D’un Goliath à l’autre

Internet offre un espace de discution et d’informations fabuleux. Il est possible d’accéder à des sources hors du canal habituel, de fédérer des personnes qui ne se connaissent pas et – dans le cas qui nous intéresse – mettre une grande société devant la fronde de petits actionnaires minoritaires.

Certains forums, comme celui de Boursorma, ont permis à des personnes qui se sentent totalement désarmées face à un Goliath de se réunir en un petit David.

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L’OPA avortée d’IAM Gold sur Euro Ressources

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Placements sur internet, ceux qui vous défendent !

Loin de moi l’idée de faire de la pub (mon blog est gratuit et je ne suis pas payé pour en faire).

Dans la vidéo que j’ai postée avant-hier, il est question d’une société qui aide les particuliers floués (par certains prestataires incorrects notamment basé en Israël) c’est

http://www.warning-trading.com/

Warning-Trading est un site appartement au groupe NET AND LAY spécialisé dans l’accompagnement de victimes sur tous types de litiges financiers.

Je vous invite à visiter le site et faire vos propres recherches. Ils analysent les sociétés et leur fiabilité. Mis à jour en permanence.

et vous aident:

  • Difficulté à retirer des fonds
  • Refus d’enregistrer vos gains
  • Problème technique en votre défaveur
  • Mauvais conseils d’investissement
  • Professionnel indélicat, injoignable
  • Plainte classée sans suite

d’après mes informations (puisque pas expliqué dans le reportage)

Ils ont aidés, à ce jour, plus de 450 clients, victimes de faux courtiers et de courtiers régulés avec plus de 30’000’000  d’euros de litiges.

 

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Chine, marché des actions : Mundus Vult Decipi, Ergo Decipiatur

La fortune du faux au travers des siècles nous amène à nous questionner sur la propension de l’homme à s’abuser lui-même, mundus vult decipi, ergo decipiatur, le monde veut être trompé, qu’il donc le soit ! Même les esprits les plus éclairés – lettrés ou scientifiques – se laissent parfois emporter par enthousiasme ou tentation.


Ce paysan chinois a tout perdu ! Il a misé en Bourse, mais surtout il a été convaincu par des promesses du gouvernement et aussi par l’ambiance générale.

Il a surtout commis la grande erreur de faire un levier de 5 fois

Au début de son aventure, il a investi 164’000 USD, puis emprunté 1’000’000 de USD, soit plus de 5x son portefeuille.

Aujourd’hui il doit encore rembourser le même montant qu’il avait investi au départ suite à l’appel de marge sur ses avoirs.

Du point de vue de l’indice, la chute de 2008 a été pire

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Mais alors pourquoi cette panique ?

Parce que les montants en jeu sont considérablement différents de l’époque de 2008

Le volume en jeu est devenu très grand

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et ce sont surtout les petites valeurs qui baissent

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On constate la grande volatilité

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source: http://www.cnbc.com/2015/07/28/

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Grexit ? Tous s’excitent !

Hier un documentaire de plus d’une heure sur RTS2 intitulé « Grèce: de la démocratie aux marchés »:

http://www.rts.ch/play/tv/histoire-vivante/video/grece-de-la-democratie-aux-marches?id=6901757

« L’Agora, dans l’Antiquité, représentait le centre névralgique de la cité. Aujourd’hui, en Grèce, ce mot semble avoir été vidé de son sens, le lieu étant devenu celui des transactions commerciales. Alors que le pays traverse une crise profonde, la population doit faire face au chômage, voire à la pauvreté. Chronique d’une effroyable détresse sociale. »

Les recherches internet des Grecs, reflet de leurs inquiétudes

http://www.rts.ch/info/sciences-tech/reperages-web/6903214-les-recherches-internet-des-grecs-reflet-de-leurs-inquietudes.html

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Histoire boursière: Enron

Le PDG d’ENRON va sortir plus tôt que prévu de prison

L’ancien PDG d’Enron va sortir de prison 10 ans plus tôt que prévu

Je ne vais pas refaire un cours sur Enron, mais je vais vous rappeler les recommandations d’analystes que j’ai retrouvées sur le net et les indique sur le graphique.

