La B.N.S. serre les fesses

Voilà plusieurs semaines que je ne vous ai écrit ce que je pense toujours du plancher de change EURO/CHF qui a été mis en place par la BNS.

Pour mémoire quelques uns de mes billets:

La BNS devra rendre des comptes

Les bilans des banques centrales en % du PIB

Les billets de banque en francs suisses sont-ils couverts par de l’or ?

Ces derniers jours, il me semble qu’on assiste à beaucoup d’agitation autour de la BNS et de la défense du cours de change plancher CHF contre EURO (à 1.20 CHF pour 1 EURO) (je rappelle que l’utilisation du terme PEG est erronée car ce n’est pas un taux de change fixe (parité) que la BNS défend. Dans le cas cas de figure d’un PEG, elle devrait acheter et  surtout vendre en permanence pour maintenir ce fameux PEG.

Dans le modèle actuel de plancher, la BNS ne fait que de soutenir l’euro (ou affaiblir le CHF) dès que le cours de change passe au-dessous du plancher de 1.2.

Thomas Jordan persiste et signe

La BNS veut des mesures pour réduire l’attrait de la Suisse

Il reste encore quelques idées et possibilités comme la mise en place d’un taux d’intérêt négatif sur les compte en CHF détenu pas des non-résidents

Des PPE aux prix clairement surfaits

La BNS se plaint d’un bulle immobilière, mais elle en est parteillement responsable. Je lui propose quelques idées (politiquement incorrectes) pour décourager les acheteurs, comme:  L’accession à la propriété doit devenir plus difficile en empêchant les retraits de prévoyance ou en imposant  ces mêmes retrait de manière plus forte.  Autre idée: Forcer les banques à avoir encore plus de capitaux propres, elles ne pourront plus trop prêter ces prochains temps. Par contre, impossible (comme il est suggéreé) d’avoir un impact sur les taux (sauf ceux que la BNS maîtrise soit très court terme). Les taux sont déterminés généralement par le marché !

SNB considers capital controls if euro falls apart

hayek bns

Le Fils de feu Nicolas Hayek se contredit:

D’un côté, il demande que l’on affaiblisse le CFH à 1,3 voire 1,35 contre euro et de l’autre que les matières premières baissent….Je n’ai pas fait de grandes études, mais toute chose étant égale par ailleurs, si le CHF s’affaibit à 1,35, il y aura instantanément une hausse (en CHF) des matière premières.

La force du CHF est un avantage depuis longtemps pour les importations…personne n’en parle.

Par contre, subsiste toujours le problème d’avoir lié la destinée du franc suisse à l’euro.

Surtout si la sortie de la Grèce se confirme et que cela coûte 1’000 milliards d’euros..
http://www.bloomberg.com/news/2012-05-25/dallara-says-greek-euro-exit-may-exceeed-1-trillion-euros.html

et la BCE serait insolvable

http://www.agefi.fr/articles/marches-la-bce-serait-insolvable-si-la-grece-devait-quitter-l-europe–250034.html

et Madame Lagarde qui met de l’huile sur la feta

http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/-Tous-les-Grecs-doivent-payer-leurs-imp-ts–24094729

Je continue de dire que ce lie euro-chf est une pure folie.

Nous ne connaîtrons qu’en juillet ce qui a été réalisé par la BNS durant le deuxième trimestre de l’année (je parle du détail)

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La caisse de pension de la ville de Lausanne dans tous ses Etats !

Voilà Irma Crottaz a encore frappé !

Dans mes précédents articles je vous parlais des problèmes de la caisse de pension de Lausanne:

Je sais je prêche dans le désert !

Lecteurs, donnez-moi un peu d’espoir ! Arrêtez de voter avec les pieds !

Pour mémoire:

article du 12 janvier 2009. Ponzi, Madoff, Pensions, Etat, même combat

article du 20 janvier 2011: Prévoyance Lausannoise, retraites en péril

article du 15 décembre 2011: La Ville de Lausanne bientôt en Faillite ?

article du 4 avril 2012: Les comptes de la ville de Lausanne dans le rouge à cause des retraites

 

Pas plus tard qu’hier notre géant vert (écologiste) a encore fait la une au sujet de la gestion calamiteuse de la caisse de pension de la ville de Lausanne.

voilà l’article (avec audio): http://www.rts.ch/info/regions/vaud/4017773-lausanne-doit-debourser-plus-de-180-millions-pour-sa-caisse-de-pensions.html

Je note un passage inquiétant de l’article de swissinfo qui alimente encore plus mon article de ce matin:

Génération « un peu sacrifiée »

« Ce système est appliqué depuis les années 90 dans le canton de Fribourg et il est utilisé par les entreprises dites progressistes », a fait valoir Daniel Brélaz. Ses effets se feront sentir progressivement, les droits acquis étant préservés.

