Le concept des trois piliers en Suisse

Suite à quelques demandes (notamment de la part de nos amis français), voici une explication brève de la prévoyance en Suisse.

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La prévoyance en Suisse est formée de trois piliers (communément appelés en France sécurité sociale). Les bases légales ont été fixées en 1972. Le 1er et le 2ème pilier sont obligatoires en Suisse.

1. Le premier pilier: prévoyance étatique (AVS/AI), c’est-à-dire la caisse de retraite de l’Etat. Les rentes d’Etat du premier pilier on été introduites seulement après la deuxième guerre mondiale. L’AVS est la loi sur l’Assurance Vieillesse et Survivants (1946, en vigueur depuis 1948). L’AI est la loi fédérale sur l’Assurance Invalidité entrée en vigueur en 1960.

2. Le deuxième pilier: La prévoyance professionnelle (LPP), c’est-à-dire les caisses de retraite des entreprises. Elles ont été introduites vers la fin du 19ème siècle par les sociétés à responsabilité limitée de grande taille. La loi est entrée en vigueur en 1985. La loi fédérale contre les accidents en 1984.

3. Le troisième pilier: La prévoyance privé ou individuelle (épargne, assurance-vie), c’est-à-dire la prévoyance privée et les couvertures d’assurance-vie. Aucune législation correspondante n’existe.

En Europe occidentale, le 1er et le 3ème pilier existent dans tous les pays.

Le 1er pilier est censé couvrir les besoin vitaux, le deuxième vise au maintient du niveau de vie antérieur. L’objectif est atteint quand la somme des prestations du 1er + 2ème pilier = au moins le 60% du revenu final brut de la personne assurée.

Quand, dans mes articles, je parle des caisses de pension, je pense principalement au deuxième pilier.

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Je ne vais pas aller plus avant dans ces piliers c’est assez compliqué, mais il faut savoir que ce sont les jeunes qui cotisent (ceux qui travaillent) pour financer les rentes. Etant donné notre pyramide des âges actuelle sur le vieux continent, on se trouve face à un problème de financement et il se peut, si rien n’est entrepris, que les générations des baby-boomers dont je fais partie, trouvent des caisses vides.

 

Citations du jour: « un tiens vaut mieux que deux tu l’auras » ou « Les belles promesses rendent les fous joyeux »

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Et si on laissait les Etats aller trop loin ?

Je désire vous faire part de ma perplexité.

Je m’explique:

Aux Etats-Unis, Fannie Mae et Freddie Mac étaient OBLIGES de reprendre les prêts hypothécaires conclus par les banques dites « standards ». Aucun établissement privé (vraiment privé) n’aurait accepté des prêts de mauvaise qualité. Les banques standards n’auraient pas octroyé ces prêts et l’affaire (pour peu qu’il y en avait une) aurait été classée sans suite.

En France, on retrouve des vidéos de M. Sarkozy qui s’exclame: « Il n’est pas normal que tout un chacun ne puisse pas devenir propriétaire » (ah ! super message politique, électoraliste, mais fort peu lucide !).

Toutes ces décisions n’avaient-elles pas une idée électoraliste? Comme le chèque cadeau fiscal de G.W. Bush juste avant les élections, etc. etc. etc.

De plus, tous ces achats immobiliers ont généré quantités de recettes fiscales (droit de mutation, taxations plus élevée des maisons suite à la hausse des prix), du tout cuit pour l’Etat.

Et on peut citer kyrielle d’exemples identiques.

Aujourd’hui on annonce que la Confédération Hélvetique (CH) injecte 6 milliards de CHF dans UBS, comme beaucoup d’Etats l’ont fait dans leurs banques les semaines dernières, que la BNS (Banque Nationale Suisse) reprend les actifs pourris/ illiquides dans un fonds géré par cette même BNS.

Maintenant toutes mes questions (probablement sans réponse).

Pourquoi en sommes-nous arrivés là ? Parce qu’on a voulu réguler au lieu de laisser le libre marché décider. Que les mauvaises institutions meurent et les solides survivent. Au lieu de cela on maintient en vie avec des tentes à oxygènes dollarisées. On est allé trop loin, on ne peut désormais plus reculer !

C’est une mainmise progressive de l’Etat, une ingérence étatique dans tous les rouages du privé. Je ne suis pas certain que cela apporte une meilleure solution que de laisser depuis longtemps le marché se réguler seul. Les faillites auraient épuré le marché bien avant la situation actuelle, il n’y aurait probablement pas eu de spéculation effrénée aux USA, car les prêts n’auraient pas été accordés et ainsi de suite.

Je sais on va me traiter de capitaliste à outrance, mais force est de constater qu’aujourd’hui cette pseudo régulation a ECHOUE ! Désormais on joue au pompier avec les deniers public. C’est tout bonnement le retour de manivelle d’Etats dépensiers (les charges de l’Etat français augmentent à l’Elysée, la récession ils ne connaissent que le mot) et d’hommes politiques avides de pouvoir (de gauche ou de droite) qui, par des promesses électorales, des dépenses inconsidérées, n’ont fait que de plonger la société dans un gouffre dont on prend conscience aujourd’hui. Mais au fond du puit, il y a toujours un fond !

est-ce vraiment la solution de mettre les états dans tous leurs états (financiers) ?

C’est au fond du puit qu’on voit le mieux le puit. puit

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Le bon vieux Dow Jones vu sous trois angles différents

) Son graphique depuis 1900

2) En l’exprimant par rapport au CPI (Consummer Price Index = inflation)

3) En l’exprimant en valeur bien réelle (par rapport à l’or, métal bien réel !)

Si vous voulez la preuve de la réalité de l’or par rapport aux billets, hé bien lâchez-vous un million en or sur le pied !

 

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Depuis 1900 on ne peut pas dire que le Dow Jones soit la panacée.

Merci qui ? merci Bibi !

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