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Le rapport annuel 2000 d’Enron

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et les diverses recommandations des brokers

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GS reco Enron 9-10-01

 

Tout cela n’était qu’une escroquerie, car les chiffres étaient faux (ceux donnés par Enron).

de plus, Enron avait engagé des acteurs pour faire croire que le business explosait. (une fausse salle de trading…Enron’created fake trading room)

Pour revenir aux investissements, il faut plutôt se demander si le mangement est actionnaire.

Ce n’est pas une recette sûre à 100%, mais cela donne une sacrée indication !

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Le graphique qu’aucun banquier central n’osera vous montrer !

Le pouvoir d’achat des monnaies fiduciaires sur plus de 120 ans.

PATHETIQUE !!

pouvoir d'achat du CHF et de l'or depuis 1890

 

Avec l’or le pouvoir d’achat a été maintenu.

On remarque – en 1936 – lors de l’abandon de l’étalon or que l’or s’écarte grandement de la monnaie fiduciaire suisse:

27.09.1936
Arrêté du Conseil fédéral instituant des mesures monétaires; le franc suisse est dévalué de 30% en moyenne (RO 52, 765).

http://www.snb.ch/fr/iabout/snb/hist/id/hist_wpc/7

J’ajoute à mon grand désespoir, que le CHF a été la meilleure monnaie.

J’avais déjà produit des graphiques comparatifs des monnaies fiduciaires FRF et GBP contre CHF:

200 ans de Francs Français contre le Franc Suisse

200 ans de livre sterling contre franc suisse

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Fraude fiscale, secret bancaire, amnistie et rubikmania

Voilà les sujets brûlants de ces derniers jours.

Fraude fiscale: On découvre chaque jour un nouveau politique qui a les mains dans le cambouis, des sociétés qui ont des écrans plus que solaires, etc.

Le Monde entier regorge de places financières plus ou moins opaques. La suisse est de loin une des moins opaques, croyez-moi sur parole. (La corruption est un bon indicateur de l’évasion fiscae http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20121205trib000735300/corruption-le-classement-mondial-2012.html) En Suisse, les mesures ont été prises depuis longtemps pour chasser les criminels.

En Suisse (pour l’instant), il existe une différenciation entre l’évasion fiscale (oubli de déclarer) et l’escroquerie fiscale (pénal) qui consiste à construire un montage complexe pour échapper au fisc.

Votre serviteur avait soulevé le lièvre en février 2011 déjà quant au problème des avoirs non-déclarés !: 800 milliards bien embarassants :http://blog.crottaz-finance.ch/?p=5955 à relire et remettre dans le contexte actuel.

Il semble que le conseil fédéral planche pour un assouplissement du secret bancaire pour les suisses également:

http://www.rts.ch/info/suisse/4485370-la-fraude-fiscale-pourrait-devenir-un-delit-penal.html

Mais ce n’est pas si simple que cela (bien expliqué par Me Oberson). Pourquoi ?

Rubik: Parce qu’on ne peut pas se mettre le peuple à dos (Le suisse est très attaché à son secret bancaire car il protège la sphère privée. En effet, votre voisin n’a pas à savoir ce que vous gagnez par exemple) et aussi parce que des accords ont été signés avec l’Angleterre et l’Autriche afin que Rubik soit appliqué. Cela signifie que les titulaires de comptes non déclaré domiciliés en Angleterre et en Autriche se verront ponctionner des impôts et devront payer un montant (en %) pour régulariser le passé (one off). Si le secret bancaire disparaît pour les suisses, cela signifierait que les étrangers deviennent mieux « protégés » que les résidents, ce qui est, à mon sens, une contradiction. Bientôt un Swissbik pour les suisses ?

Secret Bancaire:

L’origine du secret bancaire remonte à bien longtemps. La Suisse avait accueilli des huguenots qui étaient persécutés ! (tiens des français…)

LES ORIGINES DU SECRET BANCAIRE SUISSE  et un grand merci à Sébastien Guex pour son travail: Les origines du secret bancaire suisse et son rôle dans la politique de la Confédération au sortir de la Seconde Guerre mondiale

Amnistie: La dernière amnistie fiscale en Suisse date de 1969 (En Italie, il y a en eu même plusieurs ces dernières années): GenerationsPlus-Amnistie-fiscale

Relations avec le France notamment:

Alors que la Suisse est le 4ème ou 5ème partenaire économique de la zone euro, que des dizaines de milliers de frontaliers y travaillent chaque jour et que beaucoup d’européens y sont établis, il semble que – malgré la proximité géographique et l’importance économique – on oublie de se rendre mutuellement visite !

le-journal-du-matin_20121207_standard_passe-present_les rencontre entre la france et la suisse se font rares (j’aime l’anecdote sur l’absinthe..)

