Vidéos: Si l’histoire doit nous servir de guide (archives TSR)

7.12.1967 (mon année de naissance): Avec les accords de Bretton Woods, signés le 22 juillet 1944, les grandes lignes du système monétaire international ne reposent plus uniquement sur l’or, mais essentiellement sur le dollar. Les monnaies nationales voient ainsi leur cours indexé sur celui du billet vert et les réserves des banques centrales doivent être dorénavant constituées de devises et non uniquement de métaux précieux.

L’émission Point a interrogé un spécialiste, Jean-Marie Laya, quant au rôle de la Suisse sur le marché de l’or.

http://archives.tsr.ch/player/or-couverture

Je vous renvoie à mon article de plus d’une année concernant la couverture or (il faut par ailleurs que je le remette à jour !): Les billets sont garantis par l’or, mon oeil ! on y constate que la couverture n’est plus du tout là même que celle annoncée dans le reportage (1chf = 1,46 d’or couverture 146%), je vous laisse relire mon article pour constater la différence

21.10.1987: A l’automne 1987, le dollar et les indices boursiers des Etats-Unis plongent, entraînant des pertes records. Le magazine économique de la TSR Echo fait le point.

http://archives.tsr.ch/player/economie-krach

 

8.11.1987: Novembre 1987, les Bourses chutent, c’est la crise des marchés financiers liée à une chute spectaculaire du dollar. Sur le plateau de Table ouverte, les experts réunis autour d’Eric Burnand livrent leurs explications avant de répondre aux téléspectateurs. Première question pour rester terre-à-terre: faut-il craindre pour mon AVS?

Le plateau comprend Georges Blum, directeur de la SBS (Société de Banque Suisse) qui sera rachetée par l’UBS. Georges Rochat, industriel, Beat Kappeler, représentant de l’Union syndicale suisse.

http://archives.tsr.ch/player/bourse-questioncrises87

 

8.1.1966: Comment travailler dans une banque? Et pourquoi? A ces questions, l’émission A vous de choisir votre avenir répond par une larte présentation des métiers de la banque à travers notamment le témoignage d’apprentis et de fondés de pouvoir. La banque, ce domaine particulier de l’économie, avec ses codes rigides, sa hiérarchie, apparaît figé, comme si c’était là un gage de son sérieux.

http://archives.tsr.ch/player/metiers-banque

 

31.1.1980: Un titre on ne peut plus explicite: «La fièvre de l’or». En janvier 1980, Temps présent enquête sur cette valeur refuge en tant de crise, dix ans après la fin de la parité or voulu par les accords de Bretton Woods. C’est en effet en 1971 que l’étalon-or, imposé par les accords de Bretton Woods disparaît au profit du dollar.

Cet extrait comporte plusieurs anachronisme: on parle encore de l’ICHA, l’impôt sur le chiffre d’affaires qui sera remplacé, de haute lutte, par la TVA. Un des intervenants est directeur de la Société de Banque Suisse, qui fusionnera avec ‘Union de Banque Suisse en 1998. En voyez-vous d’autres?

Ce document a été diffusé à l’antenne sous le titre original : La fièvre de l’or

http://archives.tsr.ch/player/perspectives-or

 

31.5.1968: Pas facile d’aller faire ses courses en France, quand on habite Genève. A chaque passage de la douane, c’est un contrôle assuré. Dans l’autre sens aussi, les tracasseries sont de mise, puisque le francs français n’est plus accepté dans les magasins genevois. Vous avez dit l’Europe communautaire?

http://archives.tsr.ch/player/perspectives-frontieres

 

De tout temps, l’or a été une valeur refuge. Quoique… A ce sujet, les avis des passants sont partagés. Pour cette dame, dont le mari avait acheté six kilos d’or, la cause est entendue: «ça rapporte rien du tout…»!

http://archives.tsr.ch/player/or-prixpublic

23.2.1973: Qui se souvient du temps où, à la pompe à essence, les chiffres des litres tournaient plus vite que ceux des francs? Cet extrait illustre certainement le lancement des station-services Migrol en 1954 qui cassaient les prix et provoquaient des queues devant les pompes.(aujourd’hui 1.8 chf le litre dont combien de taxes ??)

