on m’a indiqué (merci Philippe) que monsieur Sinclair avait montré que nous sommes (avec cet indicateur) proche d’un signal d’achat sur l’or.

 

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Je profite aussi pour vous mettre un commentaire que m’a envoyé de Léonard Sartoni et des graphiques récemment reçus(avis que je partage totalement, l’avenir nous le dira)

 

Concernant la hausse des coûts de production:

La hausse des coûts de production est un problème connu et il a été largement reflété dans le prix des actions. Il est surtout question de la désertion du secteur depuis la crise financière de 2007, et dernièrement de la complaisance qui règne sur le marché des actions et qui est inversément proportionnelle à l’attrait de valeurs alternatives comme les mines d’or (comme on peut très bien l’observer avec le ratio HUI/S&P500). Mais ce qui compte pour nous, ce sont les valorisations et les dividendes, qui sont les deux en hausse.

 

 

 

valorisation des mines d'or

 

Lorsque le marché touche un creux extrême, il y a toujours cent raisons pour vendre. Les analystes-journalistes commettent alors l’erreur de partir du prix de l’action pour expliquer pourquoi ça ne va pas et pourquoi elles sont arrivées là. C’est déjà du passé. Ce qui a amené les mines là où elles sont aujourd’hui, ce sont des raisons vieilles de plusieurs années. La tendance s’est auto-alimentée jusqu’à arriver à un extrême qui a conduit à une capitulation comme celle à laquelle on a assisté la semaine passée. Une tendance conduit souvent à visiter des extrêmes lorsqu’elle arrive en fin de course.

 

Si on regarde les valorisations et des ratios comme le HUI/GOLD et le HUI/S&P500, et si on tient compte du fait que le prix de l’or va bientôt reprendre sa course haussière (en bonus), vous avez là tous les ingrédients pour un nouveau marché haussier sur les mines (ou la poursuite de leur marché haussier selon comment on le définit).

HUI contre S&P500

 

On peut aussi voir la correction actuelle du HUI depuis 2011 (-40%) comme un mouvement correctif du marché haussier 2009-2010 de +220%. Nous sommes revenus prendre appui sur la droite de tendance (ou pire revenu former une sorte de W, autour de 380pts) ce qui se produit assez fréquemment pour les grandes corrections de cet indice. Je ne cherche pas des excuses, c’est ce que j’observe en me reportant sur les grandes corrections de 2002-2003, 2004-2005 et 2006-2007. Nous étions revenus tester le creux plusieurs fois dans des corrections qui approchaient aussi les 40%. Dans le monde follement volatil des mines, la correction actuelle est davantage liée à une dynamique propre qu’à des raisons fondamentales. Même si elle est douloureuse et met les nerfs à rude épreuve (en ravivant l’épisode de 2008), elle n’est reste pas moins normale jusqu’à présent.

 

Mais il est vrai que la hausse des coûts opérationnels (que je sous-estimais largement en 2007) empêchera les grandes mines productrices de battre la performance de l’or sur l’entier du marché haussier actuel… à moins d’une mania en fin de marché haussier. Qui sait? Je n’ai pas connu la déprime qui régnait sur le secteur en 2001, lorsque l’indice du HUI touchait les 35 points! Un marché haussier de +540% en un peu plus de 2 ans avait suivi. Qui s’en serait douté, alors que tout le monde annonçait la mort du secteur et un cours de l’once à $100? Bien entendu, le marché était allé trop vite et trop loin, comme d’habitude. Comme je vous le disais, il n’y a rien qui soit raisonnable dans ce secteur, on bascule d’un extrême à un autre.

 

marges des mines d'or

 

Le HUI est un indice d’extrémistes, de fanatiques et de maniaco-dépressifs. Cet indice doit compter le plus grand nombre de suicides virtuels par défenestration, suffocation et noyade… en actionnant le bouton d’achat ou de vente au mauvais moment!

 

Pour l’heure, un mouvement de rattrapage prendra forme, d’une manière ou d’une autre.

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Bienvenue sur Coppock

Sur un blog (Lupus), j’ai trouvé un article dans lequel est mentionné un indicateur boursier et, toujours d’après cet article, cet indicateur semble quasiment infaillible (sauf en 2001 où, toujours d’après le blog, un faux signal d’achat a été donné)

Ce fameux indicateur s’appelle le coppock (je vous laisse découvrir son origine et le soin de décortiquer la manière de le calculer sur Wikipedia). Il donne uniquement des signaux d’achats. Un signal d’achat est généré quand le niveau de l’indicateur passe au-dessous de zéro et se retourne vers le haut.

Il ne fournit aucun signal de vente, ce qui ne permet pas facilement d’identifier le moment où la tendance s’inverse.

Dernièrement – toujours d’après l’article – un fort signal d’achat a été donné en août pour un bull market.