Madame Widmer-Schlumpf se rend à Paris aujourd’hui: journal_du_matin_7_12_2012

Et l’invité de la RTS, le maire UMP de Divonne, Etienne Blanc: le-journal-du-matin_20121207 invite de la rédactionEtienne Blancmaire UMP de Divonne

Allez Monsieur Hollande  (cliquez l’image pour l’article complet) on vous attend !

 

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Humour: L’Europe fixe six mois à la Suisse pour un code de conduite fiscal !

http://www.rts.ch/info/suisse/4478519-l-europe-fixe-six-mois-a-la-suisse-pour-un-code-de-conduite-fiscal.html

En ce qui me concerne, c’est plutôt à me faire pleurer ! Car la vraie arnaque c’est en Europe même qu’elle se déroule !

La mère de Papandreou accusée d’exil fiscal…;: http://www.bfmtv.com/international/mere-papandreou-accusee-dexil-fiscal-395708.html

On parle de 550 millions d’euros (ah quand même !)

Je me marre ! L’Europe grande donneuse de leçon !

On voit la paille dans l’oeil du voisin….

J’avais trouvé un anagramme de Papandreou:

Mais il semble qu’au contraire, il en avait plus que prévu. (ou veut-on faire payer la tentative de Papandreou de mettre de l’ordre contre l’avis de Bruxelles ?)

HSBC dans la tourmente !

Je n’avais osé mettre une vidéo (un peu grossière), mais là je n’y résiste pas:

Ici: http://www.rnw.nl/english/article/papandreou-parody-becomes-internet-hit

basé sur « rock me Amadeus » du défunt Falco

 

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Un joyeux anniversaire au plancher

Le 6 septembre prochain nous fêterons le premier anniversaire du taux de change plancher de l’euro contre le franc suisse.

Comme je le répète souvent, je pense que cette décision se révèlera dangereuse dans le futur, mais je dois admettre que le rush sur le CHF était très important à l’époque et qu’une intervention devait être entreprise. Je pense que des taux négatifs auraient été moins impactant que l’achat de tonnes d’euros.

Aujourd’hui la BNS a annoncé son exposition aux devises à fin juillet, la voilà:

source: http://www.snb.ch/fr/iabout/stat/statpub/balsnb/stats/balsnb

Soit une hausse en un mois de 44 milliards (12% de hausse par rapport à fin juin)

Les entreprises ont salué cette décision il y a un an: le-journal-du-matin_20120831

Pour mémoire l’émission »Passé-Présent » rappelle certains événements historiques au sujet du CHF: le-journal-du-matin_20120831_standard_passe-present_ CHF

C’est juste la Suisse a déjà tenté le coup en 1978 ! BNS 75ème anniversaire intervention en 1978 sur le marché des changes …

Quid de l’inflation par la suite

 

Le décision d’aujourd’hui engendrent des conséquences demain. Quelle seront-elles ?

 

 

 

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UBS, 600 milliards et merci Myret Zaki

Le dernier livre de d’Antoine Peillon (frère de Vincent Peillon du PS proche de François Hollande)

tape (un de plus) sur les banques suisses et notamment sur l’UBS.

Personne (sauf UBS) ne s’offusque de cette cabale et de cet acharnement sur le petit pays que nous sommes.

Soyons clair, je ne cautionne absolument pas ces procédés, mais il faut relativiser.

