Les billets sont garantis par de l’or, mon œil (mise à jour 2016)

Le 15 mai 2015, je vous avais rédigé une mise à jour sur cette fameuse couverture or des billets.

Il est grand temps de faire une mise à jour suite à tous les développements 2015 dont l’abandon du taux plancher et ceux de 2016 dont le fameux BREXIT.

Je vais vous montrer la couverture or de nos billets de banques en vous produisant tout simplement les chiffres et tableaux de la BNS (Banque Nationale Suisse).

Tout d’abord le montant en or de la BNS (toutes les données se trouvent sur le site des données de la BNS: https://data.snb.ch/fr)

or bns fin juin 2016

Soit près de 1040 tonnes d’or qui représentent 43,064  milliards de CHF fin mars 2016 (contre 38 milliards fin mars 2015, le médias et la BNS ne le criant pas cette hausse de 5 milliards sur les toits)

Quelle est la quantité de billets en circulation ?

billets en circulation BNS juin 2016

En croissance ininterrompue

billets en circulation BNS juin 2016

Petite parenthèse, la BNS met l’accroissement du nombre de billets sur le compte du renchérissement, comprenez par-là l’inflation. La Suisse est en déflation et le nombre de billets augmente, mettons cela sur les taux plutôt, donc à cause de la BNS elle-même.

Si je sais bien lire 71.810 milliards en billets et 3.068 milliards en pièces pour 43 milliards d’or, soit une couverture en or de 57.51% des billets en circulation (pas de grands changements par rapport à mon article de 2015)

Mais le propos ne s’arrête pas là car il faut tenir compte des autres « billets » qui physiquement pourraient être réclamés. Les comptes à vue (crédit etc.) et des comptes épargnes qui ne figurent pas dans le tableau précédent.

Voici donc le total de ce qui est appelé masse monétaire M3….. et sa merveilleuse évolution

agg monetaire bns juin 2016

 

Si on prend l’extrême, soit 975.698 milliards (17 milliards de plus qu’en 2015) cela offre une couverture or de 4.41%……..je défaille ! (43.064 milliards en or pour une M3 de 975.698 milliards de CHF)

J’ajoute en plus que la BNS a augmenté son exposition en actions à 20 % des devises (635 milliards en devises) soit 127 milliards de CHF en actions, ce qui correspond à 14’941 CHF par habitant (pas par contribuable, je précise !)

placement de devises de la BNS categories fin juin 2016

bilan BNS juin 2016

 

On comprend pourquoi certains titres n’arrêtent pas de monter…

Zerohedge l’a bien mentionné, la BNS possède près de 1.5 milliards de USD dans Apple (entre autres)

Vous trouverez les détails ici: http://www.zerohedge.com/news/2016-08-04/mystery-buyer-revealed-swiss-national-banks-us-stock-holdings-rose-50-first-half-rec

SNB top holdings

 

C’est l’histoire d’un type qui se demande combien font 2+2.

Il demande à son médecin à l’occasion. Ce dernier répond: « Je pense connaître la réponse, mais il va falloir que je demande l’avis de mes confrères ».

Notre homme se tourne alors vers un mathématicien et lui pose la même question. Le savant lui répond 3,9 périodique.

La réponse ne le satisfait pas. En désespoir de cause, il contacte un économiste et un comptable. Combien font 2+2 ?

L’économiste: « D’après mes tables environ 4, mais je vous dirai dans quelques temps pourquoi la réponse que je vous fournis est fausse. »

Le comptable: « Dîtes moi combien vous voudriez que ça fasse ! »

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15 réflexions au sujet de « Les billets sont garantis par de l’or, mon œil (mise à jour 2016) »

  • 24 août 2016 à 15 h 56 min
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    Bonjour Olivier ,
    Je vais faire un commentaire de comptable , qu est ce qui pourrait bien mettre un terme à cet état de fait , cette tendance ,,,, ?

  • 24 août 2016 à 15 h 57 min
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    ca arrange tellement de monde en réalité ,,,

  • 27 août 2016 à 13 h 41 min
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    Bonjour,

    Mais si, Olivier, les billets sont tous garantis par de l’or fourré au tungstène.
    Sur le papier, l’opération sera parfaitement transparente…

    Si cette situation de fait arrange beaucoup de personnes (les billets non garantis par l’or), dites-moi lesquelles, et je vous dirais celles qui ne devraient pas tarder à mettre en place des systèmes coercitifs pour préserver leur privilèges, quitte à envoyer quelques quidams au tapis mortuaire.