En clair, les employés qui sont proches de la retraite seront très peu touchés. Les nouveaux collaborateurs et ceux qui entreront ces prochaines années à l’administration communale seront les plus concernés. Daniel Brélaz parle d’une « génération un peu sacrifiée » même si les conditions de retraites restent « excellentes ».

Donc si je comprends bien, les nouveaux (jeunes) sont sacrifiés sur l’autel de l’ancienneté (les vieux), quelle tristesse !

 

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Prévoyance-retraite, la polémique enfle (encore dirais-je)

J’aime à revenir sur ce que j’écris, cela permet de juger si j’avais du bon sens (c’est ce dernier qui est le meilleur conseiller)

Voici donc les articles sur la prévoyance: http://blog.crottaz-finance.ch/?cat=16, articles dans lesquels je vous annonçais les problèmes de rendements et de financements des retraites. Pas besoin d’être un génie, un économiste, un ingénieur des mines etc. pour anticiper ce qui se produit graduellement chaque jour.

Aujourd’hui voici un article polémique qui fera certainement plaisir à deux autres blogs francophones: http://auxinfosdunain.blogspot.com/ et http://leblogalupus.com/, puisque, me semble-t-il, ils partagent mon point de vue sur le système qui a été mis en place depuis les années 80 (en Suisse) et qui aujourd’hui est en train d’exploser. J’y reviendrai par la suite.

Depuis quelques jours, soudainement (ce doit être le printemps), les médias se sont attaqués au sujet des caisses de pension de manière importante.

– Les journaux tout d’abord, avec des articles du temps (pour les abonnés):

et le rapport de swisscanto sur la situation des caisses: swisscanto 513835

– La radio (pas plus tard que ce matin):

J’apprécie le ton positif de Monsieur Ghelfi, mais je n’abonde pas en son sens (N’y a-t-il a pas de contradicteurs en ce bas monde ?) et ceci pour plusieurs raisons:

  1. Monsieur Ghelfi parle d’investissement à long terme 30-40-50 ans.Ndlr: Sur certain marchés financiers (actions), les actions sont au plus bas depuis plus de 20 ans.
  2. Monsieur Ghelfi parle d’une situation de taux médiocres temporaire?). Ndlr: Et si cela dure ? Scénario à la japonaise ?
  3. Il parle des caisses de pension publiques surtout. Ndlr: Je vous l’avais déjà mentionné, c’est le publique qui est le plus mal géré. Désormais ce sont des dizaines de milliards qui seront nécessaires pour renflouer les caisses étatiques. Qui va payer ? Le contribuable, je ne vois pas d’autres solutions. Donc vous et moi ! Je tiens à mentionner que dans le canton de Neuchâtel, trois caisses publiques (ville de La-Chaux-de-Fonds, Ville de Neuchâtel et Canton de Neuchâtel) ont fusionné pour donner naissance à un organisme centralisé … qui se retrouve être plus grand- en terme de nombre d’employés (pas d’affiliés !) par la nouvelle entité – que les trois séparées…quelle économie réalisée !!!
  4. Monsieur Ghelfi avance qu’il ne faut pas paniquer……Ndlr: Moi je suis en mode panique et je vais vous expliquer pourquoi !
  5. Monsieur Ghelfi parle d’immobilier, parlons-en ! Le professeur Jeanrenaud en parle dans l’impartial: (source: L’impartial, le 15 mai 2012)

La gestion des caisses publiques est donc toujours inquiétante.

Monsieur Ghelfi oublie un élément ESSENTIEL ! La pyramide des âges, mais aussi l’allongement de la durée de vie et l’explosion des coûts de la santé ! Il y a de moins en moins de personnes actives pour chaque retraité: Les retraités vivent de plus en plus vieux !