Cela me rappelle une devise des Shadocks

 

Personne (ou si peu) n’attaque les paradis offshore en Angleterre ou les sociétés opaques aux Etats-Unis d’Amérique et j’en passe…

Heureusement Myret Zaki recadre:

Les services secrets ont espionné UBS. Mais pas un mot sur les banques françaises

                    Par Myret Zaki, le 9 mai 2012

Cher Antoine Peillon, Vous avez signé cette année l’ouvrage Ces 600 milliards qui manquent à la France, réquisitoire qui se veut très fouillé contre les pratiques d’UBS France en matière d’évasion fiscale et de blanchiment d’argent. Vous avez refusé de répondre à mes questions au motif que j’étais plutôt critique à l’encontre de ce livre. En préface, vous faites pourtant l’éloge du courage. Passons. Tout d’abord, comment se fait-il qu’à nul moment vous ne mentionniez le rôle des banques françaises dans l’évasion fiscale hexagonale? Si UBS était responsable de 3% des montants évadés de France chaque année, qui fait sortir les 97% restants? Qu’ont à dire vos informateurs si zélés des services secrets français à ce sujet? Pas un mot. Le magazine Marianne a pourtant démontré en 2009 que les banques françaises avaient domicilié 532 milliards d’avoirs de clientèle dans des places offshore, dont seulement 12% en Suisse, et le double dans les Caraïbes. Il s’avère que l’essentiel passe par des juridictions de droit anglo-saxon et non par la Suisse; mais pour saisir cela, il faut déjà avoir conscience que le secret bancaire a été détrôné depuis une quinzaine d’années par les sociétés (LLC) et trusts des places anglo-saxonnes qui sont devenus, en réalité, les outils de loin les plus privilégiés pour l’évasion fiscale des Français les plus riches, comme l’a révélé l’affaire de la succession Wildenstein. Et comme vous omettez cet aspect, vous proposez que la France taxe à 30% ou à 50% les avoirs déposés hors des frontières, sans vous douter que ce qui est détenu dans des trusts est justement intaxable et échappe même, pour les plus confidentiels d’entre eux, à toute forme d’échange d’informations fiscales.

Entretenir le mythe sulfureux du compte suisse

Ensuite, le livre parle du passé, sans jamais dire combien la situation a été bouleversée depuis 2009. Vous y dévoilez des activités douteuses d’UBS France entre 2002 et 2007, et vous indignez de l’immunité dont jouirait la banque suisse en France, grâce à la complicité des hautes sphères politiques françaises. Or on a assisté à la tendance exactement inverse, depuis trois ans. La France, comme le reste de l’UE, s’est faufilée dans la brèche américaine pour vider la Suisse (et uniquement elle) de ses comptes gris à une rapidité fulgurante. C’est simple, avant que vous ne commenciez votre enquête, le marché offshore français n’existait plus en Suisse. Savez-vous que le 13 mars 2009, la Suisse a formellement renoncé à son secret bancaire international? Et qu’aujourd’hui les clients français doivent s’auto-déclarer, tandis que des banques n’acceptent plus cette clientèle? Vous répétez des dizaines de fois qu’UBS est la plus grande banque de gestion de fortune. Mais c’est Bank of America qui occupe ce rang, depuis qu’elle a fusionné en 2008 avec Merrill Lynch. La réalité, c’est que la Suisse a cédé ses parts du marché offshore aux Anglo-Saxons et aux Asiatiques, qui dominent sans partage cette industrie. Une réalité moins sulfureuse que le mythique compte suisse, j’en conviens.

Vous affirmez que les banques suisses possèdent 27% du marché transfrontalier. Non, c’est la place financière suisse (y compris les banques étrangères, dont les françaises établies à Genève) qui possédait cette part de marché, et cela remonte à 2007. Cette part devait l’essentiel aux 1000 milliards de dollars d’avoirs européens offshore déposés en Suisse. A mesure qu’ils se déclarent/se fiscalisent/se résorbent, j’estime que la part de la Suisse pourrait tomber rapidement à 15%, tandis que le Royaume-Uni/les îles anglo-normandes/Dublin conserveraient la part de 28% estimée par Boston Consulting Group. Et même ces chiffres sont lacunaires, car ils ne portent que sur quelque 7500 milliards d’avoirs liquides (valeurs mobilières) déposés offshore, mais omettent l’univers des actifs tangibles, tels qu’objets d’art, immobilier, yachts, bijoux. Avec ces derniers, souvent non déclarés et enregistrés au nom de trusts dans les paradis anglo-saxons, j’estime l’univers non déclaré à 13 500 milliards, dont la part de la Suisse se réduit encore au profit des places anglo-saxonnes. Voilà pour ce qui relève non pas du conte de fées, mais de la  réalité. Au final, on ignore pour quel motif UBS France, d’entre toutes, a été espionnée par les services secrets français, qui ont livré à M. Peillon des tonnes d’informations internes à la banque. Est-ce à dire que BNP Paribas n’a jamais eu, elle, de clients sensibles, africains, russes? Qui peut croire pareille chose? L’auteur a-t-il été instrumentalisé, pour clouer au pilori une banque étrangère, cible commode en période électorale? Aux Etats-Unis aussi, UBS et la Suisse ont payé pour tout le secteur offshore, alors que les banques américaines font évader l’essentiel des avoirs. Mais en France, à présent qu’on a crucifié le coupable, qui se plaindra d’être taxé à 75%?

