Weimar, hyperinflation, billets

Un très bon ami m’a rapporté des billets de banques et vous savez quoi ! Je suis multimillionnaire (merci à lui de sa générosité).

je vous le donne en millions: 35 Millions de Reich Marks  !!

Demain j’arrête !

Hyperinflation around the globe: hyperinflation around the globe

Entre déflation et hyperinflation, je préfère le premier !

mais au cas où, voici:

le mode d’emploi en cas d’hyperinflation: HyperinflationSurvivalGuide

et Gerald.Swanson.-.The.hyperinflation.survival.guide.[88pp.scan.OCR]

 

Allez je vous laisse je dois me dépêcher de dépenser ces millions avant qu’il ne valent plus rien. Ah zut c’est déjà le cas !

 

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La BNS serre les cordons de sa bourse

Comme je vous l’avais mentionné plusieurs fois et notamment dans l’article: Les cantons assistés ?

La BNS va réduire drastiquement ses distributions généreuses (automatiques et sans travail des récipiendaires):

Préparez-vous aux augmentations d’impôts (très probables)….et aux coupes budgétaires (moins probables que les hausses d’impôts).

 

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Le Dow Jones Industriel contre le pétrole et l’argent depuis le début du siècle

Je vous avais produit le Dow Jones exprimé en or pour vous montrer son évolution contre un actif réel (la seule monnaie)

Le voici contre deux autres actifs, le pétrole et l’argent métal.

On constate que le krach du marché des actions a bel et bien eu lieu. Le sommet du DJ (contre or, argent et pétrole) coïncide avec l’éclatement de la bulle internet en 1999-2000

PS: Un grand merci à mon ami pour ces données !

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La ville de Lausanne se finance à bon compte sur les marchés (pour combien de temps ?)

La ville de Lausanne vient de lancer un nouvel emprunt pour CHF 100 mios avec échéance en 2022. Le prix d’émission est de 100.91% et le coupon offert de 1.625%.

Ville de Lausanne 2011-2022 Prospectus EC (prospectus avec les comptes de la ville de Lausanne d’autres informations comme la rémunération du syndic (maire) etc.)

En voilà une excellente nouvelle !

Pour qui ?

Pour l’émetteur, car il ne paie qu’un intérêt minime (de peu supérieur à celui du marché) pour financer son train de vie.

Le taux du marché avoisine 0.9% annuel pour un emprunt à cette échéance en CHF. Avec un prix d’émission au-dessus du pair (100.91%), le rendement à servir est à peine de plus de 1.5% annuel pour emprunter.

Question: Est-ce un intérêt normal ?

Deux réponses me viennent à l’esprit:

  1. Oui si des acquéreurs sont d’accord de prêter de l’argent à la ville de Lausanne en contrepartie d’un rendement si faible (et je ne tiens pas compte des impôts sur le revenus du coupon !)
  2. Non si on regarde de plus près les comptes (bilan) de la ville de Lausanne (Sans rating officiel, mais qu’on estime proche de A+)

Démonstration:

Découvert au bilan de la Ville 265 mios de CHF

Garantie pour les rentes futures (retraites, 2ème pilier = promesses) 736 mios de CHF (Hors Bilan) et 329 mios de CHF de cautionnement /garanties

Cerise sur le gâteau, la dette de la ville de Lausanne s’élève (attention roulement de tambour…..) à 2,24 milliards de CHF soit 2’240 mios de CHF, plus élevée que le canton dont elle est le chef lieu !!

L’évolution du canton de Vaud se situe sur la voie du désendettement (c’est possible !!! malgré la période actuelle)

Si l’histoire doit nous servir de guide…….

merci à la personne (qui se reconnaîtra) de m’avoir suggéré cet article lors d’un repas fort agréable et qui m’écrit aussi:

  • Il n’y a pas de garantie du Canton et il me semble que ce dernier devrait exercer sinon un devoir d’ingérence du moins un devoir de surveillance.
  • L’écart par rapport au prix du marché (bien que de plus de ½ %) est insuffisant pour couvrir le risque.
  • On se demande souvent comment la Grèce a pu s’endetter à un point tel. Nous en avons une démonstration in vivo et l’on voit que les mêmes erreurs peuvent se produire en Suisse, sous nos yeux.
  • Rien ne dit que Lausanne ne sera pas attaquée par des hedge funds comme la Grèce l’a été.
  • L’emprunt inclut les clauses habituelles, plus une clause d’exigibilité immédiate si l’émetteur est mis partiellement ou totalement sous administration forcée ou sous assistance

 

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La BNS annexe de la BCE ?

La BNS ne serait que l’antichambre de la BCE, c’est ce que pense Olivier Baumgartner: 20111102-Bilan

Son article a été rédigé avant la nomination de M. Hildebrand comme vice-chairman, voir mon article d’hier: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=8475 et cette dernière nomination confirme-t-elle cet état de fait ?

Quand j’avais écrit que l’idée derrière tout cela est de faire adhérer la Suisse à la Zone Euro en la mettant devant le fait accompli, on m’avait dit que je délirais. Et si ma vision n’était pas si fausse que cela ? Il faudra quand même passer devant le peuple, mais peut-être que – ce jour – là la situation sera tellement catastrophique qu’on arrivera à faire passer cette idée.