    L’on profite allégremment de l’argent créé ex-nihilo, et donc nous profitons sans conséquence de cette monnaie de singe ?

    Que l’on ne vienne pas trop s’étonner que ceux qui en pâtissent nous terrassent comme de vils macaques.

    Bon été indien.

    E-Gwen.

  • 28 août 2016 à 22 h 49 min
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    Bonjour Olivier.

    Merci pour ce billet. Effectivement il y a de quoi s’inquiéter, et, il ne faudrait pas une chute importante des bourses !!

  • 29 août 2016 à 10 h 34 min
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    James Grant est expert de Wall Street et rédacteur en chef du bulletin d’investissement Interest Rate Observer Grant, il met en garde contre un accident sur la dette souveraine, il est également perplexe au sujet des actions de la Banque nationale suisse et a un point de vue original concernant les paris sur l’or:Jim Grant: « This Will Turn Out To Be Very Bad For Many People » http://www.zerohedge.com/news/2016-08-22/jim-grant-will-turn-out-very-bad-many-people

    Depuis les programmes d’achat d’obligations de plusieurs milliards jusqu’aux taux d’intérêt négatifs, et probablement bientôt l’argent par hélicoptère, partout dans le monde, les banques centrales font des expériences avec des mesures de plus en plus extrêmes pour stimuler une économie atone. Cela finira en larmes, croit James Grant. L’éditeur de la pensée forte de l’emblématique bulletin de Wall Street Interest Rate Observer Grant est l’un des critiques les plus ardents en ce qui concerne la politique monétaire super facile. Hautement compétent dans l’histoire financière, M. Grant met en garde contre la course imprudente au rendement aujourd’hui et voit l’un des plus grands risques à venir dans la dette publique. Il a également des doutes sur les investissements massifs que la Banque nationale suisse engage sur le marché boursier américain.

    Interview (en français)

    − Jim, pendant plus de trois décennies Grant a observé les taux d’intérêt. Y a-t-il encore quelque chose à observer avec des taux aussi faibles ?

    − Les taux d’intérêt peuvent être presque invisibles mais il y a encore beaucoup de choses à observer. Je constate qu’ils sont en diminution et que ce recul est à l’origine d’un grand nombre de troubles parce que les gens qui ont besoin de revenus sont à la poursuite effrénée du peu de rendement qui reste.
    − Quelles sont les conséquences de cela ?

    − Cela me rappelle le grand journaliste anglais de l’époque victorienne Walter Bagehot. Il a dit que «John Law peut tout supporter, mais il ne supporte pas 2%, ce qui signifie que les taux d’intérêt très bas induisent la spéculation et l’investissement irresponsable et une mauvaise répartition du capital.» Je pense donc que l’épigraphe de Bagehot est très opportune aujourd’hui.
    − John Law a été le principal responsable de la grande bulle du Mississippi qui a provoqué un effondrement économique chaotique en France au début du XVIIIe siècle. Comment l’histoire va-t-elle se terminer cette fois-ci ?

    − La fin se révélera très mauvaise pour beaucoup de gens. Si les cadres de l’assurance et de la réassurance suisse lisent ceci maintenant, ils pourraient rouler les yeux et être frustrés d’entendre une réprimande américaine à partir d’une distance de 3 000 miles sur le risque de courir après le rendement. Après tout, si vous êtes dans les affaires d’appariement du passif à long terme avec des actifs à long terme, vous n’avez pas d’autre choix que de souhaiter un monde meilleur et plus sensible. Mais vous devez prendre le monde tel qu’il est et le monde d’aujourd’hui est stérile en revenus d’intérêts. Le fait est que les temps sont très risqués.
    − Où voyez-vous les plus grands risques ?

    − Pour moi, la dette souveraine est en tête des marchés surévalués dans le monde entier. Vous ne gagnez rien, ou moins que rien, pour le privilège de prêter votre argent à un gouvernement qui a promis de déprécier la monnaie dans laquelle vous investissez. Les Banques centrales du monde entier cherchent à atteindre un taux d’inflation de 2% ou plus et vous prêtez certainement à beaucoup moins de 2% et dans de nombreux cas, à moins de 0% nominal. L’expérience de perdre de l’argent est commune lorsque l’on investit. Mais où est l’intérêt si la certitude de la perte est là avant même que votre chèque soit encaissé ? Voilà la situation avec la dette souveraine en ce moment.
    − Sur une base mondiale, plus d’un tiers de la dette souveraine est déjà à un rendement inférieur à zéro.