source

http://www.bilan.ch/editoriaux/mz/ubs-france-parlons-en 

merci à elle.

Question subsidiaire: Que font nos politiques ?

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Audio/vidéo: La signature qui vide votre compte

L’émission de la RSR (indiquée par Merio, merci à lui) qui raconte comment et pourquoi une signature peut provoquer des problèmes avec une banque.

On entend aussi un avocat qui explique les lois, comment elles sont « contournées » et la difficile lutte d’un individu contre une institution.

NB: L’Etat est aussi institutionnel…

A écouter sans modération: on-en-parle_20120222_standard_sequence-4_7c280ee6-a97d-453d-92a3-560ed6206642-128k

 

 

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Histoire boursière, l’aventure Swissair

Il reste des souvenirs douloureux dans la mémoire de tout suisse:

La mort de la plus belle compagnie d’aviation, Swissair (aujourd’hui Swiss dans le giron de Lufthansa).

Cette société état un des fleurons de l’aéronautique et un des meilleurs titres de la bourse suisse avec des milliards de CHF de cash.

Malheureusement, la gestion déplorable, les dépenses sans compter (achats de compagnies devenues déficitaires (car vidées de leurs substances) comme Sabena (dont les lettres signifient Such A Bad Experience Never Again (humour suisse)), rêves d’expension démesurés ont mis la compagnie à terre.

Le film « Grounding » que je recommande raconte l’histoire d’une mort annoncée, à voir ou commander ici: http://www.citydisc.ch/dvd/detail.cfm?art_nr=9428522&lang=f&section=dvdumd).

Ce film vous permettra de voir qui sont les méchants…je vous laisse deviner.

Un analyste du Credit Suisse avait annoncé en 2000 que la société avait des problèmes et avait publié une recommendation de vente, ce qui n’avait pas plus. Résultats, cet analyste avait été licencié….mais il n’a pas eu longtemps à attendre pour constater qu’il avait eu raison.

Débâcle de Swissair il y avait pourtant eu des avertissements

Avant:

 

 

pendant (humour suisse):

Après:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Swiss_International_Air_Lines

 

Elle a fait faillite en 2001.

En 1999, un certain Olivier Crottaz s’était permis de laisser un message (qui se trouve toujours dans le système Bloomberg, je viens de le retrouver) sur le serveur de discussion bloomberg au sujet de la compagnie Swissair. Je vous le livre en mille !

Comme quoi, rien ne se perd, surtout pas, l’humour anticipatoire.

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Les belles promesses rendent les fous joyeux

Bonjour, je me présente, je suis Honoré M’giolou et je suis fils d’un ancien ambassadeur togolais. Mon père m’a légué une très grande fortune, mais je ne peux l’utiliser ni la faire sortir de mon pays sans une aide extérieure. Il s’agit de la somme de 43 millions de dollars et je suis prêt à verser une commission si vous m’aidez (10%). Tout cet argent a été honnêtement gagné et se trouve officiellement sur un compte de la banque extérieure du commerce du Togo.