Le son de cet extrait est manquant, le commentaire ayant vraisemblablement été fait en direct, depuis une cabine, et n’a pas été enregistré.

http://archives.tsr.ch/player/instant-essence

 

16.1.1963: Attention à la surchauffe. L’économie des années 60 tourne à plein régime. Le niveau de vie en profite, comme le témoigne le début de ce reportage. Mais les risques d’emballement sont accentués.

En 1964, deux arrêtés fédéraux urgents sont pris contre la surchauffe et l’inflation: l’arrêté sur le crédit et celui sur la construction.

http://archives.tsr.ch/player/economie-surchauffe

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Vidéos: Le Grèce doit elle-sortir de l’euro ? (ou d’autres)

Voici quelques émissions récentes sur le sujet:

François Asselineau invité de Nicolas Doze sur… par UPR-TV


Crise: et maintenant la panique? – Ce soir (ou… par MinuitMoinsUne


Des entreprises fuient les banques françaises par BFMTV


Mots croisés – Faut-il sortir de l’euro par evildead208

Jacques Attali qui dit que l’Union Européenne n’a pas de dettes (à la minute 7 (lien ci-dessosu)) en disant que les pays européens sont endettés, mais pas l’Union Européenne. Il prône les euro-obligations, etc.

http://www.itele.fr/emissions/magazine/les-cles-de-leco/video/14718

et il avoue que le traité de Maastricht n’a pas inclu une sortie d’un pays et il a l’air de trouver cela sympathique ( M. Asselineau dit lui que c’est prévu)


Jacques Attali à propos du Traité de Maastricht… par UPR-TV

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La BNS renoue instantanément avec les bénéfices

C’est ce que nous dit le Blick: Nationalbank macht schon wieder Gewinn

Car d’après l’article, la BNS a gagné 20 milliards de CHF (dont 10 sur la hausse du cours de l’or), a acheté des euros à 1.12, qu’elle possède aussi des réserves dans d’autres devises (USD), de l’or et que par la baisse du franc suisse, les réserves de devises sont montées (189 milliards).

Soit, j’en prends acte, c’est dès lors génial cette stratégie. C’est limite du délit d’initié (ou Front Running). On achète lourdement des euros à 1.12 et on lance une O.P.A. sur l’euro à 1.2.

Je suis aussi d’accord qu’une hausse soit « comptablement parlant » enregistrée sur quelques jours, mais qu’en est-il des euros acheté à 1.43 et 1.40 ? Ah oui j’oubliais! On remet les compteurs à zéro tous les trimestres. On agit comme les sociétés cotées en bourse avec un trimestre bénéficiaire à 10 millions – qu’on applaudit – oubliant au passage les 10 trimestres déficitaires à 100 millions.

Revenons à notre mouton BNS (qui ne se laissera pas tondre)

J’ai été catastrophé par la fixation du plancher à 1.2 pour les raisons que j’ai évoquées ici: « La BNS devra rendre des comptes » . Mais je ne suis pas aussi borné que cela et je vais essayer de prendre du recul.