    − Ce n’est pas tout à fait un best-seller, mais un livre très important intitulé L’Histoire des taux d’intérêt. Il a été écrit par Sidney Homer et Richard Sylla. Sidney Homer n’est plus avec nous, mais Richard Sylla est vivant et bien portant à l’Université de New York. Donc, je l’ai appelé et lui ai dit : «Richard, j’ai lu beaucoup de pages, mais pas toutes, dans votre livre qui retrace l’histoire des taux d’intérêt à partir de 3 000 avant JC jusqu’à nos jours. Avez-vous jamais rencontré des rendements d’obligations négatifs ?» .Il a dit non et j’ai pensé que ce serait une sorte de nouveau scoop important. Pour la première fois depuis au moins 3000 ans, nous avons poussé les taux d’intérêt au-dessous du marqueur zéro. Je pensais que c’était une remarque exceptionnellement intelligente. Mais je constate que personne ne semble s’y intéresser.
    − D’ores et déjà, cela fait deux ans que la BCE a été la première grande banque centrale à introduire des taux négatifs.

    −I l y a quelques autres paramètres historiques : en Europe, Monte dei Paschi di Siena, cette ancienne banque de plus de 500 ans en Italie, est en difficulté et délabrée autant qu’elle peut l’être sans se trouver légalement en faillite. Monte dei Paschi a survécu pendant un demi-millénaire et maintenant elle est dans les cordes. Pendant ce temps, la Banque d’Angleterre est en train de faire des choses aujourd’hui qu’elle n’a jamais faites dans son histoire, qui est vieille de plus de 300 ans. Je suggère donc que les temps sont à tout le moins intéressants et à bien des égards sans précédent.
    − Alors, quel est le vrai sens de tout cela?

    − Dans la finance, la plupart du temps rien n’est jamais nouveau. Le comportement humain ne change pas et l’argent est une institution très ancienne, comme nos marchés. Bien sûr, les techniques évoluent, mais la plupart du temps rien n’est vraiment nouveau. Toutefois, en ce qui concerne les taux d’intérêt et la politique monétaire, nous sommes vraiment en train d’innover.
    − Maintenant, les banquiers centraux parlent même ouvertement de l’argent de l’hélicoptère. Vont-ils vraiment le faire ?

    − J’entends déjà le bruit des pales du rotor de l’hélicoptère dans le ciel. J’entends aussi le fracas des tam-tams de la politique budgétaire. Il semble y avoir une sorte de consensus croissant disant que la politique monétaire a fait ce qu’elle pouvait faire et que ce qui doit être fait maintenant − ainsi parlent les sages – est de taxer puis dépenser, dépenser et dépenser. Cela semble être la nouvelle grande idée en politique. Dans tous les cas, ce n’est pas bon pour les détenteurs d’obligations.
    − Fait intéressant, personne ne semble parler de la dette publique croissante. En outre, la politique budgétaire est juste un à côté dans la campagne des élections présidentielles en cours.

    − Le problème avec cette élection est que quelqu’un doit gagner. Je n’ai aucun attrait pour Donald Trump, ni pour Hillary Clinton. Le fait est que l’un des deux va gagner. Telle est la tragédie ! Nous chez Grant sommes au regret de constater que l’un d’entre eux va gagner.
    − La crise financière et la faiblesse de la reprise économique ont probablement favorisé la montée de Donald Trump. Pourquoi l’économie américaine n’est-elle pas en meilleure forme après tous ces programmes monétaires ?

    − Je me demande ce qui se serait passé en 2008 si les marchés avaient été autorisés à effacer [leurs pertes] et si les prix avaient été autorisés à trouver leur propre niveau dans l’immobilier. Les banques centrales sont intervenues pour réprimer les paniques financières depuis au moins 200 ans. Par exemple, en 1825 la banque d’Angleterre a prêté sans barguigner et n’a pas été – comme on dit – trop regardante sur le type de garantie. Ce fut une intervention très dramatique. Ce n’est donc pas comme si nous n’avions jamais vu le prêteur de dernier recours au travail. Mais ce qui est nouveau est le traitement des marchés avec l’opium de l’assouplissement quantitatif, année après année, suite à la crise financière. Je pense que ce genre d’intervention non seulement n’a pas fonctionné, mais a été très préjudiciable. Partout dans le monde, les économies ne répondent plus, en dépit des mesures monétaires radicales. Dans une certaine mesure, je crois qu’elles ne se rétablissent pas à cause des mesures monétaires radicales.
    − Quel est exactement le problème avec l’économie américaine ?