Afin de pouvoir commencer le processus de transfert, j’ai besoin de connaître votre compte bancaire et que vous me fassiez parvenir une somme pour pouvoir débloquer la situation avec le banquier qui gère mon compte et qui pourrait m’aider dans ce transfert. A ces fins pourriez-vous me  faire parvenir un montant de USD 50’000 aux coordonnées bancaires que je vous communiquerai par prochain courriel. Votre serviteur

Bonjour Monsieur Olivier Crottaz, je me présente je suis Honoré M’giolou avocat d’affaire à Abidjan. J’ai été mandaté dans le cadre d’une succession pour retrouver des héritiers pour une grande fortune d’un homonyme à votre nom. Ce défunt a laissé intruction de transmettre le patrimoine (7 millions de USD) à toute personne portant le même nom que lui. Monsieur Crottaz vous êtes donc l’élu. Je vous prie de prendre contact avec moi et nous organiserons votre déplacement à Abidjan pour que vous puissiez percevoir cette somme. Dans l’attente de vous rencontrer. Votre serviteur.

 

Voilà ce que certains reçoivent hebdomadairement dans le boîte de réception de courriel. La majorité se rend bien compte qu’il s’agit d’une escroquerie (qui va forcément mal tourner), mais d’autres (et certains des plus éduqués !!!) tombent dans le panneau. Le moins grave est de perdre de l’argent, mais se rendre à Abidjan….là j’hésite

C’est la mésaventure qui est arrivée à un élu local en Suisse (et en plus il le raconte !):  arnaqué au togo

Je suis toujours scotché par ce genre d’histoire, tout comme celle qu’on peut lire avec des marabouts qui arrive à multiplier les billets etc.

je vous l’accorde, en finance aussi on a des magiciens……

un lien de prévention: http://muguhunter.unblog.fr/

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Audio/Vidéo: Quand le franc suisse était considéré comme du franc CFA

L’émission « passé-présent » de la RSR nous livre un reportage audio étonnant pour les jeunes mémoires que nous sommes…

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Je vous renvoie à mon article sur le Franc Français contre Franc Suisse sur 200 ans: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=3740

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Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas.

Nous traversons une grave crise économique, financière et bientôt sociale et politique. Que penser de tous ces plans de relance concoctés par cette « élite » qui nous gouverne ? Un texte vieux de près de 200 ans vous y aidera certainement :

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La vitre cassée, de Frédéric Bastiat (1801-1850)

Avez-vous jamais été témoin de la fureur du bon bourgeois Jacques Bonhomme, quand son fils terrible est parvenu à casser un carreau de vitre? Si vous avez assisté à ce spectacle, à coup sûr vous aurez aussi constaté que tous les assistants, fussent-ils trente, semblent s’être donné le mot pour offrir au propriétaire infortuné cette consolation uniforme: « À quelque chose malheur est bon. De tels accidents font aller l’industrie. Il faut que tout le monde vive. Que deviendraient les vitriers, si l’on ne cassait jamais de vitres? »

Or, il y a dans cette formule de condoléance toute une théorie, qu’il est bon de surprendre flagrante delicto, dans ce cas très-simple, attendu que c’est exactement la même que celle qui, par malheur, régit la plupart de nos institutions économiques.

À supposer qu’il faille dépenser six francs pour réparer le dommage, si l’on veut dire que l’accident fait arriver six francs à l’industrie vitrière, qu’il encourage dans la mesure de six francs la susdite industrie, je l’accorde, je ne conteste en aucune façon, on raisonne juste. Le vitrier va venir, il fera besogne, touchera six francs, se frottera les mains et bénira de son cœur l’enfant terrible. C’est ce qu’on voit.

Mais si, par voie de déduction, on arrive à conclure, comme on le fait trop souvent, qu’il est bon qu’on casse les vitres, que cela fait circuler l’argent, qu’il en résulte un encouragement pour l’industrie en général, je suis obligé de m’écrier: halte-là! Votre théorie s’arrête à ce qu’on voit, elle ne tient pas compte de ce qu’on ne voit pas.

On ne voit pas que, puisque notre bourgeois a dépensé six francs à une chose, il ne pourra plus les dépenser à une autre. On ne voit pas que s’il n’eût pas eu de vitre à remplacer, il eût remplacé, par exemple, ses souliers éculés ou mis un livre de plus dans sa bibliothèque. Bref, il aurait fait de ses six francs un emploi quelconque qu’il ne fera pas.

Faisons donc le compte de l’industrie en général.