C’est d’ailleurs dans les crises et difficultés qu’on peut faire voter n’importe quoi sous couvert de pouvoir sauver les meubles. Quand les périodes sont calmes et détendues, les gens réfléchissent et ne paniquent pas. Ils votent donc avec le cerveau alors qu’en cas de panique ils perdent tout discernement. C’est également valable au sujet des investissements boursiers.

Zero Hedge nous apprend que l’Allemagne (d’après « Wikileaks » se préparerait à la faillite de la zone euro: Wikileaks Exposes German Preparations For A Eurozone Chapter 11)

et les taux italiens continuent leur ascension

Je cherche chaque jour des arguments positifs, mais il est difficile d’en trouver dans l’économie et l’environnement actuel.

Même en Chine ça va mal ! Les patrons ne peuvent plus payer, se suicident: China Credit Squeeze Prompts Suicides, Violence

malgré tout ce qui précède je vous souhaite une belle journée.

 

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Un pas en avant, un pas en arrière, le tango des politiques et la compétitivité

Après le pseudo referendum grec, voici qu’on met une pression énorme pour empêcher les dévaluations monétaires compétitives:

On peut lire dans le communiqué du G20: « We affirm our commitment to refrain from competitive devaluation of currencies » et on peut lire dans le communiqué du FSB : FSB announces its new Chairman and Vice-Chairman

The FSB announced the appointment of Mark Carney as its new Chairman, succeeding Mario Draghi, and Philipp Hildebrand as Vice-Chairman, both as of 4 November. (http://www.snb.ch/fr/mmr/reference/pre_20111104_1/source/pre_20111104_1.fr.pdf%20)

De cette dernière annonce, on note que Philippe Hildebrand (de la BNS) est nommé « vice-chairman »  du FSB ( http://www.financialstabilityboard.org/ à ne pas confondre avec le EFSF: http://www.efsf.europa.eu/about/index.htm ) et on peut lire sur le site de la BNS la déclaration de M. Hildebrand au sujet de sa nomination: http://www.snb.ch/fr/mmr/reference/pre_20111104_2/source/pre_20111104_2.fr.pdf

De plus, ce week-end on peut lire dans les journaux:

« La Banque nationale suisse (BNS) est prête à agir à nouveau sur le marché des devises pour affaiblir le franc, deux mois après sa première intervention. Pour son président, Philippe Hildebrand, la monnaie helvétique reste surévaluée et que la BNS pourrait à nouveau intervenir pour affaiblir le CHF »

La BNS prête à de nouvelles mesures pour affaiblir le franc

On constate donc toutes les contradictions de ce monde. Il faudrait savoir ! Dévaluation compétitive ou non ?

M.Hildebrand joue dans quelle équipe ? L’a-t-on nommé pour le museler ? Sera-t-il aussi libre au volant de la BNS désormais ? Ou s’attache-ton les services de celui que certians considèrent comme le meilleur « banquier » du monde ?

Il est ainsi fort probable que la BNS intervienne à nouveau (seule, comme la dernière fois) pour affaiblir le CHF. Un plancher de 1,30 contre euro n’est donc pas impossible. Les syndicats suisse réclament même 1,40 .

Suite au G20 et FSB, Jean-Pierre Chevallier nous livre un graphique du levier des banques dans le monde.

lien de son article: http://www.jpchevallier.com/article-leverage-des-banques-systemiques-88064196.html

Monsieur Chevallier constate aussi la classe de la BNS et M.Hildebrand: http://www.jpchevallier.com/article-bns-bravo-les-artistes-87651264.html et affirme que la BNS va s’enrichir quoiqu’il arrive: http://www.jpchevallier.com/article-bns-franc-et-87259565.html

Ce avec quoi je suis en désaccord, car au moment où il va falloir défendre un plancher, la BNS va devoir se mettre en position acheteuse d’euros et là, nous allons voir ce que nous allons voir ! La guerre des dévaluations compétitives va reprendre ?

On comprend dès lors pourquoi Nicolas, Barak et les autres mettent une pression démoniaque sur la Suisse en attaquant ce « soi-disant » paradis fiscal (alors que l’OCDE constate les efforts de cette même Helvétie). Philippe Barraud exprime se que ressent une grande partie des suisses qui se sentent lachés et peu défendus: http://www.commentaires.com/suisse/m-sarkozy-nous-ne-voulons-pas-dun-gauleiter

Nicolas ferait mieux de se demander pourquoi autant de contribuables partent, pourquoi en Grèce il y a plus de Porsche que de contribuables déclarant plus de 50’000 euros de revenus (ici: http://blogs.telegraph.co.uk/finance/ianmcowie/100012894/fast-cars-and-loose-fiscal-morals-there-are-more-porsches-in-greece-than-taxpayers-declaring-50000-euro-incomes/ ) et d’attaquer les vrais paradis fiscaux: notamment d’autres pays comme le Royaume-Uni avec les Trusts anglo-saxons ( Le trust, rival gagnant du secret bancaire ) et aux Etats-Unis avec le Delaware.