Voici le graphique depuis 30 ans

coppock 30 ans

Celui sur 50 ans

coppock 50 ans

Que s’est-il passé dans les années 1930 ?

coppock 19-39

Il semble que cet indicateur fonctionne mieux sur le SP500 que sur le Dow Jones

Je vous joins aussi un article d’un détracteur du coppock qui mentionne que le signal de juin n’est peut-être pas le bon: June is an important month 

Il ajoute qu’en moyenne le marché n’a pas affiché une performance supérieure  lors d’un signal d’achat coppock que la plupart du temps et qu’en 1931 le signal d’achat était beaucoup trop en avance sur le point bas de 1932.

En tous les cas, il ne viendrait pas à l’idée de suivre uniquement ce signal pour mes investissements surtout qu’à aucun moment il va me fournir une impulsion de vente.

Si le coppock débloque ? Il ne me restera plus un kopeck

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Market Timing

Le timing est un élément important au tennis et dans beaucoup d’autres sports.

Si vous frappez la balle trop tôt, elle ne part pas de la raquette. Si vous la frappez trop tard, elle ne prend aucun puissance. Si vous frappez au bon moment, il n’y a pas besoin de force et la balle s’envoie facilement.

Pour les investissements boursiers, c’est quasiment la même chose.

En octobre de l’année dernière, lorsque le marché a ouvert fortement à la baisse les 10 octobre et 24 octobre, j’ai poussé un « cri » d’achat. Cette chute de marché ressemblait à un jet de l’éponge de la part des investisseurs et les indicateurs de sentiment étaient au plus bas. Il m’arrive d’être positif quand même !

Je désire aujourd’hui vous montrer le résultat de ces deux recommandations, sachant que je suggère de vendre les actions depuis quelques semaines (attention ceci n’engage que moi et n’est pas une recommandation en tant que telle: voir mon « disclaimer »).

reco cf depuis octobre 087

sur le graphique ci-dessus et depuis octobre 2008, le SP500 a poursuivi sa baisse jusqu’en mars 2009 et ceci malgré quelques rebonds. Il a ensuite débuté une ascension importante.

Depuis octobre 2008 et jusqu’à fin août 2009, la hausse s’établit à +17.8%, ce qui est honorable. Il a fallu souffrir pour l’obtenir, car durant cette période l’indice a affiché pendant un moment une baisse de -20%.

En regardant depuis le bas touché par de l’indice en mars 2009 jusqu’à début août 2009 le marché a grimpé de +47.8% et aujourd’hui nous en sommes même à +55.2%, c’est une hausse incroyable, mais vraie.

Le timing est donc primordial et l’acheteur de mars a fait une très bonne affaire.

Ce qui est fou aujourd’hui, c’est que les recommandations à l’achat pleuvent et que la reprise (laquelle?) annoncée est là. Pourquoi ces personnes n’ont pas recommandé d’acheter en octobre 2008 ou encore mieux, en mars 2009 ?

Aujourd’hui ils ne recommendent pas de vendre, au contraire.

Au sujet de ce rallye, si on le compare à celui de 1929, il n’a pas encore affiché la même amplitude, mais il est déjà plus long dans la durée, voici « the chart of the day. »

chart of the day

Quid de la suite de l’évolution des marchés ?

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Les différents indices « miniers »

Quand on achète un fonds (ou un indice), on aimerait bien qu’il se comporte comme on le souhaite ou l’imagine.

Il arrive de bien anticiper le mouvement futur d’un marché, un titre, les taux et d’investir dans un instrument qui ne produit pas la réaction escomptée. Pourquoi ?

Parce que les composantes de l’indice ne sont pas celles qu’on imagine au départ.

L’exemple d’aujourd’hui est celui des indices miniers.

Il existe plusieurs indices (une quarantaine) pour investir sur des titres métaux.

Les principaux indices (que j’ai déjà utilisés pour certains graphiques) sont:

Le HUI: c’est le symbole de l’AMEX Gold Bugs (panier de titre aurifères « non-hedgés »). Il contient 15 titres qui ne hedgent pas leur position or au-delà d’une année et demie. Sa méthode calcul est assez spéciale. C’est un « modified equal dollar weighted index ». C’est-à-dire que les pondérations des titres composants de l’indice sont ajustées chaque trimestre. En résumé très bref, la pondération des titres dans l’indice HUI ne représente pas le véritable poids (capitalisation boursière) des sociétés.

et sa composition aujourd’hui (source AMEX)

hui-index-constituents2

Le XAU: c’est l’indice du « Philadelphia Gold and Silver sector » et c’est un indice qui tient compte de la capitalisation boursière des sociétés.

sa composition:

xau-index-constituents

Le GDM pour le Nyse Arca Gold Miners Index. Cet indice utilise la capitalisation des titres, mais de manière modifiée.

gdm-index-constituents1

Le SPTGD pour le S&P/TSX global gold index qui utilise la capitalisation boursière modifiée. 19 titres composent cet indice et doivent avoir au moins une capitalisation de 240 millions de USD. Aucun composant ne peut avoir une pondération de plus de 25%.

