Audio/vidéo: La visite en Suisse du président François Hollande se déroule dans un climat propice au « french bashing » (RTS)

Ce matin, un débat des plus intéressants entre la vision suisse (décentralisée) et le vision française (centralisatrice).

Etant suisse, je ne peux qu’être d’accord avec l’interlocuteur qui prend position pour mon pays.

Ma patrie n’est pas parfaite, c’est sûr, mais à retenir

1) Responsabilisation individuelle

2) Décentralisation (aux cantons)

 

Un grand débat ! (aux intervenants merci de rester courtois)

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7 réflexions au sujet de « Audio/vidéo: La visite en Suisse du président François Hollande se déroule dans un climat propice au « french bashing » (RTS) »

  • 13 avril 2015 à 15 h 22 min
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    Hahaha ce Tornare me fait mourir de rire..
    des administrateurs professionnels en France ? Oui des escrocs professionnels.

    La France a enlevé le pouvoir au peuple et ça l’arrange bien ce Tornare, qui lui a fait toutes ses écoles en France ! Il ferait mieux d’y retourner puisque c’est si bien là-bas

  • 13 avril 2015 à 16 h 23 min
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    On doit à la Russie la libération du territoire suisse par l’occupant napoléonien. Mais la Suisse n’a aujourd’hui aucune reconnaissance pour la Russie, ni même le souvenir de son rôle. On doit à Napoléon la fin de l’occupation du pays de Vaud par les Bernois. Mais les vaudois n’ont aucune reconnaissance pour la France, ni même le souvenir de son rôle. La France doit à la Suisse le système monarchique central que Louis XI et Louis XIV ont définitivement mis sur pied, le premier avec l’aide déterminante des mercenaires suisses. Depuis lors la France a toujours parlé des ses « amis suisses ». Signe d’une certaine reconnaissance. En fait, on pêche par ignorance faute de connaître l’histoire. Les 200 suisses de la garde royale ont été massacrés par la populace parisienne le 10 août 1792. Depuis lors cette date est devenue la fête de Jeanne d’Arc, conseiller militaire du roi de France et des mercenaires. Qui s’en souvient en franchissant le seuil du bistrot « le 10 août » à Vevey. Chaque peuple se sent supérieur à tous les autres. Cela n’a rien de nouveau ni rien de convainquant non plus. Mais les suisses sont infiniment plus péjoratifs pour les français que ne le sont les français avec les suisses. Il convient de s’en souvenir.

  • 13 avril 2015 à 16 h 24 min
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    Oser dire que le précédent président français était un tenant du néo-libéralisme, c’est ne rien connaître à rien. Comme tous les politiciens des partis classiques français, son credo c’est l’Etat tout puissant. Il voulait, lui, juste mettre un peu plus le commerce au cœur de tout. Ce sont quand même grâce, surtout, à ces politiciens de droite que quasi 60 % du PIB français est constitué de dépenses publiques.
    Sarkozy de droite, oui, mais conservateur plutôt que libéral svp !
    Et pour ce qui est de la « laïcité à la française » que vous voudriez copier en Suisse, le résultat risquerait fort d’être celui qui a été atteint en France, à savoir l’opposition des uns contre les autres et la montée des extrémismes laïques et religieux. Voir à ce sujet l’excellent article à lire via ce lien:
    http://www.contrepoints.org/2015/04/03/203241-encore-un-epic-fail-de-la-laicite-a-la-francaise?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+Contrepoints2+%28Contrepoints%29

  • 13 avril 2015 à 16 h 48 min
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    Colas je peux vous lire et comprendre votre point de vue, mais force est de constater que la France (les politiques) sont toujours des Enarques, école des Mines etc.
    Ils n’ont qu’une seule vision la leur.
    Aujourd’hui la Frace est au bord du gouffre, chômage, dette etc.
    et la France qui fait exactement le contraire de la Suisse vient donner des leçons.
    un article du jour: https://fr.news.yahoo.com/cour-comptes-salarme-politique-dasile-france-055302172.html

    la France c’est l’Europe sans respect des minorités.

  • 15 avril 2015 à 9 h 28 min
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    Arthur, Le fait que les dirigeants français sont issus des grandes écoles n’est pas un mal en soi. C’est la même chose aux USA. Cela vaut mieux qu’un juge de district grison frustré qui, une fois devenue conseillère fédérale et avoir lâché son parti a conduit l’élégante héritière Ricci dans les geôles françaises. Une fois en place il est d’usage de leur donner des privilèges à la mesure de ce que l’on attend d’eux. C’est ainsi que le clientélisme s’arrime à la démocratie. Cela existe en Suisse comme en France, sauf qu’en France, l’opposition est plus vigilante et plus envieuse. Elle fait donc plus de bruit qu’en suisse où les petites affaires se font dans un consensus du silence.

