Le pétrole pique toujours deux fois

Pour faire suite à mon récent article sur le pic de production de pétrole (peak-oil), je désire vous produire quelques graphiques et articles.

D’un côté les pessimistes comme moi (je préfère réaliste comme terme) et les optimistes de l’autres s’affrontent  pour déterminer si nous nous trouvons dans une phase de sommet de production.

Cette production déclinerait, entraînant de grands changements dans notre manière de vivre.

Ce que je peux dire sans risquer de me tromper, c’est que lorsqu’une grande problématique survient, c’est à ce moment – et uniquement à ce moment là – que l’homme prend des mesures. Tant que le problème réside dans le futur, l’homo sapiens sapiens en se soucie que peu de ce qu’il va advenir. En résumé, c’est dans le mur qu’on voit le mieux le mur.

Graphique de la production de pétrole

Graphique de l’utilisation des ressources énergétiques

Une comparaison de l’utilisation du nucléaire et de l’hydraulique

On comprend aisément que si un pic pétrolier survient, le monde va se trouver dans une panade importante.

Le pentagone est inquiet:  Peak Oil pourquoi le Pentagone est pessimiste et les pays producteur continue de mentir sur leurs productions et réserves poker iran irak 

Mais on est sauvé, Natexis nous explique qu’il n’y a pas de pic de production:  natixis pas de pic

Si une banque le dit…..

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Le pétrole ça pique

L’article du monde d’il y a peu et dont personne ne semble vraiment parler, ni se soucier:

Le pic a eu lieu en 2006

Pour mémoire, je vous avais déjà parlé, plusieurs fois, de ma vision du pic pétrolier et qu’on nous racontait des bêtises. A chaque nouvelle communication de à l’Agence Internationale de l’Energie, le « peak oil » se rapprochait.

Les articles:

les vidéos:

Pour moi tout petit intervenant, il existe trois scénarios:

Le premier: La croissance reste stable, ce qui engendre un consommation stable de produits pétroliers. Comme les puits existants font face à une baisse de production régulière (dépletion) qui est plus importante que les nouvelles découvertes, le prix du pétrole ne peut que monter

Le deuxième: Le croissance chute (comme en 2008 par exemple) et la baisse de consommation n’est, de toute manière, pas aussi importante que la baisse de production: Conséquence le pétrole monte (au mieux stable)

Le troisième: La croissance repart, la demande augmente et le prix du pétrole monte fortement.

Pas besoin d’être grand gourou de l’AIE (grassement payé ?) pour voir que l’or noir coûtera plus cher quoiqu’il advienne.

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Maintenant l’Irlande, et demain ?

Tout le monde connaît: « Je te tiens, tu me tiens par la barbichette, le premier qui rit reçoit un claquette »

Depuis quelques temps c’est:  « je te sauve, tu me sauves par la planchette, le premier qui crie reçoit une rallongette »

Tout d’abord, ce matin, c’est la joie dans les médias: L’Irlande (dont les politiques niaient l’évidence de l’urgence d’un prêt alors que les spécialistes l’annonçaient et se moquaient du ministre irlandais des finances le 1er octobre dernier: Ireland’s finance minister Brian Lenihan ridiculed by City investors) reçoit une aide d’urgence d’un montant proche de celui octroyé à la Grèce.

Comme à leurs habitudes, les intervenants trouvent cela bien et on assiste à un rebond de l’euro( tout du moins au début ou est-ce plutôt des couvertures de short qui engendrent une petite hausse de l’euro ?)

Toujours est-il que, peu de temps après sa hausse, l’euro repart à la baisse.

Voici deux graphiques (minute par minute) de l’euro contre CHF et contre USD

Et les taux ? Vont-ils faire comme ceux de la Grèce avec l’intervention européenne, puis l’arrivée des chinois, c’est à dire baisser dans un premier temps ?

Ce semble être le cas, bien que la baisse ne soit pas énorme. Les taux des autres pays de la zone restent stables à de hauts niveaux dans le même laps de temps.

Comment est-ce possible de continuer de la sorte en prêtant de l’argent à des Etats qui n’ont pas les moyens de rembourser, tout cela par simple volonté politique  ?

Comment tout cela va-t-il se terminer ?

Loïc Abadie l’explique très bien dans son dernier article et je le rejoins: http://www.objectifeco.com/economie/economie-politique/article/loic-abadie-a-quel-prix-un-pays-peut-il-repudier-sa-dette

Je continue de penser que l’euro est voué à un échec programmé: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=5899

Sauver tout le monde est impossible, parce que les faibles affablissent les « forts » et que ce système ne peut être soutenu encore longtemps.

Les politiques voient la fin, voient le mur, mais ne font que de gagner du temps. Que peuvent-ils faire d’autres ?

Ils pourraient aussi promulguer des lois qui prendraient l’épargne des citoyens en brandissant la cause nationale.

  • Utilisation des retraites pour financer les déficits
  • Utilisation des retraites pour financer les émissions obligataires d’Etats (voir mon article d’il y a bientôt 2 ans: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=1202)
  • vendre l’or des Etats et les biens publics

D’ailleurs à ce dernier sujet, j’avais mentionné la super vente d’or de Gordon Brown à un prix défiant toute concurrence.