La vitre étant cassée, l’industrie vitrière est encouragée dans la mesure de six francs; c’est ce qu’on voit.

Si la vitre n’eût pas été cassée, l’industrie cordonnière (ou toute autre) eût été encouragée dans la mesure de six francs; c’est ce qu’on ne voit pas.

Et si l’on prenait en considération ce qu’on ne voit pas, parce que c’est un fait négatif, aussi bien que ce que l’on voit, parce que c’est un fait positif, on comprendrait qu’il n’y a aucun intérêt pour l’industrie en général, ou pour l’ensemble dutravail national, à ce que des vitres se cassent ou ne se cassent pas.

Faisons maintenant le compte de Jacques Bonhomme.

Dans la première hypothèse, celle de la vitre cassée, il dépense six francs, et a, ni plus ni moins que devant, la jouissance d’une vitre.

Dans la seconde, celle où l’accident ne fût pas arrivé, il aurait dépensé six francs en chaussure et aurait eu tout à la fois la jouissance d’une paire de souliers et celle d’une vitre.

Or, comme Jacques Bonhomme fait partie de la société, il faut conclure de là que, considérée dans son ensemble, et toute balance faite de ses travaux et de ses jouissances, elle a perdu la valeur de la vitre cassée.

Par où, en généralisant, nous arrivons à cette conclusion inattendue: « la société perd la valeur des objets inutilement détruits, » — et à cet aphorisme qui fera dresser les cheveux sur la tête des protectionnistes: « Casser, briser, dissiper, ce n’est pas encourager le travail national, » ou plus brièvement: « destruction n’est pas profit. »

Que direz-vous, Moniteur industriel, que direz-vous, adeptes de ce bon M. de Saint-Chamans, qui a calculé avec tant de précision ce que l’industrie gagnerait à l’incendie de Paris, à raison des maisons qu’il faudrait reconstruire?

Je suis fâché de déranger ses ingénieux calculs, d’autant qu’il en a fait passer l’esprit dans notre législation. Mais je le prie de les recommencer, en faisant entrer en ligne de compte ce qu’on ne voit pas à côté de ce qu’on voit.

Il faut que le lecteur s’attache à bien constater qu’il n’y a pas seulement deux personnages, mais trois dans le petit drame que j’ai soumis à son attention. L’un, Jacques Bonhomme, représente le Consommateur, réduit par la destruction à une jouissance au lieu de deux. L’autre, sous la figure du Vitrier, nous montre le Producteur dont l’accident encourage l’industrie. Le troisième est le Cordonnier (ou tout autre industriel) dont le travail est découragé d’autant par la même cause. C’est ce troisième personnage qu’on tient toujours dans l’ombre et qui, personnifiant ce qu’on ne voit pas, est un élément nécessaire du problème. C’est lui qui bientôt nous enseignera qu’il n’est pas moins absurde de voir un profit dans une restriction, laquelle n’est après tout qu’une destruction partielle. — Aussi, allez au fond de tous les arguments qu’on fait valoir en sa faveur, vous n’y trouverez que la paraphrase de ce dicton vulgaire: « Que deviendraient les vitriers, si l’on ne cassait jamais de vitres? »

Ne mourrez pas idiot, lisez Bastiat !

http://bastiat.org/

http://www.amazon.fr/quon-voit-pas-sophismes-%C3%A9conomiques/dp/2878940881/ref=sr_1_4?ie=UTF8&s=books&qid=1252535552&sr=1-4

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L’hiver de Nikolai Dmyitriyevich Kondratieff (1892-1938)

Le professeur Kondratieff est un homme peu connu.

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Il le sera peut-être beaucoup plus prochainement.

Ses idées ont commencé à changer radicalement la perception de l’histoire économique. De ses études est sorti une théorie qui, aujourd’hui, prend tout son sens. Il a découvert des cycles (appelé de Kondratieff) qui comportent des vagues et passent par 4 phases.

  1. Le printemps (inflation bénéfique)
  2. L’été (stagflation)
  3. L’automne (déflation bénéfique)
  4. L’hiver (déflation)

Depuis le dernier cycle de Kondratieff, qui a pris fin vers 1949, nous avons assisté à l’inflation bénéfique de 1949 à 1966, une stagflation de 1966 à 1982, une déflation bénéfique de 1982 à 2000 et en accord avec Professeur  Kondratieff, nous entrons aujourd’hui en hiver, un cycle de déflation qui amènera à la dépression.