    −Il y a un autre côté à ce que nous voyons maintenant : il est certain qu’en Amérique la Réserve fédérale et les régulateurs bancaires ont généralement la main très lourde dans leurs interventions. Je suis sûr qu’ils sont pleins de bonnes intentions. Mais, avec leurs charges de régulation, ils suppriment la reprise du crédit qui se déroule dans une reprise économique normale et, dans ce cas particulier, après une dépression ou après une liquidation.
    − Là encore, un retour de la crise financière serait catastrophique.

    − Les nouvelles règles en matière de réforme financière ont absorbé non seulement des forêts en terme de paperasse, mais aussi le temps et l’attention de légions d’avocats. Si vous parlez à un cadre bancaire ce que vous entendez est que les banques ont été submergées par la nécessité d’embaucher des gens pour la réglementation et le contrôle. Ceci a particulièrement pesé sur les petites banques. Je pense que cela fait partie de l’histoire de cette reprise terne : la politique monétaire a été radicalement ouverte à la création de nouveaux crédits. Mais elle a été radicalement restrictive en ce qui concerne la prise de risque dans le domaine privé.
    − Donc, que faire pour remettre l’économie sur la bonne voie ?

    − Il existe des leçons de l’histoire sur la façon de le faire. Depuis plus de cent ans en Grande-Bretagne, aux États-Unis et probablement aussi en Suisse, les propriétaires des capitaux propres d’une banque étaient eux-mêmes responsables de la solvabilité de la banque. Si la banque est devenue bancale ou insolvable ils devaient remettre du capital pour rembourser les créanciers, y compris les déposants. Mais au cours des cent dernières années la responsabilité collective dans le secteur bancaire a progressivement remplacé la responsabilité individuelle. Le gouvernement, avec l’introduction de l’assurance-dépôts, les nouvelles réglementations et interventions ont remplacé la vieille doctrine de la responsabilité des actionnaires. Voilà pourquoi je pense que nous devons nous éloigner de l’intervention du gouvernement et aller plutôt vers des solutions axées sur le marché, comme la vieille doctrine de la responsabilité des propriétaires des banques.
    − Au moins aux États-Unis, la Fed tente de revenir à une politique monétaire plus normale. Pensez-vous que la dirigeante de la Fed Janet Yellen accordera une autre hausse de taux lors de la réunion de Jackson Hole la semaine prochaine ?

    – Janet Yellen n’est en aucun cas une personne impulsive. Selon le Wall Street Journal, elle arrive à l’aéroport des heures avant le vol ! Donc, c’est est une personne réfléchie qui a une aversion au risque. En outre, en tant qu’économiste du travail, elle est une personne empathique. Elle croit ce que les économistes les plus interventionnistes croient : ils ont très peu de foi dans l’institution des marchés et ils ne croient pas que le mécanisme des prix est quelque chose de particulier. Ils veulent normaliser les taux et pourtant ils peuvent toujours trouver une excuse pour ne pas le faire. Nous avons entendu depuis des années maintenant que la prochaine fois, le prochain trimestre, le prochain exercice, ils agiront. Donc je crois ce que je vois : ce n’est pas avant longtemps que les taux des fonds fédéraux seront supérieurs à 0,5%. Je ne vois pas cela se produire.
    − Wall Street semble penser dans le même sens. Jusqu’à présent, de nombreux investisseurs ne prennent plus le bavardage renouvelé sur une hausse des taux trop au sérieux.

    − La Fed est maintenant otage de Wall Street. Si le marché boursier recule de quelques pour cent, la Fed prend peur. Dans un sens, je suppose que la Fed est justifiée dans cette croyance, car elle est responsable dans une large mesure de l’élévation de la valeur des actifs financiers. Les taux de capitalisation de l’immobilier sont très bas, le PER des actions est très élevé et les taux d’intérêt sont extrêmement bas. On ne peut pas être certain des cause et des effets. Mais il me semble que les Banques centrales du monde sont responsables d’une grande partie de cette lévitation des valeurs. Alors qu’ils se sentent parfois une certaine responsabilité de laisser le monde à la traîne dans un marché baissier. On est arrivé à un point où la Fed est pratiquement otage des marchés financiers. Quand ils toussent, sans parler de tomber, la Fed s’inquiète et intervient.
    − De toute évidence, les marchés financiers aiment cet état d’esprit prudent de la Fed. Plus tôt cette semaine, les actions américaines ont atteint un nouveau record.