Il me semble donc que monsieur Ghelfi prêche pour sa paroisse, puisque lui-même bénéficie de largesse de caisse de pension (il est âgé de 70 ans) et qu’après son court passage en politique (une législature, conseiller communal de Neuchâtel de 72 à 76) il bénéficiait ( La loi a été modifiée en 87 puisencore une dexuième fois par la suite après avec le problème de Pierre Bonhote: http://www.rtn.ch/rtn/Actualites/Regionale/20120113-Pierre-Bonhote-ne-touchera-pas-de-rente-a-vie.html) d’une clause qui lui attribuait une rente à vie s’il ne trouvait pas d’emploi ou une rente de compensation pour la différence avec son salaire politique tout cela financé par l’Etat, donc le contribuable. Une véritable rente de situation.

Certains estiment qu’il faudrait plus de 3 millions de réserves techniques pour garantir la rente d’un seul Conseiller d’Etat à Neuchâtel après 2 législatures complètes, soit huit ans de travail. Les cotisations qu’il faudrait payer dans une caisse de pension normale sont plus élevées que le salaire perçu pendant ces huit ans!!!

Et en plus, on m’informe que:

« Les montants des cotisations et intérêts  accumulés avant l’entrée en fonction de Conseiller d’Etat reste acquis à la personne sur un compte de libre passage pour l’âge de la retraite, il n’est pas transféré dans la Caisse de Pension des Conseillers d’Etat. Le comble, c’est qu’ il n’existe pas de véritable Caisse de Pension pour ces Messieurs, c’est le budget de l’Etat qui verse ces rentes à vie. Idem pour les villes. Par conséquent la sous-couverture de la CPNE (caisse pension Neuchâtel) est théoriquement encore plus élevée que réelle, car une rente à payer sur le budget de fonctionnement, c’est une dette de consommation pour le futur. »

Pauvre jeunesse de ce beau canton…

Mon informateur ajoute:

« A l’âge de 28 ans et après seulement 4 ans au Conseil Communal de la Ville de Neuchâtel, (Il n’avait pas été réélu), le règlement de l’époque garantissait à M. Ghelfi une rente à vie de 50% de son salaire et avec indexation ! Excusez du peu.

Le règlement de la Caisse de Pension a heureusement été changé (voir plus haut) une première fois, juste après ce scandale (légal) appelé à l’époque l’affaire « GHELFI ». Il y a de cela maintenant 43 ans…

Il est très facile de travailler après l’âge de 28 ans pour différents organismes d’Etat en sachant que l’on a déjà une rente garantie à vie de 50 % de son dernier salaire. »

 

J’estime donc que Monsieur Ghelfi n’est pas, à proprement parler, la personne la mieux placée pour s’exprimer sur les retraites et leurs financements, car il est juge et partie. La Radio Romande ferait mieux de nous inviter des contradicteurs, plutôt que de faire passer des monologues univoques.

Voici donc le début de mon article polémique:

Je prie les lecteurs de bien tout lire et de prendre du recul sans sortir des cas isolés ou spéciaux, cet article affronte le système global.

Nous sommes à l’aube d’une guerre. Laquelle me direz-vous ? La guerre des générations. Pourquoi ?

Parce depuis les années 1970, la fin du choc pétrolier et l’abandon de l’étalon or, la génération de l’époque s’est gavée (sur le site auxinfosdunain, ils sont nommés les goinfres). Elle a dépensé sans compter, creusé des déficits sans se soucier de ce qu’elle allait laisser à ses enfants. Des exemples parmi tant d’autres:

  • Depuis 1974 la France n’a jamais eu un budget à l’équilibre
  • Des Etats endettés jusqu’à la dernière tuile
  • La création des caisses de pension (LPP, 2ème pilier) était en discussion depuis ces années 70 et a été introduite le 1er janvier 1985. Ce modèle « économique » est basé sur un principe « faux », celui de la croissance à long terme. Je vous avais fait la démonstration que même 2% de croissance, c’est impossible ! à relire ici: mille milliards de mille sabords et la croissance infine ? Le leurre des pourcentages

Philippe Wanner, professeur à l’institut d’études démographiques de l’Université de Genève qui est l’auteur d’une étude publiée en 2008 sur la situation économique des actifs et des retraités. Cette étude montre que les 55 à 75 ans sont les mieux lotis économiquement en Suisse. (ouf j’ai 45 ans….)

Le pire dans tout cela, c’est qu’aujourd’hui cette génération de dépensiers ne se rend même pas compte du mal qui a été fait. Il va falloir payer la note, mais pas sur les retraites actuelles que touchent les retraités. C’est une plaisanterie ! Avec l’allongement de l’espérance de vie, on se retrouve avec des affiliés qui coûtent bien plus (+) que ce qu’ils ont cotisé, c’est une évidence.