  • Certains pensent que la BNS fait une très bonne affaire en achetant de l’euro et de le placer dans des obligations allemandes et françaises (car pour mémoire le Portugal, l’Irlande ne figurent plus sur la liste des investissements recommandés). L’article: SNB kauft nur deutsche und französische Anleihen. Si Je comprends bien cet article, on achète une dette qui est de meilleur qualité en pensant que malgré le fait que l’émetteur soient lourdement engagé sur la mauvaise qualité, cela n’aura pas d’impact. Personne n’envisage d’effet domino? Tiens cela me rappelle le subprime ou l’exemple pris par Konrad Hummler qui parlait de mélanger les qualités de saucisses médiocres avec la bonne saucisses de Saint-Gall en espérant avoir une bonne saucisse en finalité.
  • D’autres pensent que la BNS a agit avec grande intelligence et qu’elle est en train de revendre les euros qu’elle a acheté. L’idée est que le prix moyen des euros à 1,43, puis 1,40, puis, puis..on obtient un cours d’achat moyen à 1.2 et que la BNS est en train de vendre pour s’en sortir. Elle annoncera par la suite ne plus soutenir le plancher. Cela relève plus de la stratégie d’un trader plutôt que celle d’une banque centrale, j’ai de la peine à y croire.
  • D’autres encore pensent que c’est pure folie: Unlimited Spelled Backwards Is Zimbabwe et que la BNS va devoir dépenser 200 milliards: Swiss May Spend 200 Billion Euros on Peg, BMO Says (alors que nous ne détenons que 1040 tonnes d’or soit 55 milliards de CHF) ou que c’est suicidaire: swiss-move

L’avenir nous dira donc si c’est un coup de génie, un coup monté ou un coup pour se faire démonter.

Je me demande de plus en plus s’il ne faut pas acheter du dollar…..mais là aussi je doute.

 

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Histoire boursière, l’aventure Swissair

Il reste des souvenirs douloureux dans la mémoire de tout suisse:

La mort de la plus belle compagnie d’aviation, Swissair (aujourd’hui Swiss dans le giron de Lufthansa).

Cette société état un des fleurons de l’aéronautique et un des meilleurs titres de la bourse suisse avec des milliards de CHF de cash.

Malheureusement, la gestion déplorable, les dépenses sans compter (achats de compagnies devenues déficitaires (car vidées de leurs substances) comme Sabena (dont les lettres signifient Such A Bad Experience Never Again (humour suisse)), rêves d’expension démesurés ont mis la compagnie à terre.

Le film « Grounding » que je recommande raconte l’histoire d’une mort annoncée, à voir ou commander ici: http://www.citydisc.ch/dvd/detail.cfm?art_nr=9428522&lang=f&section=dvdumd).

Ce film vous permettra de voir qui sont les méchants…je vous laisse deviner.

Un analyste du Credit Suisse avait annoncé en 2000 que la société avait des problèmes et avait publié une recommendation de vente, ce qui n’avait pas plus. Résultats, cet analyste avait été licencié….mais il n’a pas eu longtemps à attendre pour constater qu’il avait eu raison.

Débâcle de Swissair il y avait pourtant eu des avertissements

Avant:

 

 

pendant (humour suisse):

Après:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Swiss_International_Air_Lines

 

Elle a fait faillite en 2001.

En 1999, un certain Olivier Crottaz s’était permis de laisser un message (qui se trouve toujours dans le système Bloomberg, je viens de le retrouver) sur le serveur de discussion bloomberg au sujet de la compagnie Swissair. Je vous le livre en mille !

Comme quoi, rien ne se perd, surtout pas, l’humour anticipatoire.

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La BNS devra rendre des comptes

J’avais parlé de la possibilité de fixer un plancher de cours pour l’euro à 1,20 ou d’arrimer le franc suisse à l’euro.

Ce matin la BNS a donc tranché en faveur du plancher à 1,20 à défendre coûte que coûte avec selon le communiqué tous les moyens nécessaires et illimités.

Voici le communiqué de la BNS: BNS communique pre_20110906.fr

Et la presse, les syndicats applaudissent à tout rompre, le commun des mortels qui ne s’y intéresse pas croît que les décisions sont de toute manière prises par des gens qui « savent ce qu’ils font » et moi je pleure (heureusement je ne suis pas le seul dans cet état).

Par chance mon blog est un espace de liberté et après avoir réfléchi, analysé cette décision, il me vient des idées, des conclusions et une prise de position. Exceptionnellement les commentaires sont ouverts, car le sujet est important (pour autant qu’ils concernent le sujet).

Je suis fâché, oui vous avez lu, je suis fâché.