On félicitera Gordon Brown et Nicolas Sarkozy pour leurs ventes d’or entre 1999 et 2002 pour Gordon et entre 2004 et 2006 pour Nicolas.

Gordon Brown a vendu la moitié de la réserve de la banque d’Angleterre, soit 400 tonnes (auction = aux enchères), à un prix au plus bas depuis 20 ans.

 

Depuis cette vente le prix de l’or en livre Sterling a quadruplé.

Quant à Nicolas il avait vendu pour réduire les déficits et investir dans la monnaie fiduciaire: http://www.jlgagnaire.com/pouvoir-d-achat-et-economie/vente-des-stocks-d-or-de-la-banque-de-france-par-nicolas-sarkozy

Un simple petit calcul d’un lecteur donne ce qui suit:

« En 2004, 20% du stock d’or est vendu, soit 600 tonnes à 350 euros l’once. Le kilo oscillait vers 10’000 euros et aujourd’hui il si trouve vers 32’000 euros. Nicolas aurait donc fait « perdre » (manque à gagner diront certains) la modique somme de 600’000 *(32’000-10’000) = 13 milliards d’euros soit 200 euros par français, bébé et vieillards compris »

Quant à la BNS elle n’est pas en reste et donne ses explications: vente or de la bns 2000-2005

D’ci à dire que les politiques sont encore plus mauvais gestionnaires que les financiers, il n’y a qu’un pas.

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Le bas de laine des suisses

Chaque suisse possède une richesse moyenne de CHF 333’000 dont le tiers se trouve dans la prévoyance (caisse de pension/fonds de pension/retraite).

On attribue cette fortune au coté écureuil des suisses, à la hausse des marchés boursiers et le fait qu’aucune bulle immobilière (pour l’instant) n’a frappé la Suisse. Cette fortune est donc plus virtuelle que réelle.

On apprend  aussi dans le reportage que les allemands sont des épargnants au contraire des anglo-saxons.

Un mot typiquement suisse: Crousille (signifie tirelire)

Des Fortunes existantes pour autant que les détenteurs de ce pactole ne fassent pas faillite. Voici un reportage touchant sur l’histoire de faillite de sociétés familiales.

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La BNS et l’Euro s’épuisent

Dans un article du 28 octobre dernier,  je vous avait dit de vous préparer à l’EF2 (Eurofall 2).  J’annonçais qu’après le premier effondrement de l’euro depuis le début de l’année et son rebond initié en juin 2010, nous allions assister à un nouveau plongeon de la devise de l’euro-zone.

Depuis cette article, l’euro a baissé de 2.5% contre CHF et 1.65% contre USD et à mon avis ce n’est pas fini et ceci malgré les promesses du G20, comme celle d’arrêter la guerre des devise (dévaluation compétitive)

G20 engagement sur les dévaluations compétitives

En général, je ne prends pas un ton moqueur, mais là ça me fait rire.

Pourquoi ? Parce que les Etats n’ont aucune influence sur les monnaies et les taux. On le remarque tous les jours. Si les grands seigneurs qui nous gouvernent avaient un quelconque impact ou une quelconque crédibilité, les taux seraient aux niveaux que le dirigeants fixeraient et non au niveau que le marché fixe.

Preuve en est que la Banque Nationale Suisse persiste à détenir des devises étrangères et pénalise fortement son bilan(Les pertes de la BNS s’alourdissent) pour un résultat peu convaincant

Regardez l’évolution des taux européens:

Allemands et Hollandais

Français

Finlandais

Anglais

Suisses

et pour terminer les pays qui posent ou vont poser de grave problèmes: La Grèce, l’Irlande, le Portugal, l’Espagne et l’Italie (le marché est très inquiet: Les dettes privées portugaises et irlandaises sous forte pression)

Ce qui donne en comparaison » européenne » (avec seule la Suisse qui obtient une comparaison positive avec l’Allemagne)

Comme je l’avais écrit, il faudra que soit des pays quittent la zone, soit des pays quittent la zone, sous-entendu, soit par le haut, soit par le bas. Cette situation est intenable. Il n’existe pas trente milles solutions.

De toute manière, il va y avoir des dégâts.

Soit des pays font faillites, soit des pays quittent la zone avec comme hypothèses:

  1. un départ de pays faibles qui reprennent leurs monnaies (faibles aussi), dévaluent et les créanciers enregistrent une perte
  2. un départ des pays forts qui reprennent leurs monnaies (fortes) qui deviennent encore plus fortes. Ces pays enregistrent une perte sur l’euro et voient leurs croissances chuter de par la force de leurs monnaies
  3. une création de deux euros distincts, l’eurostrong et l’euroweak et les pays dits forts vont encaisser une perte

Ce ne sont pas les Etats qui décideront, c’est le marché qui l’imposera.

Regardez déjà la divergence entre le taux de chômage allemand et le taux en France.

et la dette publique allemande qui va probablement s’infléchir alors que celle de la France continue de monter

Il va falloir prendre des mesures extrêmement drastiques comme, par exemple, en Angleterre (Le gouvernement britannique durcit les règles pour les chômeurs) car aujourd’hui l’assistanat a eu son heure de gloire, maintenant c’est le moment de retourner à la mine (c’est valable aussi pour l’Etat)

Le dicton du jour: « A trop vouloir lutter, on se casse le nez »

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