Je ne leur jette pas la pierre, ils faisaient partie d’un système qu’ils pensaient bon et bien organisé/régulé, malheureusement il s’agissait d’un postulat erroné.

Ce qui m’attriste, c’est que le comportement de certains n’a pas changé !

Les seniors claquent leur pension puis sollicitent l’Etat

Ils continuent à mener la grande vie !

L’Etat cherche donc à empêcher les retraits de LPP: vives critiques des restrictions envisagées et http://www.illustre.ch/2eme-pilier-prevoyance-fonds-de-caisse-de-pension-devenir-proprietaire_159588_.html

On a d’un autre côté, beaucoup de personnes qui vivent au crochet de l’Etat sans vouloir travailler (ou si peu).

Chaque mesure, règlement, loi, a des conséquences que peu de gens semblent pouvoir prévoir. Le filet de protection social mis en place dans nos Etats-providence a- non pas – renforcé la solidarité, mais au contraire renforcé l’égoïsme, chacun cherchant à vivre au dépens des autres et transformé beaucoup de gens en assistés irresponsables…

Un égoïste c’est quelqu’un qui ne pense pas à moi…(à méditer)

Je prêche presque dans le désert, j’en suis conscient…..

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UBS, 600 milliards et merci Myret Zaki

Le dernier livre de d’Antoine Peillon (frère de Vincent Peillon du PS proche de François Hollande)

tape (un de plus) sur les banques suisses et notamment sur l’UBS.

Personne (sauf UBS) ne s’offusque de cette cabale et de cet acharnement sur le petit pays que nous sommes.

Soyons clair, je ne cautionne absolument pas ces procédés, mais il faut relativiser.

Cela me rappelle une devise des Shadocks

 

Personne (ou si peu) n’attaque les paradis offshore en Angleterre ou les sociétés opaques aux Etats-Unis d’Amérique et j’en passe…

Heureusement Myret Zaki recadre:

Les services secrets ont espionné UBS. Mais pas un mot sur les banques françaises

                    Par Myret Zaki, le 9 mai 2012

Cher Antoine Peillon, Vous avez signé cette année l’ouvrage Ces 600 milliards qui manquent à la France, réquisitoire qui se veut très fouillé contre les pratiques d’UBS France en matière d’évasion fiscale et de blanchiment d’argent. Vous avez refusé de répondre à mes questions au motif que j’étais plutôt critique à l’encontre de ce livre. En préface, vous faites pourtant l’éloge du courage. Passons. Tout d’abord, comment se fait-il qu’à nul moment vous ne mentionniez le rôle des banques françaises dans l’évasion fiscale hexagonale? Si UBS était responsable de 3% des montants évadés de France chaque année, qui fait sortir les 97% restants? Qu’ont à dire vos informateurs si zélés des services secrets français à ce sujet? Pas un mot. Le magazine Marianne a pourtant démontré en 2009 que les banques françaises avaient domicilié 532 milliards d’avoirs de clientèle dans des places offshore, dont seulement 12% en Suisse, et le double dans les Caraïbes. Il s’avère que l’essentiel passe par des juridictions de droit anglo-saxon et non par la Suisse; mais pour saisir cela, il faut déjà avoir conscience que le secret bancaire a été détrôné depuis une quinzaine d’années par les sociétés (LLC) et trusts des places anglo-saxonnes qui sont devenus, en réalité, les outils de loin les plus privilégiés pour l’évasion fiscale des Français les plus riches, comme l’a révélé l’affaire de la succession Wildenstein. Et comme vous omettez cet aspect, vous proposez que la France taxe à 30% ou à 50% les avoirs déposés hors des frontières, sans vous douter que ce qui est détenu dans des trusts est justement intaxable et échappe même, pour les plus confidentiels d’entre eux, à toute forme d’échange d’informations fiscales.