Désormais, la Suisse au travers de la BNS acquiert de l’euro jusqu’à 1.20.

Croyez vous que l’euro va remonter à 1.4, voire 1.60?

En ce qui me concerne, je n’y crois pas, car la mise en place d’un plancher va créer une nouveau sport: L’arbitrage devise Euro/CHF, à savoir que dans le marché il y a une donnée certaine: La BNS vous rachète votre euro à 1,2 quoiqu’il arrive !

Toutes les idées se bousculent dans ma tête et je vous les livre en bloc.

  1. Que va-t-il se passer si la zone euro explose et que l’euro s’écroule ?  Ou si l’Allemagne sort de l’euro, ou si les pays de la zone euro font faillite. La BNS va-t-elle acheter de l’euro comme une folle et va faire s’écrouler le franc suisse de concert ? Il va dès lors falloir rendre des comptes aux citoyens suisses et leur expliquer pourquoi la BNS est en faillite ou en difficulté. Je tiens à faire remarquer que la BNS est une S.A. dont les actionnaires sont les cantons pour 1/3, les banques cantonales pour 1/3 et les particuliers pour 1/3. La confédération n’est pas actionnaire. En conséquence, il faudra – en cas de gros problèmes – que les actionnaires passent à la caisse et très certainement les contribuables. (ici mon article: « N’est pas la FED qui veut ! »). Les grands argentiers des cantons vont devoir se préparer à avoir un sacré trou dans leurs budgets, eux qui se plaignent déjà de ne probablement plus recevoir le dividende de la BNS qu’ils considèrent comme acquis: (relire mon article: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=6446)
  2. Les nations qui ont essayé de défendre leurs monnaies ont lamentablement échoué! L’Angleterre et sa livre (attaquée) :1992 George Soros fait chuter la livre et l’Argentine et sa parité avec le USD:  crise Argentine (SI L’HISTOIRE DOIT NOUS SERVIR DE GUIDE…)
  3. Finalement en achetant de l’euro à tour de bras (on a vu le succès de la BNS depuis 1,43 euros…) on renfloue la Grèce et la zone euro. Nous sommes en train d’acheter des dettes pourries ! Est-ce vraiment légal ? Ne doit-on pas demander au peuple ce qu’il en pense ?
  4. La BNS a pris cette décision seule: La Banque centrale européenne (BCE) a dit qu’elle avait pris note de la  décision de la BNS qui a été prise « sous sa propre responsabilité« , a précisé le conseil dans un communiqué. C’est la première fois qua le BCE commente directement les efforts de la BNS pour limiter la force du franc.
  5. Le Conseil Fédéral laisse la responsabilité de cette opération à la BNS. C’est le délire M. Hildebrand est devenu ce matin le roi des suisses ? Le roi soleil ?
  6. Et si tout cela n’était qu’une manoeuvre déguisée ? Certains ministres qui forment le conseil fédéral n’ont depuis longtemps qu’une seule idée en tête: Adhérer à la zone euro. Le peuple s’est déjà prononcé plusieurs fois contre cette adhésion. Et si on mettait la Suisse dans une position qui fait qu’elle ne peut plus revenir en arrière, à savoir être tellement liée à la zone euro qu’on ne peut plus faire autre chose que de se plier au dictat de Bruxelles.
  7. Que va-t-il se passer maintenant  ? Dans l’immédiat deux problèmes (je cite un ami avec lequel je suis d’accord)
  • « Le capital de la BNS a fondu comme neige au soleil ces derniers mois, à cause des pertes qu’elle a subies sur le marché des changes en voulant lutter, sans aucun succès, contre l’appréciation du franc contre l’Euro. Pour mémoire, son capital était de 66 milliards de francs à la fin 2009 contre 16 à fin juillet dernier. De nouvelles pertes, inévitables si la pression sur l’Euro ne cesse pas par enchantement, et la BNS devra être re-capitalisée. Qui passera à la caisse ? La Confédération (et les Cantons ?), donc vous et moi contribuables et consommateurs via les impôts, TVA et autres taxes que nous payons. L’Europe et l’Euro sont dans la mouise, mettons la Suisse et son franc dans la mouise aussi ! Voilà le message, un message de nivellement par le bas. D’ailleurs, quand la BNS parle de créer de l’argent en « quantité illimitée », elle a quand même une limite : sa taille. L’institut a vu son bilan croître par un facteur de 2.3 depuis fin 2005, principalement par la création de monnaie à partir de rien. Avec un bilan passé à 250 milliards à fin juillet dernier, cela
    représente près de 50% du PIB suisse ! Impossible de continuer ainsi bien longtemps sans ruiner complètement le pays ! La BNS fait donc un pari dangereux.
  • L’autre problème majeur se fera sentir plus tard. Ces énormes injections monétaires ont le grand risque de provoquer de l’inflation à terme comme cela a été le cas dans les années 70 (où notre chère BNS avait pris une décision similaire). L’inflation a alors provoqué une hausse des prix, donc une baisse de notre pouvoir d’achat, ainsi qu’une hausse des taux d’intérêts. Ainsi, en se focalisant sur le court terme et essayer de sauver quelques emplois (nos exportateurs souffrent de cette hausse du franc), la BNS a décidé de sacrifier le futur et faire payer tout le monde. Cette hausse des prix et des taux d’intérêts auront de fâcheuses conséquences pour tout le monde je le répète. Une baisse du pouvoir d’achat de tous les habitants, des problèmes de compétitivité pour nos entreprises (et exportateurs aussi qu’elle essaye d’aider), des problèmes accrus de financement pour les entreprises et particuliers (les taux hypothécaires seront plus élevés), un chômage plus élevé, etc. Bref, on se rapprochera ainsi des conditions que vivent les autres pays européens. On nous forcera probablement ainsi à entrer dans la zone Euro alors que le peuple suisse s’y est refusé et s’y refuse toujours. » fin de citation.