    − N’est-ce pas étrange ? Le marché boursier est à des niveaux records et le marché obligataire agit comme si on était dans la Grande Dépression. Pendant ce temps, la Banque nationale suisse achète beaucoup d’actions américaines.
    − En effet, selon les derniers documents déposés auprès de la SEC, le portefeuille de la Banque nationale suisse en actions américaines a augmenté de plus de $60 milliards.

    − Oui, ils possèdent beaucoup de tout. Voyons comment ils obtiennent l’argent pour cela : ils créent des francs suisses à partir de l’air pur alpin, là ou l’argent suisse se développe. Puis ils achètent des euros et les transforment en dollars. Jusque là, personne n’a rien fait. Tout cela se réalise avec une touche sur un clavier d’ordinateur. Et puis la BNS appelle son courtier préféré – UBS, je suppose – qui ratiboise la bourse américaine. Tout cela avec de l’argent qui n’a jamais existé. Cela aussi, c’est quelque chose d’un peu nouveau.
    − D’autres banques centrales, aussi, sont devenues de gros acheteurs sur les marchés mondiaux des valeurs mobilières. Fondamentalement, tout a commencé avec les programmes d’assouplissement quantitatif – QE – de la Réserve fédérale.

    − C’est un truisme de dire que les banques centrales font ça. Elles le font bien sûr depuis des générations. Mais il y a quelque chose de particulièrement éclatant dans les achats de milliards de dollars d’actions américaines par la Banque nationale suisse. Ce sont des actions de sociétés importantes du S & P 500 qui font des profits réels. Ainsi, la BNS accumule d’importantes positions dans ces sociétés avec de l’argent qui vient vraiment de nulle part. Voilà un peu de quoi se gratter la tête avec des questions existentielles, non ?
    − Qu’est-ce-que les investisseurs sont censés faire sur ces marchés financiers bizarres ?

    − Je suis très optimiste sur l’or et je suis très optimiste sur les actions de mines d’or. C’est parce que je pense que le monde va perdre la foi dans la valeur du doctorat de gestion monétaire. L’or est loin d’être le meilleur investissement. L’or et l’argent sont stériles, comme Aristote nous le rappellerait. Il ne paie pas de dividende ni de revenu. Donc, gardez à l’esprit que l’or est un placement non conventionnel. Voilà pourquoi je ne veux pas dire que c’est la seule et unique chose dans laquelle les gens devraient placer leurs avoirs. Mais pour moi, l’or est un moyen très rapide d’investir dans le désordre monétaire.

    Question: James Grant est-il un agent d’influence américain qui commmence à porter un coup de grâce au secteur bancaire suisse en faveur du secteur bancaire américain?

  • 29 août 2016 à 15 h 38 min
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    L’or est une marchandise comme de fer, le tungstène, le molibdène. Il a été choisi par les civilisation parce qu’il est peu altérable. La possibilité de croissance de la masse d’or n’a rien à voir avec la croissance du pouvoir d’achat. Celui-ci s’est multiplié plusieurs fois pour nous, suisses, depuis 1950. La Chine partie de rien en est à la moitié du revenu par habitant des USA et depuis 1950 et en pluss sa population a triplé. Depuis 1950, les africains, à peine 300 millions, sont passés du statut de civilisation arboricole à cette de civilisation en développement avec désormais un milliard d’habitants (eh oui, on les oublie ceux-là !). Le volume d’or n’a pas suivi, mais les moyens d’en acheter non plus. L’or a donc un niveau à peu près normal : 40 % de la monnaie fiduciaire légale, c’est absolument énorme ! One st des bienheureux qui s’ignorent. Quelle culot que de se plaindre, quand on voit la misère du monde. Cela justifie bien que le CHF soit solide. Quand à la monnaie scripturale, il ne s’agit pas de monnaie, contrairement à ce qu’on raconte aux enfants, mais de créances. Ces crérances n’ont pas à être garanties, du moins par l’or et nombre d’entre-elles sont déjà garanties (par hypothèque, par nantissement, etc. etc.) Elles dépendent de la solvabilité du débiteur. Et celle-ci est variable. Bonne en période de croissance et mauvaise en période de récession. Du point de vue de l’or, la « monnaie scripturale » n’a donc strictement rien à voir avec le stock d’or. Somme toute, la situation est parfaitement équilibrée et ceux qui croient que l’or va monter ou descendre en direction d’un hypothétique rattrapage se mettent le doigt dans l’œil.