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Histoire (très abregée): Juste après la révolution russe de 1917, Kondratieff a aidé à développer le premier « soviet five-year plan » et s’est employé à déterminer les paramètres qui stimulent la croissance économique soviétique. Les conclusions de ses études se trouvent dans le document « kwave1« . Il devait prouver que le capitalisme ne marchait pas et il est arrivé à la conclusion qu’il se relève après la dépression…….

Sa théorie des cycles a remis en question les thèses marxistes projetant la chute du monde de production capitaliste.

Aussi son rapport a été considéré comme une critique des intentions de Staline pour la collectivisation de l’agriculture. Ainsi, peu de temps après, il fût licencié de son poste de directeur de l’institut d’étude de l’activité économique en 1928, arrêté en 1930 et condamné au goulag. En 1938 sa peine fût commuée en peine de mort. En anglais pour plus de détails http://en.wikipedia.org/wiki/Nikolai_Kondratiev.

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Sa théorie était articulée ainsi.

Le Printemps (Croissance inflationniste): Le postulat est que l’inflation est une partie inévitable de la croissance. Le gouvernement devient passif. Cette inflation part d’une base économique déprimée et se développe petit à petit. L’interaction entre les intervenants de l’économie entraîne la richesse, de l’épargne et de biens d’équipements destinés à être accumulés pour l’avenir. L’expansion de la production de richesse engendre une hausse des prix. Historiquement une phase de croissance nécessite 25 ans.

L’Eté (stagflation): La croissance atteint ses limites. L’excédent de capital produit une pénurie de ressources et l’économie entre dans une période de stagflation. L’atmosphère de richesse engendre un changement d’attitude envers le travail. L’économie atteint des limites d’efficacité (devient inefficace). Les déséquilibres déclenchent des guerres (ex 1812, première guerre mondiale, Vietnam). Apparaît une baisse de production, une augmentation du chômage. Cette première récession est de courte durée.

L’Automne (croissance déflationniste): La première récession crée un déséquilibre. La hausse rapide des prix et les changements dans la production corrigent ce déséquilibre (temporairement). La croissance des 30 dernières années, l’humeur de consommation déclenche une période de croissance plate et une douce prospérité. Les excès d’une guerre impopulaire et le libéralisme causent une réaction populaire envers la stabilité et la normalité. Un sentiment d’isolement s’installe. Cette période se déroule en général sur un plateau de 7 à 10 ans et est caractérisée par une croissance industrielle sélective, le développement d’idées nouvelles (technologiques et sociales) et un fort sentiment de richesse qui se termine par un sentiment d’euphorie. Le gonflement de la structure des prix de la première récession, ajouté au désir de consommation, produit une augmentation rapide des dettes. Finalement la consommation de richesse s’étend au delà de toute limite et l’économie plonge dans une récession sévère et prolongée.

L’Hiver (dépression): Les excès du plateau automnal engendrent un écroulement de la structure de prix. L’épuisement des forces accumulées plonge l’économie dans une période de retranchement aigu. En général, la dépression secondaire s’engage dans un effondrement de 3 ans, suivi de 15 ans de déflation. M.Kondratieff voit les dépressions comme un nettoyage des excès passés et une base pour une croissance future. C’est une période d’innovation technologique qui conduira à la reprise.

Si on transpose Kondratieff et sa théorie sur l’indice  Down Jones actuel, on peut anticiper que ce dernier devrait descendre  de 60% depuis les hauts soit environ 5’000 points (voire à mille points pour les plus négatifs !). L’hiver est une période délicate et dangereuse. Une des caractéristiques des plus intrigantes de l’onde en hiver est l’accumulation de forces sombres qui sont de natures religieuses: Dans les années 30 on a assisté à la montée du nazisme qui a conduit à la seconde guerre mondiale. La génération précédente a vu la montée du Klu klux Klan en réaction à la perte de la guerre civile et aujourd’hui c’est une guerre contre le terrorisme religieux. Nous sommes entrés dans une onde à la baisse qui pourrait durer 9 à 20 ans.

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