En résumé: « Un jour noir pour la Suisse ».

Le cours de change s’est, bien entendu, approché des 1.20. La BNS espère probablement que le cours ira plus haut (par quel miracle ? il faudrait que les conditions économiques de la zone euro soient bonnes, ce qui n’est, de toute évidence, pas le cas) pour vendre les euros accumulés.

Ma vision est que le cours va rester vers les 1.2 – le fameux plancher – et que le marché va commencer à tester la solidité de ce plancher en lui tapant bien fort dessus. A chaque passage au-dessous de 1.2, le BNS achète de l’euro, pour combien de temps ? Telle est la question.

On se fige sur ce cadavre, on s’arrime au Titanic, la BNS est dos au mur et ne voudra pas revenir en arrière sauf si on l’y contraint.

 

 

 

 

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La BNS intervient ce matin

et annonce qu’il fixe un plancher sur l’euro à 1,20 CHF. Je trouve cette décision incroyablement inquiétante!

Je m’exprimerai dans un prochain article, comme je l’ai fait précédemment, ici: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=7901

La BNS ne pourra pas soutenir cette parité éternellement, j’en met ma main au feu !

ZURICH, Sept 6 (Reuters) – The Swiss National Bank said on Tuesday it would
set a minimum exchange rate target of 1.20 francs to the euro and would enforce
it by buying foreign currency in unlimited quantities.

« With immediate effect, it will no longer tolerate a EUR/CHF exchange rate
below the minimum rate of CHF 1.20. The SNB will enforce this minimum rate with
the utmost determination and is prepared to buy foreign currency in unlimited
quantities, » it said in a brief statement.

The franc has soared against the euro  and the dollar
in recent months and nearly touched parity with the common currency on Aug. 9,
as investors anxious about debts in the euro zone and slowing global growth
sought a safe haven.

To cushion the economy from a downturn as the strong franc hurts exports, the
SNB cut an already low interest rate target to nil on Aug. 3. It is also
boosting the amount of liquidity in the banking system, and it had threatened
further measures.

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