Entretenir le mythe sulfureux du compte suisse

Ensuite, le livre parle du passé, sans jamais dire combien la situation a été bouleversée depuis 2009. Vous y dévoilez des activités douteuses d’UBS France entre 2002 et 2007, et vous indignez de l’immunité dont jouirait la banque suisse en France, grâce à la complicité des hautes sphères politiques françaises. Or on a assisté à la tendance exactement inverse, depuis trois ans. La France, comme le reste de l’UE, s’est faufilée dans la brèche américaine pour vider la Suisse (et uniquement elle) de ses comptes gris à une rapidité fulgurante. C’est simple, avant que vous ne commenciez votre enquête, le marché offshore français n’existait plus en Suisse. Savez-vous que le 13 mars 2009, la Suisse a formellement renoncé à son secret bancaire international? Et qu’aujourd’hui les clients français doivent s’auto-déclarer, tandis que des banques n’acceptent plus cette clientèle? Vous répétez des dizaines de fois qu’UBS est la plus grande banque de gestion de fortune. Mais c’est Bank of America qui occupe ce rang, depuis qu’elle a fusionné en 2008 avec Merrill Lynch. La réalité, c’est que la Suisse a cédé ses parts du marché offshore aux Anglo-Saxons et aux Asiatiques, qui dominent sans partage cette industrie. Une réalité moins sulfureuse que le mythique compte suisse, j’en conviens.

Vous affirmez que les banques suisses possèdent 27% du marché transfrontalier. Non, c’est la place financière suisse (y compris les banques étrangères, dont les françaises établies à Genève) qui possédait cette part de marché, et cela remonte à 2007. Cette part devait l’essentiel aux 1000 milliards de dollars d’avoirs européens offshore déposés en Suisse. A mesure qu’ils se déclarent/se fiscalisent/se résorbent, j’estime que la part de la Suisse pourrait tomber rapidement à 15%, tandis que le Royaume-Uni/les îles anglo-normandes/Dublin conserveraient la part de 28% estimée par Boston Consulting Group. Et même ces chiffres sont lacunaires, car ils ne portent que sur quelque 7500 milliards d’avoirs liquides (valeurs mobilières) déposés offshore, mais omettent l’univers des actifs tangibles, tels qu’objets d’art, immobilier, yachts, bijoux. Avec ces derniers, souvent non déclarés et enregistrés au nom de trusts dans les paradis anglo-saxons, j’estime l’univers non déclaré à 13 500 milliards, dont la part de la Suisse se réduit encore au profit des places anglo-saxonnes. Voilà pour ce qui relève non pas du conte de fées, mais de la  réalité. Au final, on ignore pour quel motif UBS France, d’entre toutes, a été espionnée par les services secrets français, qui ont livré à M. Peillon des tonnes d’informations internes à la banque. Est-ce à dire que BNP Paribas n’a jamais eu, elle, de clients sensibles, africains, russes? Qui peut croire pareille chose? L’auteur a-t-il été instrumentalisé, pour clouer au pilori une banque étrangère, cible commode en période électorale? Aux Etats-Unis aussi, UBS et la Suisse ont payé pour tout le secteur offshore, alors que les banques américaines font évader l’essentiel des avoirs. Mais en France, à présent qu’on a crucifié le coupable, qui se plaindra d’être taxé à 75%?

source

http://www.bilan.ch/editoriaux/mz/ubs-france-parlons-en 

merci à elle.

Question subsidiaire: Que font nos politiques ?

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La Confédération se fait des ronds

Voici des mois et des mois que la Confédération Helvétique émet des emprunts à taux négatifs pour ses créances comptables à trois et neuf mois !

En émettant du papier et en empruntant, elle gagne de l’argent ! Sont malins ces argentiers !

Et du côté des emprunts long terme, la BNS implémente une excellente stratégie. Elle émet du papier à des échéances très longues, car les taux affichent des chiffres historiquement bas.

En 2011 pour un emprunt au-delà de 2040, la BNS devait payer 4%. Aujourd’hui, elle n’a plus qu’à offrir 1.5%.

Si vous pouviez emprunter à plus de 35 ans à 1.5%, ne sauteriez-vous pas sur l’occasion ?

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Tout à coup, le monde se prend à admettre l’inadmissible

Voilà ce que je prédis depuis plus de deux ans, à savoir la sortie de pays de la zone euro pourrait survenir.

http://blog.crottaz-finance.ch/?p=4495

j’ai écris plusieurs articles à ce sujet.

La zone n’existera plus telle qu’on l’a connue (aujourd’hui cela semble une évidence alors qu’à l’époque on m’avait soutenu que c’était impossbile)

http://lexpansion.lexpress.fr/economie/en-grece-le-chaos-politique-ravive-le-spectre-de-la-faillite_293623.html

 

Désormais on parle de retour au franc en France (chose qu’on avait annoncée impossible dans tous les débats pré-électoraux aux partisans du retour au fanc)

 

Les journalistes sont des girouettes !

 

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