Or/argent et le ratio long terme. Le débat de l’inflation ou de la déflation et celui du Dollar

En prélude à mon article du jour, voici trois graphiques:

Le premier représente la performance de l’or et de l’argent sur une longue période en ajustant le prix à l’inflation (dollars constants).

or et argent depuis 1820 adapté de l'inflation

Le deuxième représente le ratio cours de l’or sur cours de l’argent depuis 1300

or argent ratio depuis 1300

Le dernier montre le même ratio, mais depuis 1800

or argent ratio depuis 1980

En règle générale, en cas d’inflation, l’argent sur-performe l’or et le ratio affiche un nombre plus faible. Actuellement le ratio se situe dans les hauts de la fourchette de fluctuation. Quant aux métaux précieux, ils ne naviguent toujours pas vers leurs plus hauts historiques sauf exception:  l’or.

Tout cela me semble bien étrange et il se pourrait bien que, contre toute attente, l’or chute. Je sais bien que monsieur Faber (que je respecte) voit l’or monter (ce qui n’est pas impossible bien sûr et c’est ce que je vois sur le long terme) et  aussi que le métal jaune de descendra pas au dessous de 1’000 USD l’once.

J’ai un grand respect pour M. Faber, mais là, je suis prêt à prendre le pari contraire. 

Les signes d’optimisme extrême et de spéculation haussière sur le métal jaune abondent. À moins d’un effondrement imminent du système bancaire et financier mondial (une réelle possibilité et c’est d’ailleurs pourquoi il faut toujours détenir de l’or), je vois l’or corriger assez fortement dans les mois à venir.

L’argument principal des super haussiers sur ce métal et donc des (hyper) inflationnistes est que les banques centrales, la Fed en particulier, inondent le marché de liquidités par l’utilisation de ce qu’on appelle la planche à billets.

La Fed n’a pas le pouvoir qu’on lui accorde habituellement. Face à l’importance des dettes accumulées ces dernières décennies, ni la Fed, ni le gouvernement n’ont le pouvoir de contrer les forces déflationnistes. Ils peuvent tout juste les contenir quelques temps.

Prenez les charts sur deux ans de l’or, de l’argent, du platine, de palladium, d’un indice des mines (XAU, HUI, GDX). Que voyez-vous ?

L’or est bien seul à faire des plus hauts, à grand renfort de publicité. L’argent est encore assez loin de son top de 2008. Quant au platine et au palladium, ils sont à des kilomètres de leur plus haut respectif ! C’est sain ça ? 

Et les mines, pourquoi n’arrivent-elles pas à surpasser leurs plus hauts si l’inflation, voire même l’hyper inflation constituent le danger immédiat ? Regardez les volumes des échanges de ces dernier jours sur le GDX, ils baissent alors que son cours monte. C’est sain ça ?

Ne trouvez-vous pas étonnant de voir fleurir un peu partout des petites boutiques d’achat et de vente de pièces d’or ? Ne trouvez-vous pas étrange que de plus en plus d’annonces proposent de vous racheter ou de vous vendre de l’or, des pièces d’or ?

Même les journaux non-spécialisés en parlent. Avec le titre suivant : « L’or bat tous les records », le quotidien suisse romand 24 heures nous explique que « le métal précieux s’impose une fois de plus comme une valeur refuge ». Il ajoute : « cette tendance risque de durer des années. Un grand retour de l’inflation pourrait même provoquer une ruée. »  24heures or

Personnellement, cela me donne qu’une envie : vendre de l’or pour acheter encore plus de cette monnaie détestée par tous qu’est le dollar US ! 

Pourquoi? Parce que 97% des intervenants sont négatifs sur le USD et que même les journaux toujours non-spécialisés le décrient:  24heures le fin du roi dollar

This is music to my ears ! L’or est bien en train de faire un sommet important et le dollar un creux tout aussi important !

On constate cette conviction quasi unanime que l’inflation va faire son grand retour… Cela me paraît être une idée complètement absurde lorsque j’observe le niveau très bas des taux d’intérêt sur le marché monétaire et surtout sur le marché obligataire, le marché le plus important qu’il soit au monde. 

Tout cela me conforte dans l’idée que l’on va bien connaître une période de (forte) déflation, déflation qui sera due à l’effondrement de la gigantesque pyramide de dettes accumulées durant toutes ces années. 

Je crains aussi tout le secteur (actions)  va corriger dans une déflation… L’or sera le métal qui perdra le moins (mais baissera quand même), donc le ratio Gold/Silver va certainement faire un plus haut historique.

Si l’inflation pointe le bout de son nez (ce qui n’est pas mon scénario aujourd’hui), certains ne vont pas l’apprécier: Swiss Re Says Inflation May Pose ‘Real Problem’ for Reinsurers

La chronique Agora et monsieur Bill Bonner me confortent, aujourd’hui, dans ce que je dis et écris depuis quelques temps déj. Ll’article qui suit explique le mécanisme qui va amener le USD à s’apprécier contre tout: bill bonner carry tradel

Votre humble (face au marché) et dévoué  rédacteur Olivier

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Le « Peak Oil » est derrière nous

Qu’il n’en déplaise à certains.

running

Je me permets de vous indiquer un documentaire sur le peak oil qui a gagné un prix au dernier Toronto film festival.

Voici un lien concernant un article à son sujet :

 http://movie-critics.ew.com/2009/09/16/toronto-collapse/

 Je dois vous dire que je crois au peak oil, j’en veux pour preuve cet article de 2008 que j’avais rédigé: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=313

et ma vision de la hausse du pétrole en 2009 et tous les articles de la catégorie « matière première pétrole »: http://blog.crottaz-finance.ch/?cat=14

Je ne sais pas si le pétrole va corriger si l’économie ralentit.

Ce que je sais, c’est que la dépletion est plus importante que ce qui veux bien être raconté et que même si la consommation (demande) diminue, le production quant à elle diminue de toute manière et inflige un soutien au prix. Que se passera-t-il en cas de forte demande ?

Tellement d’argent a été perdu l’année dernière (2008) en conservant des actions pétrolières et gazières que je n’ai aucune envie que cela recommence cela durant la correction que je vois venir.

A part de rares exceptions sur un nombre restreint de titres, l’avenir me dira si j’ai raison de rester le plus liquide possible.

Lorsque j’estimerai que la correction (bear market) est terminée ou presque, l’énergie, les métaux et autres matières premières seront ma priorité d’investissement numéro un.

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