  • 20 avril 2015 à 16 h 34 min
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    Yaroslav, dans votre commentaire n°3 vous avez une vision de l’Histoire très particulière. Non on ne doit pas à la Russie la « libération du territoire suisse de l’occupant napoléonien ». En 1799, la Russie était l’alliée de la Grande-Bretagne et de l’Autriche soutenus par la Turquie. Le général russe (d’origine finlandaise…) Souvorov chef des armées austro-russes se trouvait en Italie pour reprendre l’Italie aux français. Il passe le col du Saint-Gothard non pas pour « sauver la Suisse » mais venir en aide urgente au général Korsakov malmené par Masséna à la bataille de Zürich (7’000 morts sans les blessés sur un contingent de 15’000 hommes côté russe)! Souvorov évite le désastre causé par la jalousie des autrichiens de son succès en Italie! Multiples combats dont celui mythique dans les gorges de Schöllenen. 22’000 hommes qui ont tout dévasté sur une marche téméraire de 280 km à travers la Suisse en 28 jours. La population suisse en souffrit considérablement, car les soldats étrangers (russes, autrichiens et français bien sûr!) devaient être nourris, approvisionnés en bois de chauffage, soutenus dans les transports, et il fallait faire passer des canons par-dessus les Alpes. La Suisse est un noeud de communication géostratégique entre le Nord et le Sud comme entre l’Ouest et l’Est.

    Donc Napoléon n’a jamais été le bienfaiteur de la Suisse comme vous le dites en « sauvant Vaud du joug bernois »! C’est une vision tronquée de l’Histoire. La réalité est plus terre-à-terre. Napoléon est entré en Suisse pour contrôler le pays et lui permettre son accès à l’Italie. Pas pour les beaux yeux des suisses. Ceux qui ont été à l’origine de cela sont Frédéric-César de La Harpe, Henri Monod et Jean-Jacques Cart, fidèles admirateurs des idées révolutionnaires françaises (tiens ça me rappelle ceux qui sont pour l’entrée de la Suisse dans l’UE…) qui ont demandé à Bonaparte d’intervenir en Suisse, car eux voulaient avec une certaine « élite » bourgeoise se débarrasser du joug bernois, mais pas le peuple vaudois qui lui n’en avait rien à f*****! Quel que soit le patron, la vie était dure à cette époque. L’entrée de Bonaparte n’a pas été comme désirée par ces 3 lascars qui se sont faits bien muets par la suite. C’est le peuple suisse qui s’est révolté contre la République Helvétique voulue par Napoléon, état centralisateur à la française. Et vite balayée par les suisses primitifs en obligeant Napoléon à signer l’acte de médiation (pouvoir décentralisé). Résultat des courses? La France impose le franc à la Suisse mais les suisses ne l’acceptent pas! Guerres incessantes, 4 coups d’état en 2 ans, misère, famine, morts et saccage de la ville de Berne dont l’or finança la campagne d’Egypte! Même les meneurs intellectuels de la révolution (des libéraux comme vous…), comme Pierre Ochs, Frédéric-César de Laharpe etc. n’avaient pas vraiment étudié une administration des finances efficace. L’état, cela ne fonctionne pas sans un budget! Pas même aujourd’hui. Pour eux, la liberté, ça signifiait « faire ce qu’on veut » et « ne plus payer des impôts » aux bernois pour les gens simples (erreur d’hier comme d’aujourd’hui… ). Cette bêtise de ces meneurs a conduit à la vassalité de la Suisse sous Bonaparte et l’obligation de fournir de la chair à canon pour les campagnes désastreuses d’un mégalomane français. Les suisses ont sauvé cet illuminé à la Bérézina (4’200 soldats suisses morts pour sauver l’armée fantôme de 40’000 hommes après plus de 200’000 morts!). Selon le gouvernement lituanien on déterre encore actuellement 25’000 à 40’000 morts de cette épopée! Sur les 10’000 mercenaires suisses engagés dans la campagne de Russie seulement 300 ont survécu! Et Napoléon demandait toujours plus de soldats suisses pendant toute l’occupation de la Suisse par la France! Elle est belle l’amitié de la France à l’égard de la Suisse! Jürg Stüssi-Lauterburg, responsable de la Bibliothèque militaire fédérale, est fermement convaincu que l’invasion française a retardé le processus de réforme en Suisse plutôt qu’elle ne l’a fait avancer, comme le pensent de nombreux historien. Tout le contraire de ce que vous affirmez.

    Quant à l’épisode des Tuileries, ce ne sont pas 200 mais 600 gardes suisses qui ont été tués… pour garder un palais vide. Détail de l’Histoire: les gardes suisses servaient à la protection du Roi de France et de sa famille, mais le contact direct était impossible, empêchés par les gardes français à qui ils étaient subordonnés et recevaient une solde 2 fois moins importante que leurs collègues français (comme pour les anciens combattants coloniaux français toujours actuellement…). Certes ils ont été tués par la populace française, mais 100 gardes suisses ont aussi été sauvés par la population parisienne.

    Je me passe volontiers du « paternalisme mitterrandien » à l’égard de la Suisse si c’est pour voler uniquement l’argent du pays. Car il n’y a que ça qui intéresse la France. Alors ne me parlez pas du respect des français envers les suisses, j’en fréquente assez par obligation pour les voir toujours aussi arrogants et colonialistes dans leurs pensées. Oui le « french bashing » existe bel et bien et depuis fort longtemps. Et je partage pleinement les propos de Jean Fil, un pseudo aussi « cornichon » que le mien!! 😀

    Peut-être nous sommes-nous déjà rencontrés au bistrot du « 10 août à Vevey » qui ne s’appelle plus ainsi depuis 2005 mais « Starbucks Coffee », propriété d’un géant américain de la torréfaction. Misérable déchéance! 😉

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