Le CNDX qui est un indice formé de 558 sociétés dont 63% sont actives dans l’extraction  de ressources natuelles. 44% des sociétés sont engagées dans l’exploration, les mines et le développement d’or, argent et autres minerais, 18% dans le pétrole ou le gaz naturel.

En résumé, chaque indice possède ses propres composants et méthode de calcul et même s’ils étaient identiques, la manière de calculer l’indice influencerait son évolution.

Voici un graphique qui montre l’évolution – depuis une année – des indices cités précédemment.

evol-indices-or-argent

La constatation assez évidente que les comportements sont fort différents….

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Divergence entre pétrole et MACD ?

Je viens de remarquer une grande divergence entre l’évolution du MACD  et celle du prix du pétrole.

En règle générale, lorsque le MACD monte comme cela et que le prix du sous-jacent ne monte pas, on appelle cela une divergence. Que devrait-il se passer ?

Il y a comme une accumulation du sous-jacent, sans que le prix ne monte. A terme le prix du sous-jacent devrait monter. Sur cette analyse technique succinte, c’est un achat sur le pétrole.

Ajoutez le canal baissier depuis le sommet qui est prêt d’être cassé et vous obtenez tous les ingrédients pour une hausse.

La preuve en image:

crude-oil-14-02-09

En règle générale, on utilise le MACD pour des signaux d’achat à court terme. Dans le cas présent, j’avance l’hypothèse d’une divergence. Le MACD aurait dû osciller latéralement, voire à la baisse entre achat/vente durant la période qui a commencé à fin octobre 2008.

Il y a donc divergence sur la divergence (MACD =Moving Average Convergence Divergence)….

BUY CRUDE OIL

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Le contango n’est pas une danse

Le contango est un terme utilisé sur la marché des futures qui décrit la pente ascendente à terme d’une courbe. Une telle courbe est appelé contango.

C’est une situation où le montant par lequel le prix futur pour la livraison d’une denrée (futures price) est supérieur au prix au comptant (spot). Un prix pour un livraison lointaine dans le temps est supérieur au prix pour une livraison rapprochée.

Le contraire d’une situation contango est appelé « backwardation » (En français dans le texte…on peut dire contago = report et backwardation = deport).

Mais fixons tout d’abord le cadre.

Qu’est-ce qu’un futures ?

C’est un produit dérivé. C’est un contrat à terme par lequel une partie s’engage à acheter le sous-jacent (pétrole, indice boursiers, banane,pommes, poires, mais pas des scoubidoubidou etc.) à un prix et à une date donnée (position longue), l’autre partie étant tenue d’effectuer une livraison physique ou un règlement en espèces (position courte). Les futures sont négociés sur des marchés à terme sous forme standardisée.

A l’ouverture d’un contrat future, la banque ouvre un compte marge, sur lequel elle applique les gains et les pertes de manière journalière (à la clôture de la journée). Tant que le gain ou la perte restent entre la marge de maintenance et la marge initiale, rien ne se passe.

Dans l’exemple ci-dessus, le sous-jacent a chuté deux fois en dessous de la marge de maintenance  engendrant un appel de marge (pour s’assurer que le compte n’est jamais dépassé, pour protéger l’investisseur et la banque). A l’opposé, si la marge initiale est dépassée, on peut retirer le gain.

future-gaphique

La majorité des contrats futures n’engendre aucune livraison (pétrole, or etc. Sur les indices c’est impossible).

Je vous vois mal recevoir une livraison (ou devoir livrer) 150 tonnes de pommes de terres du jour au lendemain dans votre jardin.

En conclusion, moins de 5% des contrat egendreront une livraison physique.

Revenons à notre contango. Aujourd’hui c’est sur le prix du pétrole que le contago est très visible.

crude-oil-contango

 

contango-oil

 

On a donc très clairement un prix futur qui est plus haut. si la courbe est encore plus pentue, il devient toujours plus intéressant de stocker du pétrole et de le livrer avec un gain certain car on aura pris la peine de vendre ce pétrole au travers de futures avec l’échaénce désirée. Aujourd’hui en effectuant l’opération pour août on engrange +30.5%.

Dans le cas d’une courbe inversée (backwardation), il est avantageux d’acheter les futures sur la matière et de se la faire livrer moins chère que le prix aujourd’hui.

Un exemple: On  achète un disque de Dorothé moins cher dans 6 mois (bon ça c’est normal !) et on paie aujourd’hui le futures à 6 mois moins cher que le prix dans les bacs.

CQFD: ici: http://www.leblogenergie.com/2009/01/les-banques-amr.html

Bonne journée et à vos citernes !

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