La maxime du jour: « Il est plus facile de voir la paille dans l’oeil du voisin et que la poutre dans le sien »

 

 

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Georges Papandreou redonnerait-il enfin du pouvoir au peuple (souverain) ?

Ce matin, je ne désire pas vous parler finance pure, mais d’un point de vue concernant les événements qui se déroulent sous nos yeux ébahis et qui sont sujets à critique(s) de toute part.

J’entendais encore ce matin, à la radio, les indignés qui manifestent et accablent la finance et les banquiers de tous les maux (et mots !). Ces mêmes financiers seraient les responsables de tout ce qui arrive.

A mon humble avis cela est bien plus complexe. Comme l’être humain a la mémoire très courte et que sa vision n’excède pas quelques mois, il est peut-être important de re-situer les choses et les événements.

Tout d’abord, les financiers ne peuvent agir comme bon leur semble. Ils suivent des procédures, des lois sous peine de sanctions.

Qui donne donc du pouvoir aux banquiers ? La réponse est bien simple: Les politiques.

La faute serait donc à reporter sur le monde politique mondial qui n’a eu de cesse d’octroyer des pouvoirs aux financiers. Trop simpliste et trop facile !

Oui les politiques ont commis des erreurs (comme, par exemple, Bill Clinton qui a autorisé les banques a devenir des banques d’affaires (abandon du Glass Steagal act)) ou Nixon qui a abandonné l’étalon or, etc.)), mais pour qu’ils commettent des erreurs, il fallait bien leur octroyer le pouvoir, le droit, la légitimité de le faire.

La faute serait donc au peuple dès lors.

Ce dernier aurait simplement oublié qu’en élisant des personnes à la tête des états, chambres etc., il se dessaisit d’une bonne partie de prérogatives et principes d’autodétermination.

Si je résume ce que j’ai rédigé ci-avant.

Les peuples se sont mis eux-mêmes dans la panade, en délaissant leurs propres valeurs dans les mains d’autres personnes. Pourquoi est-ce arrivé ainsi ?

Parce que les gens se moquent de la politique (il suffit de voir les taux d’abstention aux différentes votations), qu’ils préfèrent vivre avec des gouvernants qui font des promesses (qui ne seront jamais tenues !), qu’ils préfèrent croire que les dirigeants pensent au peuple avant eux-mêmes (illusoire) et qu’il est plus facile de vivre dans le déni que d’affronter la réalité. C’est le principe de la méthode Coué. Je vais bien, tout va bien. Les belles promesses rendent les fous joyeux.

Les indignés se sont bâillonnés tout seuls.

Ainsi à la suite des ces décennies d’abandon de parole et d’actes aux dirigeants, les gens se révoltent. Même les petits patrons – que certains employés critiquent, mais dont ils n’aimeraient pas la situation – en ont assez de se heurter à des problèmes administratifs, de payer des charges qui vont grossir le budget de l’Etat dépensier. La révolte gronde aussi chez eux.

Hier M.Papendreou a mis une grosse claque à la zone euro en déclarant vouloir un référendum: Grèce-Europe questions existentielles et cela enchante les hollandais (entre autres): Dutch govt wins time on euro bailout deal

Enfin un homme politique qui accepte de laisser le choix au peuple !  J’applaudis ! Je rappelle que le peuple est souverain !  (sauf si Papandreou abandonne le navire…de peur, mais je n’ose y croire)

ndlr: En Suisse, notre démocratie indirecte est très puissante et permet au peuple de se déterminer, ce qui n’est pas le cas dans bien des pays qui nous entourent.

Les dirigeants de la zone euro ne veulent pas voir que le peuple ne croit plus aux promesses.  Les dirigeants de la zone euro se comportent actuellement comme le « Soviet Suprême » en adaptant l’homme à leur politique et non leur politique à l’homme (NB: Ceci est une référence historique et non un débat politique)

Cette zone euro ressemble aujourd’hui à une marche forcée.

Parfois une minorité peut faire changer le monde.

Comment expliquer autrement que la Grèce, qui ne compte que 10 millions d’habitants, arrive à déstabiliser un édifice de 300 millions d’européens ?

Redonnons à l’homme sa fierté, son envie de travailler, le respect de lui-même. Trop longtemps les gens se sont laissés abrutir par des discours et des promesses.  Il est tant de se mettre au travail.

Quant aux indignés qui cassent tout et veulent continuer à percevoir les tantièmes de l’Etat providence, on ne peut pas les considérer comme la majorité.

Il me semble que la majorité est prête à se mettre à travailler, trouver des solutions (douloureuse) et ne plus laisser – dans les mains des quelques uns-  la destinée de leur pays.

Un jour peut-être, les européens diront: « Merci Papandreou » car il aura fait sauter le verrou de la zone euro, dans laquelle on entrait sans jamais pouvoir ressortir.

Relisez cet article d’Olivier Berruyer: http://www.les-crises.fr/bfm-6/ et la vidéo.

Je ne suis pas un numéro, je suis un homme libre: Le Prisonnier(1967): http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Prisonnier

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