  • 30 août 2016 à 12 h 35 min
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    Les actions Apple de la BNS ont-elles pris un coup dans les dents aujourd’hui?! Après que l’Union européenne ait ordonné à Apple de rembourser à l’Irlande plus de 13 milliards d’euros (14,5 milliards $), plus les intérêts des aides d’Etat jugées illégales.

    Apple Falls After EU Says It Received Illegal State Aid: Chart: http://www.bloomberg.com/news/articles/2016-08-30/apple-falls-after-eu-says-it-received-illegal-state-aid-chart

    Le professionnalisme de ces gens m’a toujours fait doucement sourire.

  • 30 août 2016 à 21 h 19 min
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    Face à la chute du cours de l’or, ne faut-il pas maintenant revendre les positions call sur l’or et/ou les actions de mines d’or?
    l’or risque de chuter lorsque les taux remontent…

  • 4 septembre 2016 à 10 h 27 min
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    @colas
    – la chute du cours de l’or me paraît toute relative, ne s’agit-il pas d’une simple et même légère correction dans un marché restant haussier ?
    – quant à la remontée des taux, elle n’est pas encore avérée et aussi longtemps que les taux réels restent négatifs, l’or ne devrait guère en souffrir.

  • 26 septembre 2016 à 23 h 31 min
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    Bon. Maintenant on sait que la monnaie scripturale est si volumineuse qu’elle est quasi-impossible à rémunérer. Explication : si les créanciers sont correctement rémunérés sur une telle masse, la masse nécessaire au versement de cette rémunération pèse lourdement sur la consommation. Un peu comme la sur-imposition. Cette masse est la résultante d’une émission d’argent qui a été utilisée non pas dans l’investissement à long terme, avec un amortissement de la dette qui concorde avec l’amortissement économique du bien d’investissement, mais à la dépense à court terme, telle que le consommation , les dépenses de fonctionnement du secteur public. Etc. Ces débiteurs sont incapable de rembourser avec leur revenus. Incapable d’assumer un plan d’amortissement.. Donc, ces MM. de la finance ont fait le choix de chercher à provoquer l’inflation, en baissant jusqu’à l’absurde le taux d’intérêt, dans l’espoir que les collectivités et les consommateurs seraient stimulés. Qu’elles s’endettent encore plus et provoquent alors une surchauffe de l’économie dont on espère retirer une inflation salvatrice (la dette nominale ne vaut plus rien grâce au grignotage de l’inflation). Mais voilà. Même à 1/2 % l’an, la surchauffe ne vient pas. Pourquoi : parce que les banquiers ne prêtent plus. Parce que les particuliers et les collectivités sont devenues prudentes. Nous arrivons aujourd’hui à la dernière phase : celle où la masse de dettes va être liquidée. Comment liquider tout cela ? C’est pas trop compliqué : la masse (la dette) est confinée dans les monnaies actuelles. On crée alors une nouvelle monnaie, dont le but est de dévaluer fortement les monnaies actuelles et de fonctionner comme nouvel instrument de crédit. L’ancienne monnaie n’est plus utilisable. Il faut la changer contre la nouvelle. L’ancienne s’effondre. La nouvelle monte. La dette, exprimée en ancienne monnaie disparaît. Eh hop ! le tour est joué. Oui. Mais qui est le gagnant ? hein ? C’est l’endetté qui ne doit soudain plus rien. Mais qui est le perdant ? hein ? c’est celui qui détient des créances, de l’épargne : celle-ci ne vaut plus rien. Ainsi, les fourmis ont payé pour les cigales. C’est bien pour cela que les cigales chantent et se marrent. Et alors le cycle peut recommencer avec un endettement nouveau. Reste à savoir s’il sera sage…

  • 28 septembre 2016 à 0 h 35 min
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    Avant la création d’une nouvelle monnaie (laquelle ?), n’y aura-t-il pas un « Corralito » en France, ou en Europe selon une politique coordonnée, comme le suggère un commentateur du blog de Jean-Pierre Chevalier ?

    voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/Corralito

    Cela n’a-t-il pas déjà commencer avec le plafond des paiements en espèces dans les administrations fiscales ?

    E-Gwen.

  • 5 octobre 2016 à 11 h 55 min
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    Et la chute de l’or se poursuit et s’amplifie !
    Assez impressionnante il faut le dire.
    Moins 15 % en un jour sur TML, ce n’est pas rien…
    On serre les dents ou on renonce?

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